lundi 31 août 2015

Les deux mai

Moi : " Il est normal qu'Emmanuel Mousset ait pour modèle les valeurs de mai 68, y compris en matière de goûts artistiques. Il a une dette envers cette génération qu'il comprend, il lui doit tout, notamment son emploi ; il est le "petit frère" de cette génération, il est donc intégré au système et ne peut pas ou ne veut pas voir le lien entre cette génération, son goût de l'exclusivité financière et symbolique, et la montée du FN, qui est le signe de l'exclusion du peuple et de la jeunesse à se nourrir du gâteau "commun", qui n'a plus rien de commun, puisqu'il appartient à une génération dont la moyenne d'âge est de 70 ans, des momies virulentes. "

Le philosophe : " Sur mon emploi, je ne comprends pas. Mais il y a tant de choses incompréhensibles à travers ce vaste monde ..."

Moi : " Je vais faire un syllogisme pour que tu comprennes : Tu dois ton emploi à un concours de circonstances dont le nom est Chédin ; or de quoi Chédin est-il le nom ? de mai 68. Donc tu dois ton emploi à mai 68 plus ou moins directement. "

Le philosophe : " Les circonstances, encore faut-il les dominer et en tirer profit, ce qui n'est pas donné à tout le monde. Quant à Olivier Chédin (éminent professeur de philosophie à la Sorbonne, il faut le préciser à nos lecteurs qui vont s'étonner de nos échanges abscons), il est le nom d'un Emmanuel, oui, mais KANT celui-là, à tel point que mon maître l'a attribué à sa progéniture, au féminin, qui a enseigné non loin de chez moi, à Chauny (propos de nouveau abscons, que tu comprendras). KANT et Mai 68, ça fait quand même deux, et beaucoup plus que ça ... "

Moi : " Non je distingue deux mai 68, l'un avant 1983, révolutionnaire, communiste, orienté vers le partage des richesses et de la libido, c'est celui là auquel je pense à rattacher Olivier Chédin, que je voyais bien en militant révolutionnaire. L'autre mai 68 est un mai 68 dévoyé et libéral, post 1983, et se caractérise par la trahison des idéaux initiaux, à l'avantage d'une seule génération qui s'est enrichie outrageusement, qui a viré de gauche à droite économiquement, du communisme au libéralisme, cyniquement. "

Le philosophe : " Mai 68 ne finit pas en 1983, mais 10 ans avant, avec les Lip, le Larzac et la mort de Pierre Overney. Le PS n'a jamais été "soixante-huitard". En 1983, il retrouve sa vraie nature, devient enfin fidèle à son identité profonde : le réformisme, la social-démocratie. S'il y a "trahison" (terme qui appartient à la culture stalinienne, qui n'est pas la mienne), c'est ailleurs qu'il faut aller la chercher. "

Moi : " Pour comprendre la vraie nature de mai 68, il faut prendre conscience du fait qu'il ne s'agissait pas seulement de partage des richesses mais aussi de partage de la libido. Il s'agissait de réformer l'homme moderne pour qu'il soit plus "épanoui" ; afin notamment qu'un événement comme la Shoah ne se répète plus et aussi d'éradiquer le racisme. C'est un échec selon moi, les communistes avaient raison de considérer les socialistes comme des bourgeois trop timides et "sociaux-traîtres". Cela dit dans les faits, tout ce qui est radical, comme le communisme entraîne des massacres sans nom ; tout comme le rousseauisme en 1793. Mais le libéralisme qui postule l'inégalité entre les hommes est une belle saloperie, que le socialisme se réclame de cette idéologie injuste plutôt que du marxisme me paraît sinon une trahison, au moins un contresens. "

Le philosophe : " Le rousseauisme est une saloperie, le socialisme est une saloperie, le communisme est une saloperie, le libéralisme est une saloperie. Erwan, on fait quoi ? C'est l'histoire du gars qui a les mains blanches, mais qui n'a pas de mains ... "

Moi : " Un socialisme tempéré, influencé par le rousseauisme et le marxisme, pour le partage des richesses et de la libido, qui postule l'égalité entre les hommes, mais non radicalement, me paraît plus souhaitable et moins absurde qu'un socialisme influencé par le libéralisme. Mais la société a atteint un tel niveau de narcissisme et de cynisme, qu'on me répondra " Erwan tu as vu la vierge en 3D !" Moi je réponds : "hommes de peu de foi !" "

Le philosophe :" Ton socialisme rousseauiste, marxiste, égalitaire et libidineux, c'est le mouton à cinq pattes. "

Moi : " Bon eh bien dans ce cas là je préfère encore être anachronique et m'affirmer comme un rousseauiste pur et dur. Robespierre me voilà ! "

mercredi 19 août 2015

L'âme de Bill Gates

Pourquoi y a t il un rapport entre la montée du front national et mai 68 ? Deux générations ont été fragilisées et abîmées par ce mouvement. L'une des désormais 35-50 ans qui vote peu FN, qui a été "conditionnée" par SOS racisme, et autres dans sa jeunesse à avoir "la haine" du FN ; génération festive, narcissique, peu créatrice, qui vit de plaisir et de fêtes, peu politisée à la différence de la génération 68, très politisée dans sa jeunesse mais qui a transformée des valeurs gauchistes en valeur libérales économique de droite, de réussite. On ne peut en vouloir à une génération d'avoir pris le pouvoir parce que l'occasion se présentait, notamment pour des raisons démographique, la génération 68 c'est celle du baby boom, c'est le nombre. Ensuite ce sont maintenant sous des slogans pervertis et éculés, mais dont on sent l'origine soixante-huitarde, que les grandes enseignes voire multinationales française vendent leurs produits. L'autre génération abîmée et fragilisée par mai 68 est celle des 18-35 ans, celle là vote massivement FN, car elle subit de plein fouet les conséquences de la politique économique libérale de droite, c'est-à-dire de la crise, qui est une composante nécessaire de toute politique économique ultralibérale ; puisque l'ultralibéralisme est un cheval de Troie anglo-saxon, et que c'est une façon de se faire la guerre par la voie économique, pour affaiblir notamment les Etats continentaux, il faut qu'il y ait des victimes (les chômeurs), et des vainqueurs (les super enrichis). Les intérêt des héritiers de 68 et les valeurs économiques d'origine anglo-saxonnes se sont rencontrées, derrière le dos du général De Gaulle qui doit se retourner dans sa tombe, lui qui voulait réellement unir les Français (les hommes politiques qui aujourd'hui répètent ce leitmotiv font malheureusement pâle figure mais y croient-ils vraiment ?), et derrière le dos de leurs enfants qui aujourd'hui votent FN. Alors que le but d'une société n'est pas l'enrichissement d'une génération (celle de 68), mais demande de réels sacrifices pour élever des enfants, ce qui n'est plus le cas. Alors bravo Michel Onfray, que je n'ai ni lu ni écouté sur ce sujet, mais je pense que je suis d'accord avec lui, de s'en prendre à la génération qui a le pouvoir financier et symbolique, et ne veut le partager.
Toute politique économique libérale est forcément de droite, politique libérale de gauche est un oxymore, car le libéralisme économique postule l'inégalité entre les hommes, son fondement est dans le protestantisme qui postule a priori que certains hommes seront sauvés ici-bas par la réussite sociale (dont le signe est l'argent) ; tous les autres n'ont pas été élus, ils seront maudits ici-bas et dans le royaume des cieux, pour ceux qui y croient, les protestants pratiquants à l'origine de l'éthique du capitalisme y croient. Il suffit de visionner le moindre film américain, avec ses "méchants"(maudits) très prononcés, pour voir que les Américains y croient, Bill Gates est le "good guy" par excellence.

Pour un Français vaguement rousseauiste et existentialiste comme moi, Bill Gates est un "salaud" de patron dont le corps et "l'âme" se décomposeront après la mort sans espoir de salut, encore que je n'en soit pas complètement certain, car j'ai un fond catholique, il sera peut-être damné d'avoir exploité tant de gens pour s'enrichir. Pour ma part j'ai déjà dépensé bien plus de mille euros en licence microsoft, multipliez ça par le nombre d'habitants sur Terre, et vous aurez une idée de la fortune de Bill Gates.

samedi 18 juillet 2015

Mes réflexions sur la banalisation du racisme et la montée du FN (synthèse) ou pourquoi est-il probable que je vote socialiste aux prochaines élection ou non d'ailleurs !

Hier en procédant à un état de sortie des lieux, avec un "propriétaire", j'ai pu constater le degré de xénophobie d'un "Français moyen", profondément malhonnête, près à écraser tout sur son passage pour obtenir quelques misérables euros, et tenant par dessus le marché des propos absolument outranciers sur les "Arabes". Il me demande plus de 1000 euros pour des vices imaginaires sur sa maison, après m'avoir dit texto six mois plus tôt que "tous les Arabes sont des voleurs", mais je me demande jusqu'à quel point je ne vais pas porter plainte contre lui pour "injures raciales". Je sais que beaucoup de musulmans ont du ressentiment "anti-Français", mais au vue de ce personnage, je dois admettre avec Emmanuel Mousset que le pire fléau est le racisme et la xénophobie, et qu'il faut faire une place à nos compatriotes musulmans. Je ne sais pas comment on peut changer le caractère de ce type d'odieux personnage, c'est trop tard pour lui, donc c'est à l'école que doit commencer le combat contre le racisme et la xénophobie, ensuite c'est effectivement par la politique que l'on doit lutter contre les idées rances et sales du FN.
Je ne me suis pas gêné pour copieusement l'insulter, il n'en revenait pas. Un type habitué toute sa vie à humilier les plus petits que lui, j'ai failli lui coller ma main à la figure, il avait un peu peur. Le seul hic, on habite dans le même village et "tout se sait".
Tu m'as convaincu bravo, je voterai socialiste aux prochaines élections. J'ai vu le mal en la personne du "Français moyen", je n'ai jamais ressenti une telle bêtise et méchanceté au contact des populations musulmanes qui souffrent, et dont la souffrance peut se transformer en ressentiment, mais une telle haine et méchanceté, jamais, seulement au contact d'un "Français moyen", propriétaire. C'est donc cela la France, que je suis profondément déçu !
Mais quel rapport entre ce constat et le fait de voter socialiste ?
Si il faut selon moi voter socialiste, car c'est le seul vote efficace pour lutter contre le FN, je n'ose imaginer ce que deviendrait ce genre de "Français moyen" si le FN arrivait au pouvoir : dénonciations, tabassages, règlements de compte sur la voie publique ; il y aurait certainement des morts, un genre de guerre civile. Ce genre d'odieux personnage se sentirait pousser des ailes et il n'y aurait plus de limite à leur volonté de tout écraser sur leur passage pour obtenir quelques misérables euros et une reconnaissance sociale, ils tueraient pour ça !
Cela n'enlève rien au fait que je ne trouve pas Valls sympathique, surtout quand il se mêle de la vie intellectuelle, pour critiquer Michel Houellebecq, Emmanuel Todd et Michel Onfray notamment, que Valls reste à sa place et ne se mêle pas de ce qu'il ne maîtrise peut-être pas.
Cela n'enlève rien au fait que je pense que le PS effectue une politique libérale de droite, depuis à peu près 1983 et que Mitterrand "s'est couché" devant la volonté d'hégémonie politique et économique du couple Thatcher-Reagan. Cela n'enlève rien à mes convictions qu'il faudrait effectivement une Europe fédérale englobant la Russie, capable d'avoir son autonomie vis-à-vis de l'empire américain : même cela serait dangereux, car que deviendrait et dans quelle direction irait cette "superpuissance" européenne ? Aujourd'hui les Etats-Unis font figure de "juge de paix" mondial, avec leurs valeurs libérales, mais qui sait, c'est presque peut-être mieux ainsi. On peut toujours avoir la vision d'une puissance plus juste et soucieuse de respect de l'environnement, et de modération économique et démographique. C'est ma vision d'une "superpuissance" européenne, plus tournée vers la paix et la réparation de ses erreurs passées, et soucieuse d'un équilibre mondial, et favorisant la recherche scientifique, pour préparer l'avènement qui sait, d'un genre d'IA (intelligence artificielle), capable de réguler tous nos excès à l'échelle mondiale. Cela constitue un genre de croyance technologique, qui sera sans doute la "foi" du futur.
Il n'y a que des rapports de force assez violents et pas de place pour les bisournous (je suis moi-même un peu un bisounours) en politique ; donc pour l'instant, l'urgence c'est d'être seulement efficace et uni pour lutter contre les résurgences d'un passé nauséeux, en la personne de Pétain et de son mouvement, le pétainisme. C'est dommage que l'on n'ait pas été capable de laisser ce passé derrière nous depuis longtemps. Malgré tous les efforts de De Gaulle pour l'unité et la prescription des erreurs passées, force est de constater que les Français sont rattrapés par leurs vieux démons, je croyais que ces "vieux démons" étaient un fantasme d'homme de gauche, mais non ils sont bien là, prêts à resurgir à la moindre occasion, que de temps perdu ! Espérons que nous arriverons à surmonter cette bêtise qui est comme une tâche sur la belle parure que constitue par ailleurs la France, à d'autres égards.

jeudi 16 juillet 2015

L'homme est-il bon (2) ?

Oui je nie les progrès de la nature humaine, tout ce que l'on construit ou détruit était déjà là en germe dans la nature de l'homme primitif. Je reconnais un progrès de la science, qui est le plus flagrant ; mais un progrès de la nature humaine non. La question est : comment faire au mieux avec tout le bagage culturel et technique que nous avons accumulé ? Sachant que notre nature profonde est autant porté à la construction qu'à la destruction ; en ceci je ne suis pas fondamentalement rousseauiste, la nature humaine n'est ni bonne ni mauvaise (autant portée à la destruction qu'à la construction), elle s'éduque avant tout. En cela je vais contre ma nature, qui était portée à considérer que les hommes sont bons, mais mon père m'a trahi dans cet idéal, et depuis je suis un déçu de la nature humaine. De plus dans la nature ce qui est corrompu est souvent bien plus résistant que ce qui est sain, donc je suis un déçu de la nature tout court.

Le libéralisme : un cheval de Troie anglo-saxon

Que l'homme primitif et les Indiens d'Amérique furent meilleurs que nous, je ne nie pas ça. Ni le principe rousseauiste selon lequel la société pervertit la nature humaine. Mais une fois que nous avons dit ceci que faisons-nous ? Nous ne pouvons revenir en arrière, alors comment être le meilleur possible avec tout le bagage que nous avons et que nous avons accumulé au cours des siècles : sciences, droit, arts et culture, philosophie, religion...
Nous n'avons pas un devoir de réparation envers la terre entière, car l'homme n'est pas bon naturellement ; Les peuples opprimés ne valent pas mieux que nous, ils auraient été du côté des exploiteurs ils auraient fait la même chose. Il n'y a pas de peuple messianique, les hommes appartiennent tous à la même espèce partout, dont la nature universelle les pousse à exploiter autrui. Ni les juifs, ni les musulmans, ni les Indiens d'Amérique, ni les noirs africains n'échappent à cette règle, si on les met en position de dominer, ils domineront et n'auront aucun scrupule à le faire. Si nous Occidentaux, nous couchons par devoir de repentance, on se fera bouffer, point barre. Nous n'avons pas à nous auto-flageller jusqu'à la fin des temps, ou alors c'est peut-être la dialectique de l'Histoire chère à Hegel, les peuples opprimés deviennent oppresseurs, à chacun son tour de dominer ; mais quel que soit le peuple en position de force, il s'agira toujours de domination et d'oppression.
Si nous les Occidentaux et particulièrement les Français, qui sommes allés les plus loin dans l'art de s'auto flageller, nous couchons, d'autres sans scrupules prendront notre place et n'auront aucun remords à nous exploiter, d'autant plus qu'ils sont rendus encore plus mauvais par le désir de vengeance ; ce que Houellebecq entend par le terme de "soumission" et dont des philosophes que j'ai eu comme professeurs comme Jean Salem, trouvent l'idée odieuse, et critiquent sévèrement Houellebecq (comme faisant le jeu du FN).
Pour ce qui est de la Grèce et de l' Allemagne, l'économique qui s'exprime par le biais du libéralisme et du capitalisme, ne contient aucun principe de lien entre les peuples. Le libéralisme ne fait pas lien, au contraire le libéralisme est un principe de guerre sans combats physiques entre les peuples, puisqu'il fut au départ utilisé comme arme de guerre par les puissances maritimes, comme l'Angleterre puis les Etats-Unis, une manière de contrôler son adversaire à distance par le libre échange effréné. Bref le libéralisme est un cheval de Troie anglo-saxon qui a toujours été destiné à détruire ce qui pourrait faire lien en Europe et dans le reste du monde. La politique des Etats-Unis c'est la balkanisation du reste du monde, le morcellement en mini régions, contrôlables à distance, ce qu'ils veulent nous faire appeler (cette atomisation) "liberté". Comme le libéralisme ne fait pas lien, il n'y a pas de principes de justice qui peuvent unir les pays d'Europe. La justice entre les bêtes sauvages n'existe pas, de même la justice entre des nations différentes n'existe pas : elles se font la guerre, pire que des bêtes sauvages, et en Europe elles se font la guerre aujourd'hui par l'économie. Le libéralisme est un principe de destruction, non de construction. Ce qui se passe pour la Grèce est donc profondément injuste, mais comme l'Europe ne s'est pas construite comme un Etat de droit, fédéral, il n'y a pas de justice commune entre les différents pays d'Europe ; donc on ne peut même pas dire que c'est injuste. Trouvons-nous cela injuste lorsque nous écrasons une fourmi ? Il en va de même pour la Grèce, dans le rôle de la fourmi.
Lorsque Thatcher et Reagan complotaient derrière le dos de l'Europe pour instaurer l'ordre nouveau d'économie libérale, il s'agissait en fait d'une déclaration de guerre au reste de monde, entravant sa construction pour l'Europe vers un Europe fédérale, et Mitterrand se couchait, face à des "alliés" plus puissant que lui, et à partir de 1983, pouvait commencer la politique libérale de droite, qui continue encore aujourd'hui, et qui provoque tant de chômage, tant d'injustices : ce qui explique la désorientation de tant de nos compatriotes, qui sont aujourd'hui tentés par le vote extrême, qui nous conduirait un peu plus vers le chaos. Mais nous sommes faibles et ce sont bien les Etats-Unis qui aujourd'hui dominent le monde, jusqu'à ce que peut-être un pays ou une fédération (aujourd'hui impossible à faire), retourne contre les Etats-Unis  ses propres armes, le libéralisme économique, je pense à la Chine, et je suis presque pour la Chine (par esprit de vengeance ?).

Donc l'homme n'est pas bon naturellement, ce sont effectivement les institutions qui peuvent le rendre un peu meilleur, le libéralisme comme principe d'injustice, gâte un peu plus sa nature. Une fédération d'Etats au sein de l'Europe pourrait le rendre un peu meilleur ; souhaitons qu'elle se fasse.

mardi 14 juillet 2015

L'homme est-il bon ?

Mais dans ce cas là nous avons un devoir de réparation envers la Terre entière, jusqu'où ira ce devoir de repentance ? Les peuples opprimés ne valent pas mieux que nous, ils auraient été du côté des exploiteurs ils auraient fait la même chose. Il n'y a pas de peuple messianique, les hommes appartiennent tous à la même espèce partout, dont la nature universelle les pousse à exploiter autrui. Ni les juifs, ni les musulmans, ni les Indiens d'Amérique, ni les noirs africains n'échappent à cette règle, si on les met en position de dominer, ils domineront et n'auront aucun scrupule à le faire. Si nous Occidentaux, nous couchons par devoir de repentance, on se fera bouffer, point barre. Nous n'avons pas à nous auto-flageller jusqu'à la fin des temps, ou alors c'est peut-être la dialectique de l'Histoire chère à Hegel, les peuples opprimés deviennent oppresseurs, à chacun son tour de dominer ; mais quel que soit le peuple en position de force, il s'agira toujours de domination et d'oppression.

lundi 13 juillet 2015

Ce que je suis constitue un SCANDALE

Voilà j'ai décidé de dire la vérité à mes anciens amis, à ma famille. Résultat : mes deux parents, père et mère, menacent chacun de leur côté de porter plainte contre moi. Mes anciens "amis", pour la plupart me disent qu'ils ne m'ont jamais considéré comme un ami, mais comme un type "chelou", tordu, en qui on ne peut pas avoir confiance. Il me reste Emmanuel M., un autre Emmanuel, une vieille cousine, mes trois enfants (et encore la grande est en voie d'émancipation donc de trahison), ma femme, qui me sont fidèles en tout et pour tout. C'est assez faible et fragile quand même. Que me conseilles-tu de me tirer une balle dans la tête ou de m'accrocher ?

samedi 11 juillet 2015

Le dieu fric

Le politique est désormais subordonné au dieu fric. Je ne vois pas en quoi le fait que Tsipras se couche devant les exigences d'austérité de Bruxelles, constitue une grande victoire. C'est peut-être une victoire politique pour Tsipras, mais elle est temporaire. En attendant le système reste le même, celui du libéralisme, celui de Dallas à l'échelle européenne et mondiale, "glorifie la loi du plus fort" : les Allemands à l'échelle européenne, "malheur à celui qui n'a pas compris" : les Grecs resteront faibles. Du jour au lendemain ce peuple ne va pas devenir "travailleur" et compétitif, malgré toutes les réformes que l'on pourra faire, qui entraîneront toujours un peu plus la Grèce vers l'austérité, donc vers la misère et la faillite. Oh je sais on les obligera peut-être à travailler jusqu'à 75 ans : quelle victoire politique ! Non appauvrir un peuple, lui demander toujours des sacrifices plus grands n'est pas une victoire, c'est une défaite face au dieu fric, donc une défaite collective morale, une défaite de l'idée européenne, une défaite de l'idée du respect des différences, une défaite du droit à être un peuple pacifique mais certes peu compétitif. Donc je prédis que les dettes vont continuer à s'accumuler et que ce pays va continuer à couler, quand l'Allemagne va continuer à développer ses vieux démons de domination européenne confortée qu'elle est par sa réussite économique, son vieux rêve que va certainement venir briser son déclin démographique, à moins qu'elle ne fasse venir une population immigrée en très grand nombre, je ne vois que la population musulmane, puisque c'est la seule qui près de l'Europe a un fort dynamisme démographique, qui fasse sienne les valeurs de l'Allemagne et relève le défi de la domination économique sur le reste de l'Europe, qui pourrait se transformer en domination politique. Pour l'instant l'Europe n'est qu'un enchevêtrement des égoïsmes, il n'y a que le fric et la compétitivité qui comptent, malgré cet original de Cohn-Bendit qui clame que c'est parce que les fondateurs de l'Europe étaient communistes et qu'ils on mis l'infrastructure c'est-à-dire l'économique en premier, pensant que cela serait suffisant pour construire une superstructure politique : l'Europe. Toujours les explications alambiquée et paradoxales de nos chers intellectuels, qui voudraient aussi nous faire comprendre que la France est responsable du nazisme idéologiquement, ou en encore que tout ce qui est français, blanc, bourgeois et chrétien, "enraciné dans un terroir" est "odieux", suivant cette logique il faudrait remplacer la population "de souche" par une autre (mais laquelle, la musulmane ?), plus progressiste.
Oui en attendant l'Europe n' a rien de communiste, elle est ultra libérale et en compétition les uns avec les autres, en compétition au sein même des familles, où finalement les plus prédateurs, aujourd'hui les pervers narcissiques (C'est-à-dire les J.R. Ewing), l'emportent toujours à la fin. Notre monde sans valeurs commune, sans religion, ressemble à la Rome dans son déclin, où la corruption de ses élites, ici il s'agit d'une corruption morale profonde appelé aussi perversion narcissique, risque d'entraîner le système global au naufrage. Souhaitons presque que cela arrive le plus vite possible, afin qu'il en ressorte une religion capable de fédérer les hommes, de leur inculquer des valeurs morales communes, et que l'on jette la publicité et le goût pervers de la domination sur autrui au sein même des familles, aux oubliettes de l'histoire. Peut-être comme le prédit Houellebecq, la religion est-elle l'avenir de notre système capitaliste décadent.

Dernière chose qui caractérise la corruption des élites : peut-être qu'un homme seul comme Tapie, un franc-tireur, va-t-il faire cracher à l'Etat, c'est-à-dire au contribuable plus d'un milliard d'Euros, cela signerait la défaite définitive du politique face au dieu fric dont Tapie est l'un des avatars.

jeudi 9 juillet 2015

L'Europe : la coexistence "pacifique" des égoïsmes

Pour ce qui est de l'Allemagne, je n'ai pas connu directement le nazisme, mais je l'ai attentivement étudié comme beaucoup. Par contre ce qui s'exprime aujourd'hui c'est l'impérialisme américain qui empêche notamment l' Europe de se développer. En matière de politique européenne, ou de politique étrangère tout court, je suis gaullien, je pense qu'il faut faire des alliances avec les pays par delà la pression que nous mettent les Etats-Unis, et construire l'Europe avec la Russie par delà la pression que nous mettent les Etats-Unis. L'Europe fédérale avec le respect de tous les peuples qui la composent ; une Europe plus sociale et politique que celle qui existe actuellement, qui n'est qu'un empilement sans lien profond des égoïsmes (sur le modèle anglo-saxon du libéralisme). Une Europe donc sociale et politique dont pourraient faire partie la Russie et l' Ukraine (qui historiquement font partie de l'Europe), serait plus puissante que les Etats-Unis. C'est bien ce qui les inquiète, et ils cherchent à mettre le feu aux poudres en Europe et notamment en Ukraine. Les Américains sont comme jadis les Anglais, ils ont peur d'une Europe fédérale et supranationale trop forte, au nom de la soi-disant liberté, qui n'est que "liberté" du libre échange, et non des peuples ; les Américains préféreraient nous voir vitrifiés, plutôt que plus puissants qu'eux. Ce que nous montre la crise grecque, c'est que pour l'instant l'Europe n'est que la coexistence pas si pacifique que ça, des égoïsmes, qui aboutit absurdement à l'écrasement du plus faible ; la Grèce, et ravive les vieux démons du plus fort ; l'Allemagne.

mardi 7 juillet 2015

Non à "l'Europe allemande"

Post scriptum au billet précédent : d'ailleurs le terme "de gauche" a-t-il encore un sens quand on voit qu'un gouvernement comme le nôtre, élu pour mener une politique de gauche, mène en réalité une politique économique libérale de droite, dominé en cela par le modèle économique allemand dominant et prédateur qui impose ses choix et ses diktats de façon arbitraire à tout le reste de l'Europe. Non à l'hégémonie libérale de droite de l'Allemagne sur le reste de l'Europe, non à l'hégémonie de ce peuple "absurdement" travailleur ("border-line" à la limite du nazisme), oui à une Europe fédérale et sociale, dans le respect des différence de chacun de ses peuples autochtones, dont les Grecs font partie. Non à la glorification du travail qui n'est pas la seule richesse, que les Allemands fassent leur autocritique et se "guérissent" de leur obsessionalité maniaque pour le travail. On n'a pas gagné la seconde guerre mondiale pour finalement se laisser dominer par ce peuple qui ne se remet jamais en question, à la différence de nous autres Français qui nous remettons trop en question (comme si c'était nous les responsables du nazisme, à en croire certains intellectuels). Allemands qui ne s'autocritiquent que très rarement malgré le fait que ce peuple fut le plus criminel de toute l'Histoire de l'humanité.
Il faut une Europe fédérale, pour promulguer une loi obligeant les Allemands à travailler moins, à être moins compétitifs, à profiter plus de la vie.
Et puis il faudrait censurer l'œuvre de Kant, cette philosophie néfaste et mortifère directement responsable du fonctionnement d'un système comme le nazisme, je dis du fonctionnement pas de l'idéologie, comme on a interdit Mein Kampf d'Adolf Hitler. Pour Kant et le nazisme, si il y a une responsabilité elle n'est pas tant du côté de l'idéologie que du fonctionnement, je dis du fonctionnement pas de l'idéologie ; sans Kant les camps n'auraient pas fonctionné efficacement, comme ils ont fonctionné. Sinon, Kant n'est pour rien ou pour très peu dans l'idéologie du nazisme.