mercredi 10 juillet 2019

La croissance et le libre-échange sont des dogmes




L’ultralibéral : « L'économie (bien comprise) n'est pas plus un « dogme » que la physique ou la chimie. Elle décrit les conséquences de certaines de nos actions, qui se produisent quelles que soient nos intentions.
Si je saute du sixième étage avec l'intention de m'envoler, je m'écraserai quand même au sol. Si je mets en place des droits de douane pour protéger mon industrie, j'appauvrirai quand même le pays. Et aucune décision du gouvernement ne peut changer ça, pas plus qu'une loi pourrait me permettre de voler comme un petit oiseau (et pourtant, j'aimerais bien ...).
Et dans les deux cas il vaudrait mieux le savoir avant ! »

La croissance qui implique la baisse des dépense publiques et l'innovation est un dogme d'essence quasi religieuse, car aucun pouvoir politique qu'il soit de droite ou de gauche ne le remettra en question, ce qui implique aussi que la politique depuis pas mal de temps s'est rangée sous l'autorité de l'économie et de ses lois (les lois du libre-échange) qui découlent d'une conception ultralibérale des échanges commerciaux supposant sur le plan social une vision néodarwinienne des relations humaines (mais c'est un autre problème qui n'est pas purement économique, mais d'un dégât qui lui est collatéral). D'où l'impuissance des États par exemple à réguler l'enrichissement exponentiel des milliardaires et les écarts abyssaux de richesse entre les Hommes, car la théorie du ruissellement c'est du pipeau.

Donc la politique qui produit pourtant beaucoup de promesses et de beaux discours est devenue en réalité totalement impuissante à juguler d'une quelconque façon l'injustice sociale, le chômage de masse, ce qui explique la crise actuelle qui n'en finit pas depuis au moins 40 ans et qui s'amplifie, notamment avec la genèse d'une nouvelle catégorie de salarié destinée à minorer les chiffres du chômage à des fins électoralistes : le travailleur pauvre qui se généralise dans les pays occidentaux.
L'économie n'est pas non plus une science comme la physique ou la chimie, elle découle au départ de choix politiques, et dans le cas du paradigme économique où nous nous trouvons, elle découle d'une conception néolibérale des échanges commerciaux qui trouve ses racines idéologiques chez les premiers théoriciens du libéralisme, comme Adam Smith. On pourrait aussi bien imaginer un tout autre paradigme économique comme il y en eut dans des périodes passées. Il est à noter aussi que la science avance de paradigme en paradigme, mais qu'à la différence de la chimie ou de la physique, l'économie n'a rien d'une science exacte, elle est avant tout affaire de choix et d'idéologie. Quant aux lois des mathématiques elles sont immuables et intemporelles et n'ont rien à voir avec les lois de l'économie qui sont transitoires et fluctuantes, aujourd'hui mondialistes et ultralibérales, demain peut-être tout autre chose, pourquoi pas collectivistes et reposant sur la coopération plutôt que sur la guerre de tous contre tous ou darwinisme social.

Le progressisme de gauche qui assurait un certain partage des richesses et l'atténuation de la lutte des classes en faisant société jusqu'au milieu des années 80, s'est cassé les dents sur l'ultralibéralisme, avec des slogans politiques thatchériens comme « il n'y a pas de société », « il n'y a pas d'alternative » sous-entendu à l'ultralibéralisme, qui a eu pour effet d'atomiser la société et de produire des inégalités inacceptables, donc de réactiver le conflit social. Et effectivement je cite quelque chose que j'ai déjà dit : "C'est le populisme qui remplace cette idée de protection contenue dans la vision du progrès propre à l'après-guerre (CNR), aux Trente Glorieuses, par un meilleur partage des richesses. Droite libérale (Wauquiez) et gauche libertaire marxisante (Mélenchon) sont les deux versants guerriers d'idéologues que les gens rejettent massivement aujourd'hui. C'est Michéa lui-même qui affirme que si le terme de populisme est devenu péjoratif et quasiment synonyme de fascisme, il n'en a pas toujours été ainsi et que jadis il fut synonyme de peuple et de populaire dans des courants socialistes."

Le macroniste : « Le populisme est nullement pacifique ! Il excite les haines entre des populations. C'est même sa seule raison d'être ! Aucun programme, aucun plan, aucune réflexion, juste désigner les gouvernants du moment comme cible.
Ce qui compte n'est pas le mot, mais les caractéristiques qu'on y met derrière. En l'occurrence, cette tactique d'exciter "le peuple" en leur désignant des ennemis : leurs représentants au parlement, les dirigeants du moment. Et en excitant le peuple en jouant sur les pires ressorts de haine, peur, jalousie. Voilà pourquoi il faut combattre cette tendance, au-delà du mot populisme ! Car il est destructeur, peureux, haineux.
Vous baratinez en circuit fermé : Le populisme se construit essentiellement sur des prétentions de "trop de taxes" ... donc trop de dépenses sociales.Le populisme est totalement creux par lui-même, juste excitation bébête de sentiments de jalousie, revanche, oppression.
Par contre le dit populisme est un outil pour des partis incapables de séduire les électeurs par un programme politique.
Ainsi, on gagne par le rejet… sans le moindre plan ! Typique du Brexit ! »

À propos est-ce que vous savez que la richesse cumulée des 14 milliardaires français figurant dans le Top 500 mondial de Bloomberg s’est accrue de 34,8 % depuis le 31 décembre 2018. C'est beau la "science exacte" de l'économie, surtout quand elle permet à une infime minorité de milliardaires oligarques de s'enrichir exponentiellement sur le dos des travailleurs. Les élites économiques qui nous dirigent ne sont pas dignes, elles n'ont généralement aucune décence commune par conditionnement au mépris dans leur éducation. Faire partie de l'élite c'est se persuader depuis tout petit que le peuple est méprisable, qu'il faut en sa présence se boucher le nez ou bien faire une moue de dégoût avec la bouche. C'est aussi à ce mépris que réagit le populisme, mais il est à noter que les communicants de Macron ont dû lui faire la leçon car il n'y a plus de dérapages depuis un certain temps... mais chassez le naturel il revient au galop !

Enfin ne faites pas le naïf ! Vous savez très bien que plus on monte haut dans la hiérarchie sociale, moins on travaille, plus on s'amuse avec le sexe et l'argent qui vient du travail des autres. C'est vieux comme le monde, aujourd'hui cela s'appelle une aristocratie d'argent édifiée grâce à ce dogme que l'on nomme libre-échange et que certains comme vous voudraient nous faire passer pour une « science exacte ».

Le macroniste : « Vous vous racontez des histoires .... Ainsi par exemple le NHS est un outil qui entre dans la composition du PIB. Donc un facteur de croissance. La croissance, ce n'est pas seulement la croissance d'économie libérale.
La "baisse des dépenses publiques" est une lourde ânerie. C'est du bavardage électoraliste. ou alors une approche bêtement comptable.
En fait ce qui importe est
- l'équilibre dépenses-recettes.
- l'efficacité des services publics
- le dynamisme de l'économie libérale par le profit.
- la part des investissements / fonctionnement.
Ainsi au lieu de baratiner sur une notion générale, il faut examiner les services publics actuels et souhaités :
- Faut-il plus de policiers, personnel de justice, professeurs, infirmiers, médecins ? La réponse est oui, en général.
- Faut-il investir plus dans l'économie verte, les transports, les réseaux numériques ? Là aussi la réponse est oui ...
- Faut-il réduire les charges pesant sur les entreprises, les particuliers ? La réponse là aussi est oui.
Tout cela est évidemment incompatible si nous l'examinons dans un processus purement comptable ou à l'inverse politicard.
Il faut donc innover dans l'approche :
- Il est des économies possibles qui n'enlèvent aucun service : supprimer la bureaucratie, l'entropie de l'administration : supprimer les multiples caisses concurrentes, alléger le mille-feuilles administratif, supprimer les imbécilités de ticket modérateur et assurances complémentaires... économies sur la gestion. Les 500 000 fonctionnaires en moins de Fillon peuvent être gagnés là. Service public égal, moins cher.
- Il faut élargir pour réduire les frais fixes : un caisse fédérale maladie, retraite de base serait un progrès énorme et des économies considérables.
- Sortir les investissements productifs du déficit budgétaire et transférer les investissement majeurs au niveau européen. Ainsi la suppression des gardes-frontières internes a fait gagner des milliards à tous. Une police fédérale (mode FBI) et renseignements (style NSA), idem permettrait de rester à effectif constant au niveau national pour un meilleur service. idem pour la justice, la lutte incendie.
Voilà quelques exemples de solutions concrètes, qui se heurtent évidemment au monde des declinistes. »

Enfin ce n’est pas votre blabla purement techniciste d’inspiration macronienne qui y changera quelque chose, car il faut envisager les choses sous une tout autre perspective que l'aspect d'optimisation technocratique de l'économie dans un souci d'efficacité et de rentabilité afin de générer toujours plus de marge pour stimuler l'innovation et la croissance, tout en baissant la dépense publique ; mais plutôt comme une chaîne de causalité qui découle de la théorie des pères fondateurs du libéralisme comme Adam Smith. Faut-il rompre avec ce modèle ou le laisser continuer à déployer sa logique esclavagiste qui fait des ravages sur la planète ?


mardi 9 juillet 2019

Pourquoi droite libérale et gauche libertaire se rejoignent ?


Un doigt d'honneur de la main droite (libérale) et en même temps de la main gauche (libertaire marxisante) …

Pour moi il n'y a pas grande différence entre libéralisme et ultralibéralisme, il n'y a qu'un seul libéralisme, une racine commune et une chaîne de causalité qui aboutit là où l'on en est aujourd'hui. Le libéralisme implique une vision particulière de l’homme. Ce dernier n’est plus un « animal social » comme chez Aristote, il est « un loup pour l’homme ». Sauf que contrairement à ce que pense Hobbes, l’humain serait parfaitement rationnel et guidé uniquement par ses intérêts personnels.

C’est l’homo œconomicus si cher aux néoclassiques, religieusement enseigné dans toutes les facs d’économie de la planète. Finalement, le libéralisme culturel et politique porté plutôt par la gauche libertaire rapproche l’homme de ce modèle par son individualisme. De l’autre côté, défendre le libéralisme économique porté plutôt par la droite libérale revient à favoriser l’individualisme et l’atomisation de la société. Les deux libéralismes n'avancent pas simultanément ensemble, mais à terme, ils se rejoignent. Il faut attendre l’après-Mai 68 et l’apparition du « libéral libertaire », dont Dany le bourge est le plus beau symbole, pour que le libéralisme chimiquement pur apparaisse, aujourd'hui porté par Macron qui fait la synthèse des deux libéralismes, c'est-à-dire de la gauche libertaire et de la droite libérale. La gauche libertaire marxisante c'est avant tout le droit des femmes et des minorités exploitées au fil des âges, et bien d'autres droits qui ont pour effet en France de dynamiter la logique d'assimilation pour la remplacer par une logique communautariste, bref de diviser plutôt que de réunir. Chez Macron c'est plutôt la droite libérale, c'est-à-dire de l'argent et de la banque, qui a récupéré les valeurs de la gauche libertaire (très présentes dans la publicité et le cinéma à travers le droit des minorités) : il y a une volonté d'instrumentalisation, de récupération et de manipulation machiavélique à des fins purement électoralistes et de profit, et rien de sincère.

En détrônant la lutte des classes au moment même où les inégalités sociales sont à une apogée jamais égalée, le populisme est une voie pacifique à une atténuation des effets catastrophiques de désocialisation que la droite libérale a amené en Occident. Il n'est pas étonnant que les idéologues d'extrême-gauche soient terrorisés par le populisme qui semble assurer un resserrement solidaire entre les classes sociales. Le progressisme de gauche s'est échoué sur le modèle ultralibéral : il assurait hier la réconciliation entre les classes (jusqu'à Pompidou) mais il ne profite plus à tous bien au contraire. C'est le populisme qui remplace cette idée de protection contenue dans la vision du progrès propre à l'après-guerre (CNR), aux Trente Glorieuses, par un meilleur partage des richesses. Droite libérale (Wauquiez) et gauche libertaire marxisante (Mélenchon) sont les deux versants guerriers d'idéologues que les gens rejettent massivement aujourd'hui. C'est Michéa lui-même qui affirme que si le terme de populisme est devenu péjoratif et quasiment synonyme de fascisme, il n'en a pas toujours été ainsi et que jadis il fut synonyme de peuple et de populaire dans des courants socialistes.

Le libéralisme me semble être une doctrine assez paradoxale qui part de cette vision que l'« Homme est un loup pour l'Homme », qui se propose d'y remédier par le « doux commerce » comme principe de relation entre les Hommes afin de dépasser les conflits religieux, et qui aboutit parce que ses fondations sont trop pessimistes et erronées sur la nature humaine (en ne lui faisant pas confiance en réalité !), à ce que l'Homme redevienne un loup pour l'Homme par manque d'interventionnisme de l'État possible pour modérer l'appétit des multinationales devenant plus puissantes que les États eux-mêmes, aux mains d'une poignée de milliardaires oligarques, dont la richesse continue à croître exponentiellement alors que je vous parle, sans aucune décence commune !

La « main invisible » est une fiction en réalité impuissante à réguler les excès du capitalisme qui pourraient nous mener à la catastrophe, d'autant plus que l'idée d'une croissance infinie dans un monde fini est une contradiction dans les termes ou oxymore, que l’on ne peut malheureusement pas remettre en cause car il s’agit d’un dogme et qui j’en suis convaincu produit déjà des dérèglements climatiques. Il n’y a en réalité qu'un seul populisme dont le mouvement des gilets jaunes semble l'émanation la plus spontanée, et qui recèle en son sein avant tout la question de la dignité du travailleur ou du chômeur, c'est-à-dire celle de la common decency.

lundi 8 juillet 2019

Championnes du monde !



Le doux, le caché, le ravissement avec des mains baladeuses, cela me fait penser à un organe féminin que la pudeur m’empêche de nommer…

Il y a en réalité deux options, soit on considère que l’« Homme est un loup pour l'Homme » et on débouche sur le libéralisme donc le nihilisme et la décadence, soit on considère que l'Homme est un « animal social » tout simplement, et on débouche sur une société socialiste et le partage des richesses et la véritable démocratie sans manipulation donc sans complotisme, c'est tout bête, il fallait y penser !

Ce que seuls les Grecs à ma connaissance ont su réaliser, le reste est une parodie de démocratie représentative, alors que la démocratie est par essence participative etc. Certes les femmes auraient dû être mieux représentées et pouvoir participer aussi, mais en ont-elles réellement les capacités et surtout l'envie ? Les Grecs semblaient en douter ! Mais c’est à elles de le prouver si elles désirent orienter la société vers plus de justice sociale, et laisser un peu de côté leurs droits sociétaux purement individuels.

Le féminisme outrancier, ces femmes qui ne savent plus tenir leur place, la GPA et la PMA sont l'ultime symptôme de notre décadence irréversible...

Sinon je sais bien que redistribution et partage des richesses sont des gros mots.

On peut bien favoriser toute la libération des mœurs que l'on voudra, l'obtention de nouveaux droits sociétaux en veux-tu en voilà, mettre les femmes en concurrence avec les hommes dans tous les secteurs de l’existence jusque dans les sports réputés virils, du moment que cette nouvelle forme d'individualisme et d'atomisation des droits que favorise le libéralisme culturel et politique, rejoigne la forme d'atomisation des travailleurs induite par le libéralisme économique. Et en même temps on détricote inexorablement le tissu social et le droit du travail, on perd tous les jours des droits sociaux sous ce doux euphémisme de « réforme » indispensable (parce que le libéralisme de Macron sous-entend qu'il n'y a pas d'alternative et pas de société, comme celui de Thatcher !), on perd tous les acquis de la génération de mai 68, les baby boomers, qui en réalité eux seuls parce qu'ils étaient en position de force sur le plan démographique notamment ont su tirer leur épingle du jeu ; droits sociaux acquis dans la lutte et qui assuraient une véritable redistribution des richesses, pourtant à un assez modeste niveau si l'on considère la fortune faramineuse des milliardaires dont la richesse ne cesse de croître de façon exponentielle surtout depuis le début des années 80, à mesure que la misère explose dans les classes populaires et que les classes moyennes se délitent à tous les niveaux notamment moral, préfigurant leur déclassement social inexorable.

On peut bien gagner tous les droits sociétaux que l'on voudra, c'est un peu la brioche dont parlait Marie-Antoinette, quand les gens, eux, réclament du pain et surtout de la visibilité et de la reconnaissance sociale : ce que n'assure pas une « démocratie » représentative telle que la nôtre, où les dés semblent pipés dès le départ, les conditions de l'élection douteuses et instrumentalisées, et ne permettent dès le départ aucune représentation populaire et ensuite aucune expression de ce même peuple ; ce qui explique un mouvement comme celui des gilets jaunes qui n'est que le fonctionnement salvateur et sain d'une soupape de sureté quand la marmite menace d'exploser.

vendredi 28 juin 2019

Megan Rapinoe



Ce qui est caractéristique de notre époque libérale-libertaire, faussement libertaire (l'alibi) et hautement libérale et nihiliste, c’est qu’il n'y a plus de responsables, mais des fautifs à un plus ou moins haut degré et surtout des victimes en pagaille, et souvent les deux ensembles. Généralement plus personne ne veut se reconnaître coupable mais uniquement victime. Pour Megan Rapinoe j'irais jusqu'à dire que dans son cas c'est certainement se complaire dans un comportement pervers et totalement irresponsable, assez dans l'air du temps et malheureusement conforme aux valeurs libérales, qui lui apporte la satisfaction de se sentir ni coupable ni victime, peut-être même en détruisant autrui et en le niant (mais je ne suis pas dans sa vie privée !) ; mais ce n'est qu'une joueuse de foot, peut-on lui demander de penser ? Parce qu'elle est une femme elle aurait plus de compétences dans le domaine de la réflexion (parce que victime, forcément victime !) que ses homologues masculins qui généralement ne s'y risquent pas, hormis peut-être Éric Cantona ? Car si Megan Rapinoe s'attaque aux racistes, réacs et autres misogynes (ce qui finalement ne mange pas de pain !), remettrait-elle en question d'un iota cette civilisation basée sur le culte de l’individualisme et de la compétition, vieilles lanternes basées sur une interprétation perverse du darwinisme ?

Est-ce que ça ce n'est pas un nouveau paradigme de société qui exacerbe la concurrence de tous contre tous, et où même finalement les parents ou encore les décideurs politiques peuvent entrer en rivalité mimétique avec leurs enfants ou leurs administrés, occasionnant la plupart du temps leur destruction ? L'instruction et l'éducation de l'enfant font-elles encore consensus, ou bien alors les rivalités internes et les jalousies au sein de la famille ou de la société à un niveau politique seront-elles de plus en plus amenées à prendre l'ascendant sur toute forme de statu quo, que jusqu'à il y a peu l'École arrivait encore un peu à préserver ?
C'est donc sans doute que mon cas particulier n'est certainement pas isolé et qu'il est directement lié au type d'homme dont la modernité accouche désormais, et où la notion d'adaptation joue un rôle primordial tout simplement comme si il était une animal comme les autres suivant la théorie de l'évolution naturelle de Charles Darwin.

Or non, l'homme n'est pas un animal qui devrait s'adapter à son environnement comme les autres animaux pour survivre. L'homme est plus compliqué que ça ! Il a besoin d'un « chez soi » pour s'épanouir. Du reste je pense que Darwin n'a jamais affirmé que l'homme était un animal comme les autres, mais que le « darwinisme social » est la déformation caricaturale faite de la théorie de l'évolution et de la sélection naturelle de Darwin, au profit de l'idéologie néolibérale au tournant des années 80 particulièrement.

Je sais que je suis le fruit du nihilisme occidental à travers la façon dont mes parents se sont occupés de moi, et je sais que dis comme ça cela devrait me fournir une forme de soulagement, oui certes un peu... mais quand même pas totalement !

Le tournant sociétal de la société française au début des années 80 a favorisé l'émergence d'un type humain globalement compétitif, malfaisant et malveillant. Ce type humain a vu le jour sous l'influence d'un nouveau modèle de société destiné à étouffer toute velléité de contestation dans l’œuf, imposant le darwinisme social comme conception anthropologique dominante, réactivée et démultipliée après la pause que constitua la « parenthèse enchantée  » qui dura environ 15 ans de 1968 à 1983. 

Modèle de compétition et de malveillance généralisées très largement diffusé et vulgarisé dans toutes les couches de la société, à l'aide notamment d'une série américaine comme Dallas et toutes celles de même type très nombreuses à fleurir à l'époque qui ont contribué à diffuser un tel moule fondé sur ce qu'il y a de pire en l'homme : son instinct de prédation et son cynisme. Des campagnes de propagandes qui participent de la fabrique du consentement ont été lancées, destinées à faire accepter à chacun son propre asservissement et sa soumission au modèle dominant de société proposé, par conditionnement télévisuel. On a fait de chacun à la fois un loup pour ses congénères, et en même temps un mouton vis-à-vis de la volonté de domination qu'exerce globalement sur tous, l'idéologie dominante néolibérale.

Plus tard au cours de mes études j'ai su trouver de très rares tuteurs de résilience car globalement la société se durcissait et les profs étaient désormais moins là pour faire progresser ou même venir en aide à leurs élèves blessés que l'on estimait déjà perdus pour le système, qu'à faire s'accomplir le nouveau projet sociétal de sélection et d'élimination sociales des éléments non conformes et inadaptés.

Évidemment, évoquer l'idée de profs devant faire office de tuteurs de résilience est peu réaliste et vouée à l'échec. L'image d'une telle idée c'est se représenter des gens de bonne volonté s'efforçant d'écoper avec des moyens dérisoires sur un navire qui coulerait et prendrait l'eau de toute part, en raison du modèle dominant de guerre de tous contre tous.

C'est aussi pour cela que j'emploie souvent l'image du prof de philo notamment, en classe de Terminale ou plutôt en phase terminale du système scolaire obligatoire, dont le rôle se verrait réduit à devoir métaphoriquement tirer une balle dans la nuque des éléments inadaptés, au nom du réalisme certes, qui quelquefois prescrit par une forme de compassion aussi, d'achever un animal qui souffre plutôt que de le laisser vivre ; mais également et surtout, au nom du progressisme, de la démocratie, et des droits de l'homme.

La logique de sélection calquée sur le modèle de la sélection naturelle de Darwin n'a fait qu'empirer par la suite, car le chômage explosait et les rapports sur le lieu de travail devenaient de plus en plus tendus, tandis que les milliardaires commençaient à s'enrichir exponentiellement, les pauvres à s'appauvrir sérieusement, et les classes populaires et moyennes à se déliter surtout sur le plan moral.
Malheureusement comme l'ensemble de la société depuis le début des années 80 a fait le choix de considérer l'homme comme un animal identique aux autres animaux devant constamment s'adapter et lutter pour la vie, la sélection ne retenant que les éléments les plus aptes avec l'illusion néfaste et funeste que cela puisse constituer une vertu pour l'ensemble de la collectivité en considérant à tort qu'elle puisse s'en trouver renforcée ; les relations entre jeunes étudiants se sont considérablement dégradées, comme toutes les relations humaines en général.

Les gens blessés ou moins « aptes » ont dû faire face à la difficulté de devoir s'adapter à un tel modèle favorisant la prédation dans les rapports humains, considéré désormais depuis environ 40 ans comme le seul type de comportement « normal », favorisant les phénomènes d'isolement et de repli sur soi des éléments les plus fragiles, alors que ce modèle constitue en réalité l'exemple même du comportement vulgaire et de la bêtise la plus crasse.

Ce qui a fait dire à juste titre à un auteur comme Gilles Châtelet dans un ouvrage qui est un constat alarmant et effarant juste avant son suicide, que nous vivions et pensions désormais comme des porcs. La génération des baby boomers portera aux yeux de la postérité une responsabilité écrasante dans l'effondrement de la civilisation occidentale au moins en Europe. Les autres qui viennent après ne feront certainement qu'achever son œuvre, si le navire persiste à ne pas changer de direction et à foncer droit sur l'iceberg.

Il est beaucoup plus facile de détruire que de construire, d'autant plus que tous les garde-fous moraux ou éthiques de conduite de la vie ont été éliminés ou soigneusement déconstruits, et qu'en outre cela constitue une jouissance très forte (de détruire) ; alors que le contraire est un effort contraignant.

En réalité la nature profonde de l'Homme en fait un coupable par essence, puisqu'il est destructeur au plus profond de lui-même malgré son éventuelle bonne foi, comme nous le montre l'histoire du XXème siècle très largement sécularisé marquée par les guerres mondiales et les génocides (malgré lui ?), et l'actualité de ce début de XXIème siècle caractérisée par la destruction du climat, de l'environnement et des espèces animales et végétales (malgré lui ?), d'où la bonne intuition du christianisme qui avait vocation à faire société et produire de la responsabilité. J'ai beau être assez conservateur et plutôt anarchiste que réellement réac, je ne parviens pas à être climato-sceptique comme la plupart des intervenants du forum du magazine Causeur, avec Élisabeth Lévy en figure de proue...

Il y en a des millions des gens comme Megan Rapinoe en paradigme libéral-libertaire. Elle représente un genre de conformisme militant de la  « rebellion » (fausse rebellion) face aux valeurs patriarcales honnies et désormais honteuses du mâle blanc, typiquement bobo urbain et parfaitement adéquat aux valeurs de l'époque diffusées jusque dans la publicité. C'est juste une conformiste qui profite de sa couverture médiatique en se croyant peut-être rebelle et pour se donner bonne conscience, et les réacs conservateurs (comme Zemmour) notamment mais pas seulement (car il y a aussi les anarchistes conservateurs comme Michéa), sont les nouveaux rebelles authentiques du côté des prolos et des territoires périphériques bien plus que des nantis, sur qui la bonne conscience bobo urbaine c'est-à-dire bourgeoise, crache à longueur de temps, avec notamment Rapinoe comme figure de proue (encore une égérie du néolibéralisme triomphant finalement !) parmi bien d'autres...
Ce qui est troublant dans cette photo : deux corps quasi identiques et asexués...
Alors que la différence entre les sexes a tendance à s'estomper, un nouveau genre de puritanisme envahit le monde. C'est normal puisque le puritanisme est à la base de l'idéologie libérale. L'aspect libertaire de cette idéologie s'est rabattu sur le consumérisme pur en effaçant presque totalement la dimension du plaisir sexuel, qui avait pourtant la part belle dans les années 70. Nous sommes des machines à désirer cela a été démontré par bien des philosophes, mais l'idéologie libérale nous formate à n'éprouver une réelle attirance que pour l'argent ou des biens de consommation. La société est peut-être en passe de produire des clones asexués par PMA ou GPA, dans le cadre d'une stricte égalité entre des sexes en compétition sur le marché du travail : où l'aspect de la rivalité mimétique entre hommes et femmes devenant des semblables sur tous les plans, est en passe de supplanter toute forme de séduction et d'attraction sexuelle que seule la différence des sexes pouvait attiser...

La forme de progressisme militant de Megan Rapinoe n'est juste qu'une nouvelle forme de puritanisme, perverse dans son interprétation dévoyée du darwinisme : cachez ces couilles que je ne saurais voir !




vendredi 21 juin 2019

Le lien entre néolibéralisme et flux migratoires



Nous sommes avant tout envahis par une idéologie qui n'est pas la nôtre et qui est le néolibéralisme qui s'accompagne d'une américanisation de nos mœurs, surtout chez les jeunes générations dont vous ne mesurez peut-être pas l'ampleur. Le communautarisme qui remplace la logique d'assimilation est une des conséquences de cette évolution néolibérale aidée par le gauchisme culturel qui a fait des ravages surtout depuis mai 68 dans l'éducation des enfants. Si nous ne nous attaquons pas à cette logique néolibérale nous ne pourrons jamais rien faire face à la communautarisation, et à terme les flux et la natalité donneront raison à la communauté majoritaire : la communauté musulmane, et alors l'islamisation de la société sera achevée...

Luc : « Eh bien moi je fais plus confiance aux musulmans d'Afrique et d'Orient et à leurs coutumes à la con pour réveiller les Français qu'aux Amerloques qui nous ont effectivement colonisés, mais avec notre consentement et notre reconnaissance parce qu'ils nous avaient libérés. Je roule américain, je tire américain, et je baise français moi Monsieur. »

N'empêche qu'il y a un enchaînement logique des choses, et un lien de causalité entre néolibéralisme, communautarisme et islamisation en France. La génération légère des baby boomers portée à la facilité et la jouissance a une responsabilité certaine, elle qui s'est engouffrée dans le consumérisme jouissif et le libéralisme made in US. Je ne pense pas que les « Français » se réveilleront car les musulmans sont des Français désormais comme les autres avec le droit du sol, et les statistiques ethniques étant interdites il y aura toujours un déni du grand remplacement de la part d'une majorité de Français au nom de l'humanisme et de l'antiracisme. Espérons juste qu'une majorité de musulmans se souviendra de « notre » hospitalité et aura pitié de « nous » lorsque « nous » serons minoritaires. On sait juste qu'aujourd'hui à 18% des enfants qui naissent en France on donne un prénom arabo-musulman, il y a encore un peu de marge, mais plus beaucoup.

Tous ces flux migratoires qui augmentent et augmenteront si personne ne réagit, pour que des types comme Bernard Arnault continuent à engranger des milliards tandis que les reste de la population périclite et vit sous un régime de terreur économique, pendant que beaucoup d'entreprises fraudent, escroquent et pratiquent le dumping social (travailleurs détachés, main d'œuvre immigrée plus malléable, moins chère car moins revendicatrice de droits sociaux) pour faire du profit... Super le système néolibéral ! Mais continuons puisqu'une majorité de Français semble-t-il n'y voit pas d'inconvénient sous l'impulsion du banquier de l'Élysée...

D'autre part personne ne peut réagir car il n'y a concrètement aucun chiffre puisque les statistiques ethniques sont interdites, apparemment depuis 1978 (pourquoi cette date ?). Interdites ensuite, par le Conseil constitutionnel qui a déclaré anti-constitutionnel en 2007 l'article 63 de la loi sur l'immigration qui visait à modifier la loi de 1978 en autorisant les statistiques ethniques sous le contrôle de la Cnil dans le cadre de la « conduite d'études sur la mesure de la diversité des origines des personnes, de la discrimination et de l’intégration ». Les Sages avaient alors affirmé que les statistiques ethniques étaient contraires à l'article 1er de la Constitution, qui dispose que la France « est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion ».

Pauvre chéri Bernard Arnault qui est un « bon chrétien » selon un interlocuteur ultralibéral de mes connaissances, sniff ! Le néolibéralisme est un régime où seul compte le profit et où la fin justifie les moyens (escroquerie, fraude, mauvaise qualité et obsolescence programmée des produits, dumping social...), et où travailleurs et consommateurs sont les dindons de la farce. J'en sais quelque chose je me suis fait escroquer de 30 000 euros pour des panneaux solaires, avec infiltration des eaux de pluie sous la toiture, j'en passe et des meilleurs etc., le tout installé par des travailleurs détachés des pays de l'Est, en croyant faire preuve de bonne volonté et d'écocitoyenneté pour la transition énergétique. Que du pipeau, des beaux discours, et derrière rien ne suit en France... Partout pareil : beaucoup d'escrocs attirés par le seul profit et qui se foutent de leur clientèle et de leurs salariés. C'est ça le néolibéralisme !

Pour les origines idéologiques, je vais faire court :
Hobbes d'une part, partisan exacerbé de l'absolutisme, et les libéraux d'autre part, apportent deux réponses différentes à un même postulat de départ : « l'Homme est un loup pour l'Homme » que les guerres de religion et leur cortège de massacres ont mis en évidence...

Le libéralisme implique une vision particulière de l’homme. Ce dernier n’est plus un « animal social » comme chez Aristote, il est « un loup pour l’homme ». Sauf que contrairement à ce que pense Hobbes, l’humain serait parfaitement rationnel et guidé uniquement par ses intérêts personnels. C’est l’homo œconomicus si cher aux néoclassiques, religieusement enseigné dans toutes les facs d’économie de la planète. Finalement, ce qu’explique Michéa c’est que le libéralisme culturel et politique rapproche l’homme de ce modèle par son individualisme. De l’autre côté, défendre le libéralisme économique revient à favoriser l’individualisme et l’atomisation de la société. À terme, ils se rejoignent. Pour lui, il faut attendre l’après-Mai 68 et l’apparition du « libéral libertaire », dont Dany le bourge est le plus beau symbole, pour que le libéralisme chimiquement pur apparaisse. Nous sommes dans un double mouvement de libéralisation économique et de libération progressive des mœurs... Cette parenthèse est-elle aujourd'hui refermée ?





lundi 17 juin 2019

L'ingratitude de nos parents



C'est déjà fait sur les plus jeunes générations, l'américanisation... Y résister c'est se montrer conservateur voire réactionnaire. Les États-Unis n'ont fait que développer un matérialisme qui vient d'Europe et qui a pour source concernant le culte du profit, le calvinisme protestant, matérialisme dont ils nous offrent le miroir grossissant. Sans même entrer dans une critique de l'humanisme qui porte en germe le progrès technique qui lui-même est vecteur de la volonté de puissance source du nihilisme... contemporain !
On peut être anarchiste et conservateur comme Michéa, que Finkielkraut a quand même eu le mérite d'inviter parfois dans son émission. Une des dernières en date avec Bruckner justement. Sans dénigrer le rock et la BD qui s'accordent mieux à notre époque de vitesse, d'images, de numérique, et de violence banalisée que la littérature et la « grande musique », c'est aussi plus facile et demande moins de concentration et de mémoire. D'ailleurs les très jeunes ne lisent même plus de BD, il leur faut des images animées sur un support numérique, par le biais de jeux ou de films. Reste la musique pop ou rock qui s'est bien dégradée depuis les années 70, et toute la pop culture en général selon moi. L'obsolescence des biens culturels est programmée elle aussi, il y faut toujours plus d'innovation et de nouveauté, de spectaculaire et de performance technique, au détriment du contenu. Enfin la pop culture est souvent un phénomène générationnel qui a tendance à mal vieillir contrairement à la grande culture caractérisée par son intemporalité, cette dernière si elle ne devenait pas obsolescente par définition, pourrait cependant bien sombrer dans l'oubli en raison de sa difficulté d'accès qui la rend hermétique : d'où le déclin, voire la mort que prophétise houellebecq de la littérature en général, dans Soumission
La critique que font Houellebecq et Finkielkraut de la modernité, ce dernier se revendiquant d'une dream team de la réaction qui comporte le premier cité et quelques autres compères dont fait partie Philippe Muray est selon moi pertinente, soulignant que les nouvelles générations auront de moins en moins les outils pour accéder aux œuvres du passé rendues hermétiques par la perte des compétences intellectuelles requises pour les décrypter, comme la mémoire et l'attention, et surtout par le désir de ne pas perdre de temps dans des vieilleries. Comme le dit Michéa aussi dans L'Enseignement de l'ignorance et ses conditions modernes, on ne doit pas seulement s'inquiéter du Monde que nous laisserons à nos enfants, mais aussi des enfants que nous laisserons au Monde, très mal éduqués et armés pour faire se pérenniser à travers eux un héritage immémoriel du passé.
Comme le dit Auguste Comte, « l'humanité se compose de plus de morts que de vivants », l'oublier est le symptôme de notre nihilisme sous l'action de la volonté de puissance qui nous fait vouloir rester jeune éternellement notamment, malgré le vieillissement biologique inéluctable dénié par les promesses des nouveaux gourous du transhumanisme venus d'outre-atlantique et leur idéal selon eux atteignable à assez courte échéance d'immortalité, avec tous les phénomènes de décadence et de dégénérescence que cela implique sur le plan culturel, voire avec notre potentiel et possible passage de la civilisation à la barbarie. Car cette quête d'immortalité et de jeunesse éternelle est aussi le symptôme que nous ne voulons plus accepter de vieillir, donc de philosopher qui est aussi « apprendre à mourir », et accessoirement de laisser la place aux générations qui viennent après par la transmission d'un héritage commun et immémoriel précisément. L'humanité à travers ses représentants les plus emblématiques et fondateurs de notre post modernité, les baby boomers, ne se vit plus comme un maillon dans une chaîne intergénérationnelle, mais comme un tout sans ascendance, ni descendance, sans héritage puisqu'elle estime avoir été créée de rien, avoir tout créé et ne rien devoir, donc sans transmission à accomplir pour payer sa dette ; un peu comme si elle était une génération spontanée.

samedi 27 avril 2019

Quel lien entre anti-humanisme et l'incendie de Notre-Dame ?



Pour son confort moral il vaut mieux défendre la doxa libérale-libertaire qui se confond désormais avec l'idéologie capitaliste, cette dernière ne passant plus par un capitalisme patriarcal obsolète, mais par une libéralisation des mœurs, les esprits chagrins diraient un laisser aller généralisé, ainsi qu'un féminisme et un antiracisme revendicatifs, et donc in fine l'islamisation de la société dont l'incendie de Notre-Dame est comme l'allégorie.
Disons qu'entre droits de L'Homme et capitalisme, c'est le capitalisme qui tire les ficelles et manipule les masses en instrumentalisant la conscience de chacun : personne ne peut se reconnaître dans sa glace comme un gros beauf raciste et misogyne. Un bon consommateur doit aussi se reconnaître à travers la propagande médiatique et publicitaire, comme un militant féministe et antiraciste des droits de l'Homme, CQFD et tout le monde est content, il fallait y penser !
Le problème est que le capitalisme exploite les bons sentiments de gens qui se croient mus par des choses pas commerciales, alors qu'il n'en est rien : l'idéologie libérale-libertaire a réussi ce dont le fascisme avait rêvé mais n'avais pas finalisé ; entrer dans l'intimité des gens, dans leur conscience, pour en faire de bons petits soldats consuméristes obéissants.
Les musulmans notamment ne font qu'exploiter les failles d'un système qui ne vise qu'à générer un maximum de profit, et qui se fout royalement de ses très vieilles et saintes reliques, qui n'ont plus qu'une valeur sentimentale pour quelques nostalgiques impuissants d'une grandeur spirituelle en décrépitude.

L'idéologie c'est ce qui permet de ne pas être sensible au réel, comme un envahissement progressif par exemple d'une mère-patrie par des éléments très hétérogènes, par confort moral et rejet bien légitime du racisme, et hygiène mentale aussi. L'envahissement est même désormais consenti puisque selon la doxa hygiéniste l'honneur de la France est d'être une terre d'accueil, par pénitence aussi vis-à-vis « des heures les plus sombres » de notre histoire récente, comme si l'honneur de la France n'était plus de défendre des valeurs et de les faire assimiler, parce qu'en réalité il n'y en a plus, effacées par l'esprit consumériste. Mais c'est le capitalisme séculier qui instrumentalise en réalité ce qu'il y a encore d'aristocratique en l'Homme : sa partie désintéressée et donc religieuse, comme de nobles sentiments, pour qu'il morde à l'hameçon du consumérisme ; il s'agit donc en réalité d'une manipulation massive et d'un genre de délire collectif qui ne nous fait plus apprécier le danger à sa juste valeur.

Aujourd'hui le libéralisme et le néodarwinisme qui en découle ne sont pas le réel mais ce que nous avons fait de la réalité de chacun par conditionnement, ou autrement dit l'idéologie c'est-à-dire un moule qui nous rend aveugle à l'éventualité d'un monde mû par d'autres valeurs plus nobles, plus chevaleresques, plus aristocratiques.

Les Lumières semblent avoir accouché du libéralisme. Quel lien entre le libéralisme et l'incendie de Notre-Dame ?

Les Lumières sont-elles l'humanisme ? Les Lumières version allemande, l'Aufklärung, composent davantage avec la religion, les Lumières surtout françaises et britanniques ne pouvaient aboutir qu'à son exclusion radicale avec sa composante libérale qui a été pensée pour lutter contre les guerres de religions, comme une véritable machine de guerre pour contrer les religions. Or la religion qui n'est au fond qu'une secte qui a réussi, est au sens propre ce qui relie les Hommes par un certain nombre de principes. On peut certes les trouver dogmatiques mais ils avaient au moins ce mérite d'unir les individus en communauté de fidèles. Ce lien a laissé place à la fragmentation de la société encouragée par le libéralisme, qui ne postule comme principes régulateurs du monde social que la liberté d'entreprendre et le libre marché soumis à la concurrence aveugle et destructrice des équilibres fragiles qui garantissaient aussi l'identité d'une nation par exemple, donc in fine à la « guerre de tous contre tous », ou à l'extension du domaine de la lutte à tous les domaines jusqu'ici privés de l'existence (Houellebecq), ou à l'affirmation de la volonté de puissance de chacun comme affirmation de soi et en réalité manifestation du nihilisme occidental (Heidegger), qui s'est répandu dans le monde comme une contagion menaçant tous les équilibres dont notamment celui du climat, et enfin last but not the least avec comme effet pervers la résurgence de ce que la religion fait aujourd'hui de plus barbare comme l'islamisme virulent : un exemple de radicalité de la réaction ; en l'absence de toute réaction équilibrée et mesurée possible ou autorisée, c'est-à-dire admise par le sens commun, comme ne serait-ce que de défendre des valeurs et de les faire assimiler - on est pratiquement sommé de choisir entre l'« infâme » Zemmour dont on a fait une caricature et la « douce » Hapsatou Sy. Mais ce n'est pas un choix c'est une injonction...

Autrement dit l'humanisme que l'on peut définir comme l'Homme mesure de toute chose était aussi porteur du nihilisme, c'est-à-dire que l'anti-humanisme était constitutif de l'humanisme depuis son origine cartésienne et plus loin encore monothéiste judéo-chrétienne... C'est donc le même esprit humaniste qui a élevé Notre-Dame et en même temps qui l'a aussi détruite par nihilisme...

lundi 25 mars 2019

La loi Blanquer et la répression policière



Et dans le sillage de la macronie : la loi Blanquer. Si même des bambins et des profs sont capables de comprendre qu'il faut fermer sa gueule et marcher à l'ombre en Macronie, comment se fait-il qu'une mamie de 73 ans, sévèrement malmenée par les forces de l'ordre, en soit incapable ? Encore une baby-boomeuse qui s'est crue en Mai 68 ! Mais il aurait fallu lui dire que l'époque avait changé et que c'était les ex-Mao qui se retrouvaient aujourd'hui comme les têtes pensantes du discours idéologique macronien : Goupil, Cohn-Bendit, Glucksmann père et fils (l'esprit du père du moins !), Bruckner etc.

Avec obligation du devoir de réserve dans l'enseignement comme... dans la police, la gendarmerie ou l'armée (la grande muette) ! Autrement dit toute critique de Macron par un enseignant pourra donner lieu à des sanctions disciplinaires grâce à la loi Blanquer. Avec une ambiance pourrie de délation et de dénonciation qui s'installe peu à peu dans les établissements scolaires de France, où la parole n'est plus libre depuis bien longtemps contrairement à ce que l'on croit, on pourra être poursuivi disciplinairement voire même judiciairement pour crime de lèse-macronie : tout est étudié pour que Macron et ses nervis puissent continuer à détricoter le tissu social français, en toute quiétude !

N'oublions pas qu'il y eut beaucoup plus de Français collabos que résistants quand le Reich allemand exerçait sa pression sur la population ; aujourd'hui l'équipe de management ultra-libérale qui fait office de gouvernement et de parti de pouvoir (LREM) exerce sa pression, croyez-vous vraiment que l'état d'esprit de la majorité des Français ait changé comme par miracle depuis 1940 ?

Les gens se taisent parce qu'ils ont peur, et je crois que l'armée pourrait tirer sur la foule à balles réelles, cela ne provoquerait pas un si grand scandale : la majorité de nos éditorialistes et intellectuels patentés trouveraient à dire qu'« ils » l'avaient bien cherché et qu'« ils » avaient mis en péril les institutions de la Républiques ; bref que c'était les « autres » les nazis, eux les sans-dents, et pas « nous » les vertueux républicains antifascistes qui nous battons pour le progressisme et éviter la résurgence de la bête immonde (j'essaie de me mettre dans la tête de nos élites sécessionnistes, mais j'ai du mal !).

Et après avoir manifesté pour obtenir des droits (la génération de Mai 68 globalement qui fait encore la pluie et le beau temps en France), en priver ses enfants et son peuple par appât du gain (néolibéralisme mondialisé), ça ne pue pas l'hypocrisie peut-être ?



Souvenez-vous des slogans de 68, ne peut-on pas dire que ces 50 années furent le théâtre d'une grande trahison ? D'ailleurs on ne prive plus les gens de droits, des droits formels ils en ont en veux-tu en voilà, on les prive de subsistance, on les prive de pain comme en 1789 ; et cette fois au nom de l'idéologie progressiste : ce qui est le comble de l'hypocrisie !

Macron n'est que le sous-produit idéologique d'un mouvement qui au départ se voulait maoïste et altruiste et a muté en néolibéralisme égoïste : tragique mutation pour le peuple qui réagit par une jaunisse...

Conclusion aujourd'hui en macronie : le progressisme est globalement la nouvelle forme dominante acceptée de fascisme, où tous les violents peuvent assouvir leurs pulsions de destruction et de négation de l'Autre dans son altérité, en toute impunité !

On me répond (et je veux bien entendre la critique car elle fait avancer) : « Quels raccourcis pour analyser 50 ans d'histoire ! Sur votre postulat de départ sachez que le mouvement de mai 68 était le fait d'une minorité (agissante) et pas d'une génération conne vous le supposez. Donc accuser cette génération de tous les maux actuels n'a pas de sens... »

Moi : « Une génération en fut totalement imprégnée, et la minorité agissante a globalement trahi ses idéaux de départ, du moins ceux qui occupent en France encore et toujours le devant de la scène : Goupil, Cohn-Bendit, Glucksmann (père et fils), Bruckner, et même BHL qui se prétendait maoïste, et quelques autres. Ceci dit j'ai bien conscience qu'il s'agit de la récupération néolibérale d'un mouvement politique qui se voulait sincèrement altruiste à l'origine, par le grand Capital hélas ! »

samedi 23 mars 2019

Lettre à un prof de philo hédoniste bobo CSP+++ (qui a peur des vilains casseurs, bouh !)



L'ordre établi libéral-libertaire est ce que tu apprécies le plus, sans même percevoir le lien de causalité entre flux migratoires intenses et dumping social en faveur du Capital. Il ne manque au fond que la légalisation du cannabis et tu serais un homme comblé, tout le reste tu t'en fous, l'injustice sociale exacerbée, du moment que ta petite personne jouisse de son petit confort moral féministe, antiraciste et libertaire, dans le cadre d'une idéologie libérale-libertaire à laquelle tu adhères à 100%, moralement et matériellement, voire spirituellement. Vive la pub ! Vive la propagande libérale et libertaire ! Vive le fric, la marchandisation de tous les secteurs de l'existence ! Et enfin vive le féminisme et l'antiracisme ! Bouh les vilains qui font le lien entre immigration massive et logique capitaliste pouvant nous amener au remplacement progressif d'une population de souche ou plus récemment installée - mais exigeante en matière de droits sociaux ; par une population ignorante de ses droits que l'on met en concurrence avec le reste de la population sur le marché du travail, pour revoir à la baisse le coût de la main d'œuvre et dévaluer le droit des travailleurs sur toile de fond faussement et hypocritement hédoniste...

Vive Tonton, vive Séguela, Attali, Jack Lang etc. nos icônes de jeunesse. Vive la génération « touche pas à mon pote », plutôt décérébrée et surtout si elle fait in fine le jeu du grand Capital !

Ce sont mes enfants et mes petits enfants qui se feront « grand remplacer », je leur souhaite de se convertir en douceur, de consentir à leur propre servitude et soumission, plutôt que de connaître une mort atroce, il faudra vivre avec son temps et prendre acte du changement civilisationnel. Les musulmans si ils sont amenés à écrire l'Histoire, puisque ce sont les vainqueurs qui l'écrivent, écriront que dans un mouvement dialectique le christianisme et surtout l'humanisme occidental et hédoniste consumériste qui en découle, avait pour vocation à préparer et accoucher de l'islam pour y mettre de l'ordre et du sens.

N'oublions pas que globalement les Occidentaux sont surtout préoccupés d'argent et de réussite sociale, alors que les musulmans mettent en avant les valeurs familiales et la régulation des mœurs. Que j'ai peur ou non du noir ne changera rien à cet état de fait.

Quant on voit les crétins qui font la propagande du transhumanisme et de la singularité technologique, et qui distinguent pour les opposer entre inutiles substituables et « dieux » parmi les Hommes pour parler des élites éduquées afin de les dissocier radicalement du peuple, c'est presque rassurant effectivement.

Les musulmans nous sauveront peut-être des fanatiques néolibéraux qui visent la marchandisation de tous les secteurs du vivant, et la dérégulation de tous les tabous éthiques (souvent issus de la religion !) qui mettaient encore un frein à l'expérimentation sur le vivant de tous leurs fantasmes de toute puissance.

Je vois effectivement d'un côté la réaction ou nostalgie d'un passé plus humain, et de l'autre le pur fanatisme et des fantasmes de toute puissance mal refoulés : une société de pervers narcissiques en germe !

Avec le gouvernement Macron on en a un avant-goût : on est déjà dirigé avec eux par une bande de pervers narcissiques aux fantasmes de toute puissance mal refoulés ; au fond leurs convictions idéologiques comptent peu, ce qui importe pour eux c'est de pouvoir déchaîner leurs pulsions destructrices de tout ce qui peut réguler une société ou un peuple. Ce qui tombe bien est que c'est au fond fidèle aux vœux des oligarques milliardaires qui les ont placés là où ils sont, et conforme à l'idéologie néolibérale avec des nuances libertaires sur le plan sociétal, ou libérale-libertaire. « Avec des nuances libertaires sur le plan sociétal » : c'est-à-dire droit de faire absolument tout ce que l'on veut du moment que cela ne remette pas en question d'un iota le droit inaliénable et supérieur à la propriété privée, et mette même au niveau du tabou la question de son éventuelle redistribution, non mais ! Ou autrement dit il s'agit de faire un tabou de la richesse accumulée dans le cadre de la propriété privée que l'on ne doit pas voir ni même évoquer, et surtout de la question de son éventuelle et selon moi légitime redistribution, et ne l'oublions pas : acquise par l'exploitation du travail d'autrui.

lundi 11 mars 2019

Fait divers à Pontivy : un renard tué par des poules...



Le libéralisme c'est le libéralisme, ce que décrivent beaucoup d'observateurs du libéralisme en France pour le déplorer ce sont les modalités du libéralisme à la française (« un mélange de népotisme, d’oligopole, de connivence et de copinage. Vous rajoutez la toute puissance de l’ENA et vous avez une belle description de situation économique et politique de la France mais assurément pas du libéralisme »), une des deux sources historiques du libéralisme, avec celle qui nous vient du modèle anglo-saxon qui a des racines protestantes, sécularisées avec la théorisation de la doctrine libérale notamment par Adam Smith, qui aura d'importantes répercussions économiques et beaucoup d'admirateurs qui peaufineront la théorie jusqu'à devenir ce qu'elle est aujourd'hui : un genre de totalitarisme économique mondialisé sans alternative (« There is no alternative », Thatcher), la sainte trinité qui repose sur la baisse des dépenses publiques, la croissance et l'innovation et qui fait l'objet d'un martèlement médiatique propagandiste de tous les instants jusqu'à abolir chez le citoyen lambda tout jugement critique, amen ! Le modèle anglo-saxon a finalement supplanté selon moi le modèle français jusqu'en France elle-même, et dont Macron jusqu'à son style de communiquant (en rupture totale avec un de Gaulle) constitue l'exemple emblématique, plus américain que français dans sa tête, Sarko avait montré la voie... L'élément résistant de la France c'est la Bretagne disait Michelet, il faudrait peut-être désormais dire "c'était" : résistance au libéralisme dont les poules effectivement à défaut des Hommes - les Bretons qui ne sont plus ce qu'ils étaient, déjà Michelet décrivait la dégénérescence de ce peuple, surtout les hommes souvent marins : ce qui donna aux femmes la main mise sur la société - ont fait preuve...

Pour ce qui est de la véritable critique que l'on peut faire du libéralisme (que sa source soit française ou britannique : les deux se sont longtemps nourries l'une de l'autre jusqu'à ce que le modèle anglo-saxon l'emporte, surtout depuis les années 80...) : elle nous vient de Marx ; mais c'est bien parce qu'on a voulu faire de Marx, et de Lénine et Staline à sa suite, un prophète dont la parole est infaillible, qui explique en grande partie les crimes du communisme. Si l'on voulait que l'analyse marxiste du modèle dominant néolibéral s'avère féconde, il faudrait elle-même la soumettre constamment à la critique, afin qu'elle ne sombre pas dans un dogmatisme criminel encore plus nocif que le néodarwinisme (ou « guerre de tous contre tous ») délétère issu du néolibéralisme.

Le renard dans le poulailler c'est le néolibéralisme dont Macron est la pleine et entière incarnation 40 ans après Thatcher. Les poules ce sont les gilets jaunes ; viendront-elles à bout du renard présidentiel, mais un peu juvénile comme l'animal criblé de coups de becs du fait divers morbihannais ? Gauche et droite font la même politique libérale depuis 40 ans, la seule nuance est sur le plan sociétal : la droite reste rigide et coincée, droite dans ses bottes, la gauche expérimente et autorise à peu près tout (sauf le cannabis !) du moment que ça ne lui coûte rien financièrement ; hors de question de redistribuer, revenant même sur l'héritage spirituel du CNR qui avait au moins compris que le meilleur moyen de prévenir les conflits et les guerres meurtrières était la redistribution des richesses créées ; et pas par ce sophisme que l'on appelle « ruissellement » et qui dépendrait de la bonne volonté des riches, mais par une politique sociale volontariste.
Quant à Macron c'est un Machiavel, un rusé renard et avant tout un communiquant habile et manipulateur qui sait exploiter les divisions et les fractures de la société française, non pour les résorber mais les exacerber puisque son pouvoir en dépend : c'est tout le contraire d'un de Gaulle rassembleur de son peuple, le dernier Homme d'État en France digne de ce nom par delà le clivage gauche/droite, alors que Macron est en deçà. En bon joueur d'échec ce dernier anticipe le coup d'après et réfléchit déjà aux moyens de tirer à son profit le mouvement des GJ, en faisant passer les violences policières par pertes et profits.
Demander à Macron ou à Castaner de faire preuve de compassion pour les victimes éborgnées et amputées : quelle utopie !

On me rétorque : « C'est une bonne illustration pour enfants de maternelle. Le Renard, bien plus intelligent que la poule, peut effectivement être battu par des centaines de poules stupides, une fois regroupées en attendant d'aller pondre.
Le Français a le choix. »

Moi : « 67 millions d'individualistes agissant pour leur pomme comme des renards dans un poulailler ou autrement dit la désagrégation inévitable de la société française : non les Français n'ont peut-être plus le choix face à ce qui va s'imposer à eux comme un destin ! Et n'oublions pas que l’emblème national est le coq pas le renard ni le loup, ni l'ours... Le court intermède de l'aigle a été abandonné après la défaite napoléonienne : mais ça ne sert visiblement pas de leçon aux ambitieux individualistes comme Macron et tous les requins dans son sillage... »