vendredi 28 juin 2019

Megan Rapinoe



Ce qui est caractéristique de notre époque libérale-libertaire, faussement libertaire (l'alibi) et hautement libérale et nihiliste, c’est qu’il n'y a plus de responsables, mais des fautifs à un plus ou moins haut degré et surtout des victimes en pagaille, et souvent les deux ensembles. Généralement plus personne ne veut se reconnaître coupable mais uniquement victime. Pour Megan Rapinoe j'irais jusqu'à dire que dans son cas c'est certainement se complaire dans un comportement pervers et totalement irresponsable, assez dans l'air du temps et malheureusement conforme aux valeurs libérales, qui lui apporte la satisfaction de se sentir ni coupable ni victime, peut-être même en détruisant autrui et en le niant (mais je ne suis pas dans sa vie privée !) ; mais ce n'est qu'une joueuse de foot, peut-on lui demander de penser ? Parce qu'elle est une femme elle aurait plus de compétences dans le domaine de la réflexion (parce que victime, forcément victime !) que ses homologues masculins qui généralement ne s'y risquent pas, hormis peut-être Éric Cantona ? Car si Megan Rapinoe s'attaque aux racistes, réacs et autres misogynes (ce qui finalement ne mange pas de pain !), remettrait-elle en question d'un iota cette civilisation basée sur le culte de l’individualisme et de la compétition, vieilles lanternes basées sur une interprétation perverse du darwinisme ?

Est-ce que ça ce n'est pas un nouveau paradigme de société qui exacerbe la concurrence de tous contre tous, et où même finalement les parents ou encore les décideurs politiques peuvent entrer en rivalité mimétique avec leurs enfants ou leurs administrés, occasionnant la plupart du temps leur destruction ? L'instruction et l'éducation de l'enfant font-elles encore consensus, ou bien alors les rivalités internes et les jalousies au sein de la famille ou de la société à un niveau politique seront-elles de plus en plus amenées à prendre l'ascendant sur toute forme de statu quo, que jusqu'à il y a peu l'École arrivait encore un peu à préserver ?
C'est donc sans doute que mon cas particulier n'est certainement pas isolé et qu'il est directement lié au type d'homme dont la modernité accouche désormais, et où la notion d'adaptation joue un rôle primordial tout simplement comme si il était une animal comme les autres suivant la théorie de l'évolution naturelle de Charles Darwin.

Or non, l'homme n'est pas un animal qui devrait s'adapter à son environnement comme les autres animaux pour survivre. L'homme est plus compliqué que ça ! Il a besoin d'un « chez soi » pour s'épanouir. Du reste je pense que Darwin n'a jamais affirmé que l'homme était un animal comme les autres, mais que le « darwinisme social » est la déformation caricaturale faite de la théorie de l'évolution et de la sélection naturelle de Darwin, au profit de l'idéologie néolibérale au tournant des années 80 particulièrement.

Je sais que je suis le fruit du nihilisme occidental à travers la façon dont mes parents se sont occupés de moi, et je sais que dis comme ça cela devrait me fournir une forme de soulagement, oui certes un peu... mais quand même pas totalement !

Le tournant sociétal de la société française au début des années 80 a favorisé l'émergence d'un type humain globalement compétitif, malfaisant et malveillant. Ce type humain a vu le jour sous l'influence d'un nouveau modèle de société destiné à étouffer toute velléité de contestation dans l’œuf, imposant le darwinisme social comme conception anthropologique dominante, réactivée et démultipliée après la pause que constitua la « parenthèse enchantée  » qui dura environ 15 ans de 1968 à 1983. 

Modèle de compétition et de malveillance généralisées très largement diffusé et vulgarisé dans toutes les couches de la société, à l'aide notamment d'une série américaine comme Dallas et toutes celles de même type très nombreuses à fleurir à l'époque qui ont contribué à diffuser un tel moule fondé sur ce qu'il y a de pire en l'homme : son instinct de prédation et son cynisme. Des campagnes de propagandes qui participent de la fabrique du consentement ont été lancées, destinées à faire accepter à chacun son propre asservissement et sa soumission au modèle dominant de société proposé, par conditionnement télévisuel. On a fait de chacun à la fois un loup pour ses congénères, et en même temps un mouton vis-à-vis de la volonté de domination qu'exerce globalement sur tous, l'idéologie dominante néolibérale.

Plus tard au cours de mes études j'ai su trouver de très rares tuteurs de résilience car globalement la société se durcissait et les profs étaient désormais moins là pour faire progresser ou même venir en aide à leurs élèves blessés que l'on estimait déjà perdus pour le système, qu'à faire s'accomplir le nouveau projet sociétal de sélection et d'élimination sociales des éléments non conformes et inadaptés.

Évidemment, évoquer l'idée de profs devant faire office de tuteurs de résilience est peu réaliste et vouée à l'échec. L'image d'une telle idée c'est se représenter des gens de bonne volonté s'efforçant d'écoper avec des moyens dérisoires sur un navire qui coulerait et prendrait l'eau de toute part, en raison du modèle dominant de guerre de tous contre tous.

C'est aussi pour cela que j'emploie souvent l'image du prof de philo notamment, en classe de Terminale ou plutôt en phase terminale du système scolaire obligatoire, dont le rôle se verrait réduit à devoir métaphoriquement tirer une balle dans la nuque des éléments inadaptés, au nom du réalisme certes, qui quelquefois prescrit par une forme de compassion aussi, d'achever un animal qui souffre plutôt que de le laisser vivre ; mais également et surtout, au nom du progressisme, de la démocratie, et des droits de l'homme.

La logique de sélection calquée sur le modèle de la sélection naturelle de Darwin n'a fait qu'empirer par la suite, car le chômage explosait et les rapports sur le lieu de travail devenaient de plus en plus tendus, tandis que les milliardaires commençaient à s'enrichir exponentiellement, les pauvres à s'appauvrir sérieusement, et les classes populaires et moyennes à se déliter surtout sur le plan moral.
Malheureusement comme l'ensemble de la société depuis le début des années 80 a fait le choix de considérer l'homme comme un animal identique aux autres animaux devant constamment s'adapter et lutter pour la vie, la sélection ne retenant que les éléments les plus aptes avec l'illusion néfaste et funeste que cela puisse constituer une vertu pour l'ensemble de la collectivité en considérant à tort qu'elle puisse s'en trouver renforcée ; les relations entre jeunes étudiants se sont considérablement dégradées, comme toutes les relations humaines en général.

Les gens blessés ou moins « aptes » ont dû faire face à la difficulté de devoir s'adapter à un tel modèle favorisant la prédation dans les rapports humains, considéré désormais depuis environ 40 ans comme le seul type de comportement « normal », favorisant les phénomènes d'isolement et de repli sur soi des éléments les plus fragiles, alors que ce modèle constitue en réalité l'exemple même du comportement vulgaire et de la bêtise la plus crasse.

Ce qui a fait dire à juste titre à un auteur comme Gilles Châtelet dans un ouvrage qui est un constat alarmant et effarant juste avant son suicide, que nous vivions et pensions désormais comme des porcs. La génération des baby boomers portera aux yeux de la postérité une responsabilité écrasante dans l'effondrement de la civilisation occidentale au moins en Europe. Les autres qui viennent après ne feront certainement qu'achever son œuvre, si le navire persiste à ne pas changer de direction et à foncer droit sur l'iceberg.

Il est beaucoup plus facile de détruire que de construire, d'autant plus que tous les garde-fous moraux ou éthiques de conduite de la vie ont été éliminés ou soigneusement déconstruits, et qu'en outre cela constitue une jouissance très forte (de détruire) ; alors que le contraire est un effort contraignant.

En réalité la nature profonde de l'Homme en fait un coupable par essence, puisqu'il est destructeur au plus profond de lui-même malgré son éventuelle bonne foi, comme nous le montre l'histoire du XXème siècle très largement sécularisé marquée par les guerres mondiales et les génocides (malgré lui ?), et l'actualité de ce début de XXIème siècle caractérisée par la destruction du climat, de l'environnement et des espèces animales et végétales (malgré lui ?), d'où la bonne intuition du christianisme qui avait vocation à faire société et produire de la responsabilité. J'ai beau être assez conservateur et plutôt anarchiste que réellement réac, je ne parviens pas à être climato-sceptique comme la plupart des intervenants du forum du magazine Causeur, avec Élisabeth Lévy en figure de proue...

Il y en a des millions des gens comme Megan Rapinoe en paradigme libéral-libertaire. Elle représente un genre de conformisme militant de la  « rebellion » (fausse rebellion) face aux valeurs patriarcales honnies et désormais honteuses du mâle blanc, typiquement bobo urbain et parfaitement adéquat aux valeurs de l'époque diffusées jusque dans la publicité. C'est juste une conformiste qui profite de sa couverture médiatique en se croyant peut-être rebelle et pour se donner bonne conscience, et les réacs conservateurs (comme Zemmour) notamment mais pas seulement (car il y a aussi les anarchistes conservateurs comme Michéa), sont les nouveaux rebelles authentiques du côté des prolos et des territoires périphériques bien plus que des nantis, sur qui la bonne conscience bobo urbaine c'est-à-dire bourgeoise, crache à longueur de temps, avec notamment Rapinoe comme figure de proue (encore une égérie du néolibéralisme triomphant finalement !) parmi bien d'autres...
Ce qui est troublant dans cette photo : deux corps quasi identiques et asexués...
Alors que la différence entre les sexes a tendance à s'estomper, un nouveau genre de puritanisme envahit le monde. C'est normal puisque le puritanisme est à la base de l'idéologie libérale. L'aspect libertaire de cette idéologie s'est rabattu sur le consumérisme pur en effaçant presque totalement la dimension du plaisir sexuel, qui avait pourtant la part belle dans les années 70. Nous sommes des machines à désirer cela a été démontré par bien des philosophes, mais l'idéologie libérale nous formate à n'éprouver une réelle attirance que pour l'argent ou des biens de consommation. La société est peut-être en passe de produire des clones asexués par PMA ou GPA, dans le cadre d'une stricte égalité entre des sexes en compétition sur le marché du travail : où l'aspect de la rivalité mimétique entre hommes et femmes devenant des semblables sur tous les plans, est en passe de supplanter toute forme de séduction et d'attraction sexuelle que seule la différence des sexes pouvait attiser...

La forme de progressisme militant de Megan Rapinoe n'est juste qu'une nouvelle forme de puritanisme, perverse dans son interprétation dévoyée du darwinisme : cachez ces couilles que je ne saurais voir !




vendredi 21 juin 2019

Le lien entre néolibéralisme et flux migratoires



Nous sommes avant tout envahis par une idéologie qui n'est pas la nôtre et qui est le néolibéralisme qui s'accompagne d'une américanisation de nos mœurs, surtout chez les jeunes générations dont vous ne mesurez peut-être pas l'ampleur. Le communautarisme qui remplace la logique d'assimilation est une des conséquences de cette évolution néolibérale aidée par le gauchisme culturel qui a fait des ravages surtout depuis mai 68 dans l'éducation des enfants. Si nous ne nous attaquons pas à cette logique néolibérale nous ne pourrons jamais rien faire face à la communautarisation, et à terme les flux et la natalité donneront raison à la communauté majoritaire : la communauté musulmane, et alors l'islamisation de la société sera achevée...

Luc : « Eh bien moi je fais plus confiance aux musulmans d'Afrique et d'Orient et à leurs coutumes à la con pour réveiller les Français qu'aux Amerloques qui nous ont effectivement colonisés, mais avec notre consentement et notre reconnaissance parce qu'ils nous avaient libérés. Je roule américain, je tire américain, et je baise français moi Monsieur. »

N'empêche qu'il y a un enchaînement logique des choses, et un lien de causalité entre néolibéralisme, communautarisme et islamisation en France. La génération légère des baby boomers portée à la facilité et la jouissance a une responsabilité certaine, elle qui s'est engouffrée dans le consumérisme jouissif et le libéralisme made in US. Je ne pense pas que les « Français » se réveilleront car les musulmans sont des Français désormais comme les autres avec le droit du sol, et les statistiques ethniques étant interdites il y aura toujours un déni du grand remplacement de la part d'une majorité de Français au nom de l'humanisme et de l'antiracisme. Espérons juste qu'une majorité de musulmans se souviendra de « notre » hospitalité et aura pitié de « nous » lorsque « nous » serons minoritaires. On sait juste qu'aujourd'hui à 18% des enfants qui naissent en France on donne un prénom arabo-musulman, il y a encore un peu de marge, mais plus beaucoup.

Tous ces flux migratoires qui augmentent et augmenteront si personne ne réagit, pour que des types comme Bernard Arnault continuent à engranger des milliards tandis que les reste de la population périclite et vit sous un régime de terreur économique, pendant que beaucoup d'entreprises fraudent, escroquent et pratiquent le dumping social (travailleurs détachés, main d'œuvre immigrée plus malléable, moins chère car moins revendicatrice de droits sociaux) pour faire du profit... Super le système néolibéral ! Mais continuons puisqu'une majorité de Français semble-t-il n'y voit pas d'inconvénient sous l'impulsion du banquier de l'Élysée...

D'autre part personne ne peut réagir car il n'y a concrètement aucun chiffre puisque les statistiques ethniques sont interdites, apparemment depuis 1978 (pourquoi cette date ?). Interdites ensuite, par le Conseil constitutionnel qui a déclaré anti-constitutionnel en 2007 l'article 63 de la loi sur l'immigration qui visait à modifier la loi de 1978 en autorisant les statistiques ethniques sous le contrôle de la Cnil dans le cadre de la « conduite d'études sur la mesure de la diversité des origines des personnes, de la discrimination et de l’intégration ». Les Sages avaient alors affirmé que les statistiques ethniques étaient contraires à l'article 1er de la Constitution, qui dispose que la France « est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion ».

Pauvre chéri Bernard Arnault qui est un « bon chrétien » selon un interlocuteur ultralibéral de mes connaissances, sniff ! Le néolibéralisme est un régime où seul compte le profit et où la fin justifie les moyens (escroquerie, fraude, mauvaise qualité et obsolescence programmée des produits, dumping social...), et où travailleurs et consommateurs sont les dindons de la farce. J'en sais quelque chose je me suis fait escroquer de 30 000 euros pour des panneaux solaires, avec infiltration des eaux de pluie sous la toiture, j'en passe et des meilleurs etc., le tout installé par des travailleurs détachés des pays de l'Est, en croyant faire preuve de bonne volonté et d'écocitoyenneté pour la transition énergétique. Que du pipeau, des beaux discours, et derrière rien ne suit en France... Partout pareil : beaucoup d'escrocs attirés par le seul profit et qui se foutent de leur clientèle et de leurs salariés. C'est ça le néolibéralisme !

Pour les origines idéologiques, je vais faire court :
Hobbes d'une part, partisan exacerbé de l'absolutisme, et les libéraux d'autre part, apportent deux réponses différentes à un même postulat de départ : « l'Homme est un loup pour l'Homme » que les guerres de religion et leur cortège de massacres ont mis en évidence...

Le libéralisme implique une vision particulière de l’homme. Ce dernier n’est plus un « animal social » comme chez Aristote, il est « un loup pour l’homme ». Sauf que contrairement à ce que pense Hobbes, l’humain serait parfaitement rationnel et guidé uniquement par ses intérêts personnels. C’est l’homo œconomicus si cher aux néoclassiques, religieusement enseigné dans toutes les facs d’économie de la planète. Finalement, ce qu’explique Michéa c’est que le libéralisme culturel et politique rapproche l’homme de ce modèle par son individualisme. De l’autre côté, défendre le libéralisme économique revient à favoriser l’individualisme et l’atomisation de la société. À terme, ils se rejoignent. Pour lui, il faut attendre l’après-Mai 68 et l’apparition du « libéral libertaire », dont Dany le bourge est le plus beau symbole, pour que le libéralisme chimiquement pur apparaisse. Nous sommes dans un double mouvement de libéralisation économique et de libération progressive des mœurs... Cette parenthèse est-elle aujourd'hui refermée ?





lundi 17 juin 2019

L'ingratitude de nos parents



C'est déjà fait sur les plus jeunes générations, l'américanisation... Y résister c'est se montrer conservateur voire réactionnaire. Les États-Unis n'ont fait que développer un matérialisme qui vient d'Europe et qui a pour source concernant le culte du profit, le calvinisme protestant, matérialisme dont ils nous offrent le miroir grossissant. Sans même entrer dans une critique de l'humanisme qui porte en germe le progrès technique qui lui-même est vecteur de la volonté de puissance source du nihilisme... contemporain !
On peut être anarchiste et conservateur comme Michéa, que Finkielkraut a quand même eu le mérite d'inviter parfois dans son émission. Une des dernières en date avec Bruckner justement. Sans dénigrer le rock et la BD qui s'accordent mieux à notre époque de vitesse, d'images, de numérique, et de violence banalisée que la littérature et la « grande musique », c'est aussi plus facile et demande moins de concentration et de mémoire. D'ailleurs les très jeunes ne lisent même plus de BD, il leur faut des images animées sur un support numérique, par le biais de jeux ou de films. Reste la musique pop ou rock qui s'est bien dégradée depuis les années 70, et toute la pop culture en général selon moi. L'obsolescence des biens culturels est programmée elle aussi, il y faut toujours plus d'innovation et de nouveauté, de spectaculaire et de performance technique, au détriment du contenu. Enfin la pop culture est souvent un phénomène générationnel qui a tendance à mal vieillir contrairement à la grande culture caractérisée par son intemporalité, cette dernière si elle ne devenait pas obsolescente par définition, pourrait cependant bien sombrer dans l'oubli en raison de sa difficulté d'accès qui la rend hermétique : d'où le déclin, voire la mort que prophétise houellebecq de la littérature en général, dans Soumission
La critique que font Houellebecq et Finkielkraut de la modernité, ce dernier se revendiquant d'une dream team de la réaction qui comporte le premier cité et quelques autres compères dont fait partie Philippe Muray est selon moi pertinente, soulignant que les nouvelles générations auront de moins en moins les outils pour accéder aux œuvres du passé rendues hermétiques par la perte des compétences intellectuelles requises pour les décrypter, comme la mémoire et l'attention, et surtout par le désir de ne pas perdre de temps dans des vieilleries. Comme le dit Michéa aussi dans L'Enseignement de l'ignorance et ses conditions modernes, on ne doit pas seulement s'inquiéter du Monde que nous laisserons à nos enfants, mais aussi des enfants que nous laisserons au Monde, très mal éduqués et armés pour faire se pérenniser à travers eux un héritage immémoriel du passé.
Comme le dit Auguste Comte, « l'humanité se compose de plus de morts que de vivants », l'oublier est le symptôme de notre nihilisme sous l'action de la volonté de puissance qui nous fait vouloir rester jeune éternellement notamment, malgré le vieillissement biologique inéluctable dénié par les promesses des nouveaux gourous du transhumanisme venus d'outre-atlantique et leur idéal selon eux atteignable à assez courte échéance d'immortalité, avec tous les phénomènes de décadence et de dégénérescence que cela implique sur le plan culturel, voire avec notre potentiel et possible passage de la civilisation à la barbarie. Car cette quête d'immortalité et de jeunesse éternelle est aussi le symptôme que nous ne voulons plus accepter de vieillir, donc de philosopher qui est aussi « apprendre à mourir », et accessoirement de laisser la place aux générations qui viennent après par la transmission d'un héritage commun et immémoriel précisément. L'humanité à travers ses représentants les plus emblématiques et fondateurs de notre post modernité, les baby boomers, ne se vit plus comme un maillon dans une chaîne intergénérationnelle, mais comme un tout sans ascendance, ni descendance, sans héritage puisqu'elle estime avoir été créée de rien, avoir tout créé et ne rien devoir, donc sans transmission à accomplir pour payer sa dette ; un peu comme si elle était une génération spontanée.

samedi 27 avril 2019

Quel lien entre anti-humanisme et l'incendie de Notre-Dame ?



Pour son confort moral il vaut mieux défendre la doxa libérale-libertaire qui se confond désormais avec l'idéologie capitaliste, cette dernière ne passant plus par un capitalisme patriarcal obsolète, mais par une libéralisation des mœurs, les esprits chagrins diraient un laisser aller généralisé, ainsi qu'un féminisme et un antiracisme revendicatifs, et donc in fine l'islamisation de la société dont l'incendie de Notre-Dame est comme l'allégorie.
Disons qu'entre droits de L'Homme et capitalisme, c'est le capitalisme qui tire les ficelles et manipule les masses en instrumentalisant la conscience de chacun : personne ne peut se reconnaître dans sa glace comme un gros beauf raciste et misogyne. Un bon consommateur doit aussi se reconnaître à travers la propagande médiatique et publicitaire, comme un militant féministe et antiraciste des droits de l'Homme, CQFD et tout le monde est content, il fallait y penser !
Le problème est que le capitalisme exploite les bons sentiments de gens qui se croient mus par des choses pas commerciales, alors qu'il n'en est rien : l'idéologie libérale-libertaire a réussi ce dont le fascisme avait rêvé mais n'avais pas finalisé ; entrer dans l'intimité des gens, dans leur conscience, pour en faire de bons petits soldats consuméristes obéissants.
Les musulmans notamment ne font qu'exploiter les failles d'un système qui ne vise qu'à générer un maximum de profit, et qui se fout royalement de ses très vieilles et saintes reliques, qui n'ont plus qu'une valeur sentimentale pour quelques nostalgiques impuissants d'une grandeur spirituelle en décrépitude.

L'idéologie c'est ce qui permet de ne pas être sensible au réel, comme un envahissement progressif par exemple d'une mère-patrie par des éléments très hétérogènes, par confort moral et rejet bien légitime du racisme, et hygiène mentale aussi. L'envahissement est même désormais consenti puisque selon la doxa hygiéniste l'honneur de la France est d'être une terre d'accueil, par pénitence aussi vis-à-vis « des heures les plus sombres » de notre histoire récente, comme si l'honneur de la France n'était plus de défendre des valeurs et de les faire assimiler, parce qu'en réalité il n'y en a plus, effacées par l'esprit consumériste. Mais c'est le capitalisme séculier qui instrumentalise en réalité ce qu'il y a encore d'aristocratique en l'Homme : sa partie désintéressée et donc religieuse, comme de nobles sentiments, pour qu'il morde à l'hameçon du consumérisme ; il s'agit donc en réalité d'une manipulation massive et d'un genre de délire collectif qui ne nous fait plus apprécier le danger à sa juste valeur.

Aujourd'hui le libéralisme et le néodarwinisme qui en découle ne sont pas le réel mais ce que nous avons fait de la réalité de chacun par conditionnement, ou autrement dit l'idéologie c'est-à-dire un moule qui nous rend aveugle à l'éventualité d'un monde mû par d'autres valeurs plus nobles, plus chevaleresques, plus aristocratiques.

Les Lumières semblent avoir accouché du libéralisme. Quel lien entre le libéralisme et l'incendie de Notre-Dame ?

Les Lumières sont-elles l'humanisme ? Les Lumières version allemande, l'Aufklärung, composent davantage avec la religion, les Lumières surtout françaises et britanniques ne pouvaient aboutir qu'à son exclusion radicale avec sa composante libérale qui a été pensée pour lutter contre les guerres de religions, comme une véritable machine de guerre pour contrer les religions. Or la religion qui n'est au fond qu'une secte qui a réussi, est au sens propre ce qui relie les Hommes par un certain nombre de principes. On peut certes les trouver dogmatiques mais ils avaient au moins ce mérite d'unir les individus en communauté de fidèles. Ce lien a laissé place à la fragmentation de la société encouragée par le libéralisme, qui ne postule comme principes régulateurs du monde social que la liberté d'entreprendre et le libre marché soumis à la concurrence aveugle et destructrice des équilibres fragiles qui garantissaient aussi l'identité d'une nation par exemple, donc in fine à la « guerre de tous contre tous », ou à l'extension du domaine de la lutte à tous les domaines jusqu'ici privés de l'existence (Houellebecq), ou à l'affirmation de la volonté de puissance de chacun comme affirmation de soi et en réalité manifestation du nihilisme occidental (Heidegger), qui s'est répandu dans le monde comme une contagion menaçant tous les équilibres dont notamment celui du climat, et enfin last but not the least avec comme effet pervers la résurgence de ce que la religion fait aujourd'hui de plus barbare comme l'islamisme virulent : un exemple de radicalité de la réaction ; en l'absence de toute réaction équilibrée et mesurée possible ou autorisée, c'est-à-dire admise par le sens commun, comme ne serait-ce que de défendre des valeurs et de les faire assimiler - on est pratiquement sommé de choisir entre l'« infâme » Zemmour dont on a fait une caricature et la « douce » Hapsatou Sy. Mais ce n'est pas un choix c'est une injonction...

Autrement dit l'humanisme que l'on peut définir comme l'Homme mesure de toute chose était aussi porteur du nihilisme, c'est-à-dire que l'anti-humanisme était constitutif de l'humanisme depuis son origine cartésienne et plus loin encore monothéiste judéo-chrétienne... C'est donc le même esprit humaniste qui a élevé Notre-Dame et en même temps qui l'a aussi détruite par nihilisme...

lundi 25 mars 2019

La loi Blanquer et la répression policière



Et dans le sillage de la macronie : la loi Blanquer. Si même des bambins et des profs sont capables de comprendre qu'il faut fermer sa gueule et marcher à l'ombre en Macronie, comment se fait-il qu'une mamie de 73 ans, sévèrement malmenée par les forces de l'ordre, en soit incapable ? Encore une baby-boomeuse qui s'est crue en Mai 68 ! Mais il aurait fallu lui dire que l'époque avait changé et que c'était les ex-Mao qui se retrouvaient aujourd'hui comme les têtes pensantes du discours idéologique macronien : Goupil, Cohn-Bendit, Glucksmann père et fils (l'esprit du père du moins !), Bruckner etc.

Avec obligation du devoir de réserve dans l'enseignement comme... dans la police, la gendarmerie ou l'armée (la grande muette) ! Autrement dit toute critique de Macron par un enseignant pourra donner lieu à des sanctions disciplinaires grâce à la loi Blanquer. Avec une ambiance pourrie de délation et de dénonciation qui s'installe peu à peu dans les établissements scolaires de France, où la parole n'est plus libre depuis bien longtemps contrairement à ce que l'on croit, on pourra être poursuivi disciplinairement voire même judiciairement pour crime de lèse-macronie : tout est étudié pour que Macron et ses nervis puissent continuer à détricoter le tissu social français, en toute quiétude !

N'oublions pas qu'il y eut beaucoup plus de Français collabos que résistants quand le Reich allemand exerçait sa pression sur la population ; aujourd'hui l'équipe de management ultra-libérale qui fait office de gouvernement et de parti de pouvoir (LREM) exerce sa pression, croyez-vous vraiment que l'état d'esprit de la majorité des Français ait changé comme par miracle depuis 1940 ?

Les gens se taisent parce qu'ils ont peur, et je crois que l'armée pourrait tirer sur la foule à balles réelles, cela ne provoquerait pas un si grand scandale : la majorité de nos éditorialistes et intellectuels patentés trouveraient à dire qu'« ils » l'avaient bien cherché et qu'« ils » avaient mis en péril les institutions de la Républiques ; bref que c'était les « autres » les nazis, eux les sans-dents, et pas « nous » les vertueux républicains antifascistes qui nous battons pour le progressisme et éviter la résurgence de la bête immonde (j'essaie de me mettre dans la tête de nos élites sécessionnistes, mais j'ai du mal !).

Et après avoir manifesté pour obtenir des droits (la génération de Mai 68 globalement qui fait encore la pluie et le beau temps en France), en priver ses enfants et son peuple par appât du gain (néolibéralisme mondialisé), ça ne pue pas l'hypocrisie peut-être ?



Souvenez-vous des slogans de 68, ne peut-on pas dire que ces 50 années furent le théâtre d'une grande trahison ? D'ailleurs on ne prive plus les gens de droits, des droits formels ils en ont en veux-tu en voilà, on les prive de subsistance, on les prive de pain comme en 1789 ; et cette fois au nom de l'idéologie progressiste : ce qui est le comble de l'hypocrisie !

Macron n'est que le sous-produit idéologique d'un mouvement qui au départ se voulait maoïste et altruiste et a muté en néolibéralisme égoïste : tragique mutation pour le peuple qui réagit par une jaunisse...

Conclusion aujourd'hui en macronie : le progressisme est globalement la nouvelle forme dominante acceptée de fascisme, où tous les violents peuvent assouvir leurs pulsions de destruction et de négation de l'Autre dans son altérité, en toute impunité !

On me répond (et je veux bien entendre la critique car elle fait avancer) : « Quels raccourcis pour analyser 50 ans d'histoire ! Sur votre postulat de départ sachez que le mouvement de mai 68 était le fait d'une minorité (agissante) et pas d'une génération conne vous le supposez. Donc accuser cette génération de tous les maux actuels n'a pas de sens... »

Moi : « Une génération en fut totalement imprégnée, et la minorité agissante a globalement trahi ses idéaux de départ, du moins ceux qui occupent en France encore et toujours le devant de la scène : Goupil, Cohn-Bendit, Glucksmann (père et fils), Bruckner, et même BHL qui se prétendait maoïste, et quelques autres. Ceci dit j'ai bien conscience qu'il s'agit de la récupération néolibérale d'un mouvement politique qui se voulait sincèrement altruiste à l'origine, par le grand Capital hélas ! »

samedi 23 mars 2019

Lettre à un prof de philo hédoniste bobo CSP+++ (qui a peur des vilains casseurs, bouh !)



L'ordre établi libéral-libertaire est ce que tu apprécies le plus, sans même percevoir le lien de causalité entre flux migratoires intenses et dumping social en faveur du Capital. Il ne manque au fond que la légalisation du cannabis et tu serais un homme comblé, tout le reste tu t'en fous, l'injustice sociale exacerbée, du moment que ta petite personne jouisse de son petit confort moral féministe, antiraciste et libertaire, dans le cadre d'une idéologie libérale-libertaire à laquelle tu adhères à 100%, moralement et matériellement, voire spirituellement. Vive la pub ! Vive la propagande libérale et libertaire ! Vive le fric, la marchandisation de tous les secteurs de l'existence ! Et enfin vive le féminisme et l'antiracisme ! Bouh les vilains qui font le lien entre immigration massive et logique capitaliste pouvant nous amener au remplacement progressif d'une population de souche ou plus récemment installée - mais exigeante en matière de droits sociaux ; par une population ignorante de ses droits que l'on met en concurrence avec le reste de la population sur le marché du travail, pour revoir à la baisse le coût de la main d'œuvre et dévaluer le droit des travailleurs sur toile de fond faussement et hypocritement hédoniste...

Vive Tonton, vive Séguela, Attali, Jack Lang etc. nos icônes de jeunesse. Vive la génération « touche pas à mon pote », plutôt décérébrée et surtout si elle fait in fine le jeu du grand Capital !

Ce sont mes enfants et mes petits enfants qui se feront « grand remplacer », je leur souhaite de se convertir en douceur, de consentir à leur propre servitude et soumission, plutôt que de connaître une mort atroce, il faudra vivre avec son temps et prendre acte du changement civilisationnel. Les musulmans si ils sont amenés à écrire l'Histoire, puisque ce sont les vainqueurs qui l'écrivent, écriront que dans un mouvement dialectique le christianisme et surtout l'humanisme occidental et hédoniste consumériste qui en découle, avait pour vocation à préparer et accoucher de l'islam pour y mettre de l'ordre et du sens.

N'oublions pas que globalement les Occidentaux sont surtout préoccupés d'argent et de réussite sociale, alors que les musulmans mettent en avant les valeurs familiales et la régulation des mœurs. Que j'ai peur ou non du noir ne changera rien à cet état de fait.

Quant on voit les crétins qui font la propagande du transhumanisme et de la singularité technologique, et qui distinguent pour les opposer entre inutiles substituables et « dieux » parmi les Hommes pour parler des élites éduquées afin de les dissocier radicalement du peuple, c'est presque rassurant effectivement.

Les musulmans nous sauveront peut-être des fanatiques néolibéraux qui visent la marchandisation de tous les secteurs du vivant, et la dérégulation de tous les tabous éthiques (souvent issus de la religion !) qui mettaient encore un frein à l'expérimentation sur le vivant de tous leurs fantasmes de toute puissance.

Je vois effectivement d'un côté la réaction ou nostalgie d'un passé plus humain, et de l'autre le pur fanatisme et des fantasmes de toute puissance mal refoulés : une société de pervers narcissiques en germe !

Avec le gouvernement Macron on en a un avant-goût : on est déjà dirigé avec eux par une bande de pervers narcissiques aux fantasmes de toute puissance mal refoulés ; au fond leurs convictions idéologiques comptent peu, ce qui importe pour eux c'est de pouvoir déchaîner leurs pulsions destructrices de tout ce qui peut réguler une société ou un peuple. Ce qui tombe bien est que c'est au fond fidèle aux vœux des oligarques milliardaires qui les ont placés là où ils sont, et conforme à l'idéologie néolibérale avec des nuances libertaires sur le plan sociétal, ou libérale-libertaire. « Avec des nuances libertaires sur le plan sociétal » : c'est-à-dire droit de faire absolument tout ce que l'on veut du moment que cela ne remette pas en question d'un iota le droit inaliénable et supérieur à la propriété privée, et mette même au niveau du tabou la question de son éventuelle redistribution, non mais ! Ou autrement dit il s'agit de faire un tabou de la richesse accumulée dans le cadre de la propriété privée que l'on ne doit pas voir ni même évoquer, et surtout de la question de son éventuelle et selon moi légitime redistribution, et ne l'oublions pas : acquise par l'exploitation du travail d'autrui.

lundi 11 mars 2019

Fait divers à Pontivy : un renard tué par des poules...



Le libéralisme c'est le libéralisme, ce que décrivent beaucoup d'observateurs du libéralisme en France pour le déplorer ce sont les modalités du libéralisme à la française (« un mélange de népotisme, d’oligopole, de connivence et de copinage. Vous rajoutez la toute puissance de l’ENA et vous avez une belle description de situation économique et politique de la France mais assurément pas du libéralisme »), une des deux sources historiques du libéralisme, avec celle qui nous vient du modèle anglo-saxon qui a des racines protestantes, sécularisées avec la théorisation de la doctrine libérale notamment par Adam Smith, qui aura d'importantes répercussions économiques et beaucoup d'admirateurs qui peaufineront la théorie jusqu'à devenir ce qu'elle est aujourd'hui : un genre de totalitarisme économique mondialisé sans alternative (« There is no alternative », Thatcher), la sainte trinité qui repose sur la baisse des dépenses publiques, la croissance et l'innovation et qui fait l'objet d'un martèlement médiatique propagandiste de tous les instants jusqu'à abolir chez le citoyen lambda tout jugement critique, amen ! Le modèle anglo-saxon a finalement supplanté selon moi le modèle français jusqu'en France elle-même, et dont Macron jusqu'à son style de communiquant (en rupture totale avec un de Gaulle) constitue l'exemple emblématique, plus américain que français dans sa tête, Sarko avait montré la voie... L'élément résistant de la France c'est la Bretagne disait Michelet, il faudrait peut-être désormais dire "c'était" : résistance au libéralisme dont les poules effectivement à défaut des Hommes - les Bretons qui ne sont plus ce qu'ils étaient, déjà Michelet décrivait la dégénérescence de ce peuple, surtout les hommes souvent marins : ce qui donna aux femmes la main mise sur la société - ont fait preuve...

Pour ce qui est de la véritable critique que l'on peut faire du libéralisme (que sa source soit française ou britannique : les deux se sont longtemps nourries l'une de l'autre jusqu'à ce que le modèle anglo-saxon l'emporte, surtout depuis les années 80...) : elle nous vient de Marx ; mais c'est bien parce qu'on a voulu faire de Marx, et de Lénine et Staline à sa suite, un prophète dont la parole est infaillible, qui explique en grande partie les crimes du communisme. Si l'on voulait que l'analyse marxiste du modèle dominant néolibéral s'avère féconde, il faudrait elle-même la soumettre constamment à la critique, afin qu'elle ne sombre pas dans un dogmatisme criminel encore plus nocif que le néodarwinisme (ou « guerre de tous contre tous ») délétère issu du néolibéralisme.

Le renard dans le poulailler c'est le néolibéralisme dont Macron est la pleine et entière incarnation 40 ans après Thatcher. Les poules ce sont les gilets jaunes ; viendront-elles à bout du renard présidentiel, mais un peu juvénile comme l'animal criblé de coups de becs du fait divers morbihannais ? Gauche et droite font la même politique libérale depuis 40 ans, la seule nuance est sur le plan sociétal : la droite reste rigide et coincée, droite dans ses bottes, la gauche expérimente et autorise à peu près tout (sauf le cannabis !) du moment que ça ne lui coûte rien financièrement ; hors de question de redistribuer, revenant même sur l'héritage spirituel du CNR qui avait au moins compris que le meilleur moyen de prévenir les conflits et les guerres meurtrières était la redistribution des richesses créées ; et pas par ce sophisme que l'on appelle « ruissellement » et qui dépendrait de la bonne volonté des riches, mais par une politique sociale volontariste.
Quant à Macron c'est un Machiavel, un rusé renard et avant tout un communiquant habile et manipulateur qui sait exploiter les divisions et les fractures de la société française, non pour les résorber mais les exacerber puisque son pouvoir en dépend : c'est tout le contraire d'un de Gaulle rassembleur de son peuple, le dernier Homme d'État en France digne de ce nom par delà le clivage gauche/droite, alors que Macron est en deçà. En bon joueur d'échec ce dernier anticipe le coup d'après et réfléchit déjà aux moyens de tirer à son profit le mouvement des GJ, en faisant passer les violences policières par pertes et profits.
Demander à Macron ou à Castaner de faire preuve de compassion pour les victimes éborgnées et amputées : quelle utopie !

On me rétorque : « C'est une bonne illustration pour enfants de maternelle. Le Renard, bien plus intelligent que la poule, peut effectivement être battu par des centaines de poules stupides, une fois regroupées en attendant d'aller pondre.
Le Français a le choix. »

Moi : « 67 millions d'individualistes agissant pour leur pomme comme des renards dans un poulailler ou autrement dit la désagrégation inévitable de la société française : non les Français n'ont peut-être plus le choix face à ce qui va s'imposer à eux comme un destin ! Et n'oublions pas que l’emblème national est le coq pas le renard ni le loup, ni l'ours... Le court intermède de l'aigle a été abandonné après la défaite napoléonienne : mais ça ne sert visiblement pas de leçon aux ambitieux individualistes comme Macron et tous les requins dans son sillage... »

jeudi 7 mars 2019

« Votre prénom est une insulte à la France »



C'est la lâcheté de l'Église qui a vidé les églises ? Et qu'en est-il des prénoms du calendrier que l'on ne donne plus aux enfants français ?
Ça n'a rien à voir avec de la lâcheté, c'est le fruit de 200 ans de sécularisation en France, parfois forcée, parfois consentie, sous l'effet du discours intégrateur de la République qui s'est transformé en discours exclusif et excluant :

Salaud de pauvres ! surtout selon l'idéologie libérale-libertaire. Tous ces pauvres, ces gueux, ces « riens », ces sans-dents, ces déplorables, bref ce peuple qui refuse de rentrer dans les cases du progressisme radieux, quel scandale ! On peut être un pauvre et un brave type selon feu Glucksmann, à condition de ne pas se plaindre d'être dépossédé de ce que l'on manque en accusant les riches d'en être la cause, et d'accepter son sort avec résignation et stoïcisme : ou autrement dit l'acceptation de la servitude volontaire et le confort des élites sécessionnistes dans leurs bunkers des grandes métropoles, que vient perturber le mouvement des GJ. Comme ça fait mal à son ego d'élite déconnectée du réel ! Alors on leur fait encore plus mal en les réprimant avec une violence que vient corroborer un rapport d’Amnesty International qui dénonce « le recours excessif à la force par des policiers » pendant les mobilisations des gilets jaunes. Oui effectivement l'attitude de Macron est bien peu charitable et peu chrétienne, à croire que ce type n'est pas très catholique ! Après avoir détruit l'Église, la République veut désormais détruire son peuple ou le remplacer.

C'était ce matin sur France Inter : à 20% des enfants qui naissent on donne aujourd'hui un prénom arabo-musulman en France... Sans compter toutes les autres communautés... La France est désormais une nation aux fractures multiples donc est devenue une nation-archipel, sans grand contact entre les îles qui la composent. En tout cas si les statistiques ethniques sont interdites en France, les statistiques sur les prénoms sont riches en informations qu'on cherche à occulter.
La fin est proche, la fin de quelque chose, mais pour Demorand en bon bobo libéral-libertaire c'est évidemment une richesse extraordinaire pleine de promesses fécondes : le début d'un bon présage ; un même phénomène peut être l'objet d'interprétations diamétralement opposées selon que l'on se nomme Zemmour ou Demorand et consorts.
Mais la fin de quoi effectivement ? C'est le début d'autre chose, une rupture ou un fracture avec tout ce que l'on a connu par la passé, en tout cas je ne me fais pas d'illusions sur les vertus du vivre ensemble. Soit on arrivera à instaurer une société communautariste sur le modèle anglo-saxon et sans rapport avec le modèle français pluricentenaire : mais il faudrait que la société française ait un quelconque rapport avec les sociétés anglo-saxonnes ce qui n'est pas le cas ; soit ce sera un genre de guerre civile plus ou moins larvée, à se regarder en chiens de faïence entre communautés hétérogènes, on verra bien, ce qui est cependant plus probable
Dans les sociétés communautaristes anglo-saxonnes, ça fonctionne parce que les WASP gardent la prérogative avec d'ailleurs des heurts et des conflits : Trump a peur d'un renversement ethnique en faveur des hispaniques, c'est pour ça qu'il veut mettre un mur. Mais je ne vois pas les Français pouvoir s'imposer avec un tel modèle de domination ethnico-religieuse, tout simplement parce qu'être français ne constitue pas une appartenance ethnique ou ethnico-religieuse comme pour les WASP des pays anglo-saxons, puisque la France est constituée de régions hétérogènes ethniquement et qu'elle a minutieusement détricoté l'appartenance religieuse, très majoritairement catholique, pendant deux siècles de sécularisation, parfois consentie, parfois forcée.
Il ne pourrait donc pas y avoir de modèle dominant sur lequel s'appuyer d'autant plus que la République a renoncé à son modèle intégrateur pour le remplacer par un modèle multiculturaliste mais sans esprit fédérateur, si ce n'est les valeurs de la République dont on peut bien faire dire ce que l'on veut, et l'ethnie majoritaire risque d'être l'ethnie arabo-musulmane qui pourrait bien dans le futur servir de modèle dominant à l'ensemble de la société française et utiliser les valeurs de la République pour accomplir ses (sombres ?) desseins de conquête.

Ce ne sera pas une richesse mais un appauvrissement considérable fondé sur une religion de conquête qui cherche ne l'oublions pas à soumettre ses fidèles, qui plus est les populations conquises qui n'auront d'autre choix que la conversion si elles veulent vivre décemment, ou avec un statut de dhimmi si elles s'y refusent...

Quant au libéralisme il ne faudra pas compter sur lui pour nous apporter la moindre perspective d'échappatoire, cette doctrine est effectivement l'antithèse d'une doctrine du salut ou alors du salut par l'argent et pour sa pomme, ce qui est un non sens et une absurdité. Car si j'ai bien compris on jalouse plutôt la jouissance d'autrui davantage que le contraire, mais la jouissance de l'être aimé, de ses enfants, de sa famille est un cas à part, et pourquoi pas après tout par extension de sa communauté, l'idéalisme de Marx fut donc de l'étendre à l'ensemble de l'humanité ? Le néolibéralisme prétend tout le contraire : plus ou moins explicitement abolir toute solidarité même au sein de la famille : la guerre entre maris et femmes, parents et enfants, camarades de classe dès l'École, etc. Il y réussit assez bien grâce à une propagande de tous les instants à travers l'ensemble des médias coalisés... Le libéralisme a fait plus de dégâts que tous les dictateurs réunis, le communisme et même le fascisme en sont des réactions exacerbés et non le contraire, et difficilement évitables. Aujourd'hui le néolibéralisme se prétend sans alternative possible, il pourrait donc bien sombrer dans un genre de totalitarisme qui a déjà commencé de façon soft...
Le néolibéralisme est plus qu'un statu quo, c'est un volontarisme néodarwinien promulguant constamment le conflit, la compétition, la pulsion et détricotant minutieusement tout ce qui pouvait faire lien et servir de support à tout sentiment de solidarité, et il s'en félicite parfois avec bonne conscience, alors que son projet est parfois tout simplement criminel mais certainement celui qui demande le moins d'efforts : se laisser aller à la pulsion (cf. le système publicitaire) qui est souvent une pulsion de mort ; mon désir est de nier l'Autre dans sa singularité. C'est un système pulsionnel avant d'être un égoïsme rationnel comme il se targue d'être... Ceux qui s'en sortent ont un support psychique qui est forcément autre que celui de l'idéologie libérale dans sa radicalité, qui dans sa logique propre (à condition de bêtement la suivre !) aboutit fatalement à la destruction de toute solidarité familiale, et donc à la destruction des enfants c'est-à-dire à l'échec de la transmission et in fine de la construction de leur équilibre psychique. Autrement dit le néolibéralisme est une machine à créer de l'aliénation mentale, ironiquement fliqué pour l'anecdote par des cohortes de psys en tout genre, qui vous recommandent (souvent avec une certaine malveillance) le bon comportement pour survivre en milieu hostile (phénomènes de burn out, d'enfants hyperactifs sous médicaments etc.), ce qu'ils dénient puisqu'ils sont souvent les meilleurs propagandistes de l'égoïsme rationnel et du monde tel qu'il est (le principe de réalité), dont ils ne cessent de vanter les mérites.

Bref pour conclure sur la question du libéralisme, l'argent mal redistribué met évidemment à l'abri de ses conséquences ceux qui en sont les représentants les plus emblématiques ou ceux qui en vantent les mérites et en font la publicité, sinon comment le système se pérenniserait-il ? Mais le système se pérennise désormais un peu à vide dans le domaine de la représentation (avant tout dans les médias qui en font la publicité, une certaine culture, un certain art propagandistes), et non plus dans la réalité des peuples, dans leur sève : ce que traduit la montée des périls dans les pays historiquement les plus démocratiques qui soient : Brexit, élection de Trump, crise des GJ...
C'est une propagande encore plus pernicieuse que la soviétique ou même encore fasciste, car elle cherche à abolir chez l'individu toute intimité ou liberté de conscience, c'est une propagande qui s'insinue dans les consciences et qui a l'apparence de ne pas s'imposer par la force, son principal moteur est la cupidité des acteurs.
Le souvenir d'Hommes qui s'unirent et firent preuve de solidarité pour vaincre la barbarie nazie, au nom de cette doctrine mais aussi du communisme, nous fait croire encore un peu en cette idéologie que certains n'hésitent pas à qualifier de philosophie, le libéralisme, en y voyant des racines spirituelles (Citons Montesquieu, Diderot, Voltaire pour la France) qui depuis longtemps à défaut d'être bien entretenues et réactualisées dans l'esprit de ses fondateurs, ont dégénéré en illusion du Bien.

lundi 25 février 2019

L'humanisme destructeur



Les Etats-Unis représentent 5 % de la population mondiale, mais consomment jusqu’à 40 % des matières premières et sources d’énergie, et apportent 50 % de toute la pollution du globe. Souvenons-nous que le développement de l'humanisme a connu une époque où, après d’Holbach, Helvetius, Diderot, fut proclamée et acceptée par de nombreux adeptes la théorie de « l’égoïsme rationnel ». Si l’on parle sans fioritures, il s’ensuivait que le plus sûr moyen de faire du bien aux autres était d’obéir strictement à ses propres intérêts égoïstes. Aussi l’humanisme rationaliste, cet anthropocentrisme opiniâtre et séculier, ne pouvait-il échapper à une crise inéluctable. Et quel bon air cela nous a-t-il apporté ? Un totalitarisme économique, directif et universel : la mondialisation libérale sur fond d'oligarchie ploutocratique génératrice d'injustices sociales et de désordres migratoires qui s'exacerbent avec le temps, et qui expliquent des phénomènes comme le Brexit, l'élection de Donald Trump ou encore l'apparition du mouvement des gilets jaunes en France ! Comment est-ce possible ? De surcroît, engendré par les pays les plus démocratiques qui soient ! N'oublions pas non plus que libéralisme, socialisme et communisme ont une seule racine commune : l'humanisme, qui lui même a des racines religieuses judéo-chrétiennes.

Il faudrait tout simplement revenir sur l'humanisme et la confiance aveugle que l'on met en l'Homme, pour tout reconstruire sur des bases religieuses mais à l'échelle mondiale, personnellement le bouddhisme aurait ma préférence comme trame structurelle : pure utopie bien peu réaliste évidemment, puisque le mondialisation se fait suivant le principe de la cupidité propre au capitalisme, et non ceux de la compassion et de la sympathie que l'on retrouve encore comme des ersatz dans certaines parties du monde, noyés dans la mondialisation et l'industrie du tourisme. Il faudrait faire de la Nature un temple sanctuarisé avec ses tabous et ses rituels si l'on voulait éviter sa dégradation puis sa destruction, oui la deep ecology est une forme de secte qui pourrait se transformer en religion, donc en mode de pensée sectaire et dogmatique : c'est sans doute le revers de la médaille d'un tel mode de pensée pour des individus formatés par plus de deux siècles de sécularisation comme nous autres Occidentaux.

L'Homme a besoin de se prosterner devant plus grand que soi, voire pourquoi pas de se soumettre, si l'on veut qu'il respecte quoique ce soit, sinon ce sera le rôle de la dictature, oui et certainement dans le cadre de l'oligarchie que l'on connaît déjà... Mais bon ! comme on ne peut revenir en arrière et que l'on doit subir les développements funestes de l'idéologie de philosophes des Lumières optimistes sur la nature humaine et inconséquents, il nous faut bien respecter ce qui reste à respecter : les valeurs de la République ou autrement dit de la démocratie dans la plupart des pays occidentaux, et faire semblant de croire à leur universalisme pour pouvoir continuer à vivre dans un monde rendu par elles hyper violent et destructeur des équilibres anthropologiques et environnementaux...

Quand un seul peuple est sacralisé et mis au dessus des autres parce qu'il a subi la pire abjection c'est-à-dire le plus singulier des génocide, tout fait écho à ce meurtre originel y compris la moindre allusion antisioniste assimilée à de l'antisémitisme, et cela finit par créer des jalousies : pourquoi des Hommes ou des États auraient-ils plus de valeur que d'autres et ne seraient pas critiquables, alors que l'on a postulé au départ l'universalisme des droits de l'Homme ? On le voit malgré le principe d'universalisme républicain postulant l'égalité laïque entre les Hommes, tous recherchent en réalité un point de sacralité à partir duquel il s'agit de se définir : comme si l'Homme sécularisé ne pouvait entièrement se départir de ses racines religieuses. C'est de là que naît le conflit : les Hommes ne sont pas égaux aujourd'hui devant le sacré (d'un point de vue psychanalytique : l'amour du Père c'est-à-dire de dieu), et c'est de cette inégalité que naissent les injustices sociales, voire les désordres climatiques et migratoires. D'où la guerre que les musulmans poursuivent sur le terrain religieux en vue de l'hégémonie pour certains, de plus de justice sociale pour d'autres, alors qu'ils l'avaient commencée dans les années 60/70 sur celui du tiers-mondisme et du marxisme.

Les dés sont pipés au départ, le libéralisme, le néodarwinisme c'est-à-dire la compétition, et la méritocratie républicaine sont en réalité des slogans sans fondement et des impasses ; ce qui assure sa survie à l'être humain c'est la caractère de chez-soi de son environnement que lui confère une sacralité religieuse. Voilà pourquoi même le communisme a échoué partout où il a voulu s'imposer en raison de sa racine commune au libéralisme : l'humanisme séculier ; et un socialisme coupé de ses racines conservatrices y compris religieuses par opposition à progressistes, serait lui aussi voué à l'échec. Ainsi tout notre édifice idéologique libéral est-il une fuite en avant mortifère, particulièrement intense en l’absence qui plus est de toute alternative idéologique crédible comme le communisme, pour se masquer cette réalité indépassable : l'Homme est un homo religiosus mû par des idéaux transcendants, que l'on ne parviendra jamais à totalement transformer en homo œconomicus mû par de purs motifs égoïstes ; c'est un contresens opéré sur la nature humaine qui explique la crise et les apories actuelles, dont nous ne sortirons pas sauf changement radical de paradigme.

Cependant la plus belle preuve que l'on a été élu par le Père, est le retour sur investissement d'affects par des signes de réussite. Voilà pourquoi Israël de tout temps, marqué par un très long intermède diasporique qui n'est pas clos, peut s’enorgueillir de ses rejetons et susciter la jalousie et la convoitise de ses rivaux en sacralité comme l'islam ; parce que cette nation contrairement à la France et la plupart des nations occidentales entièrement sécularisées, n'a jamais entièrement renoncé à ses racines religieuses qui lui ont fait conserver son identité à travers les âges, malgré l'absence d'un quelconque royaume temporel pendant des siècles...
Oui Je pense qu'Israël est avant tout une nation, une nation essentiellement spirituelle qui pendant longtemps ne s'est pas construite sur un territoire, mais dans l'esprit d'un peuple que l'on ne peut même pas définir ethniquement, car il est le fruit d'apports hétérogènes par prosélytisme discret.

dimanche 17 février 2019

Finkielkraut joue son rôle en cabotinant



Moi : « Sinon Finkielkraut a voulu faire le buzz... et il a fait le buzz comme d'habitude ! À chaque fois qu'il y a des mouvements sociaux il se fait conspuer et il le sait très bien même si ce n'est pas normal, cela lui permet de susciter l'indignation unanime de la classe politique, d'être appelé personnellement par le président pour qu'il lui dise toute sa détermination contre l'antisémitisme, et d'être invité sur tous les plateaux télé pour dire tout le mal qu'il pense du mouvement des GJ et du nouvel antiracisme antisémite. Notre finkielkraut est un cabot, peut-être un peu plus narcissique que la moyenne, et qui aime être rassuré et cajolé par les plus hautes autorités dont il fait d'ailleurs partie. »

Hinageshi : « Quand la députée LREM Laetitia Avia reçut une lettre anonyme raciste - et la menaçant de mort - Causeur se fendit d’un article passablement dégueulasse dont voici un extrait :
« […] il ne s’agit que d’une lettre, une seule, d’un anonyme marginal et,
avant de surjouer l’indignation, il est sans doute préférable d’accorder
à cet acte l’importance qu’il mérite. Apporter de façon brute une telle
lettre sur la place publique, c’est encore alimenter le mythe selon lequel
nous vivrions dans un pays d’affreux beaufs racistes, gangrené par
un péril nazi, comme aux heures les plus sombres de notre histoire, etc.
Mais pour la victime autoproclamée, le procédé est très avantageux.
Cela permet de faire parler de soi en bien, de redorer son image gratuitement,
d’avoir grandes ouvertes les portes du plateau de C à vous et d’attirer
à soi les tweets de “total soutien” d’une classe politique à l’unisson dans
un concours d’indignation larmoyante. »
Des esprits chagrins pourraient faire remarquer que les insultes lancées hier contre Finkielkraut peuvent être décrites peu ou prou selon les mêmes termes. C’est avec impatience que l’on attend donc les articles que Causeur ne va pas manquer de publier à la rescousse du Grand Homme. »

C. Canse : « La loi fait une différence entre injure privée et publique. Un courrier, fût-il anonyme, est privé ; pas la rue. »

J. bobo : « Si vous pensez qu'une lettre raciste anonyme dont on ne connait pas la provenance peut se comparer à des bordées d'insultes et d'attitudes violentes spontanées de la part d'un groupe d'hommes en plein jour dans une rue parisienne c'est que vous divisez le monde en catégories trop larges pour pouvoir comprendre ce qui s'y passe. »

Hinageshi : « Vous avez raison. Une injure telle que « Sale sioniste de merde » est d'une insoutenable gravité, en comparaison de « grosse truie noire venue d'Afrique », vu que la première a été lancée en pleine rue, et la seconde parvenue par voie postale… Ah… les catégories et leur insondable finesse ! »

J. bobo : « Non, la différence n'est pas là. Elle est dans le fait que ces insultes aient été proférées face à face de manière physiquement menaçante dans l'espace public, en plein jour et devant d'innombrables témoins. Cette lettre anonyme est... anonyme. Personne ne peut dire qui l'a écrit et dans quel but. Si ça se trouve elle se l'est écrite elle-même, qu'en savons-nous ? Tandis que pour Finkielkraut nous savons que ce n'est pas bidon, d'autant plus que l'origine ethnique de ce groupe d'hommes menaçants ne fait aucun doute. Mais si vous ne voyez pas la différence, si c'est trop subtil pour vous... »

C. Canse : « Erwan, vous n'avez pas honte ? »

Moi : « J'ose espérer que vous êtes ironique. »

C. Canse : « Certainement pas. Se promener et se faire insulter n'a rien à voir avec "faire le buzz". Lors des manifestations, la presse est présente et c'est son travail que de filmer ; ici, un gros plan est fait de l'insulteur, cela permettra au procureur de le faire retrouver rapidement. »

Émile Kzomil : « Pas sûr cela pourrait indisposer certaines populations favorables à notre conducator. »

C. Canse : « Le cameraman ne semble pas vivre dans le déni, c'est beaucoup trop rare. »

Émile Kzomil : « Je parlais plutôt du parquet, il se peut fort bien qu’il fasse comme avec le coffre de Benalla... »

C. Canse : « Nous verrons s'ils osent. »

L'Ours : « M. Blesbois, vous n'avez même pas lu ma réponse un tout petit peu plus bas et votre méconnaissance du bonhomme est criante..
Quand vous aurez le dixième sinon de son niveau au moins de son honnêteté intellectuelle, vous viendrez faire le malin. Finkielkraut est tout sauf un cabot, mais on sait qui sont les chiens ! »

Moi : « Je ne remets pas en question son honnêteté intellectuelle, mais il a son style bien à lui et très prévisible depuis le temps, que j'assimile à du cabotinage, il n'y a qu'à voir son grand sourire jusqu'aux oreilles lorsqu'il se fait copieusement insulter. Pendant ce temps là alors qu'il n'est pas dépourvu d'humour, à savoir pouvoir rire de lui-même et du propre rôle qu'il se voit assigner par la société française : le juif de service ; les plus hautes autorités de l'État réagissent comme il se doit avec une absence totale d'humour et d'ironie, en brandissant le bâton.
Comme il l'a très bien exprimé dans Le Juif imaginaire : « Le Juif errant, c’est moi ; le détenu famélique au pyjama rayé, c’est moi ; moi, le torturé de l’Inquisition, moi Dreyfus à l’île du Diable. Voilà le roman dans lequel j’ai passé mon adolescence. Le Différent, l’Écorché vif, le Rescapé : je n’en finissais pas de brandir et de savourer cette image. Du judaïsme, je ne retenais que l’adjectif auquel il me donnait droit et l’usage narcissique que je pouvais en faire. J’allais chercher dans mes origines, les fastes que me refusait la trame sans accroc d’une existence studieuse et sage. J’étais, d’un seul tenant, un Juif authentique et un Juif imaginaire. » »

Ji : « Je n'aime pas injurier les personnes, mais avant je ne vous lisais pas parce que vous étiez trop long, maintenant je ne vous lirai plus parce que vous êtes trop ...

Moi : « Attention je ne prends pas partie, je ne me situe pas au niveau du droit pour dire si il est légitime ou non de poursuivre ceux qui se prétendent antiracistes et se cachent derrière cet alibi pour faire preuve d'antisémitisme en insultant une personne de confession juive, je dis juste que Finkielkraut en bon cabotin coutumier du fait (si c'était la première fois il aurait le bénéfice du doute, mais là il y a récidive) est allé les chercher pour faire entendre sa petite musique, et in fine discréditer le mouvement des GJ. Or précisément Finkielkraut a minimisé ce matin sur LCI les violences policières en France, et mis l'accent sur la violence des manifestants qui selon lui reste globalement impunie : on croirait presque entendre du Berléand dans le texte, l'expression d'un parisianisme bobo apeuré. Que Finkielkraut s'en prenne aux islamo-gauchistes et aux « racailles » islamisées cela ne me gène pas car les flux migratoires incontrôlés sont la conséquence du néolibéralisme, donc in fine du macronisme dans la lignée de ses prédécesseurs ; mais qu'il cherche à discréditer le mouvement des GJ influencé qu'il est par un certain parisianisme, j'y vois là une macronisation inquiétante de son discours alors qu'au départ il soutenait plutôt ce mouvement, dont l'origine ne l'oublions pas est une réaction saine aux dégâts du néolibéralisme et donc du macronisme dans la vie quotidienne des gens. »

Ji : « Et bien il devient de temps en temps urgent de "prendre partie", et votre accusation sur Finkielkraut est abjecte.
On peut même le remercier de mettre en évidence qui sont les pourritures antisémites qui gangrènent les GJ.
Au passage, je ne crois parce qu'il "confesse" une quelconque religion, mais il est juif. »

Moi : « Plus abjecte que d'aller crever l’œil de Jérôme Rodrigues parce qu'on l'a reconnu comme un leader du mouvement ? »

J. bobo : « Pourquoi refuser de nommer les choses, les agresseurs sur cette vidéo sont tout simplement des gens d'origine maghrébine... »