"L'enfer est pavé de bonnes intentions", ce dicton frappé au coin du bon sens populaire, exprime-t-il une certaine forme de vérité ? Prenons l'exemple du génocide des Indiens d'Amérique, les Américains actuels ont fait la chose suivante : leur "paradis" est pavé de mauvaises intentions... puisque leur pays repose sur des millions de cadavres qui ne trouveront jamais à se venger, et dont la mémoire ne sera jamais honorée. Comme le "paradis" peut être pavé de mauvaises intentions, j'en conclus que la proposition : "l'enfer est pavé de bonnes intentions", est vraie aussi. Pure logique, principe d'identité entre deux propositions qui se valent : puisque l'enfer est le contraire du paradis et que les mauvaises intentions sont le contraire des bonnes intentions, j'en arrive à A=A , et j'ai démontré par la logique la validité de cette proposition : "l'enfer est pavé de bonnes intentions"... Reste à savoir si les Etats-Unis sont effectivement le "paradis", que ses habitants tentent de nous vendre, jusqu'ici avec un succès global et non démenti, à l'échelle du monde...
De toute façon, on semble avoir oublié presque totalement le
génocide des Indiens, car il n'y eu pas assez de survivants, pour réclamer
justice aux yeux du reste du monde, à la différence du peuple juif... qui pu lui, faire
valoir son droit à s'exprimer sur une injustice (la pire dans toute l'histoire
de l'humanité, euphémisme pour qualifier un crime sans précédent), qui fut
commis contre lui... Tout comme si les Allemands avaient gagné la guerre on
aurait oublié leur génocide (Juifs, Tziganes, malades mentaux) : relativisme
absolu des valeurs ! On pense que le camp du bien gagne toujours qu'il est
inscrit dans l'ADN de nos sociétés démocratiques... Mais la substance de nos
valeurs spirituelles se dilue dans l'économie de marché, dans l'ultra
libéralisme, dans l'argent qui n'est pas porteur de valeurs. Montebourg se
situe dans une tradition politique, en accord avec l'héritage spirituelle de la
France, que de Gaulle avait si bien incarné, le seul dans toute l'histoire de
la Vème République. Il avait élaboré avec ses conseillers, une constitution à
sa mesure. Les habits furent bien trop grands et trop lourds à porter pour ses
successeurs. Aucun hormis lui, n'a su se montrer digne de l'héritage
spirituel de la France. Donc nous allons continuer à nous enfoncer dans le
chaos, chaque jour qui passe un peu plus qu'hier, et Macron propose cette voie...
de garage si l'on est optimiste, moi je dis carrément vers l'abîme : car l'argent
n'est pas porteur de valeurs... le "camp du bien" représenté par les
démocratie, est corruptible, lui aussi, le bien n'est pas dans son ADN, et la
liberté et la justice, sont des valeurs qui demandent un effort permanent, si
l'on veut qu'elles soient efficientes. Ce mouvement décadent de notre société
matérialiste, égoïste et cupide, sera battu en brèche, à condition qu'un
mouvement prenant en compte l'héritage spirituel de la France, et les valeurs qu'il
véhicule, parvienne à s'établir durablement au pouvoir : je pense que
Montebourg, au vu de ses idées et de ses discours, est le mieux à même de
porter ce courant...
Le FN semble lui porteur de toutes ces valeurs conformes à
l'héritage spirituel de la France. Mais ne s'agit-il pas d'un serpent qui
derrière un masque de respectabilité, cherche à imposer des valeurs moins
avouables, comme le racisme et l'intolérance ? Il s'agirait alors d'un serpent
pour lutter contre un autre serpent représenté par une société, comme la nôtre,
où la valeur suprême est l'argent, valeur d'échange nihiliste, qui je le pense
à terme, ne créera pas d'autres valeurs, si on les met toujours in fine, au service de l'argent, et non
l'argent au service des valeurs.
La Révolution française fut un révolution populaire, mais
non populiste, porté par une idéologie bien construite, celle des lumière. La
révolution communiste fut, elle aussi, une révolution populaire et non
populiste, mais portée par l'idéologie d'une seul homme, Marx, à la différence
de la révolution française, qui fut portée par les idées de plusieurs, donc qui
fut plurielle. Quand l'idéologie est le fruit de la pensée d'un seul, elle est
monoïdéique, et ne peut être sujette à la pluralité des interprétations... et on
a pu le constater par les faits, elle a débouché sur le culte de la
personnalité et in fine... le
totalitarisme. Le nazisme fut porté par une idéologie raciale qui trouvait notamment
certaines de ses racines les plus virulentes en France, comme l'exprime si
"bien" un BHL... qui manifestement a un compte à régler avec la
France, et jette le bébé "France", avec l'eau du bain "racisme". Le FN
est un mouvement populiste et non populaire porté par une idéologie de façade
ou non ? Il prétend aujourd'hui représenter le gaullisme et l'héritage
spirituel de la France, sous l'égide de l'idéologue Philippot, qui dicte la
marche à suivre à Marine Le Pen, constituant la vitrine charismatique de ce
courant : doit-on leur faire confiance ? Toujours cette question de la
tentation, du mal représenté par le serpent, exprimée par la parabole de l'Eden
et du péché originel, dans la bible... La question mérite peut-être d'être
posée sur le plan des idées... quand Emmanuel Mousset se contente de
l'invective, de l'insulte et du mépris, comme seule réponse possible, et comme le fin mot de l'affaire. Alors que le
FN prétend avoir effectué sa réforme des esprits, son aggiornamento, ce qu'Emmanuel Mousset ne cesse dénoncer comme un
piège, car pour lui le FN n'a même pas d'idées, rien... juste le ressentiment
des exclus du système, de plus en plus nombreux. Pour Emmanuel Mousset, le FN
est un égout, une fosse septique idéologique, où viennent se déverser tous les
déchets émotionnels des Français, et dont l'orientation générale est le fruit
du ressentiment . La question qui mérite d'être posée, est pourquoi, le
ressentiment et la colère grondent en France ? Emmanuel s'attaque aux
conséquences d'une politique menée depuis plus de 40 ans, pas aux causes : les conséquences, c'est le
déclin de l'héritage spirituel de la France que subissent les Français, selon moi, mais
aussi, et encore avant moi, et certainement plus brillamment, selon Zemmour, Finkielkraut ou une Elisabeth Lévy, mais passons... L'autre conséquence c'est la montée des extrêmes, Emmanuel
traite cette question par le mépris, et préconise une certaine forme
d'autoritarisme républicain, propre à sa fonction, pour y remédier. La cause du déclin ? L'appétit insatiable des "Boomers", rejetant toute contrainte, et toute idée d'autorité, pour faire court, il y a certainement d'autres raisons plus profondes...
Pour conclure, historiquement jamais aucun parti parvenu au
pouvoir fruit d'une colère populaire, comme le nazisme ou le communisme par
exemple, n'a réussi depuis la Révolution française, non exempte de dérapages et
de crimes, et réussissant à imposer ses valeurs sur le temps long de plus d'un
siècle... n'a réussi donc, à mettre en place un régime où le poids des
atrocités ne l'emporte pas sur les effets bénéfiques (rappelons-nous que le
nazisme avait su régler le problème du chômage et de la crise économique...
mais en préparant le pays à la guerre).


