lundi 7 novembre 2016

L'enfer est ici-bas !



"L'enfer est pavé de bonnes intentions", ce dicton frappé au coin du bon sens populaire, exprime-t-il une certaine forme de vérité ? Prenons l'exemple du génocide des Indiens d'Amérique, les Américains actuels ont fait la chose suivante : leur "paradis" est pavé de mauvaises intentions... puisque leur pays repose sur des millions de cadavres qui ne trouveront jamais à se venger, et dont la mémoire ne sera jamais honorée. Comme le "paradis" peut être pavé de mauvaises intentions, j'en conclus que la proposition : "l'enfer est pavé de bonnes intentions", est vraie aussi. Pure logique, principe d'identité entre deux propositions qui se valent : puisque l'enfer est le contraire du paradis et que les mauvaises intentions sont le contraire des bonnes intentions, j'en arrive à A=A , et j'ai démontré par la logique la validité de cette proposition : "l'enfer est pavé de bonnes intentions"... Reste à savoir si les Etats-Unis sont effectivement le "paradis", que ses habitants tentent de nous vendre, jusqu'ici avec un succès global et non démenti, à l'échelle du monde...
De toute façon, on semble avoir oublié presque totalement le génocide des Indiens, car il n'y eu pas assez de survivants, pour réclamer justice aux yeux du reste du monde, à la différence du peuple juif... qui pu lui, faire valoir son droit à s'exprimer sur une injustice (la pire dans toute l'histoire de l'humanité, euphémisme pour qualifier un crime sans précédent), qui fut commis contre lui... Tout comme si les Allemands avaient gagné la guerre on aurait oublié leur génocide (Juifs, Tziganes, malades mentaux) : relativisme absolu des valeurs ! On pense que le camp du bien gagne toujours qu'il est inscrit dans l'ADN de nos sociétés démocratiques... Mais la substance de nos valeurs spirituelles se dilue dans l'économie de marché, dans l'ultra libéralisme, dans l'argent qui n'est pas porteur de valeurs. Montebourg se situe dans une tradition politique, en accord avec l'héritage spirituelle de la France, que de Gaulle avait si bien incarné, le seul dans toute l'histoire de la Vème République. Il avait élaboré avec ses conseillers, une constitution à sa mesure. Les habits furent bien trop grands et trop lourds à porter pour ses successeurs. Aucun hormis lui, n'a su se montrer digne de l'héritage spirituel de la France. Donc nous allons continuer à nous enfoncer dans le chaos, chaque jour qui passe un peu plus qu'hier, et Macron propose cette voie... de garage si l'on est optimiste, moi je dis carrément vers l'abîme : car l'argent n'est pas porteur de valeurs... le "camp du bien" représenté par les démocratie, est corruptible, lui aussi, le bien n'est pas dans son ADN, et la liberté et la justice, sont des valeurs qui demandent un effort permanent, si l'on veut qu'elles soient efficientes. Ce mouvement décadent de notre société matérialiste, égoïste et cupide, sera battu en brèche, à condition qu'un mouvement prenant en compte l'héritage spirituel de la France, et les valeurs qu'il véhicule, parvienne à s'établir durablement au pouvoir : je pense que Montebourg, au vu de ses idées et de ses discours, est le mieux à même de porter ce courant...
Le FN semble lui porteur de toutes ces valeurs conformes à l'héritage spirituel de la France. Mais ne s'agit-il pas d'un serpent qui derrière un masque de respectabilité, cherche à imposer des valeurs moins avouables, comme le racisme et l'intolérance ? Il s'agirait alors d'un serpent pour lutter contre un autre serpent représenté par une société, comme la nôtre, où la valeur suprême est l'argent, valeur d'échange nihiliste, qui je le pense à terme, ne créera pas d'autres valeurs, si on les met toujours in fine, au service de l'argent, et non l'argent au service des valeurs.
La Révolution française fut un révolution populaire, mais non populiste, porté par une idéologie bien construite, celle des lumière. La révolution communiste fut, elle aussi, une révolution populaire et non populiste, mais portée par l'idéologie d'une seul homme, Marx, à la différence de la révolution française, qui fut portée par les idées de plusieurs, donc qui fut plurielle. Quand l'idéologie est le fruit de la pensée d'un seul, elle est monoïdéique, et ne peut être sujette à la pluralité des interprétations... et on a pu le constater par les faits, elle a débouché sur le culte de la personnalité et in fine... le totalitarisme. Le nazisme fut porté par une idéologie raciale qui trouvait notamment certaines de ses racines les plus virulentes en France, comme l'exprime si "bien" un BHL... qui manifestement a un compte à régler avec la France, et jette le bébé "France", avec l'eau du bain "racisme". Le FN est un mouvement populiste et non populaire porté par une idéologie de façade ou non ? Il prétend aujourd'hui représenter le gaullisme et l'héritage spirituel de la France, sous l'égide de l'idéologue Philippot, qui dicte la marche à suivre à Marine Le Pen, constituant la vitrine charismatique de ce courant : doit-on leur faire confiance ? Toujours cette question de la tentation, du mal représenté par le serpent, exprimée par la parabole de l'Eden et du péché originel, dans la bible... La question mérite peut-être d'être posée sur le plan des idées... quand Emmanuel Mousset se contente de l'invective, de l'insulte et du mépris, comme seule réponse possible, et comme le fin mot de l'affaire. Alors que le FN prétend avoir effectué sa réforme des esprits, son aggiornamento, ce qu'Emmanuel Mousset ne cesse dénoncer comme un piège, car pour lui le FN n'a même pas d'idées, rien... juste le ressentiment des exclus du système, de plus en plus nombreux. Pour Emmanuel Mousset, le FN est un égout, une fosse septique idéologique, où viennent se déverser tous les déchets émotionnels des Français, et dont l'orientation générale est le fruit du ressentiment . La question qui mérite d'être posée, est pourquoi, le ressentiment et la colère grondent en France ? Emmanuel s'attaque aux conséquences d'une politique menée depuis plus de 40 ans, pas aux causes : les conséquences, c'est le déclin de l'héritage spirituel de la France que subissent les Français, selon moi, mais aussi, et encore avant moi, et certainement plus brillamment, selon Zemmour, Finkielkraut ou une Elisabeth Lévy, mais passons... L'autre conséquence c'est la montée des extrêmes, Emmanuel traite cette question par le mépris, et préconise une certaine forme d'autoritarisme républicain, propre à sa fonction, pour y remédier. La cause du déclin ? L'appétit insatiable des "Boomers", rejetant toute contrainte, et toute idée d'autorité, pour faire court, il y a certainement d'autres raisons plus profondes...

Pour conclure, historiquement jamais aucun parti parvenu au pouvoir fruit d'une colère populaire, comme le nazisme ou le communisme par exemple, n'a réussi depuis la Révolution française, non exempte de dérapages et de crimes, et réussissant à imposer ses valeurs sur le temps long de plus d'un siècle... n'a réussi donc, à mettre en place un régime où le poids des atrocités ne l'emporte pas sur les effets bénéfiques (rappelons-nous que le nazisme avait su régler le problème du chômage et de la crise économique... mais en préparant le pays à la guerre).

samedi 5 novembre 2016

Arnaud Montebourg : un néogaulliste

On me dit : "Le libéralisme économique est né en Angleterre, mais le libéralisme politique doit beaucoup à "l'esprit français", Montesquieu par exemple. On ne peut pas dissocier la démocratie et le marché."
Mais alors, de Gaulle était un dictateur et non un démocrate ? Car il ne souscrivait pas au libéralisme anglo-saxon, car il rejetait la liberté totale du marché, et les valeurs que cela véhicule ; et lui préférait un modèle plus conforme à l'histoire de la France, d'influence colberto-keynésiano-dirigiste. On voit que le bilan du général fut un véritable désastre (sic), avec les 30 glorieuses, la prospérité pour tous les Français, le plein emploi, l'enthousiasme, la joie de vivre pour la jeunesse qui a pu faire ainsi sa "révolution" qui était aussi une fête... au départ, avant de devenir aujourd'hui le cauchemar que l'on sait, par les conséquences néfastes que ce mouvement a eu sur l'ensemble de la société française, sur pratiquement cinquante ans, maintenant. Quel chef d'Etat français, a eu le bilan du général... absolument aucun ! Tu n'es pas républicain Emmanuel, tu es un démocrate au sens anglo-saxon du terme.
Au départ Emmanuel, j'étais issu d'un milieu plutôt bourgeois, la libéralisation du monde a entraîné ma prolétarisation spirituelle, et aux yeux de certains membres de ma famille, matérielle. Toi tu es issu d'un milieu modeste, on pourrait sans exagérer dire prolétaire, et par ton talent et l'ascenseur social, grâce au mérite républicain, tu t'es hissé au rang de notable bourgeois, je le dis sans aucun sens péjoratif, mais dans un soucis d'exactitude et d'objectivité. Donc tu défends les valeurs de la bourgeoisie dominante française : l'ultra libéralisme et la mondialisation, qui sont au fond des valeurs de droite, alors qu'au départ tu étais plutôt de gauche. Quant à moi issu d'un milieu plutôt bourgeois, je défends des valeurs de gauche, comme de Gaulle à mon sens, qui a toujours encouragé la redistribution sociale, et qui a assuré la prospérité des Français, pendant que les Anglais dans les années 60, privés de leur modèle économique ultra libéral périclitaient économiquement. Et que le monde entier, y compris les Etats-Unis, avait adopté en matière économique une politique de la demande, et de redistribution des richesses, d'inspiration keynésienne.
De Gaulle se réclamait au dessus du clivage gauche/droite, pour rassembler un maximum de Français. Ce qu'il a réussi : de certains communistes jusqu'à la droite, hormis celle de Jean-Marie Le Pen qui exécrait le Général, à cause de l'épisode algérien.
Montebourg se définit comme un gaulliste de gauche, j'adhère. J'aime le personnage, avec son côté un peu aristocrate d'ancien régime, dans sa façon désinvolte et légère d'aborder les problèmes, l'esprit français de légèreté quoi ! Éloigné de l'esprit de sérieux d'un Valls... Montebourg, avec sa colossale boutade sur "la cuvée du redressement", qui lui valut d'être viré "manu militari" du gouvernement Hollande, ce dernier, en tant qu'homme, qui a des airs de Guy Mollet, si peu charismatique, qui se prend tant au sérieux et qui est si ridicule et si peu aimé des Français... Montebourg est un homme d'esprit, ce qui a tant déplu à Valls, qui n'en a aucun... Ce n'est pas parce qu'on a de l'esprit et de l'humour, que l'on fait forcément de la mauvaise politique, c'était aussi le cas de de Gaulle : le meilleur homme d'Etat que la France ait jamais produit. Ce n'est pas parce qu'on fait de l'humour qu'on n'est pas sérieux, et plus profond que les autres au fond, car l'humour est la politesse du désespoir, et il y a effectivement certainement, un fond mélancolique et sans doute aussi même un peu triste chez Montebourg, ce qui le rend humain... Là où Valls a des côtés inhumains : il déteste l'humour, qu'il prend systématiquement pour une agression. Même si Dieudonné n'est pas ma tasse de thé, loin de là, on a vu avec quelle férocité il s'en est pris à l'humoriste : il y avait peut-être moyen de dialoguer avant de punir. Là où Elisabeth Lévy, pas réputée pour sa tendresse particulière, a tendu la main à l'humoriste pour tenter un dialogue. Valls a sabré, stigmatisé, ostracisé et livré en pâture l'humoriste à l'opinion publique.          
Et là où Macron fait preuve d'un dérisoire enthousiasme de "Golden Boy" de la City de Londres, complètement déconnecté de la réalité du pays, si ce n'est celle des bobos parisiens, des milieux artistiques et de la finance : les deux désormais ne sont pas incompatibles, avec l'engouement pour l'art contemporain...


L'état de la psychiatrie en France


Attention si je combats la pratique des praticiens, dans le domaine de la psychiatrie en France, où la pratique médicamenteuse prend le pas sur la psychanalyse classique d'origine freudienne, ou lacanienne d'ailleurs ou autre (béhaviorisme notamment). En France, où le souci de la psychiatrie est de remettre des gens brisés par la société, dans les rails de l'économie de marché. Je ne rejette pas les œuvres de Freud, de Lacan, d'Alice Miller, de Boris Cyrulnik, entre autres, dont la lecture des ouvrages peut constituer un mouvement de guérison. Quant à la pratique de la psychanalyse, telle que pratiquée et systématisée, par le docteur Freud, elle peut être sujette à caution, et a fait l'objet d'un ouvrage très critique de Michel Onfray, qui sur bien des points est pertinent. Mais comme le société se déculture, les patients ne sont plus capable de faire une psychanalyse, il n'ont plus le capital culturel, ou même l'appareil conceptuel qui rend possible la cure analytique, alors on les bourre de médicaments. Ce sont les médicaments qui aujourd'hui ont remplacé la cure analytique pour remettre les gens dans les rails de l'économie de marché. Aussi, parce qu'un cure à base de médicaments est moins coûteuse pour la société, que la prise en charge d'une cure analytique, trop longue de surcroît, si l'on veut en attendre des résultats. On le sait notre époque ne s'accommode plus du temps long de la guérison, et veut des acteurs rentables à court terme. Puisque l'économie n'est plus au service de l'homme, mais l'homme de l'économie.

vendredi 4 novembre 2016

Quel est le destin de la France ?


Bon c'est très bien l'image en politique, c'est bien d'être intéressé par ces jeux de pouvoir, ce jeu sur l'image entre grands séducteurs. Car les politiques sont avant tout de grands séducteurs. Mais là Emmanuel, on reste sur la forme, et est-ce qu'enfin en France, un jour, un homme politique arrivera à appliquer son programme ? Ou bien la société français continuera-t-elle à verrouiller tout homme politique qui parvient au pouvoir ? Comment en est on arrivé là en France alors qu'en Grande-Bretagne et encore beaucoup plus spectaculairement en Allemagne, les  politiciens arrivent à appliquer leurs programmes ? L'impuissance une fois au pouvoir, c'est vraiment un mal français, la France n'a vraiment pas une culture du compromis, de la négociation entre les différents acteurs. Tout sur un modèle jacobin, nous est imposé par le haut, et les Français, à juste titre libertaires et indisciplinés, refusent d'obéir... D'après moi c'est encore un peu plus compliqué que cette analyse de surface... En fait un homme politique arrivera à appliquer son programme, si ce programme est conforme au génie de la France, c'est-à-dire à son destin. Je m'explique...
C'est par la base, la base de la base, qui devrait être plus fréquemment consultée, que devraient venir les propositions, car le peuple de France on ne le trompe pas, il a naturellement l'intuition de son destin. Et quand enfin un homme politique, en France se résoudra à avoir un programme sérieux qui nous parle d'autre chose que d'économie et de réduction des dépenses publique ? La France est-elle un pays corrompu à l'instar de beaucoup de pays catholiques, et à la différence des pays protestants ? Non je ne le pense pas, la France a seulement besoin de retrouver ses valeurs spirituelles, y compris en matière économique, et ne doit pas se laisser berner par les sirènes d'outre atlantique, du grand capital déterritorialisé et cosmopolite...
La France a besoin d'une révolution des consciences, et la révolution se fera par l'esprit ou ne se fera pas. Elle ne se fera pas par l'argent, l'économie. Le libéralisme est néfaste à la France et ne lui convient, là où il est efficace dans les pays protestants, la France a son génie propre, qui est ni d'inspiration libérale économiquement, ni d'inspiration communiste, encore une autre sirène portée par le parti de Mélenchon, et qui berne bien des Français, désorientés par les ravages de l'idéologie libérale libertaire qui domine en France. Il faudra bien un jour en prendre conscience. La France a besoin d'un grande réforme sur le modèle de la Réforme protestante, en réaction à la corruption des papes au Vatican à la renaissance, une réforme spirituelle, pour lutter contre la corruption des mœurs et des mentalités : c'est de l'individu que doit partir cette réforme, elle ne doit pas être imposée par le haut.
Le modèle français est colberto-dirigiste sur le plan économique, il faut se rattacher à cette racine culturelle française, plutôt que de se raccrocher au libéralisme anglo-saxon, qui convient aux pays protestants, mais pas à la France, si on tient compte de son histoire. Pour qu'une révolution spirituelle de type individuelle soit possible en France, il faut se rattacher à ce vieux modèle collectif qui date de Louis XIV et qu'a réactualisé avec le succès que l'on connaît, le Général de Gaulle.
Si je dois m'engager en politique ce sera sous l'égide d'un parti gaulliste qui ne propose pas de solutions économique libérales, mais un programme colberto-keynésien-dirigiste (je crois que c'est dans le programme de Montebourg), avec renationalisation des fleurons de l'industrie française, et redistribution des bénéfices sur l'ensemble de la population française . Le cœur de la réforme doit aussi toucher en priorité la question de la culture et de l'éducation, sur ce plan là je suis à fond sur la ligne d'un Finkielkraut. De plus il est impératif que les enseignants regagnent l'estime de soi, par une augmentation spectaculaire des salaires : je propose le doublement. Comme aucun parti, je dis bien aucun... ne propose un tel programme, donc je m'abstiendrai certainement de voter, désolé... La France n'aura un avenir et un rôle à jouer dans le monde que si elle suit la voie que lui a tracé son passé, c'est-à-dire son destin, et que de grands précurseurs comme Louis XIV et de Gaulle, et bien d'autres plus modestes, ont commencé à tracer : ce n'était pas une simple voie de garage comme ont tendance à le penser nos économistes orthodoxes, obsédés par la question de la limitation des dépense publique. Donc il faut y croire, il y a encore un espoir, mais dans la prise en compte du passé de la France, qui est aussi son destin pour l'avenir. Sans passé, pas d'avenir, briser le passé, c'est briser l'avenir, et alors le destin change de cap, et toutes les chances que l'on avait au départ se retournent contre soi, comme c'est les cas de la France qui cède aux sirène du capitalisme d'origine anglo-saxonne protestante. Sur ce plan, je suis schopenhauerien, et je n'en dérogerai pas, jamais... Je serais peut-être liberal libertaire si j'étais anglais, américain, ou même peut-être allemand protestant... Mais voilà je suis français !

Pour conclure à la différence d'Emmanuel Mousset je me raccroche à des idées, pas à des hommes, aussi brillants et séducteurs soient-ils comme Emmanuel Macron : Mousset cède aux chants des sirènes d'origine ultra libérales. Je préfère un mauvais acteur comme Montebourg, mais qui a certaines bonnes idées, qu'un très bon acteur comme Macron qui trahira le génie français pour céder aux "Anglais" (comme types, ils représentent le modèle économique libéral) : toujours la même histoire qui se joue entre Anglais et Français, depuis la guerre de cent ans.

Les clefs du miracle économique allemand

On nous rabâche en ce moment constamment les oreilles avec le miracle économique allemand, et leurs 6% de chômage. Sauf que je vais vous la donner moi la clef de ce miracle et elle ne réside pas dans l'économie qui n'en est qu'une conséquence, or quelle est la cause ? La cause est assez simple mais personne en France ne fait mine de la voir. La cause est dans la qualité de leur système d'enseignement et d'éducation. Et en quoi leur système d'éducation est-il différent du nôtre ? Il est évident que l'éducation génère des valeurs et les Allemands ont su créer ces valeurs, pour mettre tout le monde correctement dans les rails de l'économie de marché, personnellement je suis contre l'économie de marché, mais tel n'est pas le problème ici.
Alors qu'en France nous avons tout misé sur la psychiatrie et la psychologie, où les acteurs de ce système sont corrompus comme les papes de la renaissance, les Allemands ont tout misé sur l'éducation. Par définition la psychiatrie ne crée pas de valeurs, elle crée des malades, dont les psychiatres ont besoin, pour gagner de l'argent. Les Allemands tiendront un peu plus longtemps le coup que les Français, car plutôt que de tout miser sur la psychiatrie, ils ont choisi de tout miser sur l'éducation. Je ne dis pas qu'à long terme les Allemands ne seront pas ruinés, comme les Français, par cette valeur d'échange nihiliste que constitue l'argent, mais au moins à court terme leur réussite est éclatante et fait pâlir d'envie les Français qui ne rêvent que de les imiter. Mais les Français n'ont pas compris la cause, et restent obnubilés par le veau d'or, économie et argent : ils pensent avec des chiffres, là où les Allemands pensent avec des valeurs. Qui a compris en France la véritable cause du miracle économique allemand ? personne ! Alors qu'en France, les psychologue et psychiatres fleurissent un peu partout, et sont considérés par le reste de la population comme des gens providentiels, des sauveurs, qu'ils sont estimés, grassement payés ; les enseignants, à l'instar des curés sont considérés comme des gueux par le gouvernement et leur hiérarchie, par la République en voie de déréliction, qui les paie avec des clopinettes, et sont estimés par le reste de la population comme tels. Alors que certains enseignants en France, s'ubérisent, c'est-à-dire font des petits jobs complémentaires, comme chauffeur de taxi à leur compte, pour boucler leurs fins de mois, les enseignants allemands sont estimés dans leur pays et respectés par l'ensemble de la population, parce qu'ils font autorité dans leurs classes, et qu'ils font autorité pour l'ensemble du reste de la population. Les enseignants allemands sont efficaces et leur système forme des gens efficients cognitivement, alors que la primauté accordée à la psychologie en France, tend à créer des gens déficients, puisque souvent c'est la fonction qui crée l'organe, ici l'organe a besoin de créer des malades... spirituels, dans le but d'engraisser la corporation des psys. Je le répète en France nous sommes obnubilés par le veau d'or que constitue l'argent, or l'argent ne crée pas de valeurs, elle est une valeur d'usage surpuissante qui crée juste la ruine de toutes les autres valeurs, comme celles jadis suscitées par la religion, et plus récemment celle suscitées par la République, en voie de péremption aujourd'hui. Que nous reste-t-il en France pour créer des valeurs ? L'argent et la psychologie !
Or la psychologie non plus ne crée pas de valeurs, elle crée seulement par un effet pervers... des malades : ne sommes nous pas en France, les champions du monde de la prise de médicaments destinés à soigner la maladie mentale ? En France les enseignants sont des gueux sous payés et sous-estimés, les psys sont des nababs. En Allemagne, les enseignants ne sont pas des nababs corrompus, mais des gens estimés par le reste de la population et leur hiérarchie. Comment en est-on arrivé là en France, qui est quand même un pays de culture et d'éducation traditionnellement ? Peut-être s'est-on laissé éblouir par l'héritage de Freud, puis de Lacan ? Les enseignants français sont dans la débrouille pour joindre les deux bouts et la faible estime de soi, ce qui crée des rapports pervers et de la colère sur le lieu de travail, entre des gens frustrés et en compétition les uns avec les autres. Ce sentiment est absent en Allemagne, où les enseignants sont globalement payés le double qu'en France, avec un salaire médian pour chaque enseignant de 4000 euros, alors qu'il n'est que de 2000 euros en France. Les enseignants allemands ne vivent pas dans la débrouille et vivent dans l'estime de leur fonction, de leurs élèves, des parents, du reste de la société, les enseignants allemands ne se déchirent pas sur le lieu de travail, tel est l'hypothèse que je fais de l'explication du miracle économique allemand.
Quant à notre ministre de l'éduction, Vallaud Belkacem, elle veut faire prendre à la population et aux enseignants des vessies pour des lanterne, sa soit disant augmentation de salaire est dérisoire, largement compensée par la hausse des cotisations, notamment de la mutuelle de santé des enseignants, rentrer dans le détail de l'escroquerie gouvernementale actuelle, me ferait entrer dans des calculs mesquins : mais au final un enseignant lambda, par cette réforme a peut-être gagné 50 euros par mois, c'est dérisoire et mesquin, comme tout ce que fait la France pour ses enseignants, qui sont ses soldats en première ligne du combat économique...
L'armée allemande a toujours été beaucoup mieux équipée que la française après Napoléon, la clef de ses succès, en 1870, 1939 et même 1914, si la France n'avait pas été épaulée efficacement par les Britannique, cela aurait été la déroute comme en 1870. En 39-45, il a finalement fallu pratiquement que le monde entier occidental et avancé économiquement, plus les soviétique, se coalise pour écraser l'Allemagne. Bref, je m'égare. Par analogie le système éducatif allemand est beaucoup mieux organisé que le Français, où l'art de la débrouille ne suffira pas longtemps à masquer la faillite du système.
Ce n'est pas 10% d'augmentation qu'il faut en France aux enseignants français qui font mine d'être désintéressés et font semblant de se boucher le nez dès que l'on parle d'augmentation de salaire. Les enseignants français sont encore globalement des gens vertueux et pudiques qui se donnent à fond dans leur tâche, mais devant l'indigence des moyens mis en œuvre, le système est désormais débordé et en voie d'effondrement, "à l'impossible, nul n'est tenu". Non en France ce n'est pas 10% ni même 20% d'augmentation qu'il faudrait... c'est ni plus ni moins que le doublement des salaires pour rejoindre ceux de nos collègues allemands...
Au fond en Allemagne c'est mettre l'argent au service du peu de valeurs qu'il nous reste en Occident, et notamment surtout mettre l'argent au service de l'éducation, là où les Français continuent de tout mettre au service de l'argent, de la finance y compris l'éducation, alors qu'Hollande continue d'être le laquais de la finance, ce que les Français lui reprochent. Malgré l'épisode hitlérien en Allemagne, qui aurait pu les achever moralement et spirituellement, les Allemands ont su se relever, et continuent à créer des valeurs, par l'éducation. Alors que les Français continuent de s'enfoncer dans la décadence et le nihilisme, à ne pas cerner les vrais enjeux et critères d'efficacité. Par mesquinerie et jalousie : il ne faut surtout pas que les enseignants français s'épanouissent et soient heureux, car cela créerait la jalousie de l'ensemble du reste de la population française, il faut que par solidarité avec le reste de la population, les enseignants français vivent dans la débrouille, et la phobie du déclassement social. Par contre je le répète les psys échappent à cet état d'esprit en France car ils sont considérés à tort, comme des sauveurs par le reste de la population, alors que globalement ce sont des "escrocs" qui misent finalement pour soigner leurs patients sur le tout médicamenteux, et ne font ni preuve de probité intellectuelle, ni de sens moral. Les psys sont nos vaches sacrées, ce ne sont pas de véritables acteurs de la société civile, mais globalement des jouisseurs surpayés, qui n'ont plus aucun contact avec la souffrance du reste de la population, à l'instar de vaches sacrées, que tout le monde engraisse unanimement. Je propose le doublement des salaires des enseignants en France, et quel parti me représente, aucun... Dans ces conditions peut-on me faire le reproche d'être dépolitisé ?
Car la cause des enseignants en France me tient très à cœur, puisque je suis moi-même enseignant, je préfère parce que je cerne les vrais enjeux et les critères d'efficacité, que les enseignants se considèrent comme des bourgeois, même si ces derniers en France y répugnent. Je le sais qu'il y aurait des résistance au sein même des enseignants, à une trop grande augmentation de salaire, pourtant elle est nécessaire, et vitale, et ce n'est pas faire preuve de corruption que de l'accepter, il faut que les enseignants s'estiment plus et soient plus estimés. Je préfère que les enseignants se considèrent comme des bourgeois, à l'instar des médecins, que comme des prolétaires... ce qu'ils sont pratiquement devenus dans les faits. Voulons-nous que nos enfants soient éduqués par des prolétaires qui manient l'art de la débrouille, et continuer à être soigné par de grands bourgeois ? Non, alors il faut tout simplement aligner la condition sociale des enseignants de base en France, sur celle des médecins, sans tomber dans les dérives de la corporation des psys, qui est globalement corrompue en France, alors que beaucoup de médecins ne le sont pas. L'Allemagne a su faire sa révolution démocratique dans l'enseignement, là où la France garde des réflexes aristocratiques, où seuls quelques enseignants surnagent au dessus du lot, alors qu'il faudrait tous les aligner, y compris ceux de base, et ceux à la base de la base, les professeurs des écoles... sur le même régime.

Pour conclure, si en France nous ne trouvons pas de solutions économiques, c'est parce que globalement il y a une perte de valeurs. Or quelle est la valeur fondamentale, dans toute religion, et même à la base de l'idée républicaine, génialement formulée par Victor Hugo dans l'ensemble de son œuvre... œuvre de Hugo qui a inspiré les créateurs de la IIIème République et qui explique que la République ait commencé à bien fonctionner avec les hussards noirs de la République, dont nos déclinistes français ont la nostalgie, à juste titre ? C'est l'amour pour ses propres enfants ou à défaut d'amour, car nul n'est obligé d'aimer, à défaut au moins d'avoir un grand respect, une grande estime pour ses propres enfants. Et cela commencera par une estime retrouvée chez les enseignants, afin de remettre la vérité à l'endroit, alors qu'en France on pense avec la tête à l'envers, et le tabou de l'argent encore très fort certainement en France, qui nous empêche de cerner les enjeux et les véritables critères d'efficacité : l'argent au service de l'éducation, et non l'éducation au service de l'argent, qui est une forme de nihilisme et de haine de soi.  Mieux que des bourgeois, nos enseignants devraient se considérer comme des aristocrates, au sens nietzschéen, alors que là ils se considèrent comme des grouillots du système.


jeudi 3 novembre 2016

Macron chez les bobos

Macron est un politicien pour bobos. C'est-à-dire des gens qui n'ont rien compris, se croyant libertaires, et par là même implicitement soutiennent le libéralisme, qui est de la pornographie morale que les musulmans à juste titre méprisent, car eux seuls ont encore des valeurs spirituelles en France, qui découlent d'une religion vivante ; la religion catholique étant pratiquement morte, ayant été méthodiquement arrachée du terroir et des villes, sur plusieurs siècle, et laissant pour héritage les différents mythes spirituels de la République, comme l'autorité ou "nos ancêtres les Gaulois" ou autres, eux-mêmes sérieusement menacés et bien entamés. Alors maintenant que l'on ne vienne pas pleurer qu'une religion nous envahit, nous n'avons aucune contre-valeurs décentes à leur proposer, si ce n'est le culte du fric. Les bobos même si ils disent se désintéresser de l'argent, adhèrent à la pornographie morale que nous diffuse à longueur de temps la doxa médiatique, et surtout l'enlaidissement du monde par la publicité, dont la propagande se fait à flux tendus, venant polluer jusqu'à notre intimité. En tout cas Macron, ne s'en désintéresse pas, lui, de l'argent : il conseille même d'en gagner beaucoup et cela séduit beaucoup de bobos hypocrites qui disent ne pas s'y intéresser. 
Quant à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, c'est une manipulation du gouvernement, qui savait très bien qui consulter pour que la réponse au référendum soit oui à l'aéroport : c'est-à-dire uniquement la population d'un département qui devrait au passage, par son ancrage historique, être rattaché à la Bretagne : la Loire-Atlantique. Seuls les habitants de ce département, peuvent être intéressés par l'attrait économique éventuel que pourrait susciter un tel projet, et surtout manipulés peut-être par leurs élus qui leur font prendre des vessies pour des lanternes. Sinon si l'on consulte les Français, ou même seulement les Bretons, ils sont globalement contre. A une époque où l'on voit se détruire l'environnement naturel à l'échelle mondiale, à une vitesse exponentielle, il est consternant qu'un Etat comme le France montre l'exemple d'un pays qui ne respecte pas un écosystème remarquable, et qui est prêt pour le profit à le détruire, et qui participe ainsi à l'enlaidissement du monde, et à l'éradication de toute valeur spirituelle, après celles suscitées par la religion, puis par la République, celles, je parle des valeurs, de l'harmonie avec la nature, que les Grecs nommaient réconciliation avec le cosmos, et où ils voyaient la sagesse ultime. En système capitaliste, l'argent noie toutes les valeurs, et devient la seule valeur de référence, laissant derrière lui, l'argent, un monde ruiné. On s'apercevra avec le temps que cet écosystème avait finalement plus de valeur, spirituelle c'est évident, mais y compris peut-être économique : notamment pour le tourisme... qu'une dérisoire et affreuse dalle de béton polluée ! Que les zadistes résistent jusqu'au bout, je soutiens leur combat. La plupart des observateurs, de toute façon, prédisent que l'aéroport ne se fera jamais, car il n'a aucune utilité, vu qu'il existe déjà un aéroport à Nantes, qui pourvoit largement aux besoins.
Nous vivons un temps d'éradication des valeurs spirituelles, noyées par la valeur d'échange que constitue l'argent, et qui pourrait se traduire, si nous n'y prenons pas garde, à un mouvement de chute dans l'abîme. Si un jour vous êtes malade spirituellement, ne faites jamais confiance à la corporation des psys, ils sont aujourd'hui totalement corrompus par l'argent, comme en son temps la religion catholique en son cœur, au Vatican, chez les papes eux-mêmes, fut totalement corrompu par l'argent, ce qui a expliqué le mouvement de réaction, qui se manifesta par la Réforme protestante. 
Les psys ne pensent pas avec leur cerveau, comme dans la science, ni avec leur cœur, comme dans la religion, mais avec leur portefeuille, ils n'ont donc ni probité intellectuelle, ni sens moral. J'en ai beaucoup connu dans mon entourage, très peu dérogent à cette règle. C'est pour cela qu'il vaut mieux ne pas avoir besoin de faire appel à cette corporation, et les fuir comme la peste. 

Pour finir, contrairement à la religion ou à la République, une idée en voie de péremption, l'argent ne suscitent pas de valeurs selon moi, si ce n'est la seule valeur d'échange : pur nihilisme... Et Pascal Bruckner d'en faire une sagesse : toute une pensée un brin emberlificoté pour servir l'idéologie bobo ? Mais bon... Bruckner est plus un homme de culture que d'argent, et finalement chez lui, c'est la culture qui suscite des valeurs, dont la valeur qu'il attribue à contresens à l'argent, qui n'en comporte aucune, hormis la valeur d'échange, qui in fine, peu à peu finit par noyer toutes les autres valeurs, suscitées par de grands systèmes, comme la religion catholique en France, puis la République, je le répète en voie de péremption, sous l'effet du libéralisme.



mercredi 2 novembre 2016

Zemmour et la défense des valeurs de l'Occident

Je ne comprends même plus les réactions de défense de l'Occident, en soutenant le FN par exemple, à qui tous les partis ont laissé un boulevard idéologique sur la question de l'autorité. En effet à quoi bon défendre l'Occident, où l'on ne rencontre que des gens agressifs, décadents, futiles, jouisseurs, égoïstes : c'est le cas de beaucoup de membres de ma famille, c'est aussi le cas de beaucoup de mes anciens "amis". Pourquoi défendre les valeurs de l'Occident ? Alors que les musulmans au moins ont des valeurs, ils essaient de s'occuper de leur progéniture, en cela ce sont les prolétaires de nos contrées matérialistes et futiles. Ils misent tout sur la famille et l'éducation des enfants, qu'ils ne laissent pas tomber, à la différence des Occidentaux. Ils ont encore des valeurs issues de la religion : ils sont prêts à mourir pour leur cause, ce dont nous sommes devenus incapables, peut-être ont-ils raison et sont-ils beaucoup plus proche de la vérité que nos fragiles sociétés matérialistes. L'Occident est pourri, vermoulu par 300 de capitalisme, par 300 ans à avoir mis l'homme au service de l'économie ; aujourd'hui on en recueille les fruits, les musulmans nous châtient et quelque part on le "mérite", en effet, il n'y a aucune solidarité entre Européens ou plus généralement entre Occidentaux, alors qu'entre musulmans, ou même entre asiatiques... si ! Nous "méritons" peut-être ce qui nous arrive, désormais nos futiles compatriotes blancs, jouisseurs et égoïstes, semblent pris dans l'engrenage de la punition, nous allons "payer" pour tous nos crimes passés, et ça va faire mal ! Quant à mon entourage familiale et professionnel, j'y vois beaucoup de gens qui répondent à un tas de caractéristiques du manipulateur ; je ne vois pas très bien la différence avec pervers narcissique, d'ailleurs. Je suis persuadé que le mal de notre société égoïste, futile et vermoulue, et d'être remplie de manipulateurs à un tas de postes de cadres dirigeants. La perversion narcissique dont le trait marquant est la manipulation, est une maladie qui s'apparente à la psychose, mais où le malade est parfaitement efficient cognitivement, et où il se soigne par la douleur et la souffrance qu'il inflige à ses victimes : je pense que ce type de comportement, est une tendance lourde de nos égoïstes sociétés décadentes. 
Je ne crois pas que mes propos puissent tomber sous le coup de la loi, pour apologie du terrorisme ; mais comme notre société est tellement vermoulue moralement et paradoxale intellectuellement, peut-être que si : entre la liberté absolue laissée sur le domaine de l'économie ou de la pornographie, et l'interdiction de s'exprimer sur un tas de sujets librement. Mais comme je ne suis pas une personnalité médiatique, tout le monde se fout de ce que je dis, je fais simplement mine de croire le contraire, pour avoir l'impression de jouer un rôle dans une existence absurde, dont je ne crois plus au sens de ses valeurs. Au bout d'un moment, à quoi bon même gagner du fric, et à quoi bon essayer d'enseigner aux enfants des valeurs, dans une société où le mot culture ne veut plus rien dire, et a été remplacé par les termes d'efficience cognitive et d'utilité sociale ? Un monde sans culture, sans morale, où ne compte que la notion d'utilité en remplacement de toute perception du beau. Le libéralisme économique c'est de la pornographie morale ! Le libéralisme est à la religion, ce que la pornographie est à l'amour : donc moralement les musulmans nous sont certainement bien supérieurs. C'est bien aujourd'hui le libéralisme libertaire qui nous dicte nos comportement d'Occidentaux, nous avons tous tantôt des réflexes de putains, puis de proxénètes, alternativement. Quant à nos gosses, ils sont livrés à eux-mêmes ou à des enseignants que le reste de la société méprise, en raison de la durée de leurs vacances, et de leurs faibles salaires, et beaucoup de jeunes tournent mal, ou même se tournent vers les valeurs proposées par l'islam, plutôt que nos absurdes mœurs décadentes et matérialistes. Je comprends le regard du reste du monde, sur notre civilisation décadente et profondément divisée. La branche sur laquelle nous nous reposons, est tellement pourrie et vermoulue, qu'il est possible qu'elle casse très subitement, nous surprenant tous.

mardi 1 novembre 2016

Le boulevard idéologique, laissé sur la question de l'autorité au FN


J'insiste Marc sur le boulevard idéologique laissé au FN sur la question de l'autorité, dont fait partie le problème de l'identité, mais qui n'en est qu'une partie subordonnée ou qu'un détail selon moi. Je vais m'égarer un peu du sujet initial, mais ne pas déroger au fil de ma pensée, qui ne doit pas intéresser grand monde j'en conviens, mais au vue des réactions sur le blog d'Emmanuel, je vois que certains réagissent à mes propos, donc je continue sur cette voie et remercie Emmanuel Mousset de me laisser un espace visible de parole. Je reviens sur la question cruciale de l'engagement politique : pourquoi j'ai tant de mal à m'engager en politique, ce que me reproche constamment Emmanuel Mousset ? La République s'est fondée sur un modèle d'autorité qui faisait consensus et unité, sur le modèle autoritaire du catholicisme, qu'elle a tout de suite vidé de son sens spirituel, pour n'en garder que le modèle autoritaire et hiérarchique : par analogie c'est pour cela que je dis que Zemmour a la nostalgie "d'une autorité patriarcale d'origine catholique", alors que paradoxalement il est d'origine juive, et qu'une telle nostalgie uniformatrice d'origine catholique de l'époque gaulliste, ne devrait pas le toucher, puisqu'il devrait en toute logique revendiquer sa différence. Peut-être a-t-il conscience, par une lucidité particulière, à l'instar d'un Finkielkraut, que la société française privée de tout principe d'autorité, risque rien de moins que la fragmentation, puis par un jeu de dominos, l'effondrement, et que la seule autorité susceptible de faire consensus en France, sous un habit républicain, est au fond d'origine catholique ; alors qu'aujourd'hui ce sont les prédateurs libéraux libertaires, les fauves de wall street, de la City et de la finance en général, qui nous infligent leur réussite arrogante et méprisante, qui font autorité ; ou encore l'idole fric, qui fait autorité, et qui influence les mœurs décadentes et déculturées de nos contemporains. Bon tu auras remarqué Marc que je me répète un peu, et que j'ai déjà dit tout ça.
La société pourtant semble pleine de bonne volonté, tout le système semble bon et vise à l'épanouissement de chacun par l'école. Pour Emmanuel Mousset, qui a une vision un peu naïve mais bienveillante, "bisounours" dirait un commentateur fidèle de son blog, tout n'est qu'une question de bonne volonté et de mérite, et ceux qui sont "exclus", soit font preuve de mauvaise volonté, soit sont des malades. En réalité, je ne souscris pas du tout à cette vision républicaine de la laïcité, du mérite, de l'éducation, qui a voulu totalement évacuer l'héritage de l'autorité patriarcale, par le contre-héritage "impossible" diront certains, de la révolution de mai 68, qui aboutit aux violences que l'on connaît dans les établissements scolaires, et l'impossibilité d'enseigner dans certaines zones sensibles.  
Bon j'ai répété beaucoup de choses que j'avais déjà dites, mais j'en viens là au cœur du problème :  quel parti aujourd'hui en France pose la question de l'autorité ? Il semble que devant le vide abyssal laissé par tous les autres partis, le FN construit les fondations de ses succès futurs, on lui laisse le champ libre, un véritable boulevard idéologique, personne ne vient lui contester la souveraineté sur ce terrain, ni même l'aile gauche du PS, et c'est bien dommage. Seul Sarkozy, par opportunisme s'agite un peu sur ce terrain, puisque de façon récurrente, après avoir lancé une offensive médiatique et provocatrice, il bat au fond systématiquement en retraite. Car son fonds de commerce idéologique, est la pensée libérale libertaire, comme on l'a vu à l'œuvre durant son quinquennat : c'est une grande gueule sur le terrain de l'autorité, mais un tout petit faiseur ; si c'était un prof, ce serait un type qui gueulerait un bon coup au début de l'année pour installer son autorité, et qui tout le reste de l'année laisserait ses élèves, livrés à eux-mêmes. Il en existe des profs comme ça, que l'on prend pour des types autoritaire, qui font un peu peur, mais qui au fond sont des laxistes, qui se foutent de l'intérêt de leurs élèves.




La crise de l'autorité, puis de la culture et de l'éducation

Jean-Frédéric Poisson, candidat à la primaire de droite a prononcé la formule "lobby sioniste", puis il s'est excusé, pour ne pas être ostracisé. Oui il a prononcé le mot qui tue. Parce que la suspicion d'antisémitisme est la pire des tares, dans une société qui a vécu récemment l'épisode hitlérien, auquel nous avons tous été sensibilisé durant notre parcours scolaire, aussi superficiel fut-il. L'opprobre était déjà tombé de façon spectaculaire sur Dieudonné, et sur des penseurs marginalisés et ostracisés du débat public, comme le disait Patrick Cohen ; les "cerveaux malades". Zemmour est un penseur paradoxal, qui semble avoir la nostalgie d'une société française unie sous la bannière de l'autorité patriarcale d'origine catholique au fond, sans comprendre peut-être pleinement que la première minorité à avoir revendiqué pleinement sa différence en France et obtenu des droits, est la communauté juive, là où les protestants avaient échoué quelques siècles auparavant. Communauté juive à laquelle Zemmour appartient, alors que la communauté musulmane qu'il stigmatise tellement revendique son droit à la différence, sur le modèle de la communauté juive, mais d'une façon beaucoup plus virulente et conflictuelle, propre à toute rivalité mimétique (René Girard) : un exemple la plupart des musulmans ne donnent même pas un prénom français à leurs enfants, à la différence de la plupart des Juifs, jusqu'à récemment en tout cas. Il y a aussi le problème du nombre, la communauté musulmane est beaucoup plus nombreuse que la communauté juive en France. Même au sein d'une communauté comme la juive il existe des différences, et des différences énormes, comme entre un Zemmour ou un Finkielkraut attachés à l'identité française, et un BHL, plus enclin au cosmopolitisme. Et donc parler de "lobby juif" est trop réducteur et simplificateur, et dans des esprits simples peut générer des amalgames : ce que ne cessent d'ailleurs de nous rappeler les médias et la pensée politiquement correcte. Maintenant toutes les minorités s'engouffrent dans la brèche laissée par le renoncement de l'autorité patriarcale d'origine catholique à affirmer sa suprématie sur la société française. Renoncement qui s'explique aussi par l'américanisation des mœurs, donc la libéralisation aux sens économiques et sociétaux de la société, et surtout par la perte de la foi causée surtout par le progrès des sciences et techniques, qui prouve quasiment radicalement et définitivement, la non-existence de dieu. Renoncement de la notion d'autorité en général, au nom du droit à la différence, qui finira par tuer la nation française, dont la racine finalement était catholique, et dont les ancêtres furent gaulois, même si pour la plupart des Français contemporains n'ont pas d'ancêtres gaulois, il s'agit d'un mythe fondateur républicain destiné à faire consensus, unité et autorité. D'où la résurgence de débats aussi conflictuels et clivants, que la question de l'identité, puisque ce sont à leur tour les Français de souche à se poser comme victimes à l'instar des Juifs et musulmans : ce que montrent les manifestations de policiers se posant en victimes, alors qu'ils sont sensés représenter l'autorité. Mais quelle autorité représenteraient-t-ils, puisqu'il n'y a plus d'autorité en France ? Conséquence sur la durée, des effets de mai 68, entre autre.
Ce que ne savait pas la République, c'est que le principe même de son autorité se trouvait dans la sécularisation du modèle d'autorité transmis par la religion catholique, et qu'avec l'extinction et dissolution de sa racine catholique, elle perdait par là même tout principe d'autorité. Donc la République ne fait plus autorité, et toutes les minorités ou différences revendiquent des droits. Une précision, Zemmour a la nostalgie d'une époque révolue où la République était plus autoritaire, comme sous de Gaulle. "Nos ancêtres les Gaulois" est un de ses mythes fondateurs, que tout le monde acceptait par esprit de consensus. La République s'est fondée sur un modèle d'autorité qui faisait consensus et unité, sur le modèle autoritaire du catholicisme, qu'elle a tout de suite vidé de son sens spirituel, pour n'en garder que le modèle autoritaire et hiérarchique : par analogie c'est pour cela que je dis que Zemmour a la nostalgie "d'une autorité patriarcale d'origine catholique", alors que paradoxalement il est d'origine juive, et qu'une telle nostalgie uniformatrice d'origine catholique de l'époque gaulliste, ne devrait pas le toucher, puisqu'il devrait en toute logique revendiquer sa différence. Peut-être a-t-il conscience, par une lucidité particulière, à l'instar d'un Finkielkraut, que la société française privée de tout principe d'autorité, risque rien de moins que la fragmentation, puis par un jeu de dominos, l'effondrement, et que la seule autorité susceptible de faire consensus en France, sous un habit républicain, est au fond d'origine catholique ; alors qu'aujourd'hui ce sont les prédateurs libéraux libertaires, les fauves de wall street, de la City et de la finance en général, qui nous infligent leur réussite arrogante et méprisante, qui font autorité ; ou encore l'idole fric, qui fait autorité, et qui influence les moeurs décadentes et déculturées de nos contemporains. Emmanuel Mousset par exemple, je pense, mais ce n'est qu'une hypothèse, est quelqu'un qui a une vision catholique du fonctionnement de la République, son admiration pour elle consiste en une métamorphose de son admiration enfantine, pour les rites de la religion catholique : à l'échelle d'un individu, son exemple montre la nécessité d'une racine catholique, comme principe nécessaire de l'autorité de la République.

Le philosophe : "Oui, les policiers à leur tour, suivant la mode ambiante, posent en victimes, ce qui est un comble quand on a pour métier de protéger les victimes.
Le catholicisme, ou plus exactement l'Eglise comme modèle de structuration de la société française, c'est du Maurras, qui débouche non sur la République, toujours un peu bordélique, mais sur la monarchie absolue, ou plutôt son fantasme d'autorité. Ce même Maurras a d'ailleurs été condamné par le Vatican, y voyant à juste titre une instrumentalisation de la religion."

Le principe de l'autorité dans la société française contemporaine serait donc, le mérite. Il y a aussi la question de la vérité, puisque la philosophie pendant des siècles s'est posée la question de la validation de la vérité scientifique. Aujourd'hui finalement la vérité et le mérite font autorité, on ne peut plus mentir avec des fables comme la religion, qui imposent un dogme, une croyance, une autorité, de l'extérieur. Aujourd'hui l'autorité est sensée s'affirmer elle-même de l'intérieur, et ses principes de validation sont le mérite républicain, et la vérité. Ce qui semblerait constituer un progrès incroyable et fabuleux. Si on y regarde de plus près cependant, comment se fait-il que la vérité ne parvienne pas du tout à résoudre tous les problèmes qui se posent dans la société française, bien au contraire les exacerbe ? Qu'il y ait tant de frustrés qui ont la nostalgie du passé et de l'autorité, et souhaitent un retour en arrière ? Parce que la vérité ne se trouve pas en réalité dans la vérité scientifique objective, mais la vérité est propre à chacun, subjective, et vise à la réalisation de soi, par le bonheur et l'épanouissement personnel : un leurre bien sûr, personne n'y arrive. Hormis ceux qui marchent finalement scrupuleusement dans les traces du mérite républicain, et de la vérité validée par les sciences : d'où l'importance de l'éducation, qui sans autorité est malheureusement non opérante : on en arrive à un paradoxe, l'école voudrait se passer d'autorité, mais la vérité n'arrive pas à elle seule à avoir assez d'autorité pour rendre efficiente l'éducation, et l'autorité que l'on a voulu supprimer et évacuer par une porte, devra bien faire son retour par une autre porte, si l'on ne veut pas que l'ensemble du système s'effondre.
La société pourtant semble pleine de bonne volonté, tout le système semble bon et vise à l'épanouissement de chacun par l'école. Tout n'est qu'une question de bonne volonté et de mérite, et ceux qui sont "exclus", soit font preuve de mauvaise volonté, soit sont des malades. En réalité, je ne souscris pas du tout à cette vision républicaine de la laïcité, du mérite, de l'éducation, qui a voulu totalement évacuer l'héritage de l'autorité patriarcale, par la révolution de mai 68, qui aboutit aux violences que l'on connaît dans les établissements scolaires, et l'impossibilité d'enseigner dans certaines zones sensibles Je suis en désaccord avec le monde moderne, mais je n'ai effectivement rien à proposer en échange.


L'Esprit de 68 dans la société actuelle

Mais enfin Emmanuel soyons clair, mai 68 fut-elle pour toi la révolution marxiste des prolétaires contre le pouvoir capitaliste, une révolution où les travailleurs s'opposaient aux "cadences infernales", et réclamaient de meilleurs conditions de travail et salaires, et les étudiants bourgeois le droit de jouir plus, sans autorité contraignante d'origine patriarcale, propre à la vieille société française et gaulliste traditionnelle ? Ou bien une révolution, comme l'analyse Régis Debray destinée à abolir la vieille société traditionnelle fondée sur l'autorité, afin de s'adapter aux exigences du capitalisme ; destinée au fond à adapter les travailleurs à une société capitaliste en mutation, souhaitant tirer plus de profit de ses acteurs, avec l'arrière pensée de les soumettre à terme, à des cadences encore plus infernales, sous couvert d'esprit de rébellion et de jouissance : cadences plus infernales et salaires bloqués, qui est la réalité des travailleurs aujourd'hui, à qui l'on demande toujours plus de sacrifices ? Esprit de jouissance et de dérision, que réclamaient les étudiants bourgeois de 68, aboutissant à la lente mais non moins systématique déculturation de nos compatriotes, les première victimes étant les classes populaires et les plus défavorisées, à qui l'on demande en compensation une plus grande efficacité professionnelle : le but que recherchait les idéologues libéraux libertaires (dont Minc et Attali sont les archétypes), pour qui - il ne faut quand même pas déconner !-, compte plus encore le fric et le profit, que l'esprit de jouissance et de dérision. Esprit de jouissance et surtout de dérision, que l'on a donné au peuple et qui continue de se manifester dans des émissions devenues débile, à la télévision, et dans tout un état d'esprit ironique et moqueur, voire méchant, qui n'a cessé de se développer dans toutes les strates de la société française, particulièrement chez les gens de ma génération et toutes les suivants, qui sont les enfants puis les petits-enfants des boomers. J'ai l'impression que tu étouffes totalement cette réalité là de mai 68, dont au départ Debray fut l'éveilleur de conscience, et dont Zemmour, sans doute plus caricaturalement, en s'en prenant aux musulmans (seul élément que l'on a retenu de sa pensée pour le qualifier de raciste, puis de fasciste, à l'instar d'un Finkielkraut), a repris le flambeau. 
La gauche est en réalité "la plus bête du monde", depuis 1983, et qu'elle a pris le tournant libéral, et qu'elle continue de s'enfoncer dans cette voie, qui est un héritage au fond de mai 68, alors que l'aile gauche du parti socialiste dénonce cet engrenage, et à mon avis de façon pertinente. Reste à savoir si les Montebourg, Filoche, Hamon, Lienemann, une fois au pouvoir, pourraient réellement faire autrement ; tant la marge de manœuvre, imposée par la mondialisation, est de plus en plus réduite, aujourd'hui bien plus réduite qu'en 1983. Désormais la caution idéologique du nouveau conformisme libéral libertaire n'est plus mai 68, qui est devenue un mythe un peu poussiéreux, mais la mondialisation, et l'exemple de nos voisins européens, et à plus grande échelle, mondiaux. Et l'absence de choix que nous imposent ces modèles, avec le chantage au chômage et au déclassement social, que ne cesse d'agiter l'oligarchie cosmopolite, déterritorialisée, multiculturaliste, libérale libertaire, bobo, qui détient les manettes du pouvoir et de l'opinion : effectivement dans l'opinion se répand un sentiment fataliste que l'on ne peut rien faire, ni changer, mais que l'on peut seulement exécuter les ordres qui nous viennent "d'en haut", toujours dans le sens de profits de plus en plus énormes pour une toute petite minorité de privilégiés : l'hyper classe. Alors que la classe moyenne se délite, et que les think tank libéraux libertaires ont programmé sa disparition à terme : trop dangereuse, râleuse et revendicatrice.