lundi 25 mars 2019

La loi Blanquer et la répression policière



Et dans le sillage de la macronie : la loi Blanquer. Si même des bambins et des profs sont capables de comprendre qu'il faut fermer sa gueule et marcher à l'ombre en Macronie, comment se fait-il qu'une mamie de 73 ans, sévèrement malmenée par les forces de l'ordre, en soit incapable ? Encore une baby-boomeuse qui s'est crue en Mai 68 ! Mais il aurait fallu lui dire que l'époque avait changé et que c'était les ex-Mao qui se retrouvaient aujourd'hui comme les têtes pensantes du discours idéologique macronien : Goupil, Cohn-Bendit, Glucksmann père et fils (l'esprit du père du moins !), Bruckner etc.

Avec obligation du devoir de réserve dans l'enseignement comme... dans la police, la gendarmerie ou l'armée (la grande muette) ! Autrement dit toute critique de Macron par un enseignant pourra donner lieu à des sanctions disciplinaires grâce à la loi Blanquer. Avec une ambiance pourrie de délation et de dénonciation qui s'installe peu à peu dans les établissements scolaires de France, où la parole n'est plus libre depuis bien longtemps contrairement à ce que l'on croit, on pourra être poursuivi disciplinairement voire même judiciairement pour crime de lèse-macronie : tout est étudié pour que Macron et ses nervis puissent continuer à détricoter le tissu social français, en toute quiétude !

N'oublions pas qu'il y eut beaucoup plus de Français collabos que résistants quand le Reich allemand exerçait sa pression sur la population ; aujourd'hui l'équipe de management ultra-libérale qui fait office de gouvernement et de parti de pouvoir (LREM) exerce sa pression, croyez-vous vraiment que l'état d'esprit de la majorité des Français ait changé comme par miracle depuis 1940 ?

Les gens se taisent parce qu'ils ont peur, et je crois que l'armée pourrait tirer sur la foule à balles réelles, cela ne provoquerait pas un si grand scandale : la majorité de nos éditorialistes et intellectuels patentés trouveraient à dire qu'« ils » l'avaient bien cherché et qu'« ils » avaient mis en péril les institutions de la Républiques ; bref que c'était les « autres » les nazis, eux les sans-dents, et pas « nous » les vertueux républicains antifascistes qui nous battons pour le progressisme et éviter la résurgence de la bête immonde (j'essaie de me mettre dans la tête de nos élites sécessionnistes, mais j'ai du mal !).

Et après avoir manifesté pour obtenir des droits (la génération de Mai 68 globalement qui fait encore la pluie et le beau temps en France), en priver ses enfants et son peuple par appât du gain (néolibéralisme mondialisé), ça ne pue pas l'hypocrisie peut-être ?



Souvenez-vous des slogans de 68, ne peut-on pas dire que ces 50 années furent le théâtre d'une grande trahison ? D'ailleurs on ne prive plus les gens de droits, des droits formels ils en ont en veux-tu en voilà, on les prive de subsistance, on les prive de pain comme en 1789 ; et cette fois au nom de l'idéologie progressiste : ce qui est le comble de l'hypocrisie !

Macron n'est que le sous-produit idéologique d'un mouvement qui au départ se voulait maoïste et altruiste et a muté en néolibéralisme égoïste : tragique mutation pour le peuple qui réagit par une jaunisse...

Conclusion aujourd'hui en macronie : le progressisme est globalement la nouvelle forme dominante acceptée de fascisme, où tous les violents peuvent assouvir leurs pulsions de destruction et de négation de l'Autre dans son altérité, en toute impunité !

On me répond (et je veux bien entendre la critique car elle fait avancer) : « Quels raccourcis pour analyser 50 ans d'histoire ! Sur votre postulat de départ sachez que le mouvement de mai 68 était le fait d'une minorité (agissante) et pas d'une génération conne vous le supposez. Donc accuser cette génération de tous les maux actuels n'a pas de sens... »

Moi : « Une génération en fut totalement imprégnée, et la minorité agissante a globalement trahi ses idéaux de départ, du moins ceux qui occupent en France encore et toujours le devant de la scène : Goupil, Cohn-Bendit, Glucksmann (père et fils), Bruckner, et même BHL qui se prétendait maoïste, et quelques autres. Ceci dit j'ai bien conscience qu'il s'agit de la récupération néolibérale d'un mouvement politique qui se voulait sincèrement altruiste à l'origine, par le grand Capital hélas ! »

samedi 23 mars 2019

Lettre à un prof de philo hédoniste bobo CSP+++ (qui a peur des vilains casseurs, bouh !)



L'ordre établi libéral-libertaire est ce que tu apprécies le plus, sans même percevoir le lien de causalité entre flux migratoires intenses et dumping social en faveur du Capital. Il ne manque au fond que la légalisation du cannabis et tu serais un homme comblé, tout le reste tu t'en fous, l'injustice sociale exacerbée, du moment que ta petite personne jouisse de son petit confort moral féministe, antiraciste et libertaire, dans le cadre d'une idéologie libérale-libertaire à laquelle tu adhères à 100%, moralement et matériellement, voire spirituellement. Vive la pub ! Vive la propagande libérale et libertaire ! Vive le fric, la marchandisation de tous les secteurs de l'existence ! Et enfin vive le féminisme et l'antiracisme ! Bouh les vilains qui font le lien entre immigration massive et logique capitaliste pouvant nous amener au remplacement progressif d'une population de souche ou plus récemment installée - mais exigeante en matière de droits sociaux ; par une population ignorante de ses droits que l'on met en concurrence avec le reste de la population sur le marché du travail, pour revoir à la baisse le coût de la main d'œuvre et dévaluer le droit des travailleurs sur toile de fond faussement et hypocritement hédoniste...

Vive Tonton, vive Séguela, Attali, Jack Lang etc. nos icônes de jeunesse. Vive la génération « touche pas à mon pote », plutôt décérébrée et surtout si elle fait in fine le jeu du grand Capital !

Ce sont mes enfants et mes petits enfants qui se feront « grand remplacer », je leur souhaite de se convertir en douceur, de consentir à leur propre servitude et soumission, plutôt que de connaître une mort atroce, il faudra vivre avec son temps et prendre acte du changement civilisationnel. Les musulmans si ils sont amenés à écrire l'Histoire, puisque ce sont les vainqueurs qui l'écrivent, écriront que dans un mouvement dialectique le christianisme et surtout l'humanisme occidental et hédoniste consumériste qui en découle, avait pour vocation à préparer et accoucher de l'islam pour y mettre de l'ordre et du sens.

N'oublions pas que globalement les Occidentaux sont surtout préoccupés d'argent et de réussite sociale, alors que les musulmans mettent en avant les valeurs familiales et la régulation des mœurs. Que j'ai peur ou non du noir ne changera rien à cet état de fait.

Quant on voit les crétins qui font la propagande du transhumanisme et de la singularité technologique, et qui distinguent pour les opposer entre inutiles substituables et « dieux » parmi les Hommes pour parler des élites éduquées afin de les dissocier radicalement du peuple, c'est presque rassurant effectivement.

Les musulmans nous sauveront peut-être des fanatiques néolibéraux qui visent la marchandisation de tous les secteurs du vivant, et la dérégulation de tous les tabous éthiques (souvent issus de la religion !) qui mettaient encore un frein à l'expérimentation sur le vivant de tous leurs fantasmes de toute puissance.

Je vois effectivement d'un côté la réaction ou nostalgie d'un passé plus humain, et de l'autre le pur fanatisme et des fantasmes de toute puissance mal refoulés : une société de pervers narcissiques en germe !

Avec le gouvernement Macron on en a un avant-goût : on est déjà dirigé avec eux par une bande de pervers narcissiques aux fantasmes de toute puissance mal refoulés ; au fond leurs convictions idéologiques comptent peu, ce qui importe pour eux c'est de pouvoir déchaîner leurs pulsions destructrices de tout ce qui peut réguler une société ou un peuple. Ce qui tombe bien est que c'est au fond fidèle aux vœux des oligarques milliardaires qui les ont placés là où ils sont, et conforme à l'idéologie néolibérale avec des nuances libertaires sur le plan sociétal, ou libérale-libertaire. « Avec des nuances libertaires sur le plan sociétal » : c'est-à-dire droit de faire absolument tout ce que l'on veut du moment que cela ne remette pas en question d'un iota le droit inaliénable et supérieur à la propriété privée, et mette même au niveau du tabou la question de son éventuelle redistribution, non mais ! Ou autrement dit il s'agit de faire un tabou de la richesse accumulée dans le cadre de la propriété privée que l'on ne doit pas voir ni même évoquer, et surtout de la question de son éventuelle et selon moi légitime redistribution, et ne l'oublions pas : acquise par l'exploitation du travail d'autrui.

lundi 11 mars 2019

Fait divers à Pontivy : un renard tué par des poules...



Le libéralisme c'est le libéralisme, ce que décrivent beaucoup d'observateurs du libéralisme en France pour le déplorer ce sont les modalités du libéralisme à la française (« un mélange de népotisme, d’oligopole, de connivence et de copinage. Vous rajoutez la toute puissance de l’ENA et vous avez une belle description de situation économique et politique de la France mais assurément pas du libéralisme »), une des deux sources historiques du libéralisme, avec celle qui nous vient du modèle anglo-saxon qui a des racines protestantes, sécularisées avec la théorisation de la doctrine libérale notamment par Adam Smith, qui aura d'importantes répercussions économiques et beaucoup d'admirateurs qui peaufineront la théorie jusqu'à devenir ce qu'elle est aujourd'hui : un genre de totalitarisme économique mondialisé sans alternative (« There is no alternative », Thatcher), la sainte trinité qui repose sur la baisse des dépenses publiques, la croissance et l'innovation et qui fait l'objet d'un martèlement médiatique propagandiste de tous les instants jusqu'à abolir chez le citoyen lambda tout jugement critique, amen ! Le modèle anglo-saxon a finalement supplanté selon moi le modèle français jusqu'en France elle-même, et dont Macron jusqu'à son style de communiquant (en rupture totale avec un de Gaulle) constitue l'exemple emblématique, plus américain que français dans sa tête, Sarko avait montré la voie... L'élément résistant de la France c'est la Bretagne disait Michelet, il faudrait peut-être désormais dire "c'était" : résistance au libéralisme dont les poules effectivement à défaut des Hommes - les Bretons qui ne sont plus ce qu'ils étaient, déjà Michelet décrivait la dégénérescence de ce peuple, surtout les hommes souvent marins : ce qui donna aux femmes la main mise sur la société - ont fait preuve...

Pour ce qui est de la véritable critique que l'on peut faire du libéralisme (que sa source soit française ou britannique : les deux se sont longtemps nourries l'une de l'autre jusqu'à ce que le modèle anglo-saxon l'emporte, surtout depuis les années 80...) : elle nous vient de Marx ; mais c'est bien parce qu'on a voulu faire de Marx, et de Lénine et Staline à sa suite, un prophète dont la parole est infaillible, qui explique en grande partie les crimes du communisme. Si l'on voulait que l'analyse marxiste du modèle dominant néolibéral s'avère féconde, il faudrait elle-même la soumettre constamment à la critique, afin qu'elle ne sombre pas dans un dogmatisme criminel encore plus nocif que le néodarwinisme (ou « guerre de tous contre tous ») délétère issu du néolibéralisme.

Le renard dans le poulailler c'est le néolibéralisme dont Macron est la pleine et entière incarnation 40 ans après Thatcher. Les poules ce sont les gilets jaunes ; viendront-elles à bout du renard présidentiel, mais un peu juvénile comme l'animal criblé de coups de becs du fait divers morbihannais ? Gauche et droite font la même politique libérale depuis 40 ans, la seule nuance est sur le plan sociétal : la droite reste rigide et coincée, droite dans ses bottes, la gauche expérimente et autorise à peu près tout (sauf le cannabis !) du moment que ça ne lui coûte rien financièrement ; hors de question de redistribuer, revenant même sur l'héritage spirituel du CNR qui avait au moins compris que le meilleur moyen de prévenir les conflits et les guerres meurtrières était la redistribution des richesses créées ; et pas par ce sophisme que l'on appelle « ruissellement » et qui dépendrait de la bonne volonté des riches, mais par une politique sociale volontariste.
Quant à Macron c'est un Machiavel, un rusé renard et avant tout un communiquant habile et manipulateur qui sait exploiter les divisions et les fractures de la société française, non pour les résorber mais les exacerber puisque son pouvoir en dépend : c'est tout le contraire d'un de Gaulle rassembleur de son peuple, le dernier Homme d'État en France digne de ce nom par delà le clivage gauche/droite, alors que Macron est en deçà. En bon joueur d'échec ce dernier anticipe le coup d'après et réfléchit déjà aux moyens de tirer à son profit le mouvement des GJ, en faisant passer les violences policières par pertes et profits.
Demander à Macron ou à Castaner de faire preuve de compassion pour les victimes éborgnées et amputées : quelle utopie !

On me rétorque : « C'est une bonne illustration pour enfants de maternelle. Le Renard, bien plus intelligent que la poule, peut effectivement être battu par des centaines de poules stupides, une fois regroupées en attendant d'aller pondre.
Le Français a le choix. »

Moi : « 67 millions d'individualistes agissant pour leur pomme comme des renards dans un poulailler ou autrement dit la désagrégation inévitable de la société française : non les Français n'ont peut-être plus le choix face à ce qui va s'imposer à eux comme un destin ! Et n'oublions pas que l’emblème national est le coq pas le renard ni le loup, ni l'ours... Le court intermède de l'aigle a été abandonné après la défaite napoléonienne : mais ça ne sert visiblement pas de leçon aux ambitieux individualistes comme Macron et tous les requins dans son sillage... »

jeudi 7 mars 2019

« Votre prénom est une insulte à la France »



C'est la lâcheté de l'Église qui a vidé les églises ? Et qu'en est-il des prénoms du calendrier que l'on ne donne plus aux enfants français ?
Ça n'a rien à voir avec de la lâcheté, c'est le fruit de 200 ans de sécularisation en France, parfois forcée, parfois consentie, sous l'effet du discours intégrateur de la République qui s'est transformé en discours exclusif et excluant :

Salaud de pauvres ! surtout selon l'idéologie libérale-libertaire. Tous ces pauvres, ces gueux, ces « riens », ces sans-dents, ces déplorables, bref ce peuple qui refuse de rentrer dans les cases du progressisme radieux, quel scandale ! On peut être un pauvre et un brave type selon feu Glucksmann, à condition de ne pas se plaindre d'être dépossédé de ce que l'on manque en accusant les riches d'en être la cause, et d'accepter son sort avec résignation et stoïcisme : ou autrement dit l'acceptation de la servitude volontaire et le confort des élites sécessionnistes dans leurs bunkers des grandes métropoles, que vient perturber le mouvement des GJ. Comme ça fait mal à son ego d'élite déconnectée du réel ! Alors on leur fait encore plus mal en les réprimant avec une violence que vient corroborer un rapport d’Amnesty International qui dénonce « le recours excessif à la force par des policiers » pendant les mobilisations des gilets jaunes. Oui effectivement l'attitude de Macron est bien peu charitable et peu chrétienne, à croire que ce type n'est pas très catholique ! Après avoir détruit l'Église, la République veut désormais détruire son peuple ou le remplacer.

C'était ce matin sur France Inter : à 20% des enfants qui naissent on donne aujourd'hui un prénom arabo-musulman en France... Sans compter toutes les autres communautés... La France est désormais une nation aux fractures multiples donc est devenue une nation-archipel, sans grand contact entre les îles qui la composent. En tout cas si les statistiques ethniques sont interdites en France, les statistiques sur les prénoms sont riches en informations qu'on cherche à occulter.
La fin est proche, la fin de quelque chose, mais pour Demorand en bon bobo libéral-libertaire c'est évidemment une richesse extraordinaire pleine de promesses fécondes : le début d'un bon présage ; un même phénomène peut être l'objet d'interprétations diamétralement opposées selon que l'on se nomme Zemmour ou Demorand et consorts.
Mais la fin de quoi effectivement ? C'est le début d'autre chose, une rupture ou un fracture avec tout ce que l'on a connu par la passé, en tout cas je ne me fais pas d'illusions sur les vertus du vivre ensemble. Soit on arrivera à instaurer une société communautariste sur le modèle anglo-saxon et sans rapport avec le modèle français pluricentenaire : mais il faudrait que la société française ait un quelconque rapport avec les sociétés anglo-saxonnes ce qui n'est pas le cas ; soit ce sera un genre de guerre civile plus ou moins larvée, à se regarder en chiens de faïence entre communautés hétérogènes, on verra bien, ce qui est cependant plus probable
Dans les sociétés communautaristes anglo-saxonnes, ça fonctionne parce que les WASP gardent la prérogative avec d'ailleurs des heurts et des conflits : Trump a peur d'un renversement ethnique en faveur des hispaniques, c'est pour ça qu'il veut mettre un mur. Mais je ne vois pas les Français pouvoir s'imposer avec un tel modèle de domination ethnico-religieuse, tout simplement parce qu'être français ne constitue pas une appartenance ethnique ou ethnico-religieuse comme pour les WASP des pays anglo-saxons, puisque la France est constituée de régions hétérogènes ethniquement et qu'elle a minutieusement détricoté l'appartenance religieuse, très majoritairement catholique, pendant deux siècles de sécularisation, parfois consentie, parfois forcée.
Il ne pourrait donc pas y avoir de modèle dominant sur lequel s'appuyer d'autant plus que la République a renoncé à son modèle intégrateur pour le remplacer par un modèle multiculturaliste mais sans esprit fédérateur, si ce n'est les valeurs de la République dont on peut bien faire dire ce que l'on veut, et l'ethnie majoritaire risque d'être l'ethnie arabo-musulmane qui pourrait bien dans le futur servir de modèle dominant à l'ensemble de la société française et utiliser les valeurs de la République pour accomplir ses (sombres ?) desseins de conquête.

Ce ne sera pas une richesse mais un appauvrissement considérable fondé sur une religion de conquête qui cherche ne l'oublions pas à soumettre ses fidèles, qui plus est les populations conquises qui n'auront d'autre choix que la conversion si elles veulent vivre décemment, ou avec un statut de dhimmi si elles s'y refusent...

Quant au libéralisme il ne faudra pas compter sur lui pour nous apporter la moindre perspective d'échappatoire, cette doctrine est effectivement l'antithèse d'une doctrine du salut ou alors du salut par l'argent et pour sa pomme, ce qui est un non sens et une absurdité. Car si j'ai bien compris on jalouse plutôt la jouissance d'autrui davantage que le contraire, mais la jouissance de l'être aimé, de ses enfants, de sa famille est un cas à part, et pourquoi pas après tout par extension de sa communauté, l'idéalisme de Marx fut donc de l'étendre à l'ensemble de l'humanité ? Le néolibéralisme prétend tout le contraire : plus ou moins explicitement abolir toute solidarité même au sein de la famille : la guerre entre maris et femmes, parents et enfants, camarades de classe dès l'École, etc. Il y réussit assez bien grâce à une propagande de tous les instants à travers l'ensemble des médias coalisés... Le libéralisme a fait plus de dégâts que tous les dictateurs réunis, le communisme et même le fascisme en sont des réactions exacerbés et non le contraire, et difficilement évitables. Aujourd'hui le néolibéralisme se prétend sans alternative possible, il pourrait donc bien sombrer dans un genre de totalitarisme qui a déjà commencé de façon soft...
Le néolibéralisme est plus qu'un statu quo, c'est un volontarisme néodarwinien promulguant constamment le conflit, la compétition, la pulsion et détricotant minutieusement tout ce qui pouvait faire lien et servir de support à tout sentiment de solidarité, et il s'en félicite parfois avec bonne conscience, alors que son projet est parfois tout simplement criminel mais certainement celui qui demande le moins d'efforts : se laisser aller à la pulsion (cf. le système publicitaire) qui est souvent une pulsion de mort ; mon désir est de nier l'Autre dans sa singularité. C'est un système pulsionnel avant d'être un égoïsme rationnel comme il se targue d'être... Ceux qui s'en sortent ont un support psychique qui est forcément autre que celui de l'idéologie libérale dans sa radicalité, qui dans sa logique propre (à condition de bêtement la suivre !) aboutit fatalement à la destruction de toute solidarité familiale, et donc à la destruction des enfants c'est-à-dire à l'échec de la transmission et in fine de la construction de leur équilibre psychique. Autrement dit le néolibéralisme est une machine à créer de l'aliénation mentale, ironiquement fliqué pour l'anecdote par des cohortes de psys en tout genre, qui vous recommandent (souvent avec une certaine malveillance) le bon comportement pour survivre en milieu hostile (phénomènes de burn out, d'enfants hyperactifs sous médicaments etc.), ce qu'ils dénient puisqu'ils sont souvent les meilleurs propagandistes de l'égoïsme rationnel et du monde tel qu'il est (le principe de réalité), dont ils ne cessent de vanter les mérites.

Bref pour conclure sur la question du libéralisme, l'argent mal redistribué met évidemment à l'abri de ses conséquences ceux qui en sont les représentants les plus emblématiques ou ceux qui en vantent les mérites et en font la publicité, sinon comment le système se pérenniserait-il ? Mais le système se pérennise désormais un peu à vide dans le domaine de la représentation (avant tout dans les médias qui en font la publicité, une certaine culture, un certain art propagandistes), et non plus dans la réalité des peuples, dans leur sève : ce que traduit la montée des périls dans les pays historiquement les plus démocratiques qui soient : Brexit, élection de Trump, crise des GJ...
C'est une propagande encore plus pernicieuse que la soviétique ou même encore fasciste, car elle cherche à abolir chez l'individu toute intimité ou liberté de conscience, c'est une propagande qui s'insinue dans les consciences et qui a l'apparence de ne pas s'imposer par la force, son principal moteur est la cupidité des acteurs.
Le souvenir d'Hommes qui s'unirent et firent preuve de solidarité pour vaincre la barbarie nazie, au nom de cette doctrine mais aussi du communisme, nous fait croire encore un peu en cette idéologie que certains n'hésitent pas à qualifier de philosophie, le libéralisme, en y voyant des racines spirituelles (Citons Montesquieu, Diderot, Voltaire pour la France) qui depuis longtemps à défaut d'être bien entretenues et réactualisées dans l'esprit de ses fondateurs, ont dégénéré en illusion du Bien.

lundi 25 février 2019

L'humanisme destructeur



Les Etats-Unis représentent 5 % de la population mondiale, mais consomment jusqu’à 40 % des matières premières et sources d’énergie, et apportent 50 % de toute la pollution du globe. Souvenons-nous que le développement de l'humanisme a connu une époque où, après d’Holbach, Helvetius, Diderot, fut proclamée et acceptée par de nombreux adeptes la théorie de « l’égoïsme rationnel ». Si l’on parle sans fioritures, il s’ensuivait que le plus sûr moyen de faire du bien aux autres était d’obéir strictement à ses propres intérêts égoïstes. Aussi l’humanisme rationaliste, cet anthropocentrisme opiniâtre et séculier, ne pouvait-il échapper à une crise inéluctable. Et quel bon air cela nous a-t-il apporté ? Un totalitarisme économique, directif et universel : la mondialisation libérale sur fond d'oligarchie ploutocratique génératrice d'injustices sociales et de désordres migratoires qui s'exacerbent avec le temps, et qui expliquent des phénomènes comme le Brexit, l'élection de Donald Trump ou encore l'apparition du mouvement des gilets jaunes en France ! Comment est-ce possible ? De surcroît, engendré par les pays les plus démocratiques qui soient ! N'oublions pas non plus que libéralisme, socialisme et communisme ont une seule racine commune : l'humanisme, qui lui même a des racines religieuses judéo-chrétiennes.

Il faudrait tout simplement revenir sur l'humanisme et la confiance aveugle que l'on met en l'Homme, pour tout reconstruire sur des bases religieuses mais à l'échelle mondiale, personnellement le bouddhisme aurait ma préférence comme trame structurelle : pure utopie bien peu réaliste évidemment, puisque le mondialisation se fait suivant le principe de la cupidité propre au capitalisme, et non ceux de la compassion et de la sympathie que l'on retrouve encore comme des ersatz dans certaines parties du monde, noyés dans la mondialisation et l'industrie du tourisme. Il faudrait faire de la Nature un temple sanctuarisé avec ses tabous et ses rituels si l'on voulait éviter sa dégradation puis sa destruction, oui la deep ecology est une forme de secte qui pourrait se transformer en religion, donc en mode de pensée sectaire et dogmatique : c'est sans doute le revers de la médaille d'un tel mode de pensée pour des individus formatés par plus de deux siècles de sécularisation comme nous autres Occidentaux.

L'Homme a besoin de se prosterner devant plus grand que soi, voire pourquoi pas de se soumettre, si l'on veut qu'il respecte quoique ce soit, sinon ce sera le rôle de la dictature, oui et certainement dans le cadre de l'oligarchie que l'on connaît déjà... Mais bon ! comme on ne peut revenir en arrière et que l'on doit subir les développements funestes de l'idéologie de philosophes des Lumières optimistes sur la nature humaine et inconséquents, il nous faut bien respecter ce qui reste à respecter : les valeurs de la République ou autrement dit de la démocratie dans la plupart des pays occidentaux, et faire semblant de croire à leur universalisme pour pouvoir continuer à vivre dans un monde rendu par elles hyper violent et destructeur des équilibres anthropologiques et environnementaux...

Quand un seul peuple est sacralisé et mis au dessus des autres parce qu'il a subi la pire abjection c'est-à-dire le plus singulier des génocide, tout fait écho à ce meurtre originel y compris la moindre allusion antisioniste assimilée à de l'antisémitisme, et cela finit par créer des jalousies : pourquoi des Hommes ou des États auraient-ils plus de valeur que d'autres et ne seraient pas critiquables, alors que l'on a postulé au départ l'universalisme des droits de l'Homme ? On le voit malgré le principe d'universalisme républicain postulant l'égalité laïque entre les Hommes, tous recherchent en réalité un point de sacralité à partir duquel il s'agit de se définir : comme si l'Homme sécularisé ne pouvait entièrement se départir de ses racines religieuses. C'est de là que naît le conflit : les Hommes ne sont pas égaux aujourd'hui devant le sacré (d'un point de vue psychanalytique : l'amour du Père c'est-à-dire de dieu), et c'est de cette inégalité que naissent les injustices sociales, voire les désordres climatiques et migratoires. D'où la guerre que les musulmans poursuivent sur le terrain religieux en vue de l'hégémonie pour certains, de plus de justice sociale pour d'autres, alors qu'ils l'avaient commencée dans les années 60/70 sur celui du tiers-mondisme et du marxisme.

Les dés sont pipés au départ, le libéralisme, le néodarwinisme c'est-à-dire la compétition, et la méritocratie républicaine sont en réalité des slogans sans fondement et des impasses ; ce qui assure sa survie à l'être humain c'est la caractère de chez-soi de son environnement que lui confère une sacralité religieuse. Voilà pourquoi même le communisme a échoué partout où il a voulu s'imposer en raison de sa racine commune au libéralisme : l'humanisme séculier ; et un socialisme coupé de ses racines conservatrices y compris religieuses par opposition à progressistes, serait lui aussi voué à l'échec. Ainsi tout notre édifice idéologique libéral est-il une fuite en avant mortifère, particulièrement intense en l’absence qui plus est de toute alternative idéologique crédible comme le communisme, pour se masquer cette réalité indépassable : l'Homme est un homo religiosus mû par des idéaux transcendants, que l'on ne parviendra jamais à totalement transformer en homo œconomicus mû par de purs motifs égoïstes ; c'est un contresens opéré sur la nature humaine qui explique la crise et les apories actuelles, dont nous ne sortirons pas sauf changement radical de paradigme.

Cependant la plus belle preuve que l'on a été élu par le Père, est le retour sur investissement d'affects par des signes de réussite. Voilà pourquoi Israël de tout temps, marqué par un très long intermède diasporique qui n'est pas clos, peut s’enorgueillir de ses rejetons et susciter la jalousie et la convoitise de ses rivaux en sacralité comme l'islam ; parce que cette nation contrairement à la France et la plupart des nations occidentales entièrement sécularisées, n'a jamais entièrement renoncé à ses racines religieuses qui lui ont fait conserver son identité à travers les âges, malgré l'absence d'un quelconque royaume temporel pendant des siècles...
Oui Je pense qu'Israël est avant tout une nation, une nation essentiellement spirituelle qui pendant longtemps ne s'est pas construite sur un territoire, mais dans l'esprit d'un peuple que l'on ne peut même pas définir ethniquement, car il est le fruit d'apports hétérogènes par prosélytisme discret.

dimanche 17 février 2019

Finkielkraut joue son rôle en cabotinant



Moi : « Sinon Finkielkraut a voulu faire le buzz... et il a fait le buzz comme d'habitude ! À chaque fois qu'il y a des mouvements sociaux il se fait conspuer et il le sait très bien même si ce n'est pas normal, cela lui permet de susciter l'indignation unanime de la classe politique, d'être appelé personnellement par le président pour qu'il lui dise toute sa détermination contre l'antisémitisme, et d'être invité sur tous les plateaux télé pour dire tout le mal qu'il pense du mouvement des GJ et du nouvel antiracisme antisémite. Notre finkielkraut est un cabot, peut-être un peu plus narcissique que la moyenne, et qui aime être rassuré et cajolé par les plus hautes autorités dont il fait d'ailleurs partie. »

Hinageshi : « Quand la députée LREM Laetitia Avia reçut une lettre anonyme raciste - et la menaçant de mort - Causeur se fendit d’un article passablement dégueulasse dont voici un extrait :
« […] il ne s’agit que d’une lettre, une seule, d’un anonyme marginal et,
avant de surjouer l’indignation, il est sans doute préférable d’accorder
à cet acte l’importance qu’il mérite. Apporter de façon brute une telle
lettre sur la place publique, c’est encore alimenter le mythe selon lequel
nous vivrions dans un pays d’affreux beaufs racistes, gangrené par
un péril nazi, comme aux heures les plus sombres de notre histoire, etc.
Mais pour la victime autoproclamée, le procédé est très avantageux.
Cela permet de faire parler de soi en bien, de redorer son image gratuitement,
d’avoir grandes ouvertes les portes du plateau de C à vous et d’attirer
à soi les tweets de “total soutien” d’une classe politique à l’unisson dans
un concours d’indignation larmoyante. »
Des esprits chagrins pourraient faire remarquer que les insultes lancées hier contre Finkielkraut peuvent être décrites peu ou prou selon les mêmes termes. C’est avec impatience que l’on attend donc les articles que Causeur ne va pas manquer de publier à la rescousse du Grand Homme. »

C. Canse : « La loi fait une différence entre injure privée et publique. Un courrier, fût-il anonyme, est privé ; pas la rue. »

J. bobo : « Si vous pensez qu'une lettre raciste anonyme dont on ne connait pas la provenance peut se comparer à des bordées d'insultes et d'attitudes violentes spontanées de la part d'un groupe d'hommes en plein jour dans une rue parisienne c'est que vous divisez le monde en catégories trop larges pour pouvoir comprendre ce qui s'y passe. »

Hinageshi : « Vous avez raison. Une injure telle que « Sale sioniste de merde » est d'une insoutenable gravité, en comparaison de « grosse truie noire venue d'Afrique », vu que la première a été lancée en pleine rue, et la seconde parvenue par voie postale… Ah… les catégories et leur insondable finesse ! »

J. bobo : « Non, la différence n'est pas là. Elle est dans le fait que ces insultes aient été proférées face à face de manière physiquement menaçante dans l'espace public, en plein jour et devant d'innombrables témoins. Cette lettre anonyme est... anonyme. Personne ne peut dire qui l'a écrit et dans quel but. Si ça se trouve elle se l'est écrite elle-même, qu'en savons-nous ? Tandis que pour Finkielkraut nous savons que ce n'est pas bidon, d'autant plus que l'origine ethnique de ce groupe d'hommes menaçants ne fait aucun doute. Mais si vous ne voyez pas la différence, si c'est trop subtil pour vous... »

C. Canse : « Erwan, vous n'avez pas honte ? »

Moi : « J'ose espérer que vous êtes ironique. »

C. Canse : « Certainement pas. Se promener et se faire insulter n'a rien à voir avec "faire le buzz". Lors des manifestations, la presse est présente et c'est son travail que de filmer ; ici, un gros plan est fait de l'insulteur, cela permettra au procureur de le faire retrouver rapidement. »

Émile Kzomil : « Pas sûr cela pourrait indisposer certaines populations favorables à notre conducator. »

C. Canse : « Le cameraman ne semble pas vivre dans le déni, c'est beaucoup trop rare. »

Émile Kzomil : « Je parlais plutôt du parquet, il se peut fort bien qu’il fasse comme avec le coffre de Benalla... »

C. Canse : « Nous verrons s'ils osent. »

L'Ours : « M. Blesbois, vous n'avez même pas lu ma réponse un tout petit peu plus bas et votre méconnaissance du bonhomme est criante..
Quand vous aurez le dixième sinon de son niveau au moins de son honnêteté intellectuelle, vous viendrez faire le malin. Finkielkraut est tout sauf un cabot, mais on sait qui sont les chiens ! »

Moi : « Je ne remets pas en question son honnêteté intellectuelle, mais il a son style bien à lui et très prévisible depuis le temps, que j'assimile à du cabotinage, il n'y a qu'à voir son grand sourire jusqu'aux oreilles lorsqu'il se fait copieusement insulter. Pendant ce temps là alors qu'il n'est pas dépourvu d'humour, à savoir pouvoir rire de lui-même et du propre rôle qu'il se voit assigner par la société française : le juif de service ; les plus hautes autorités de l'État réagissent comme il se doit avec une absence totale d'humour et d'ironie, en brandissant le bâton.
Comme il l'a très bien exprimé dans Le Juif imaginaire : « Le Juif errant, c’est moi ; le détenu famélique au pyjama rayé, c’est moi ; moi, le torturé de l’Inquisition, moi Dreyfus à l’île du Diable. Voilà le roman dans lequel j’ai passé mon adolescence. Le Différent, l’Écorché vif, le Rescapé : je n’en finissais pas de brandir et de savourer cette image. Du judaïsme, je ne retenais que l’adjectif auquel il me donnait droit et l’usage narcissique que je pouvais en faire. J’allais chercher dans mes origines, les fastes que me refusait la trame sans accroc d’une existence studieuse et sage. J’étais, d’un seul tenant, un Juif authentique et un Juif imaginaire. » »

Ji : « Je n'aime pas injurier les personnes, mais avant je ne vous lisais pas parce que vous étiez trop long, maintenant je ne vous lirai plus parce que vous êtes trop ...

Moi : « Attention je ne prends pas partie, je ne me situe pas au niveau du droit pour dire si il est légitime ou non de poursuivre ceux qui se prétendent antiracistes et se cachent derrière cet alibi pour faire preuve d'antisémitisme en insultant une personne de confession juive, je dis juste que Finkielkraut en bon cabotin coutumier du fait (si c'était la première fois il aurait le bénéfice du doute, mais là il y a récidive) est allé les chercher pour faire entendre sa petite musique, et in fine discréditer le mouvement des GJ. Or précisément Finkielkraut a minimisé ce matin sur LCI les violences policières en France, et mis l'accent sur la violence des manifestants qui selon lui reste globalement impunie : on croirait presque entendre du Berléand dans le texte, l'expression d'un parisianisme bobo apeuré. Que Finkielkraut s'en prenne aux islamo-gauchistes et aux « racailles » islamisées cela ne me gène pas car les flux migratoires incontrôlés sont la conséquence du néolibéralisme, donc in fine du macronisme dans la lignée de ses prédécesseurs ; mais qu'il cherche à discréditer le mouvement des GJ influencé qu'il est par un certain parisianisme, j'y vois là une macronisation inquiétante de son discours alors qu'au départ il soutenait plutôt ce mouvement, dont l'origine ne l'oublions pas est une réaction saine aux dégâts du néolibéralisme et donc du macronisme dans la vie quotidienne des gens. »

Ji : « Et bien il devient de temps en temps urgent de "prendre partie", et votre accusation sur Finkielkraut est abjecte.
On peut même le remercier de mettre en évidence qui sont les pourritures antisémites qui gangrènent les GJ.
Au passage, je ne crois parce qu'il "confesse" une quelconque religion, mais il est juif. »

Moi : « Plus abjecte que d'aller crever l’œil de Jérôme Rodrigues parce qu'on l'a reconnu comme un leader du mouvement ? »

J. bobo : « Pourquoi refuser de nommer les choses, les agresseurs sur cette vidéo sont tout simplement des gens d'origine maghrébine... »

mercredi 13 février 2019

L'antisémitisme est-il lié au mouvement des gilets jaunes ?



Tous les phénomènes actuels d'antisémitisme, de cyber-harcèlement, d'homophobie, que sais je encore ! tant ils sont nombreux et quasiment non résorbables ! prouvent bien que l'éducation dans un cadre strictement sécularisé, humaniste et progressiste est un non sens. La génération qui a fait mai 68 fut globalement élevée dans des valeurs religieuses certes en grand déclin par la force des choses et du « progrès », et elle a cru s'en émanciper comme d'un carcan étouffant - c'est d'ailleurs le point de départ du mouvement : pouvoir partager les dortoirs avec les étudiantes, bref réclamer la mixité à l'école - : grave erreur d'interprétation, ce sont ces valeurs qui lui permit de se fédérer dans un mouvement harmonieux et dont elle a privé les générations postérieures, qui sont incapables de se fédérer gracieusement mais dans le conflit, la discorde et la fabrication de boucs émissaires comme les institutions de la République ou les Juifs.

Ceci étant je comprends le mouvement des gilets jaunes, car il est l'expression d'une prise de conscience que l'on peut certes trouver maladroite très globalement et surtout sur la forme, des méfaits du néolibéralisme sur le plan économique et social qui sont énormes et la source d'une violence qui s'exerce contre le peuple ; et la manifestation des dégâts du progressisme et de l'humanisme au niveau de l'éducation qui se traduisent par les dérives violentes du mouvement que l'on ne peut nier, tout comme la répression qui s'exerce à son égard et qui est tout aussi réelle quoique selon moi disproportionnée et occultée par les médias mainstream. 
Effectivement, les gens il faut leur apprendre dans leur enfance à respecter l'autorité et cela ne peut venir que d'une transcendance religieuse et à condition que l'autorité soit juste, et pas de ces dérisoires valeurs de la République dont on mesure aujourd'hui l'impuissance tant elles sont injustes dans leur essence, et dont Sade avait même pressenti le potentiel destructeur et antéchristique pour s'en réjouir et annoncer plus d'un siècle en avance toutes les horreurs du XXème siècle ; sinon c'est Sa majesté des mouches dans la cour de récréation avant de le devenir dans la société des adultes. Les enfants reproduisent à l'âge adulte dans la société, ce qu'ils avaient connu enfants : leur propre insécurité face à une autorité globalement malveillante où les gros poissons mangent les petits, et où cette insécurité face aux prédateurs néolibéraux et néodarwiniens ou autres, est devenue tellement normale que cela ne fait plus réagir personne à l'âge adulte, hormis précisément aujourd'hui les GJ et c'est là que ce mouvement recueille tout notre intérêt.

Voilà pourquoi je me méfie du progressisme et de l'humanisme - comme le montre d'ailleurs sans une certaine ironie mordante l'affaire de la « ligue du LOL », où les donneurs de leçons professionnels les plus virulents sont aussi les plus virulents harceleurs, comme si ils avaient le mieux compris la nature profondément perverse du système à sa racine -, et pense qu'il faut se battre pour le maintien ou le rétablissement de valeurs qui avaient fait leurs preuves, comme des valeurs religieuses de compassion et d'amour contre celle de l'intérêt privé, qui prévaut exclusivement dans le libéralisme des origines dans l'esprit de ses concepteurs, et dont ne s’exonèrent pas les institutions de la République, où la volonté n'est jamais pure et neutre contrairement à ce que l'on voudrait nous faire croire, mais influencée par les intérêts les plus « importants » qui en fin de compte sont pratiquement toujours l'expression du degré d'avidité des acteurs ; volonté qui est tout sauf de nature bienveillante pour le commun des mortels ou le citoyens lambda, et dont la devise pourrait être : « les gros poissons mangent les petits, amen ! ». 
Maintien ou rétablissement de valeurs certes au sein d'un dogme c'est inévitable, mais qui ne soit pas exclusif mais universel, et c'est bien ce que réclament les GJ : moins d'inégalités et plus de justice sociale ; et les valeurs de la République malheureusement ont toujours une tendance invariable à s'écarter de leur caractère universel au profit d'intérêts particuliers, d'où habituellement ce soupçon de favoritisme et ce complotisme de la part du commun des mortels, que bien sûr les élites condamnent même si il fait partie selon moi de l'essence même du projet libéral privé de toute transcendance, hormis humaniste ou progressiste ce qui est un oxymore. 
Effectivement, Sade avait prévu de tels développements intrinsèquement liés à la nature de la République privée de toute transcendance religieuse. Il voyait beaucoup plus loin et de manière plus pessimiste que tous les autres philosophes qui lui sont contemporains appelés « des Lumières » (avec le recul on pourrait dire « des Ténèbres »), et n'avait aucune illusion sur l'Homme : dans l'Histoire de Juliette notamment, il avait pressenti notre modernité, pour effectivement s'en féliciter avec le sentiment formé à partir de son nom et qui lui est propre et à quelques autres - voire suivant sa logique à la globalité des Hommes sous régime républicain -, le sadisme : « Souviens-toi, nous dit la nature au lieu de cela, oui, souviens-toi que tout ce que tu ne voudrais pas qui te fût fait, se trouvant des lésions fortes au prochain, dont tu dois retirer du profit, est précisément ce qu'il faut que tu fasses pour être heureux ; car il est dans mes lois que vous vous détruisiez tous mutuellement ; et la vraie façon pour y parvenir est de léser ton prochain. »

Mais bon comme on ne peut revenir en arrière et que l'on doit subir les développements funestes de l'idéologie de philosophes optimistes sur la nature humaine et inconséquents, il nous faut bien respecter ce qui reste à respecter : les valeurs de la République et faire semblant de croire à leur universalisme pour pouvoir continuer à vivre dans un monde rendu hyper violent par ces mêmes valeurs...

samedi 9 février 2019

Le capitalisme c'est l'avidité érigée en système


C'est très différent d'accumuler pour soi ou pour les dieux : les prêtres accumulaient les richesses dans les pyramides, les temples, puis les églises et les cathédrales... pour les dieux ou dieu ! Tout comme dans l'antiquité on faisait des sacrifices aux dieux lorsque l'on profanait la nature, comme tuer des bêtes pour les manger, dont on trouve encore des traces dans les rituels d'abatage juifs et musulmans. Toute offense à la nature ou prélèvement de ses fruits, avait un prix dont les Hommes s'acquittaient. Avec l'humanisme, qui a certes des origines religieuses, toute trace de culpabilité envers les créatures créées par la nature hormis les Hommes a pratiquement disparu, comme toute marque de gratitude pour sa prodigalité ; bien au contraire l'enrichissement matériel personnel démesuré qui cause un grand tort à l'environnement et à autrui, est favorisé par le capitalisme qui n'est qu'une production de l'humanisme : lui-même une foi aveugle et une confiance démesurée dans le genre humain qui a pourtant largement prouvé son haut potentiel destructeur tout au long du XXème siècle.
Mais il faut bien avouer aussi que dans ce qu'est devenu l'Homme contemporain ou « moderne », il y a sans doute un vieux fond de vénalité qui se trouvait déjà chez l'Homme pré-historique et qui a profité de circonstances favorables pour pleinement s'épanouir grâce au capitalisme. L'Homme religieux était peut-être une erreur et une hypocrisie de tout temps, brimant son avidité intrinsèque et constitutive et son authentique désir de viol et de profanation. L'Homo œconomicus est devenu franchement cynique, de ce cynisme il n'a pas conscience car c'est devenu une seconde nature : un Homme avec un brin de sens du sacré et de pudeur propre à l'antiquité, voire à l'islam ou au bouddhisme, transposé à notre époque et en nos lieux, serait profondément choqué par nos comportements impudiques et profanateurs.
Le capitalisme c'est l'avidité érigée en système d'organisation de la société, et ce n'est ni l'amour ni la compassion qui lui servent de principes, que toutefois les gens peuvent toujours pratiquer dans un cadre privé si ça leur chante mais qui ne revêt aucun caractère obligatoire, contrairement à l'avidité si l'on veut y survivre. Toutes les autres manifestations d'avidité dans d'autres périodes de l'Histoire que je ne nie pas, font figures de bien pâles copies folkloriques et sans fondement théorique.
Dans ces conditions l'Homme et ses éventuelles productions artistiques peuvent difficilement échapper au déterminisme inscrit dans ce système d'organisation, qui repose rationnellement sur l'avidité selon la conception qu'en avaient les premiers philosophes libéraux britanniques et français, surtout Adam Smith...
Quelle conception pauvre et bien peu spirituelle de l'Homme, que de le réduire à sa dimension purement vénale : c'est l'Homme unidimensionnel. En réalité la satisfaction des instincts primaires est nécessaire et constitue la condition non suffisante qui rend possible l'accès à des nourritures plus spirituelles, mais elle n'est pas essentielle.
Je ne suis pas sûr avec le recul du temps présent et de ses atrocités, que l'Homme fut en situation d'exiger quoique ce soit des dieux comme « un juste retour » des sacrifices qu'il leur offrait, une créature si vile et si injuste intrinsèquement qui cachait bien son jeu pour les trahir le moment venu ! Mais voilà que désormais grâce à la sécularisation de ses aptitudes intellectuelles et l'humanisme, il se retrouve comme « maître et possesseur de la nature », avec un jouet qu'il exploite sans vergogne jusqu'à épuisement ; pas sûr cependant que l'Homme lui-même y ait gagné au change : si la planète qui lui sert d'asile commun avec ses pairs se transforme en caillou stérile sans que sa technologie qu'il divinise, lui permette de se sauver et d'en exploiter d'autres.

Ce n'est certainement pas avec des populistes de droite comme Le Pen, qui ne remettent pas en question le système capitaliste que la situation s'arrangera. Il faudrait tout simplement revenir sur l'humanisme et la confiance aveugle que l'on met en l'Homme, pour tout reconstruire sur des bases religieuses mais à l'échelle mondiale, personnellement le bouddhisme aurait ma préférence comme trame structurelle : pure utopie bien peu réaliste évidemment, puisque le mondialisation se fait suivant le principe de la cupidité propre au capitalisme, et non ceux de la compassion et de la sympathie que l'on retrouve encore comme des ersatz dans certaines parties du monde, noyés dans la mondialisation et l'industrie du tourisme. Il faudrait faire de la Nature un temple sanctuarisé avec ses tabous et ses rituels, si l'on voulait éviter sa dégradation puis sa destruction, oui la deep ecology est une forme de secte qui pourrait se transformer en religion, donc en mode de pensée sectaire et dogmatique : c'est sans doute le revers de la médaille d'un tel mode de pensée.
Et ce ne sont pas non plus ces dérisoires institutions de la République, ces pitoyables valeurs de la République, qui nous sauveront en France, dont on a fait notre vache sacrée, alors qu'elles ne génèrent globalement que de la violence et du conflit puisqu'elles ne sont pas neutres de tout pouvoir politique, lui même soumis aux diktats du capitalisme...


vendredi 8 février 2019

Les déchets du capitalisme



« Il n’y a pas plus cubiste qu’une guerre comme celle-là qui te divise plus ou moins proprement un bonhomme en plusieurs morceaux et qui l’envoie aux quatre points cardinaux. » (Fernand Léger, Lettre à Jeanne Lohy, 28 mars 1915) 

Ce sont les guerres comme la première guerre mondiale qui permettaient au système de repartir à 0, et qui ont sans doute contribuées à inspirer des styles artistiques comme le cubisme, mais à la marge du système.
Le capitalisme est un système en perpétuel déséquilibre, qui se caractérise par l'accumulation de richesses dans les mains de quelques uns, l'augmentation de la dette, des inégalités, jusqu'à son paroxysme de tension dans le conflit et la violence, d'une façon ou d'une autre, qui est sa dépense sacrificielle inhérente.
Les religions réglaient le problème autrement mais n'étaient pas non plus sans générer de la violence. La dépense sacrificielle semble la part maudite de toute société humaine dont elle ne peut pas faire l'économie, cela peut se caractériser aussi par la fabrication de boucs émissaires. Aujourd'hui le système semble avoir atteint sa limite, et au delà commence la purge qui a déjà démarré par exemple avec la répression des gilets jaunes et les violences policières, mais cela peut aller encore beaucoup plus loin : il n'y a pas de limites à la violence du capitalisme parce qu'il n'y a pas de limites rituelles, sacrées, taboues à la volonté de puissance de chacun qu'aurait pu apporter une religion dont c'était la fonction régulatrice. Il n'y a pas non plus de limites à la violence de beaucoup d'anti-capitalistes comme les Black-blocs.
Résultat le XXème siècle fut bien plus sanglant que tous les autres siècles malgré les progrès techno-scientifiques et la confiance humaniste, c'est-à-dire la foi aveugle que l'on avait mis en l'Homme. Le XXIème siècle continuera-t-il à faire aveuglément confiance en l'Homme et à sa volonté de puissance sans limite qui s'incarne dans son système capitaliste, ou dans toute autre forme de système dont l'origine serait humaniste comme le communisme ?
On peut voir l'art comme un reliquat des religions qui a aussi une fonction régulatrice d'apaisement, mais qu'en est-il de cette fonction en régime libéral, humaniste et sécularisé ? L'art s'est marchandisé comme tout le reste, non ? L'art ne semble plus voué qu'à générer des œuvres dont l'obsolescence est programmée, qui ont perdu leur dimension d'intemporalité pour se faire déchets du système qui caractérisent la condition de l'Homme moderne...

Ce n'est certainement pas avec des populistes de droite comme Le Pen, qui ne remettent pas en question le système capitaliste que la situation s'arrangera. Il faudrait tout simplement revenir sur l'humanisme et la confiance aveugle que l'on met en l'Homme, pour tout reconstruire sur des bases religieuses mais à l'échelle mondiale, personnellement le bouddhisme aurait ma préférence comme trame structurelle.
Et ce ne sont pas non plus ces dérisoires institutions de la République, ces pitoyables valeurs de la République, qui nous sauveront en France, dont on a fait notre vache sacrée, alors qu'elles ne génèrent globalement que de la violence et du conflit puisqu'elles ne sont pas neutres de tout pouvoir politique, lui même soumis aux diktats du capitalisme...

vendredi 1 février 2019

La main (dans ta gueule) invisible




Depuis de Gaulle les élites au pouvoir se sont irrésistiblement éloignées des préoccupations du peuple, les aspirations de ce dernier sont systématiquement méprisées et foulées au pied (cf. le traité de Lisbonne, l'immigration massive, l'absence de redistribution des richesses, le pouvoir politique dans les mains de la finance et des ultra-riches...) : la violence qui s'exerce aujourd'hui de sa part, toute relative, et moindre que celle dont la police fait usage à son encontre, est proportionnelle à la violence sociale qu'il subit depuis 1983 environ, son corrélat logique. Le populisme qui est aujourd'hui un terme traité péjorativement par les médias, quasiment synonyme de fascisme, n'a pas toujours eu cette connotation ; populisme cela veut dire aussi prendre en compte les aspirations du peuple, et il peut être de droite mais aussi de gauche : cf. les mouvements anarchistes et socialistes de la fin du XIXème notamment, qui ont donné lieu à la commune de Paris, en réaction aux excès du libéralisme destructeur des équilibres sociaux, déjà !

Le projet libéral est d'abolir toute idée de société (There is no society, Thatcher), il n'y a que des individus que rien ne relie. Alors on peut dire que la société se délite sous l'action du libéralisme qui atomise, qui « darwinise » les rapports humains, qu'il y a une évolution vers l'atomisation et la guerre de tous contre tous depuis en gros les années 80, mais que la société résiste notamment avec un mouvement comme celui des GJ, qui prouve que tout n'est pas encore complètement mort d'un point de vue social.
Rien que pour cette raison bien sûr qu'il faut encourager un tel mouvement, plutôt que d'accepter de se faire dévorer par les grands prédateurs de la finance qui sont la Volonté qui anime le pouvoir politique incarné par Macron, qui l'ont porté aux commandes en attente d'un retour sur investissement.
Il n'y a pas de société, car le pouvoir politique au service des intérêts financiers voudrait qu'il n'y ait que des individus en situation de précarité plus ou moins importante, le « cul à l'air » et qui luttent au jour le jour pour leur survie, donc in fine incapables de la moindre rébellion collective : la destruction programmée de la classe moyenne ; c'est dans le projet du libéralisme mais pas encore tout à fait complètement dans la réalité mais presque... sous l'action du néodarwinisme qui détruit (aspect destructeur et antéchristique de la République et des libéraux, que Sade avait pressenti avec une certaine joie malsaine dès la Révolution française donc bien avant que Darwin puisse être mal interprété), une des composantes essentielles du néolibéralisme contemporain depuis les années 80.

Ouvrez les yeux, observez, sentez l'air du temps... et au fondement d'une telle évolution délétère de la société on trouve effectivement la doctrine d'Adam Smith, qui fut elle-même largement influencée par la spiritualité calviniste de salut par l'enrichissement matériel personnel. L'enfer est pavé de bonnes intentions, comme dans le cas des libéraux historiques de lutter par exemple de bonne foi contre les guerres de religions.