dimanche 4 décembre 2016

Pourquoi je pleure sur le sort des enfants de ma planète ?


Je pleure aussi fréquemment sur le sort des enfants. Dans quel état leur livre-t-on le monde, alors qu'ils sont innocents et qu'ils pourraient être modelés selon les valeurs morales du bien et du mal ? Et qu'en réalité tout petit déjà ils sont conditionnés aux valeurs de la normalité, cette dernière se définissant selon les critères de réussite ou de non-réussite. Le monde occidental, celui que je connais, est tellement vermoulu et pourri spirituellement que je crains qu'il ne chute de façon irréversible. Non pas sous les coups d'un ennemi extérieur, mais fait inédit démoli de l'intérieur par des valeurs délétères qui font que l'homme occidental lui-même, se ronge de l'intérieur et ronge sa propre famille, ses proches, son propre environnement, et sa propre planète. Encore une fois je tiens à ne pas être mal interprété, je ne suis pas un curé. Avec mes élèves je ne fais pas la morale, je participe moi-même du système de validation ou non validation des critères de la réussite. Et je sais, j'ai conscience in fine que ce système participe à la diffusion d'un nouveau type humain. Ce type humain, je l'ai déjà dit, redit, martelé, mais il semble que je parle dans le vide sidéral, est un prédateur, un fauve, un serpent, diffusé à large échelle sur tout le globe par le biais de la mondialisation. Je sais que le monde ne va pas si mal objectivement, et que si il va mal c'est pour des raisons subjectives, idéologiques, des raisons de propagande, qui sont imposées par une oligarchie délétère et malveillante. Je sais que si une autre oligarchie gouvernait, qui ne serait pas obsédée par l'argent le sexe et la réussite, mais fondée sur d'autres valeurs plus bienveillantes, alors un autre monde serait possible qui ne se détruirait pas lui-même sous le coup du réchauffement climatique et des catastrophes écologiques à répétition, qui vont désormais se succéder à une allure infernale. Je sais que tout ça est lié à une affaire d'idéologie et de propagande. La nature humaine n'est pas fatalement mauvaise. J'attends un sursaut, une prise de conscience, pour qu'à une échelle collective elle ne soit plus dominée par des valeurs de prédation qui reposent sur le sexe, l'argent et la réussite, qui désormais déterminent la reconnaissance ou non reconnaissance entre pairs. En réalité il y va du salut de l'humanité, et aujourd'hui de la planète. Car ce sont nos valeurs de prédation prises à l'échelle individuelle, multipliées par le nombre d'habitants sur Terre qui sont en train de causer sa destruction. La planète ne sera pas sauvée si l'homme ne se réforme pas spirituellement de l'intérieur, c'est ma conviction, et tous les traités sur le climat n'y pourront rien changer. Alors oui dans ma voiture, le matin, quand je pense aux enfants innocents que je vais retrouver dans ma classe, je pleure...
Je ne suis pas non plus complotiste. Les valeurs spirituelles de tout un chacun sont exactement les mêmes que celles de l'oligarchie. Autrement dit ce n'est pas la peine d'accuser le pouvoir, le pouvoir n'est qu'à l'image du citoyen lambda, nous sommes tous coresponsables du système global. Pour le dire autrement, le changement doit partir d'une réforme de l'intérieur de chacun. Si le pouvoir changeait de nature et que le citoyen lambda restait aussi corrompu qu'il l'est actuellement, alors tous les efforts du pouvoir pour réformer le citoyen lambda seraient vains de toute façon. C'est pour cela que je demeure sceptique vis-à-vis de l'action politique : ce ne sont pas nos gouvernants qui nous changeront, ils n'en ont même pas le désir ou la volonté, mais c'est à nous de changer de l'intérieur, pour redéfinir les conditions d'une nouvelle spiritualité collective ne reposant plus sur des valeurs de prédation pour s'affirmer aux yeux des autres, mais sur des valeurs morales et pacifiques comme ce fut le cas durant des siècles par le biais de la religion. Encore une fois, la science en relativisant radicalement les valeurs du bien et du mal a contribué à totalement décrédibiliser le message spirituel de la religion. Ainsi on a jeté le bébé, spirituel et pacifique du message religieux avec l'eau du bain, c'est-à-dire son aspect d'intolérance et de dogmatisme que l'on ne supportait plus et à juste titre. Seulement voilà, on arrive à un point aujourd'hui où en l'absence de tout message à vocation morale auprès des enfants, on assiste à la diffusion d'un nouveau type humain reposant sur de pures valeurs de prédation absolument incompatibles avec la survie de la planète entière. C'est à ce moment de crise qu'il faut se poser la question d'une réforme nécessaire du type humain, si nous ne voulons pas tous périr collectivement. Voilà pourquoi je pleure sur le sort des enfants de ma planète.


samedi 3 décembre 2016

La chute du Français moyen, tel que rêvé par de Gaulle


Il y a effectivement une chance, minime et mince selon moi, que Macron se retrouve au second tour. Fillon peut très bien siphonner petit à petit les voix du FN, comme vote de la colère, et Macron se retrouver du côté du vote de la raison. Effectivement le libéralisme de Macron est tempéré par des garde-fous sociaux et salariaux. Il propose un monde du travail plus flexible, plus simple à gérer pour les entreprises, mais avec la garantie de plus grandes protections sociales et salariales pour les travailleurs, à l'instar de ce qui se fait déjà dans les pays nordiques. C'est ainsi que j'entends le social-libéralisme de Macron, par opposition au libéralisme pur et dur, que l'on pourrait qualifier d'ultralibéralisme, de Fillon. Ce dernier ne propose en échange des concessions accordées aux entrepreneurs et au grand patronat, que de la casse sociale et salariale pour le petit peuple, dont font partie les classes moyennes en voie de déclassement, et le Français moyen en général.
Cela n'en vaudrait la peine qui si Macron était élu contre Fillon. Et si Macron avait, un fois élu, la réelle capacité de redresser le pays. La marginalisation du parti populiste de la colère représenté par le FN, sur l'échiquier politique, ne pourra se faire qu'à la condition du succès d'une éventuelle politique sociale-libérale. Etant donné la conjoncture mondiale, un tel cas de figure me paraît improbable. Ce que je constate partout dans les pays occidentaux, c'est la montée des partis de la colère, populistes, on pourrait dire populaires, mais qui traîne derrière eux des relents de xénophobie. Cette xénophobie est explicable. Elle n'est pas la conséquence comme dans les années 30, d'une idéologie assumée comme le racisme, mais au contraire la conséquence de l'idéologie inverse, l'antiracisme. L'antiracisme empêche tout un chacun, d'éprouver la moindre fierté pour ses racines et ses origines. C'est pour cela que la voix de la colère, se fait désormais contre les conséquences de cette idéologie que l'on nomme antiracisme, et cette idéologie finalement arrange bien le patronat et l'oligarchie.
Car pour le patronat, son armée de réserve est effectivement l'immigré, que l'on nomme par un euphémisme aujourd'hui le "réfugié", ce qui permet de réveiller des sentiments de compassion à son égard, et de faire peu ou prou consensus national. Le patronat en a besoin, c'est conforme à ses intérêts de favoriser le dumping social, la destruction des droits sociaux et du droit du travail : le paradigme de la féodalité capitaliste c'est le XIXème siècle. Et Fillon rêve secrètement d'un retour à cette époque.
L'alignement par la bas pour tout le monde, réfugiés récents de Syrie, Français de souche depuis 1000 ans, tous sur le même pied d'égalité, de serf, au sein d'un système économique économiquement libéral, ultralibéral de façon décomplexé ; c'est le rêve d'un fillon, qui propose ouvertement de faire travailler plus sans faire gagner plus, voire gagner moins.
Pendant ce temps là, la génération des baby boomers demeure dans son paradigme sociétal. Elle gagne globalement des retraites faramineuses, et profite au soleil du fruit, non pas du labeur d'une vie, mais du fruit d'une fête que constitue la vie, car elle voulait, cette génération, que la vie soit une belle fête. Ils ont réussi les baby boomers, mais exclusivement pour eux.
Pendant ce temps là, les bobos, c'est-à-dire les enfants privilégiés des baby boomers, ceux qui ne se mettent pas en colère, car ils ont reçu de papa/maman, la pâtée qui permet d'apaiser, et leur fait ne pas mordre leurs maîtres, qui sont leurs parents. Les bobos donc, continuent à gentrifier leurs lieux de vie, comme le centre des grande métropoles, particulièrement le centre de Paris, dont ils ont exclu surtout les classes moyennes, râleuses, revendicatrices, des Français moyens, toujours susceptibles d'être xénophobes, nationalistes, puants et "sans dents". Les bobos préfèrent par le biais de logements sociaux habilement disséminés, accueillir des membres de la diversité culturelle et ethnique, pour que leur habitus soit conforme à leur idéologie multiculturaliste. Mais tout cela est une construction fragile, qui ne résistera pas à la tempête de l'Histoire.
L'Histoire in fine ne se fait jamais par des catégories de la population, ou bien par des élites, mais par les peuples, et ceci que l'on soit en régime démocratique ou féodal. A mesure d'ailleurs que notre système se rapproche de la féodalité dans les rapports entre les gens, car le libéralisme économique finalement suscite des régimes politiques de plus en plus féodaux dans leur mode de fonctionnement, la colère monte chez le petit peuple, chez le Français moyen. L'oligarchie d'argent, et même intellectuelle, est la féodalité moderne. Quant au petit peuple il a perdu sa liberté, qui consistait en des modes de vie traditionnels et locaux, où il y a avait encore de la solidarité diffuse, qui faisait lien et qui faisait surtout sens entre les gens. Tout cela s'est perdu en 40 ans de libéralisme assumé, qui n'a fait qu'accroître des fractures profondes au sein de la société. Le petit peuple, le Français moyen finalement, tel que rêvé par de Gaulle, non celui caricaturé par Yves Boisset, a perdu sa liberté, et en échange il n'a rien reçu, à part quelques miettes dérisoires issues du plus pur matérialisme. Par contre au sein du petit peuple, des élites ont émergé ça et là, mais elles se sont immédiatement coupées de leurs origines. Effectivement tout quidam qui réussit, qu'il soit de vieille souche ou issu de la diversité, renie immédiatement ses origines, et adhère généralement aux valeurs consuméristes de l'oligarchie. C'est-à-dire la vertu de la féodalité moderne, qui repose sur des valeurs de pure prédation.

Attention je ne tiens pas à être mal interprété, et je ne suis pas ici pour faire la morale à qui que ce soit : le bien et le mal, ainsi que la morale n'existent plus, et je vais expliquer pourquoi. 
Cela me fait du bien de m'exprimer car j'ai longtemps vécu sous influence. sous l'emprise du mal. Donc généralement quand je m'exprime avec un baby boomer, j'éprouve de la colère. Il y a donc un grand malentendu entre cette génération et moi, j'en suis l'incompris... Je sens, lecteur baby boomer que vous allez vous mettre en colère, j'espère même que vous arriverez à vous mettre en colère.
Car la colère, tel Céline, et non l'adhésion au grand tout océanique et maternel, à l'instar de Proust... la colère donc est la source première de toute inspiration chez moi. Une source, que je fais désormais l'effort, de tenter de refouler ; afin de rendre mon discours plus civilisé et plus audible pour le commun des mortels, pour qui une telle souffrance est indicible. C'est pour cela que si vous voulez comprendre, je vous invite à lire le blog sur ma famille, même si j'en ai conscience tout cela relève de la vanité, puisque notre passage sur terre est éphémère et ne troublera pas l'ordre du cosmos.
En tout cas l'avenir de notre société occidentale réside dans la colère des enfants de baby boomers, qui ne savent pas canaliser leur colère contre un ennemi commun, par exemple leurs parents, car malheureusement l'espèce humaine est ainsi faite qu'elle a toujours besoin d'un bouc émissaire. En fait mon cas particulier, a peut-être une valeur universelle, et exprime un sentiment commun à toute une génération, qui n'arrive pas à se le représenter explicitement.
Je voulais dire sous l'emprise du mâle (mal). Le bien et le mal sont des valeurs totalement subjectives, que la toute puissance de la science a contribué à totalement relativiser, donc à décrédibiliser radicalement. Les gens ne se déterminent plus comme dans une société traditionnelle, selon les valeurs de bien et de mal, mais en régime libéral, selon les valeurs de réussite ou de non réussite.
C'est cet étalon qui désormais détermine nos concitoyens, et qui engendre une certaine confusion morale, voire spirituelle selon moi. Cet étalon détermine les conditions de la normalité.
Mais de façon marginale, comme un effet pervers du système, il aboutit à la très large diffusion d'un nouveau type humain, qui s'effectue y compris par le biais des médias, et que l'on nomme pervers narcissique. Ce type humain qui se cache derrière le masque de la normalité c'est-à-dire de la réussite sociale, n'est en réalité pas en accord avec lui-même et plus encore est en réalité proche de la psychose, qu'il combat par la destruction de son prochain c'est à dire de l'altérité dans l'autre homme. Et il semblerait qu'une figure très moderne de ce type humain soit représenté notamment par un Cyril Hanouna, de façon paradigmatique, car c'est le plus emblématique mais loin d'être un cas unique qui a toujours besoin de bouc-émissaires pour se faire mousser (non pas Mousset). Il ne s'agit pas de stigmatiser la personne en question dont je me fous, comme je me fous de son émission vulgaire et racoleuse ; mais de dénoncer le type qu'il représente par le biais des médias et en qui s'identifie malheureusement une part énorme de la jeunesse française, et je le déplore amèrement.




jeudi 1 décembre 2016

Les ravages de l'idéologie antiraciste, aujourd'hui en France


Ce qui est un peu inquiétant en tout cas dans mon bled, c'est la véritable mutation ethnique d'une petite ville bretonne comme Redon en 40 ans. Désormais environ un quart de la population est composé de Turcs, de Tchétchènes assez fraîchement arrivés, qui n'ont pas tous encore la nationalité française. Et très récemment on a eu notre lot de réfugiés syriens dont les enfants ont été immédiatement scolarisés. Je sais qu'il est interdit de dire ça en France, car c'est faire preuve de discrimination raciale que d'évoquer la moindre statistique en la matière : nous sommes tous "Français", telle est la doxa officielle.
Les Français de longue date de peur d'être taxés de racisme ont préféré retirer leurs enfants d'une des quatre principales écoles publiques de Redon, qui est désormais exclusivement composée d'enfants d'origine immigrée de fraîche date. Car en France la mixité sociale cela n'existe pas, c'est un leurre. Les Français de longue date mettent tout simplement leurs enfants dans le privé pour éviter les histoires, et ne pas être taxés de racisme... Le pays ne s'aime plus et il a décidé de capituler, peut-être de se soumettre : là est peut-être l'esprit de capitulation propre au pétainisme auquel la génération des enfants des baby boomers a peut-être décidé d'adhérer. Le rôle des instits est désormais de faire une place à nos nouveaux concitoyens, par une sorte de réflexe pavlovien antiraciste. La plupart de mes collègues sont enthousiastes et fiers dans cette tâche, sinon ils iraient dans le privé qu'ils exècrent pour la plupart. Tout comme les logements sociaux profitent principalement aux immigrés migrants et réfugiés, peut-être que dans peu de temps l'école publique sera le bastion à conquérir des Français de fraîche date. Les Français de longue date qui en auront les moyens se tourneront en masse vers le privé, pour éviter les histoires et de crainte d'être taxés de racisme.
Mais bien sûr, Emmanuel Mousset est le seul à avoir tout compris, et il est certainement beaucoup plus intelligent que Fillon ou Badiou, qui ont des pensées subjectives. Alors que lui philosophe de Saint-Quentin est la garant de la vérité objective.
Ceci dit je crois que Philippe se trompe sur Fillon. Le problème de Fillon n'est pas du tout celui du petit peuple français et il ne s'intéresse qu'aux intérêts du patronat. Le patronat vise à rendre plus pauvres les classes populaires et les classes moyennes et plus riches les déjà très riches, suivant la logique propre du libéralisme. Fillon est avant tout un pur libéral qui entend faire jouer à fond la loi du marché sans aucune régulation. Il prône un retour à une société proche du XIXème siècle, où les salariés ne bénéficiaient d'aucune protection sociale et d'un droit du travail inexistant.
Il fera selon moi strictement la même chose pour les flux de populations, sachant que l'immigration massive favorise le dumping social, et Fillon me semble être un champion du dumping social, j'en suis même sûr. Puisque le dumping social ne fait qu'accroître la puissance de l'oligarchie. L'immigration aura été une bénédiction pour le patronat, elle lui aura permis de détruire la gauche qui n'arrive pas à se sortir du bourbier idéologique de l'antiracisme, idéologie qui aura fini par avoir raison des droits des travailleurs. Idéologie au nom de laquelle on préfère faire une place au réfugié (paradigme moderne et larmoyant de l'immigré), plutôt que de défendre les droits des plus fragiles des Français de longue date. Selon cette logique de nivellement vers le bas les Français de longue date n'auront pas à avoir plus de droits en matière de droit du travail notamment que les plus récents réfugiés : le nivellement vers le bas pourra donc se faire avec Fillon au nom de l'équité avec nos concitoyens de fraîche date, et au nom de l'antiracisme. Bien sûr chez Fillon cette utilisation du thème de l'antiracisme se fera de manière sous-jacente et non explicite. Mais il ne remettra pas en question le consensus commun du petit peuple de gauche qui résiste mais qui se trompe de combat, et qui est l'antiracisme. Il jouera à fond cyniquement de ce thème pour faire taire les derniers réfractaires et imposer l'idéologie libérale, c'est-à-dire renforcer les droits du patronat et de l'oligarchie financière pour détruire définitivement la classe moyenne et ses revendications. Pour conclure l'idéologie de l'antiracisme, finalement fait le jeu du patronat.
Et si l'idéologie de l'antiracisme était un préjugé au même titre que le racisme, avec des conséquences presque aussi dangereuses ? Et si l'antiracisme était une idéologie non pas aussi dangereuse que le racisme mais presque, avec l'envahissement consenti et progressif du pays France sans aucune forme de résistance, mais avec le consentement de la plupart de ses habitants au nom de cette idée, généreuse en apparence porteuse de nihilisme en réalité ?




mercredi 30 novembre 2016

De Gaulle ou Pétain pour demain ?


Mai 68 ne fut pas seulement une petite révolte d'étudiants, mais une révolution idéologique qui a permis le remplacement des anciennes élites plutôt conservatrices, d'origine catholique, et qui commençaient à avoir une sérieuse odeur de moisi, par de nouvelles élites plus modernes, cosmopolites justement, beaucoup plus ouvertes sur le monde. Là où le bât blesse, c'est que leur idéologie initiale à base de marxisme, de marxisme-léninisme, de maoïsme a très vite selon le principe de réalité, pris une orientation clairement libérale. Selon les principes de la doctrine économique anglaise qui a désormais 300 ans, environ. Cette révolution aussi a permis à une génération, celle des baby boomers, de prendre les rênes du pouvoir idéologique. Avec mai 68, la jeunesse étudiante a "tué le père" collectivement, assez lâchement, sans coup férir. Avec le tournant libéral de 1983, cette génération a décidé de garder tout pour elle et de ne pas transmettre à ses enfants, sans coup férir, collectivement et assez lâchement. Aujourd'hui même, en dehors de la génération du baby boom, qui a entre 55 et 75 ans désormais, aucune autre génération n'est audible de façon idéologique. On pourrait dire que la génération des baby boomers, fait inédit dans l'Histoire de l'humanité, a tué le père et qu'ensuite elle a "tué le fils (ou la fille)". Ce qui explique la situation inextricable dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui.
C'est bien lorsque les voix et les aspirations d'une société sont étouffées, que telle une cocotte minute sous pression, elle peut exploser et aboutir au totalitarisme, ou tout au moins une servitude volontaire accepté par consensus, pour que la société ne sombre pas dans la plus totale anarchie. Je le dis je le répète, la génération des baby boomers passera au tribunal de l'Histoire, ou alors il n'y aura peut-être tout simplement plus d'Histoire. Que se passera-t-il lorsque les hommes troncs des médias, qui représentent la génération du baby boom depuis plus de 40 ans, auront disparu ? Que se passera-t-il lorsque la génération des enfants des baby boomers sera livrée à elle-même, et à sa propre incurie morale, intellectuelle et spirituelle ? La seule solution pour une génération de faire entendre sa voix, c'est généralement de faire revivre les valeurs de celle de ses grands parents, c'est-à-dire de la génération antérieure à celle qui l'a directement engendrée. Or la génération des parents des baby boomers a été étouffée sous la honte de la suspicion de collaboration, voire de l'extermination en Allemagne. Seuls les Nord-Américains, les Anglais et les Russes peuvent faire désormais revivre aujourd'hui, les valeurs de leurs grands parents sans en éprouver de la honte. En faisant le choix soit de quitter l'Union pour la Grande-Bretagne, renouant avec le vieux réflexe de résistance à l'Allemagne nazie. Soit pour les Russes et les Nord-Américains, de faire le choix d'"hommes forts" pour les gouverner. En Allemagne, les jeunes générations renouent avec une hégémonie sur l'Europe par le biais de l'économie, faisant fi de la culpabilité et de la honte. En France les enfants des baby boomers vivent totalement sous leur emprise néfaste et délétère. Notre génération vit sous influence du bon vouloir de ses parents, qui généralement continuent à jouir pleinement et à vivre comme si ils avaient toujours 20 ans. La question qui se pose est : la génération des enfants des baby-boomers en France renouera-t-elle avec l'esprit de capitulation propre au pétainisme ? Ou fera-t-elle le choix de la fierté, de la résistance, et du gaullisme ?

Un repas suffira-t-il à réconcilier tout ce que compte de discordes, le PS ?


Emmanuel Mousset dit que c'est un repas dans un cadre solennel qui aurait réussi à désamorcer le conflit à la tète de l'exécutif, entre le chef de l'Etat et son premier ministre. Mais c'est un leurre. Moi je dis serment d'ivrognes... à la première occasion en réalité, ces deux là qui ne se font plus confiance, se chamailleront à nouveau. Non il n'y a plus rien à sauver, le bateau prend l'eau de toute part, et la source du mal remonte à 1983, lorsque la gauche a trahi ses idéaux initiaux pour se rallier à l'idéologie libérale, semant la confusion au sein même de ses rangs. Le message de la gauche socialiste est devenu à ce moment là inaudible pour ses électeurs, mais plus grave encore parmi ses cadres dirigeants. Depuis le fossé ne cesse de se creuser entre les différentes sensibilités de la gauche et du PS, jusqu'à atteindre aujourd'hui un point de non retour. Et ce n'est pas un simple repas à l'Elysée, dérisoire tentative de réconciliation, qui apaisera ou résoudra le problème. On avait cru avec Lionel Jospin, à la "gauche plurielle", en ce temps là, le premier ministre et son gouvernement étaient encore crédibles, le concept même de "gauche plurielle" avait du charme, on avait envie d'y adhérer. Il était représenté par des hommes, mais aussi par beaucoup de femmes, ce qui lui donnait une supériorité morale et spirituelle, sur les gouvernements de droite essentiellement composés d'hommes. Quand il y avait des femmes, à droite, elles étaient là pour servir de faire valoir, et faisaient en réalité office de potiches comme les fameuses "jupettes", du gouvernement Juppé. Mais aujourd'hui le PS ne donne plus envie de rien, le spectacle de son incurie, engendre au mieux un vague sentiment de pitié, et pour la France et son peuple, on redoute un genre de catastrophe diffuse. Tout le monde croise les doigts et se dit, "pourvu qu'il n'y ait pas un nouvel attentat", qui abîmerait encore un peu plus la cohésion nationale. Le gouvernement de Manuel Valls, placé sous l'autorité de François Hollande, n'a désormais plus totalement la maîtrise de son destin, et dépend dans une large mesure, des circonstances extérieures pour assurer sa cohésion en son sein, et sa crédibilité aux yeux de l'opinion publique. Aujourd'hui on assiste au contre coup à la tête de l'exécutif, de toute la tension accumulée pendant plus de quatre ans d'exercice du pouvoir, exercice qui ne fut pas de tout repos, rendu ardu par les chiffres du chômage, le déchirement encore accru du tissu social, et les attentats.
Fillon compte résoudre le problème par la méthode brutale : une cure d'austérité qui ne va faire qu'amplifier les antagonismes profonds de la société française, en augmentant les inégalités, en rendant encore un peu plus pauvres, les pauvres et les classes moyennes. En rendant encore un peu plus riches, les déjà privilégiés du système, mais qui en réclament toujours plus au nom de la compétitivité. En excluant de toute vie sociale et professionnelle, un nombre toujours grandissant de Français, ou au mieux, les remettant sur les rails de la vie active, mais dans des conditions non épanouissantes, de quasi esclavage social et professionnel : ce n'est pas comme cela que l'on apaisera la société française, qui en a pourtant grand besoin. 
Il faut bien voir que le libéralisme fut toujours un moteur brutal d'accroissement des inégalités, et qu'il fut toujours tempéré par des logiques de grands travaux et de redistribution sociale keynésiennes, ce dernier modèle est aujourd'hui en panne, particulièrement en France. Tout le monde l'appelle de ses vœux, au moins aux Etats-Unis, pour qu'il fasse tâche d'huile sur l'ensemble des autres pays occidentaux, mais rien n'est encore acquis outre-Atlantique. Peut-on faire confiance à ce "clown", tel que le définit Robert de Niro ?
Pour revenir à notre sujet, d'une certaine façon, Manuel Valls a pété un plomb, c'est le contre coup de l'exercice du pouvoir dans des conditions très difficiles. Il doit se rendre compte avec le peu de recul d'un dérisoire repas plus ou moins officiel, de la taille de sa boulette, qui n'est pas petite.
Le cosmopolitisme est-il en mesure de sauver la France aujourd'hui ? Il s'agit d'une idéologie à ne pas confondre avec la mondialisation. Alors que le cosmopolitisme a quelque chose de spirituel, la mondialisation est plus de l'ordre du matérialisme. La question est : est-ce le matérialisme ou le travail de l'esprit qui nous sauvera ? comme Emmanuel Mousset je penche pour les forces de l'esprit, mais je mets un bémol à l'idéologie du cosmopolitisme.
A Emmanuel Mousset, je dis : "Tu es un "cosmopolite" de pacotille qui n'a jamais mis les pieds hors de chez lui, sauf pour aller aux Etats-Unis, ou en Afrique corriger des copies du Bac, au cours d'un voyage mémorable qui nous fut relaté sur ce blog".
Le cosmopolitisme ne se décrète pas, il s'éprouve. Tout le monde connaît le peuple qui peut se prévaloir du cosmopolitisme structurellement et non de façon contingente. Cela indique-t-il une soumission à l'idéologie dominante de ce peuple, ou bien Emmanuel Mousset est-il encore un peu de "chez nous", ou bien encore l'avons-nous totalement perdu ? Pour information ma fille aînée est une représentante de ce peuple cosmopolite que moi aussi j'admire. Elle est une "élue" au sens spirituel de ce peuple, et elle en a des traits caractéristiques de l'élection, déjà ! Alors qu'elle est encore très jeune. Mais sans tomber dans l'adoration et le fanatisme pour "eux", dont ils sont finalement les premières victimes.
La question existentielle qu'il faut se poser est : faut-il valider inconditionnellement cette spiritualité de l'élection, exacerbé par la blessure infligée par la Shoah, mais qui reste un événement relatif finalement et ne sera jamais de l'ordre de l'absolu (sauf si l'on est un croyant, car l'absolu est de l'ordre du sacré) ? Car méfions-nous de l'absolu, qui n'existe pas en ce bas monde, et engendre toujours des crimes en son nom. Ou bien faut il garder par devers soi un esprit critique et de scepticisme vis à vis de cette spiritualité de l'élection, pour leur propre bien à "eux". Tout le monde sait qu'Emmanuel Mousset a eu son concours de professeur de philosophie, en raison de cette dévotion, non empreinte du moindre esprit critique ni de scepticisme.
Quand comprendra-t-il que cette spiritualité de l'élection se retourne désormais contre "eux", car elle les rend exposés, et donc vulnérable aux attaques. Ce qu'a génialement compris, je pense, un Zemmour. Ne l'oublie pas Emmanuel Mousset, "la laideur conserve"...


lundi 28 novembre 2016

Il n'y aura pas de second tour Macron/Fillon


Emmanuel Mousset fait mine de découvrir avec une naïveté feinte, ou bien nous prend-il pour des imbéciles... que les hommes ne sont pas si raisonnables que ça ! Il s’en étonne, comme il s’étonne que certains soient nationalistes et non européistes. Comme si les européistes le faisaient par raison et non pour défendre des intérêts particuliers et souvent non avouables, qui ont principalement pour racine, le sexe et l’argent en particulier, et la course aux plaisirs en général. La plupart gens ont aujourd’hui la tête dans le guidon, ils souffrent de leurs conditions de travail, ils souffrent de leurs faibles salaires, ils souffrent de la compétition sur le lieu de travail, de l’absence de solidarité entre travailleurs. Emmanuel Mousset, cerise sur le gâteau de la mauvaise foi, leur demande de réfléchir, et de faire preuve de raison ! Or c’est bien l’aspect libéral de la société, qui encourage la déculturation généralisée, qui favorise les réflexes pulsionnels, en lieu et place des actes raisonnés. Qu’est ce que l’Europe a donné aux gens pour l’instant... rien ? L’Europe est un monstre bureaucratique abstrait, qui profite à une minuscule oligarchie d’argent. Emmanuel répondra : "tu n’as qu’à être un oligarque bourré de fric comme tout le monde, ou un philosophe comme moi, qui se passe très bien de sexe et d’argent et qui trouve son plaisir dans l’obéissance à la partie influente de la génération des baby-boomers". L’Europe de Bruxelles telle que définit selon les accords de Maastricht, puis le traité de Lisbonne, ne génère aucune culture, aucunes valeurs, susceptibles de faire sens. Comment les gens pourraient-il adhérer à un tel monstre froid, et n’est il pas normal qu’ils se retournent par réflexe à ce qui fait sens dans leur vie : leur famille, leur proches, leur ville, leur région, leur pays, qu’ils voient tous les jours se dénaturer un peu plus, sous les coups de boutoir du libéralisme économique (est-il besoin de dire toujours "ultralibéralisme", il n'y a qu'un seul libéralisme dont les racines ont environ 300 ans, et qui sont anglaises). Et Emmanuel Mousset en donneur de leçon nous demande de garder notre sang froid. Ce dont les gens manquent et qui explique des phénomènes comme le "burn out", ce n’est même pas la fatigue au travail ou la compétition avec les autres, mais c’est l’absence de sens, le sentiment d’absurdité, induit par le monde contemporain. Or l’Europe pour l’instant est bien un monstre absurde, qui n’a pas de sens, contrairement à la culture, ou la notion de République qui elles, sont vectrices de sens et sont liées à l’Histoire. Or depuis 40 ans l’oligarchie a entrepris un lavage de cerveau généralisé, notamment par le biais de l’école, afin que les gens perdent toutes leurs valeurs ancestrales. Avec la destruction de l'enseignement de l'Histoire de France, et l'attachement à des valeurs Ex nihilo que l’on tente de leur imposer de l’extérieur : comme l'amour du réfugié, avant l'amour de soi.
Non il n’y aura pas un second tour Macron/Fillon, et dieu merci ! Car contrairement aux vœux d'Emmanuel Kant (encore un Emmanuel !) ; le monde n’est pas gouverné par la raison mais par les instincts de l’animal appelé Homme, dont la raison est l'un des multiples aspects, mais non exclusif, loin de là. La volonté d’hégémonie absolue de la raison par Kant notamment, a abouti je pense en Allemagne à un pétage de plombs collectif, et finalement à une absurdité comme le nazisme. La raison pure... c’est beaucoup trop de douleurs pour le commun des mortels, et cela exige même le sacrifice de la plupart des gens qui en sont exclus. A la fin la raison elle-même, et la pression énorme et inhumaine, qu'elle engendre sur le comportement du mammifère appelé Homme, génère des monstruosités comme les génocides. Alors qu’Emmanuel Mousset ne vienne pas se réclamer de la raison, du Siècle des Lumières, on nous a déjà fait le coup ! Et l'on voit le résultat aujourd’hui : le monde est plus utilitariste et plus laid que jamais, il souffre d’un déficit d’art et de beauté, uniquement préoccupé de l’aspect utilitaire des choses et non de leur aspect esthétique. "La laideur conserve !", m’avait dit un étudiant en philosophie, un rien hurluberlu de la Sorbonne... comme il avait raison ! Or aujourd’hui seuls les bobos ont reçu l’éducation qui leur permet d’avoir une ouverture sur l'art, et vivent dans des villes gentrifiées, dont Paris est le modèle idéal typique (ville soi-disant de gauche ...), d’où ont été chassées les classes populaires et moyennes. Ils voudraient que le monde soit à leur image, exclusif, débarrassé des Français "xénophobes", nationalistes, "sans dents" et puants. Mais cela ne se passera pas comme ça ! J’espère un sursaut en 2017, que ce soit du côté de Mélenchon, toujours sympathique quand il ferme son caquet à Cohn-Bendit en pleine soirée du second tour des primaires de droite. Mais plus probablement du côté d'un parti populiste, que je qualifierais de populaire, mais qui puise ses racines dans une idéologie dangereuse d’extrême-droite, même si il prétend s’en être totalement affranchie, et se réclame désormais du gaullisme.  
Même à l’école pour des élèves de primaire, les activités s’enfoncent dans une abstraction de plus en plus opaque et qui fait difficilement sens, pour des enfants. La stratégie de l'idéologie dominante, est aussi de rendre le monde opaque et compliqué en apparence, afin de légitimer son caractère exclusif et discriminant pour les simples et les pauvres... alors qu’au fond il est si simple... 
Ils ont tout le fric et le sexe qui va avec pour eux, ont-ils l’amour ? Pas sûr ! Les loups entre eux ne s'encombrent pas de sentiments, la course aux plaisirs est une ascèse des sentiments humains, jusqu'à la notion d'attachement maternel, qui lui est sacrifiée.                                                                                     
                                                                            
                                                                          

Ce que l'on doit retenir du vote filloniste


A force de faire copain-copain avec les idées libérales de la droite classique, le PS s'est cramé lui-même et aujourd'hui il se déchire, il est "éparpillé façon puzzle". Ce sont les conséquences de la politique de Mitterrand, plutôt que de tenter le coup de la rupture, il s'est aligné essentiellement idéologiquement sur son modèle d'outre-Atlantique. La France n'est définitivement plus une grande puissance, mais une puissance mineure sous protectorat américain, et cela de façon très nette depuis 1983. Paradoxalement ce sont les Nord-Américains eux mêmes qui ont fait preuve de rupture avec l'establishment en votant Trump aux dernières élections. Prouvant plus généralement, que le petit peuple des pays occidentaux, est exténué par 40 ans d'ultralibéralisme. On peut parler des ravages de l'ultralibéralisme, et ceux-là même qui en furent les plus ardents promoteurs en reviennent aujourd'hui, en choisissant la rupture. Pendant ce temps là en France, le prêt à penser idéologique va tout faire pour porter au pouvoir, un fervent apôtre de l'ultralibéralisme, 38 ans après Thatcher. Selon Fillon, parce que le boulot de réformes, c'est-à-dire en réalité de casse sociale tous azimut, n'a pas été fait en France. Sous entendant : "Français, le boulot n'ayant pas été correctement fait vous allez en baver, et pour ce faire je serais épaulé par tout ce que le pays compte de têtes pensantes, par consensus commun. Vous n'aurez pas le droit tout de suite, ni jamais, à la rupture avec le prêt à penser idéologique, comme vos petits camarades nord-américains, qui ont eu le courage de faire ce choix de rupture, car vous... vous êtes des lâches, des "couilles molles" efféminées et méprisables (dixit Zemmour). Français n'oubliez pas que vous furent très souvent des veaux dans la période historique récente, et même plutôt majoritairement des collabos durant la seconde guerre mondiale. Il est donc normal que l'oligarchie à laquelle j'appartiens et qui vous gouverne, vous méprise, et ne tienne jamais compte de vos aspirations profondes. On ne vous fait plus confiance, vous ne vous faites plus confiance vous mêmes, depuis l'épisode Pétain, et vous préférez vous en remettre à une oligarchie de pensée et financière, pour tracer la voie de votre destin. N'oubliez pas que la soi-disant "rupture" que je vous propose, moi François Fillon, n'est qu'un retour de 38 ans en arrière, aux pires heures du thatchérisme."
Le risque d'une tel mode de pensée de soumission (dixit Houellebecq) ? Passer du statut d'un des peuples les plus enviés de la planète, hier, à un peuple méprisé, aujourd'hui mais bien moins que demain, où l'on vient du monde entier pour s'essuyer les pieds dessus. Tout ce que l'on compte de têtes pensantes en France, parmi lesquelles notre ami philosophe, Emmanuel Mousset, va désormais se liguer comme un seul homme, pour "faire barrage au FN", et choisir comme poulain idéologique François Fillon.

Pour conclure, l'Histoire retiendra, si un jour il y a un procès de l'époque actuelle, que le peuple français fut un peuple faible et veule, qui ne mérite aucune compassion, dixit Nietzsche...

samedi 26 novembre 2016

Fidel Castro est mort


Moi, l'adversaire des baby boomers : ""Fidel Castro"... je croyais que c'était une marque de cigares... non c'est pas vrai, je blague. Où l'on voit que le communisme partant sur des principes erronés, comme la bonté naturelle de l'espèce humaine, ne pouvait aboutir qu'à l'échec, où plutôt que le communisme est parti de la vision de l'homme livrée par la religion, coupée de toute référence à son animalité. Qu'un modèle comme le libéralisme soit plus conforme à notre nature de prédateur dans la chaîne alimentaire des espèces animales... et même que l'Homme constitue le prédateur absolu, qui pourrait manger le lion ou le grand requin blanc, si tel était son caprice, ce dont certains pervers ne doivent pas se priver... cela constitue désormais une évidence.
Où l'on voit aussi que le libéralisme économique va nous mener à une ruine finale bien pire que celle qui fut celle du communisme. Car le risque d'un système comme le libéralisme, c'est que plus rien ne puisse renaître de ses cendre. Effectivement une planète Terre totalement saccagée et rendue non viable, par la nature prédatrice de l'homme et d'une idéologie clamant qu'il n'existe pas d'autres alternatives, fondées sur d'autres valeurs que celle de la rapacité et de la course au profit à tout prix, est de plus en plus crédible.
Il faut garder l'espoir que d'autres alternatives sont possibles."

Le philosophe inféodé à l'idéologie des baby boomers : "Le communisme, c'est l'échec et le libéralisme, c'est pire : ok, admettons, mais on fait quoi ? La politique ne vit pas d'espoir mais de réalité. Les "autres alternatives", c'est quoi ? Allez, raconte, j'ai envie de lire un nouveau roman."

L'adversaire des baby boomers : "Tu as bien compris que je n'aime pas les baby boomers, leur idéologie qui dégouline de bons sentiments, et leur cynisme concernant leur vie privée, du genre "faites ce que je dis pas ce que je fais". Ce que je prône politiquement ce n'est pas la réforme, mais la rupture avec cette idéologie délétère. J'ai déjà expliqué les ravages de cette idéologie antiraciste, multiculturaliste, "droitdel'hommiste" et bla bla bla... qui notamment en réalité ne respecte pas réellement les musulmans, mais feint de les accueillir à bras ouvert, après avoir détruit leurs pays d'origine. Je n'aime pas quand une génération utilise la chance historique qu'elle a eu, pour finalement flatter les instincts les plus bas de l'espèce humaine et abolir toute forme de morale dans l'éducation des enfants notamment. Résultat, la génération des enfants des baby boomers, lui est soumise idéologiquement. Les baby boomers ont gardé pour eux tout le prestige et le charisme, laissant des miettes à leurs enfants.
Pour ce qui est des relations extérieures, les baby boomers se sont mal comportés, en intervenant souvent de façon intempestive dans les pays musulmans, au nom des droits de l'Homme : mais les musulmans ne sont-ils pas des "Hommes", parce que leur religion vivante spirituellement, contrairement à la nôtre, ne serait pas conforme aux "droits de l'Homme", tels que définis par l'Histoire occidentale ? Dans les médias, ils continuent une entreprise de démolition idéologique de leurs adversaires. Bref ils ont la mainmise sur tout, leur pouvoir s'apparente à une forme de totalitarisme. Leurs enfants vivent dans un monde du travail sérieusement sclérosé du fait de leurs parents, et pendant ce temps là cyniquement, ces derniers profitent majoritairement de leurs retraites au soleil, quand ils ne se livrent pas explicitement au tourisme sexuel. Mieux vaut ne pas les connaître de trop près pour les admirer, comme cela semble être ton cas.
Si l'être humain, quand il a tout pouvoir, toute liberté, toutes opportunités de rendre le monde meilleur, se livre en réalité à un tel saccage de la planète, de la nature, des espèces animales, de l'altérité humaine, et pour finir de ses propres enfants. Je m'interroge si il ne serait pas judicieux de brider d'une façon ou d'une autre, la toute puissance de l'Homme, pour son propre bien, par la morale. Alors que je le sais les baby boomers revendiquent l'impureté et l'amoralisme, quand ce n'est pas un immoralisme clairement assumé. Bienvenu en 2016, la vague des baby boomers, car c'est une vague, un tsunami, n'a porté aucun fruit, et ne laisse que la ruine et le chaos à la génération de ses enfants. Et à tous les autres peuples de la planète, qui ne sont pas occidentaux, à qui l'on a mis une machine à calculer dans la tête, en lieu et place de leurs cultures ancestrales.   
Comme les baby boomers influents sont tous issus du même sérail idéologique, ils ont tous reçu une formation d'extrême-gauche dans leur jeunesse, et ils pratiquent tous une forme de terrorisme intellectuel à l'encontre de leurs adversaires, à défaut d'avoir eu le courage de mettre réellement des bombes, là où il le fallait et quand il le fallait, pour faire s'effondrer le pouvoir pompidolien puis giscardien, qu'ils vomissaient. Ce terrorisme intellectuel sert désormais à ostraciser leurs adversaires politiques qui représenteraient d'autres intérêts que les leurs (celui des baby boomers). Il leur sert aussi à véhiculer la pire idéologie économique qui soit : le libéralisme, et s'assurent par leur matraquage idéologique, que l'idée libérale fasse consensus. Fillon sera bientôt leur poulain pour "faire barrage au FN", et bien sûr tu seras le premier à tomber dans le panneau."


Fillon est-il un "salaud" ?


Juppé et Fillon font semblant d'être sérieux et d'adhérer au réel, pour nous faire croire que ce réel d'origine néolibérale est le seul réel possible, et qu'il fasse consensus, ils cautionnent donc la brutalité de notre époque. Ce sont deux obsédés de la "croissance" et de la "baisse des dépenses publiques". Fillon essayera de sabrer au maximum les plus fragiles et les plus modestes, par ses réformes brutales et extravagantes, consistant à faire travailler plus les fonctionnaire, sans les payer plus en compensation, et il supprimera la plupart des remboursements de la sécurité sociale. Fillon est une véritable brute néolibérale, le pire de son espèce et de son camp.
Cela est dur à comprendre que ce qu'il nous propose... caché derrière le masque de l'esprit de sérieux, alors qu'il ne s'agit que de cruauté à l'égard des plus faibles, qui constitue au fond peut-être son véritable moteur existentiel... n'est qu'une alternative possible... un possible contingent et non nécessaire comme il voudrait nous le faire croire. Le salaud disait Sartre, c'est celui qui arrive à nous faire croire que sa présence et ses idées sont indispensables, donc les seules possibles et nécessaires : le "salaud" c'est souvent le chef. Je mets le terme entre guillemets, car il s'agit d'un concept sartrien et non d'une vulgaire insulte.
Il veut que par consensus nous adhérions aux valeurs de l'ultra libéralisme, et que de ce consensus en trompe-l’œil, qui nous est imposé notamment aussi par la doxa médiatique, c'est-à-dire le matraquage idéologique des médias dont il est partie prenante, sorte la légitimation, ou la caution morale de ses réformes absurdes.
Or contrairement à ce qu'on voudrait nous faire croire, il existe d'autres alternatives fondées sur d'autres valeurs que celle de la rapacité, et de la course au profit à tout prix. Notre paradigme de société est absurde, féroce, médiocre et futile. Il est basé sur notre cerveau reptilien, c'est-à-dire la partie prédatrice de la nature humaine, or il n'est pas interdit d'espérer que la nature humaine soit aussi autre chose, et ne soit pas exclusivement prédatrice. Alors que c'est notre type d'organisation sociale qui encourage les instincts les plus fauves. 
Si par malheur il était élu, le pays connaîtrait une violence sociale comme il n'y en a jamais eu en France depuis bien longtemps, qui s'exprimera par des conflits sociaux et des violences urbaines ou même rurales sporadiques, mais d'une rare ampleur. Fillon ne fera jamais consensus de par sa brutalité, et il clivera encore bien plus le pays. Pendant ce temps les baby boomers continueront leurs voyages à l'autre bout du monde, les attentats terroristes continueront à faire couler le sang, l'oligarchie de travail, c'est-à-dire le grand patronat, appellera toujours plus de main d'œuvre d'Afrique et du Moyen Orient, pour casser le droit du travail et favoriser le dumping social.
Mais ce sera la même chose avec Macron, car la différence entre les deux n'est pas de nature, mais de degrés. Or c'est une rupture avec le paradigme libéral qu'il nous faudrait, si nous voulons sauver la planète et rétablir de la justice sociale. Peut-être même une rupture avec le paradigme individualiste et subjectif de la métaphysique occidentale, dont la bourgeoisie occidentale en tout cas n'a voulu retenir que le côté individualiste au détriment de toute intersubjectivité.


vendredi 25 novembre 2016

Juppé ou Fillon ?


Juppé et Fillon sont deux baby boomers de droite. Un baby boomer de droite c’est un mélange improbable de gaullisme et d’esprit de mai 68, bref cela ne ressemble pas à grand-chose. Tous les deux sont des libéraux, sur le plan économique, conservateurs sur les problèmes sociétaux : libéraux-conservateurs donc. Sachant que la plupart des baby boomers sont désormais à la retraite avec des pensions plus que confortables, et en profitent pour faire le tour du monde, ou plus prosaïquement du tourisme sexuel, quel intérêt y aurait-il à élire encore un baby boomer à la tête du pays, défendant les intérêts d'une génération globalement corrompue et désormais inactive ?
Dans la génération des enfants des baby boomers, c’est-à-dire de ceux qui sont actifs dans la société, et pour le dire crûment qui « en chient » des excès de leurs parents, je vois Arnaud Montebourg, social... c'est-à-dire favorable à la répartition des richesses, et contre l'enrichissement immodéré et sans limite de l'oligarchie financière... et libertaire sur les questions sociétales. Et encore à gauche, Emmanuel Macron libéral-libertaire. A droite, je vois Marine Le Pen et Florian Philippot sociaux-conservateurs, ces deux derniers ne faisant qu’un et formant un couple idéologique social-conservateur. Alors que Marion Maréchal Le Pen serait davantage libérale-conservatrice, mais pour l'instant cette jeune femme n'est pas réellement encore dans le coup. C’est donc entre ces trois choix possibles : social-libertaire (Montebourg), ou libéral-libertaire (Macron), ou encore social-conservateur (Le Pen-Philippot), que selon moi les Français devraient se déterminer. Sinon élire encore un baby boomer, ce serait conforter l’intérêt des retraités, c'est-à-dire que l’on bosse toujours plus dur et se sacrifie pour payer leurs plus que confortables pensions. C’est-à-dire pour qu’ils aillent s’éclater en Thaïlande ou aux Antilles, pendant que leurs enfants (dont je fais partie), subissent de plein fouet : chômage ; explosion des inégalités salariales ; mise en concurrence des salariés vers le moins disant salarial et social ou dumping social ; emplois précaires ; insécurité dans les quartiers que l’on nomme les territoires perdus de la République ; abandon des principes qui faisaient l’école de la République, que l'on peut appeler, destruction de l’école ; renforcement de l’oligarchie d’argent ; affaiblissement de l’élite intellectuelle correspondant aux intérêts des enfants des baby boomers... donc non représentation des enfants des baby boomers dans l’espace culturel français, si ce n’est sous une forme caricaturale, dans l’espace télévisuel notamment.
Donc pour résumer, si vous voulez que cela continue comme ça, c'est-à-dire que le monde soit à deux vitesses au niveau des générations, entre baby boomers et leurs enfants. Mais aussi à deux vitesses dans la génération des enfants des baby boomers, entre hyper riches et hyper misérables et méprisés, selon la logique inégalitaire et néolibérale qui prévaut depuis 40 ans, votez Juppé ou plus probablement Fillon, en mai 2017, au deuxième tour des présidentielles. Avec le chantage  au fascisme qui sera probablement fait à ceux qui se déterminent à un autre choix plus conforme à leurs intérêts selon moi. Tout comme le petit peuple d'Amérique du Nord a eu le courage de faire un choix conforme à ses intérêts, en votant Trump, malgré le chantage au fascisme qui fut exercé à son encontre.
Là Emmanuel Mousset jouera certainement à fond, son rôle d’idiot utile des intérêts de la génération des baby boomers, d'avantage finalement que celui des intérêts de l’oligarchie d’argent, puisque l'argent ne l'intéresse pas. Mais il ne voit pas ou feint de ne pas voir, que les intérêts des deux sont très souvent liés dans la réalité. Car ne rêvons pas, il me paraît hautement improbable que Montebourg ou Macron arrivent au second tour des présidentielles, et si par le plus grand des hasards c’était le cas pour Montebourg, j’inviterais alors avec bonne conscience les lecteurs de ce blog à voter Montebourg, et son engagement pour le néo-gaullisme de gauche. 
Car il évident que voter pour un parti dont l’ostracisation fait partie de la stratégie politique des autres partis, donne mauvaise conscience. 
Sachant aussi que la hiérarchisation de la société que l’on connaît, et dont Emmanuel Mousset est un des nombreux chiens de garde, permet aux fort de se mettre à l’abris des faibles, et les beaux de se mettre à l’abris des laids ou encore ceux qui sentent bon de ceux qui puent, et pour finir ceux qui ont des dents des sans dents etc.
Sachant aussi que l’arrivée au pouvoir du FN serait susceptible de remettre en cause les vieilles hiérarchies, notamment entre baby boomers et enfant de baby boomers qui leur sont soumis, et bien inférieurs sur le plan du charisme. Et aussi entre aristocratie financière et fonctionnaires miséreux notamment : comme le montre de façon paradigmatique et spectaculaire, l'exemple de la Silicon Valley, comme possible modèle idéal typique d'une société du futur cauchemardesque. Ou encore entre classe moyenne et hyper classe. Ou bien encore entre aristocratie intellectuelle des baby boomers, et leurs enfants déculturés et biberonnés à l’image et aux jeux vidéos notamment.
Quel notable relativement influent de province prendrait le risque que sa position de domination culturelle, soit remise en question par un gouvernement ne mettant plus l’intérêt des baby boomers en premier, mais celui de leurs enfants ?
Je n’ai pas non plus sur ce blog envie de porter le costard du facho de service, que l’on encourage à assumer ce rôle, par lâcheté soi-même de ne pas ouvertement afficher sa couleur politique et d’assumer les conséquences qui en découlent... en préférant se cacher comme dans une salle de classe, derrière la tête de turc du prof, mais qui lui rentre ouvertement dedans.
Le surmoi, la censure et les tabous imposés par la génération des baby boomers sur leurs enfants, interdit à la plupart de ces derniers, fanatisés à l’antiracisme et au multiculturalisme, d’envisager ne serait que l’éventualité d’une option sociale-conservatrice.
Pour ma part je me définis comme un social-conservateur, mais qui se sent plus proche d'un de Gaulle que d'un Philippot. Et donc s'éprouvant plus proche de l'original à l'attitude aristocratique, que de la copie clairement petite-bourgeoise.