jeudi 10 octobre 2019

Renaud Camus au tribunal de la bien-pensance



Renaud Camus comparaissait en pour des propos tenus le 18 décembre 2010, aux "Assises sur l'islamisation", à Paris, organisées par Riposte Laïque, Résistance Républicaine et le Bloc identitaire, associations classées à l'extrême-droite. Devant mille personnes, il y avait prononcé un discours intitulé "La nocence, instrument du Grand Remplacement", dans lequel il établissait un lien entre immigration et fin de la civilisation française, assimilant l'islam à une religion de conquête, dont les "voyous" de banlieue seraient les "soldats". Selon lui, "en rendant la vie impossible aux indigènes [comprendre les Français de souche]" les incivilités et l'ultra-violence des jeunes issus de l'immigration ne seraient que le prélude à une contre-colonisation. C'est ce qu'il appelle -le concept a largement diffusé aujourd'hui- le Grand Remplacement.

Des propos qui, on s'en doute, n'ont que modérément plu au MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples), lequel avait porté plainte et obtenu, au terme d'une audience animée, la condamnation de Renaud Camus pour incitation à la haine raciale, assortie d'une amende de 4000 euros, le 10 avril 2014. Condamnation dont l'écrivain a fait appel, ce qui lui vaut de comparaître aujourd'hui.

"Vous avez droit au silence", a bien tenté, pour la forme, la présidente Sophie Portier, en s'adressant à Renaud Camus au début de l'audience. Peine perdue, l'écrivain se lève, une liasse de feuilles à la main. Il sera donc son propre avocat. Et attaque sec d'entrée : "J'ai décidé de faire appel, car j'ai trouvé les motivations du jugement en première instance hallucinantes, stupéfiantes." Et de marteler son argumentation : "Les juges ont écrit que j'avais présenté les musulmans comme des voyous. C'est faux ! J'ai seulement évoqué des délinquants, en effet souvent d'origine immigrée, qui seraient le bras armé d'une colonisation, dont la France serait victime. Certains quartiers se sont vidés des indigènes français, qui fuient cette délinquance. Mais cela ne signifie en aucun cas que tous les musulmans sont des voyous."

On assiste alors à l'un de ces dialogues de sourds dont certaines audiences ont le secret.

La présidente : "Mais, ces délinquants, vous dites bien qu'ils sont musulmans, non ?"

Le prévenu : "Je parle de voyous, pas de musulmans ! Certes, nombre d'entre eux viennent d'Afrique. Il me semble que les attentats parisiens de janvier étaient tous le fait d'anciens délinquants passés à l'islamisme et à l'action militaire. D'ailleurs, ce sont bien des forces militaires que le gouvernement a déployées en France pour y répondre."

L'une des deux autres juges : "Tous les musulmans sont donc des voyous ?"

Le prévenu, comme désespéré : "Je crois que nous ne nous comprenons pas du tout. »

Me Pierre Mairat, l'avocat du MRAP : « (…) Je pense même que ce sont les propos discriminatoires comme ceux de Renaud Camus qui créent de l'injustice et font pousser des mauvaises herbes comme les frères Kouachi ou Amedy Coulibaly."

L'avocate générale, qui représente l'Etat, ne dira pas autre chose et demande la confirmation de la condamnation en première instance.

Un peu résigné, Renaud Camus reprend la parole une dernière fois : "L'écrivain, c'est celui qui doit dire ce qui ne peut être dit par la société. Alors, oui, je pense que nous sommes victimes d'une colonisation et que nous devons lutter politiquement contre elle. Nous sommes en février 2015 en France et, après ce que nous venons de connaître, c'est moi qui suis poursuivi pour incitation à la violence ?!" Avant de conclure, fataliste : "Je sais bien que je vais être condamné…

Renaud Camus que l’on accuse aujourd’hui d’islamophobie avec la théorie du Grand Remplacement qu’on peut lui attribuer, s'était plaint qu'une émission radiophonique à vocation généraliste traitât des sujets sur le judaïsme beaucoup plus souvent que d'autres sujets ; et il s'était demandé si cela tenait au fait qu'une majorité de chroniqueurs de la dite émission fussent d'origine juive.
C'est ce qui lui a valu un procès en antisémitisme, complètement à côté de la plaque.

1/ On a le droit de rappeler la vocation généraliste d'une émission radiophonique.
2/ Il n'a jamais dit rejeter les sujets concernant le judaïsme, il a juste constaté qu'on en parlait plus souvent que d'autre sujets.
3/ Quand il s'est demandé si cela tenait au fait qu'une majorité de chroniqueurs de la dite émission fussent d'origine juive, il était en attente de réponse type non pas du tout, oui un peu, oui tout à fait, etc. Mais sûrement pas du type de réponse "vous êtes un antisémite".

Cet imbécile de Yann Moix l'avait quand même il y a peu accusé d'être antisémite. Renaud Camus, lorsqu'il a attaqué Moix en diffamation, avait été mis au courant des dessins/textes peu reluisants de celui-ci sur le sujet (que le public ne connaissait pas alors), mais qu'il n'a pas daigné les citer lors du procès alors qu'il aurait pu l'enfoncer. Yann Moix était avant tout un procureur médiatique qui s'est retrouvé dans la position de l'arroseur arrosé. Il me semble que c'est aussi un peu ce qui s'est passé dans l'affaire de la ligue du LOL. Notre époque génère trop peu de créateurs et bien trop de procureurs de la bien-pensance.

C’est aussi par ce biais-là, du côté des procureurs de la bien-pensance qui distribuent des brevets de mauvaise moralité à certains mâles blancs qui défendent encore la culture française, et que l’on accusait notamment d’antisémitisme dans les années 90, que des musulmans vont chercher à s’incruster dans la société française sans aucune volonté d’assimilation ou d’intégration, puisque les défenseurs de la laïcité furent discrédités moralement : effectivement si les Juifs ont le droit, sous peine d’accusation d’antisémitisme, de s’affranchir de la culture française souvent péjorativement qualifiée de moisie, pour revendiquer leur culture et leur tradition cosmopolites qui l’excède, pourquoi pas nous au nom de la loi islamique pour s’y substituer !
Ce sont un peu les mêmes procureurs de la bien-pensance qui dans les années 90 accusaient, sans fondements parfois, des personnes d'antisémitisme, qui accusent aujourd'hui les mêmes ou d'autres, d'islamophobie. Sauf qu'entre temps les Juifs pour la plupart, se sont rendus compte qu'une telle société désagrégée, sans identité culturelle, ne les protégeait plus des menaces, dont la menace islamique au premier chef, ou islamiste comme préfèrent encore le dire Macron et ses sbires.

Il est évident que l'on ne pourrait répondre au péril islamique que par la fierté d'être français. Mais je pense que cette fierté a été irrémédiablement déconstruite, notamment pour une part par un travail d'exégèse juive en réponse à la Shoah, et il y avait effectivement matière à critique, mais on peut aussi critiquer l'outrance de certains comme BHL qui semblent vouloir achever cette fierté qu'il juge moisie et nauséabonde.
La vision mondialisée et libérale du monde dont BHL est aussi un thuriféraire pami tant d'autres, rend aussi impossible un tel retour en arrière de la France sur la fierté qui la fonde.
Il semble aussi que le courant intellectuel déconstructiviste (Foucault, Derrida, Deleuze, Bourdieu,...) ait pour une bonne part contribué à notre mésestime actuelle et nos grandes difficultés à transmettre notre héritage culturel.
Il est inutile désormais de revenir sur le travail de repentance de la France à travers ses chefs d'État comme Chirac ou Hollande, qui était sans doute nécessaire pour les Français. Mais il est en même temps évident que l'islam profite de cette faille, de ce peu d'estime que la France a désormais d'elle-même, pour s'y engouffrer. Les mots valeurs de la République, drapeau français et Marseillaise sonnent creux et ne provoquent plus aucune émotion ni frisson, eu égard aux crimes dont la France s'est rendue coupable ou complice.

Je dis tout ça parce qu'à partir de 10 ans jusqu'à l'âge adulte j'ai été élevé dans un milieu juif alors que je ne l'étais pas, et j'ai entendu des choses plutôt plaisantes et amusantes, voire brillantes ; c'était un milieu de médecins essentiellement psychiatres et/ou psychanalystes ou de psychologues comme Tobie Nathan que j'ai un peu connu, qui n'était pas du tout porté à la fierté d'être français, c'était même tout le contraire, d'ailleurs cela me faisait bien rire à l'époque de se moquer ainsi de moi-même qui me sentais spontanément fier d'être français, à travers une image péjorative de la France moisie et nauséabonde. Avec le recul je sais ce qui était à l'origine de leurs opinions, ils s'inscrivaient certainement dans le mouvement intellectuel déconstructiviste (Foucault, Derrida, Deleuze, Bourdieu,...), mais cela ne me fait plus rire et l'islamisation de la France m'inquiète, et peut-être qu'il se disait exactement les mêmes choses dans des milieux intellectuels non-juifs ? Je ne le sais pas, car j'ai toujours associé intellectualisme avec judaïsme.


L'impossible réforme de la tradition islamique



« L’homme politique et théologien réformateur soudanais Mahmoud Mohamed Taha, qui voulait donner une portée relative, valable uniquement pour l’époque du Prophète, aux versets violents de la période médinoise, a été condamné à mort par un tribunal religieux, sous l’influence des Frères musulmans et exécuté au titre d’apostat en janvier 1985 » On le voit, ceux qui voudraient être modérés et réformer l'islam de l'intérieur, en insistant sur sa portée relative sont exécutés. Il n'y a aucune tradition d'exégèse ou d'interprétation dans la religion musulmane, donc il n'y a aucune réforme ou évolution possible du message. La traduction du message est littérale, comme si nous étions aujourd'hui, pour eux, exactement à la même époque que celle où le prophète diffusa son message grâce au Coran, en plein VIIème siècle.

Aucun relativisme possible, aucun recul historique, soit il y a des époques où la virulence du message qui appelle explicitement au meurtre des infidèles est en sommeil, soit des époques comme aujourd'hui où cette virulence est réactivée par les circonstances.

Quand la religion est en sommeil et que ses fidèles ne respectent pas littéralement et à la lettre l'intégralité du message qui se trouve dans le Coran, alors seulement on peut avoir l'impression qu'il s'agit d'une religion de "paix et d'amour". Ils peuvent alors donner l'impression qu'ils sont modérés mais c'est uniquement parce qu’ils sont peu fidèles, peu rigoureux dans leur foi, et qu'ils ne respectent pas à la lettre la charia et l'appel au meurtre explicite des infidèles s’ils résistent, refusent de se convertir, ou n'acceptent pas leur réduction au statut de dhimmitude.

Les circonstances qui favorisent la réactivation de l'islam, c'est l'explosion démographique de la population musulmane en Afrique (Nous savons qu’il y a 50 ans il y avait 323 millions d’Africains, qu’aujourd’hui il y en a un milliard deux cent vingt millions et que dans cinquante ans il y en aura près de trois milliards), qui leur donne une grande force et une grande confiance en l'avenir ; c'est la misère des pays africains qui les oblige à migrer vers l'Europe ; c'est aussi le désir de revanche sur l'Occident chez les plus virulents ou machiavéliques d'entre eux qui comptent sur les divisions des Occidentaux, leur idéologie droitdel'hommiste, leur féminisme (les femmes occidentales préférant parfois exclusivement se consacrer à leur réussite professionnelle plutôt qu'à faire aussi des enfants et à les éduquer, pour leur épanouissement personnel, par égoïsme), leur antiracisme, leur culpabilité postcoloniale et leur bien-pensance viscérale, qui crée un appel d'air pour s'y engouffrer.

Pour s'y engouffrer physiquement par l'afflux de migrants sans restrictions, et moralement en nous imposant leur idéologie islamique soit par petites touches en obtenant tous les jours de nouveaux droits (même parfois infimes) pour leur religion contre le principe de laïcité, soit par la terreur et des attentats sanglants, c'est la simultanéité de ces deux fronts (intimidation morale et terreur) qui crée la sidération chez les Européens, il se sentent pris entre deux feux et se sentent moralement responsables, car leur bien-pensance qui est leur morale sociale a remplacé leur foi chrétienne, malgré la violence que l'idéologie islamique leur fait subir.

De plus en plus de musulmans remarquant comme une surprise divine cette contradiction interne des Occidentaux (j'essaie de me mettre dans la peau d'un musulman, le "nous" renvoie à "eux", et le "ils" c'est "nous") : ils font constamment pénitence de leurs crimes passés (colonialisme, racisme), ; si on les attaque il nous trouve toujours des circonstances atténuantes ; plus l'attaque est violente plus ils font pénitence (les fameuses bougies et les nounours, ces fameux rassemblements silencieux de pénitence collective et de culpabilité - vous n'aurez pas ma haine !) ;  ils pensent que si ils sont gentils avec nous on sera gentil avec eux (alors que ce n'est absolument pas dans la problématique du Coran, c'est une problématique chrétienne) ; vont se prendre au jeu et en profiter pour avancer leurs pions dans le désir de revanche qui les oppose intimement à l'Occident depuis plus de 13 siècles.

Si l'on était gentil avec eux, si nous faisions pénitence de nos crimes passés (colonialisme, racisme) avec toujours plus de force, si nous surveillions sans compromis et judiciarisions avec acharnement plus encore le comportement du mâle blanc (concernant le racisme qui est un délit et pas une opinion, l'esclavagisme et le colonialisme au moyen de loi mémorielles, le sexisme et les violences conjugales) qui est à la source de tous les maux de la Terre, alors ils nous comprendraient, nous pardonneraient, et seraient gentils avec nous, dans un mouvement de réciprocité naturelle.
Seulement voilà, tout cela nous le faisons, nous le faisons avec de plus en plus de férocité et d'intolérance pour le mâle blanc, et ça ne marche pas, parce qu'il n'y a pas de tradition de réciprocité dans le Coran ; puisque le message coranique vient directement de dieu il ne saurait accepter la moindre discussion, contradiction, ou de s'engager dans un dialogue constructif avec d'autres religions ou les valeurs de la laïcité. C'est une religion de soumission et de conquête des peuples oppresseurs pour libérer les peuples opprimés, d'où son succès (Michaël Harpon s'est converti) et c'est tout. Les musulmans radicalisés doivent se frotter les mains de notre méchanceté à l'égard de nous-mêmes et de notre naïveté : c’est l’appel d’air bien-pensant qui leur permet tous les jours de s’incruster un peu davantage dans la société sans aucune volonté d’assimilation ou d’intégration.
Le Coran s'en fout de notre bien-pensance destinée en partie à flatter les musulmans et qui se retourne contre nous. Le racisme, le sexisme et les violences conjugales, les musulmans s'en balancent, d'ailleurs ils les pratiquent officiellement et c'est même dans leur Coran.
Généralement les femmes musulmanes ne dénoncent pas leurs maris violents ou ne dénoncent pas les hommes violeurs (une exception Tariq Ramadan), ce sont seulement les mâles blancs qui sont judiciarisés, au nom du féminisme et de la libération de la femme, pour dénoncer le « féminicide » comme s'il s'agissait d'un génocide d'un genre nouveau, souvent avec une large couverture médiatique.
Les Occidentaux ont toujours fait de la femme une idole, on trouve l'origine d'une telle conception dans l'amour courtois, et une telle idéalisation de la femme continue de nos jours, au point que l'homme lui attribue des droits qu'il ne s'attribuerait pas à lui-même au moyen de la courtoisie et du droit pénal ; les musulmans n'idéalisent pas les femmes, c'est toute la différence. Dans les Milles et une nuits, la femme est surtout caractérisée par son penchant pour l'infidélité, elle doit donc être "mise en cage".

En Occident c'est : j'obéis à une morale sociale qui est malheureusement aujourd'hui la bien-pensance, avec des fondements religieux et humanistes de charité dont on a oublié l'origine mais qui ont existé ; la loi islamique c'est : je me soumets à la seule loi divine.
Pour beaucoup de musulman c'est un discours d'émancipation aussi paradoxal que cela puisse paraître, par rapport aux règlement humains. L’Islam est un être vivant qui a un contact avec le divin, il n’a pas vocation à accepter la laïcité et le climat général de permissivité qui contredisent ce pour quoi il est venu au monde. La mission de l’Islam est de « libérer » les hommes des lois écrites par d’autres hommes pour qu’ils puissent se soumettre à l’unique loi acceptable : celle de Dieu. L’Islam se veut une libération et non une oppression. D’où peut-être son immense succès chez les peuples opprimés.

Puisque la morale sociale exige l'obéissance, pour s'assimiler ou s'intégrer, certains musulmans préfèrent se nourrir des contradictions de la bien-pensance pour s'incruster, voire parasiter le système ; en profitant par exemple exclusivement des aides sociales sans travailler, donc en faisant le maximum d'enfants en accord avec les valeurs de l'islam qui est une religion nataliste ; ou en devenant voyous, et gagner davantage d'argent que les musulmans qui se sont assimilés en faisant des efforts.

Sourate 44-3 : "Il est auprès de Nous, dans l'Ecriture-Mère (l'original du ciel), sublime et rempli de sagesse."
Il y a effectivement contenu dans une telle sourate une dévalorisation implicite de toute tentative d'exégèse ou d'interprétation du texte original du prophète, car rien ne saurait le valoir ou s'en approcher sur le plan de la pureté originelle. Tuer un mécréant, le voler, le tromper, c'est bien, manger du porc c'est mal ! L’Islam est un être vivant qui a un contact avec le divin et dont la vocation est aussi de libérer les peuples opprimés, comme le nôtre l'est sous les règlements, il se passe d'exégètes.
Le bien et le mal ne sont pas affaire de conscience, mais du lien direct qui unit le fidèle à son dieu.

La taqiya (la dissimulation) est un autre aspect capital du Coran que les Occidentaux méconnaissent. Elle régit les relations que les musulmans doivent avoir avec les non-musulmans. Le principe de la taqiya se retrouve en particulier dans le verset 3:28 : « Que les croyants ne prennent pas, pour alliés, des infidèles, au lieu de croyants. Quiconque le fait contredit la religion de Dieu, à moins que vous ne cherchiez à vous protéger d’eux. » Le musulman pour protéger sa foi ou induire en erreur l’infidèle peut et doit mentir, dissimuler ses intentions s’il n’est pas en position de force : c’est une injonction d’Allah et du Prophète. Un exemple précis est cette phrase qui revient fréquemment dans la bouche des dignitaires religieux musulmans : « Tuer un homme revient à tuer l’humanité ». Il est sans doute important de s’y arrêter. Cette phrase a notamment été prononcée lors de la rencontre de centaines de responsables musulmans réunis à Paris à l’appel du CRCM (Conseil Régional du Culte Musulman) Rhône-Alpes le 29 nov. 2015 suite aux attentats du 13 nov. 2015 à Paris.

« Tuer un homme revient à tuer l’humanité » se fonde sur le verset 5:32 : « Nous avons prescrit pour les Enfants d’Israël [aux Juifs] que quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes ». On constate que les propagandistes ont omis « pour les Enfants d’Israël » qui restreint la portée universelle, humaniste et pacifique voulue. Mais cette omission est capitale et se précise avec le verset suivant (5:33) : « La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager, et qui s’efforcent de semer la corruption sur la terre, c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposées, ou qu’ils soient expulsés du pays. » En d’autres termes, ceux qui touchent aux valeurs essentielles de l’islam doivent s’attendre au pire. Il est donc clair que le Coran ne dit nullement que « tuer un homme revient à tuer l’humanité » puisqu’on peut l’exécuter pour défendre la suprématie de l’islam. Ces dignitaires religieux musulmans – qui connaissent le Coran – détournent sciemment le sens véritable d’un verset pour induire en erreur et tromper ; ils usent indéniablement de la taqiya, de la dissimulation et de la diversion. C’est ce que Allah leur demande.

Bref le Coran prescrit la mort ou l'exil pour ceux qui apportent une « corruption sur la terre », c'est-à-dire ceux qui refusent la conversion ou le statut de dhimmitude, et les appels à la violence dans le Coran sont réels et abusivement minimisés ; religion de « paix et d'amour » selon les procureurs de la bien-pensance !

Le lecteur de la Bible sait très bien qu’il ne faut jamais interpréter un verset seul, mais le comprendre dans le contexte, notamment historique du passage, du livre lui-même. Avec ses soixante-treize livres de styles très différents et un temps de rédaction de presque quinze siècles, la Bible nécessite de bien connaître le contexte pour l’appréhender correctement. Ce principe d’interprétation est tout aussi valable pour le Coran.

Il est toutefois beaucoup plus facile à mettre en application, car le Coran – selon la tradition islamique – n’a que Mahomet pour auteur qui n’a écrit que sur une vingtaine d’années (« a été sous la dictée » disent les musulmans). Dès lors, étudier le contexte d’un verset coranique se résume finalement à examiner les versets voisins pour avoir la signification de ce que dit réellement le Coran. Les hadiths (les paroles et les actes de Mahomet et ses compagnons transmis par la tradition musulmane) viennent appuyer le Coran, mais ne peuvent jamais le contredire. Le Coran s’achève avec les sourates médinoises par de multiples appels à la violence et au meurtre qui n’ont pas de limites dans le temps et l’espace et dont la valeur reste pleinement actuelle. L’exemple du verset « Ô Prophète, incite les croyants au combat », (8:65) est significatif à cet égard. Il a été donné à un moment précis, celui de la bataille d’Ohod. Mais ce moment donné n’est pas précisé dans le Coran afin de souligner que c’est un ordre hors du temps venant d’Allah, toujours valable et pas seulement lié à un événement particulier, d’autant plus que le Coran est considéré par les musulmans comme incréé, éternel, préexistant. Le Coran est clair ; Mahomet a été dicté par Allah (97:1) à travers l’ange Jibrīl (Gabriel), par des révélations (42:51), à la différence des prophètes inspirés de la Bible. Le Coran n’est donc sujet à aucune erreur et ne peut être contesté. Du coup, la tutelle d’Allah est immédiate sur le texte coranique et lui donne une force (supposée) divine qui cautionne la violence et empêche toute réforme.
Ceux qui ont voulu réformer l’islam n’ont jamais pu influer sur la tradition musulmane ; il n'y a qu'une seule interprétation possible, l’application littérale de la loi islamique, aucune pluralité en son sein, c'est donc un totalitarisme.

Il y a un effet miroir entre notre totalitarisme marchand défendu par des procureurs de la bien-pensance, et le totalitarisme islamique, comme l'a bien dit Zemmour ; le mâle blanc de souche ou bien assimilé (il peut même être d'origine musulmane) d'origine populaire ou des classes moyennes, est pris dans cet étau : la nation s'est disloquée sous l'effet conjugué des deux totalitarismes qui agissent comme sur deux fronts. Ce sont deux anti-humanismes.

mercredi 9 octobre 2019

BHL partage une bouteille de vin avec un clochard



Il faut écouter avec attention Zemmour sans peut-être adhérer béatement à toutes ses idées, n'oublions pas la nécessité de la perpétuelle exégèse ou critique, notamment sur la question sociale légitime de la redistribution des richesses alors que les GAFA deviennent plus puissants que des États et mettent en péril l'idée même de démocratie qui reposait sur l'existence de contre-pouvoirs virulents et indépendants (mais Zemmour n'a pas occulté cet aspect-là en parlant de totalitarisme marchand). Quoi qu'il en soit, le populisme comme démagogie si on le déplore n’est que la réponse et le miroir de l’élitisme comme vanité criminelle des élites. Dans cette vanité criminelle, la gauche culturelle sert de caution morale, et l'extrême-gauche d'idiote utile en assurant l'accueil et l'éducation des migrants avec enthousiasme et bienveillance.

« Autrefois, j’avais un test que j’appelais le « test de la pouffiasse » : si je dînais avec une fille qui hésitait pendant des plombes avant de décider ce qu’elle allait prendre, c’était assez mal barré. Et si je lui disais : « Prenez donc de la morue aux épinards » et qu’elle s’abîmait dans une contemplation encore plus sidérée de la carte en me demandant d’une voix éteinte « Ouchais, j’voispas », ça devenait carrément rédhibitoire. » BHL dans une interview de GQ en 2009.

Le mépris et la vulgarité de l’industriel de la « philosophie » sont monnaie courante quand il parle des femmes, même si, aujourd’hui où le sexisme crasse passe moins bien, il surveille un peu plus son langage, par prudence. Il a déclaré par exemple que « le discours philosophique » était « étranger » aux femmes, que l’argent leur allait mal, qu’il s’amusait de l’émoi des « vilaines » quand il condescendait à les draguer, a déploré que les femmes qui travaillent soient souvent coiffées et maquillées un peu trop à la va-vite, etc. etc. Mais il a défendu Polanski, DSK et Carlos Ghosn, malheureux hommes riches poursuivis pour de simples histoires de viol ou d’abus de biens sociaux – si les élites ne peuvent plus rien faire, alors ! Et il a diffamé gravement Ruffin. Et, à travers lui ou directement, les Gilets jaunes.

La violence, la méchanceté, l’obscénité verbale de ceux qu’on appelle élites, qui se prennent pour des élites et qui prônent une politique de l’élitisme – celle des « premiers de cordée » – dépassent en ignominie les violences verbales qui peuvent venir du peuple parce qu’elles viennent de privilégiés qui n’ont aucune raison objective de sombrer dans la haine de moins favorisés qu’eux. Et pourtant c’est dans la haine qu’ils vivent : elle éclate au grand jour dès qu’ils se sentent menacés. Luc Ferry appelant à tirer sur les manifestants, Macron multipliant les insultes à l’égard des classes populaires (il y a quelques temps encore, il a traité de « bête étrange » une Gilet jaune qui avait le tort d’intéresser quelques journalistes plus que lui-même), et tant d’autres qui se répandent dans les médias en anathèmes contre le peuple, les chômeurs, les femmes et les hommes qui travaillent et n’arrivent pas à vivre correctement du fruit de leur travail : voilà où est le vrai danger pour la démocratie et pour la république. Ils accusent les populismes, mais ce sont eux qui les engendrent, par leur élitisme. Le populisme comme flatterie du peuple n’est que le miroir de l’élitisme comme vanité criminelle des élites.

Quelle conception ont de l’humanité les pareils de BHL, qui lorsqu’il s’occupait encore de la société fondée par son père, des années 80 jusqu’en 1997, pilla les forêts en logeant ses ouvriers africains quasi esclavagisés « dans des niches mal aérées », selon une ONG qui enquêta sur place (citée par Nicolas Beau et Olivier Toscer dans Une imposture française) ? Qui rejoignit Sollers et Gluksmann à l’Internationale de la résistance, une officine créée en 1983 et financée par les services secrets américains, utilisée pour de sales besognes politiques en Amérique Latine, soutenant notamment les contras, milices du dictateur d’extrême droite Somoza ? Qui, en 2001, au moment du G8, traitait de « voyous publics » les altermondialistes qui osaient dénoncer les nuisances de la finance ? Qui continue aujourd’hui à se déclarer fier d’avoir poussé à semer la guerre, le chaos et la mort en Libye où sont maintenant mis en esclavage les migrants africains ? Qui… etc., etc., un article ne peut suffire à rappeler tous les méfaits de cet homme, toutes ses manipulations, tous ses mensonges, tous ses abus, commis par obsession de l’argent et de la gloire, comme c’est le cas pour ses semblables qui se prennent pour des élites au-dessus des lois – alors que les vraies élites sont ce qu’il y a de meilleur dans un ensemble d’êtres.

Et qui dit "ensemble d'êtres" suppose qu'ils soient rassemblés au sein d'un monde commun, et non pas atomisés sous l'effet de l'idéologie libérale et de la guerre des identités et des genres qui en découle. Voilà pourquoi notre époque sans racines et sans fondement populaire (dont Zemmour prône le retour plus encore que la préservation) est stérile et ne produit plus que des élites totalement déconnectées du peuple et de ses aspirations, du monde du showbiz multiculturaliste militant jusqu'au gouvernants, en passant par les médias et la magistrature (avec la surmédiatisation d'un guignol comme Dupond-Moretti au passage passionné de chasse et de corrida).

Zemmour dans un cadre polémique et avant lui Houellebecq dans un cadre plus abstrait et littéraire, ont posé absolument toutes les bonnes questions ; au peuple encore un peu vaguement enraciné de faire preuve de responsabilité, d'imagination et d'inventivité pour y apporter les bonnes réponses avant qu'il ne soit trop tard et perde définitvement de l'intérieur ses toutes dernières racines par l'action du totalitarisme marchand et de l'extérieur ne soit submergé par les flux de migrants majoritairement d'origine musulmane vecteurs d'un totalitarisme islamique.

vendredi 4 octobre 2019

Un musulman fervent soutient Zemmour !



Driss Ghali fervent musulman et diplômé de sciences-po soutient Zemmour. Il affirme dans un brillant article qu’« Éric Zemmour a raison de déclarer incompatibles l’islam et les valeurs françaises. Enfermée dans le déni, la meute de ses censeurs ne lui pardonne pas son courage, son érudition et sa lucidité. Mais ce brillant esprit s’égare lorsqu’il nie l’existence de musulmans français prêts au sacrifice suprême pour leur nouvelle patrie. Un patriote français peut s’appeler Mamadou, Zyed ou Rachida. »

Il continue en nous faisant part de son déchirement entre sa loyauté à la France et son cœur qui l’attache avec une grande force à ses racines musulmanes.

Puis soudain en plein milieu de sa démonstration, le fil de sa pensée lui arrache ce cri du cœur : « Mais qui suis-je moi, simple mortel, pour m’opposer à un dessein qui relève du divin ? » : il parle de la religion musulmane si je ne me trompe ? Driss est plein de bonne volonté, il aime sincèrement la France à n’en pas douter pour tout ce qu'elle lui a certainement donné : les honneurs, l'argent, les femmes, la reconnaissance sociale.
Mais ça c'est l’intérêt, la concupiscence pourquoi pas, son cœur reste irrémédiablement attaché à sa religion d’origine, qui pour lui révèle du divin puisqu’il l’affirme dans un cri déchirant : ce qui implique que les autres croyances sont sans doute des impostures à ses yeux ?

C’est dire puisqu’il semble avoir réellement la foi qui rend aveugle, tout le travail qu’il reste à faire pour que vraiment un jour l’islam soit une religion de tolérance. La tolérance est un travail de la raison et non du cœur, donc de l’âge mûr : mais l’islam est encore une religion assez jeune, trop jeune sans doute pour avoir pu faire ce travail sur elle-même. De plus il n’y a aucune tradition de l'exégèse ou de la critique du dogme dans la religion musulmane, contrairement à l'héritage laïque de la France ou à la tradition juive (pratique d’exégèse et d’interprétation).

La tolérance donc, est la capacité à envisager qu’aucune religion ne vaut mieux qu’une autre, y compris si l'on en a soi-même une de cœur. Les Européens ont commencé à faire ce travail au XVIème siècle avec Montaigne, il aura fallu attendre plus de 1500 ans ! Les musulmans n’en sont pas encore là, ils n’ont que 1400 ans d’histoire, peut-être faut-il leur laisser le temps mais en attendant leur démographie est exponentielle, et les flux de migrants augmentent avec la bénédiction des élites hors-sol sécessionnistes.

C’est un cœur déchiré qui s’exprime et qui veut nous faire sentir son affliction, mais on s’en fiche un peu de ses états d’âme.

Je m’inquiète juste du « dessein » sous-jacent dont il parle, car on sait tous ici que la part maudite de l’islam, ce qui est en excès de ce qu’elle est censée être, c’est la conquête et la soumission des infidèles. Et le désir de conquête des musulmans n’en est aujourd’hui que plus aiguisé, car il a été longtemps frustré ou refoulé.

Même avec la complicité des procureurs médiatiques qui ne veulent surtout pas contrarier leur susceptibilité et leur fierté à fleur de peau, les plus radicalisés se montrent impatients et commettent déjà de nombreux attentats. Mais pas d’amalgame ! Ce n’est même pas contre-productif pour eux, tant les générations nées à partir des années 70 ont appris à fermer les yeux et à trouver des circonstances atténuantes aux musulmans pris dans leur ensemble : des croisades à la colonisation…

Les Français de souche, ce « tas de feuilles mortes » moutonnier raillé par Enthoven du haut de son magistère élitiste et sécessionniste, n'ont plus les moyens de se défendre du fait de leur éducation, tant ils sont viscéralement attachés à la bien-pensance ; alors que l'islam est une civilisation plus jeune avec peu de tolérance, ni aucun fair play, mais remplie de fanatisme, de vitalité et de préjugés sur les « infidèles » pour les plus radicalisés ; ce qui leur permet d'avancer leurs pièces sur l'échiquier qui les oppose à l'Occident, encore et toujours, du plus anodin détail comme une sortie scolaire avec le voile jusqu'au plus sanglant des attentats.

Je pense que dans le projet libéral il y a une volonté de rompre avec la tradition religieuse, en la remplaçant par le "doux commerce" comme principe de relation entre les Hommes : ce qui a abouti au darwinisme social, à ce qu'on appelle aujourd'hui la guerre de tous contre tous (et qui permet à l'islam de si bien profiter de notre atomisation collective). Donc pensez-vous que cette idéologie du "doux commerce" ait mis fin à l'anti-judaïsme ?

Dans cette idéologie libérale du "doux commerce" est contenue implicitement l'idée que si chacun s'occupait de ses affaires privées, de son propre égoïsme, il n'y aurait plus aucun motif à des conflits entre traditions religieuses antagonistes, et donc in fine que cela mettrait fin aux guerres de religion, et en même temps permettrait d'assurer la prospérité de l'ensemble de la société par l'action de la "main invisible". Le vice privé de chacun assurant la vertu publique avec le moins d'interventionnisme de l'État possible, puisque l'absolutisme politique de l'époque fut un des motifs principaux de désaccord avec le pouvoir, des premiers penseurs libéraux.

Avec aujourd'hui la fragilisation de la société française même plus capable d'assurer la sécurité de ses ressortissants juifs notamment mais pas seulement, ne voyez-vous pas la limite du raisonnement de nombreux juifs libéraux (ce qui n'est pas le cas de Zemmour), qui accablent quasi-exclusivement la tradition chrétienne de l'anti-judaïsme ; alors que c'est une société plus soudée autour de valeurs communes (je parle de vraies valeurs de solidarité, alors que la compétition dès l'école atomise les enfants en fonction du QI), communauté que la religion avait vocation à réaliser, qui pourrait assurer plus efficacement la sécurité de ses ressortissants, juifs y compris.

Autrement dit la désagrégation contemporaine de la société française, qui profite si bien à l'épanouissement d'une religion de conquête, anti-judaïque dans ses fondements dogmatiques, n'est-elle pas au fond le fruit de l'idéologie libérale, qui s'exprime aujourd'hui dans le néolibéralisme ?

Il va sans dire, que sans avoir besoin de sonder les desseins divins on sait à qui Cioran donnerait la victoire finale : « Tous ces peuples étaient grands, parce qu'ils avaient de grands préjugés. Ils n'en ont plus. Sont-ils encore des nations ? Tout au plus des foules désagrégées. »

jeudi 3 octobre 2019

La passion anti-Zemmour est une passion anti-française



À cause de et non grâce à notre système éducatif, héritage pas si lointain de la philosophie cartésienne d’appréhension du monde (s’en rendre maître et possesseur), s'expliquent la pollution et la destruction du climat ainsi que les flux migratoires intensifs qui participent du même dérèglement global, aujourd'hui sous l'égide en France d'une idéologie libérale-libertaire et progressiste qui s'incarne en Macron et ses clones à tous les échelons de la société : les décideurs (acteurs actifs plus politiques) contre les contemplatifs (acteurs passifs plus artistes). Mais alors que les décideurs sont rendus sourds et aveugles par une idéologie de la volonté (encore un héritage cartésien !), les contemplatifs assistent médusés à l'effondrement collectif sans pouvoir agir le moins du monde. Zemmour/Zorro avance à contre-courant de la bien-pensance et du progressisme, il est seul contre les idéologues de tous bords, il dérange, il faut le faire taire, vite !

Donner la parole à Zemmour, est-ce simplement respecter la liberté d'expression, celle d'un certain courant de pensée ?

Hollande : "Je ne dis pas le contraire, mais à ce moment-là ça s'appelle faire de la politique, ce n'est pas tout à fait la même chose. On est un acteur politique. Il y a une banalisation du pire, une banalisation de l'extrême, une banalisation de l'outrance, une banalisation du mépris à l'égard d'une partie de la communauté nationale."

S'il ne prône évidemment pas de censurer qui que ce soit, François Hollande dénonce toutefois un renversement total ces dernières années : "Il y a 20 ou 30 ans, il y avait des personnes qu'on n'invitait même pas à la radio ou à la télévision. Aujourd'hui, c'est elles qui sont les plus nombreuses à y venir."

D’une part c’est totalement faux, il y a une fermeture depuis les attentats du microcosme bobo parisien qui cultive à outrance l’entre soi et la politique de l’autruche, et ensuite est-ce qu’il y a 20 ou 30 ans la situation était aussi dramatique ? Est-ce que le navire prenait déjà l’eau de toute part comme aujourd’hui ? Y’avait-il eu les attentats sanglants ; le prêtre égorgé dans son église ; les atteintes répétées au principe de laïcité au point d’en dévoyer le sens ; la pérennisation en habitude, sinon l’augmentation des flux migratoires d’année en année ; les incendies répétés dont on nous cache les causes ; les coups de couteau dans les rues de la part de protagonistes exclusivement « déséquilibrés » ; et les prénoms arabo-musulmans que l’on donne désormais à un peu plus de 18% des enfants qui naissent en France ?

Quand le sage pointe du doigt la lune, l'idiot (Hollande) s'en offusque et ne regarde que le doigt.


Renaud : « L'Occident a eu un avantage de QI parce que ayant laissé tomber le religieux il a obtenu du temps de cerveau disponible.
Mais ce n'était qu'un avantage temporaire de fils prodigue vivant sur l'héritage chrétien qui est aujourd'hui épuisé et l'intelligence profonde est épuisée tandis que l'intelligence calculatrice (science et gros sous) commence elle aussi à s'effondrer faute d'être alimentée à la source.
En regardant les débats officiels de la loi de bioéthique on voit que nous sommes déjà en idiocratie.
Nos “zélites” sont des crétins finis possédant encore parfois un bon QI mais plus aucune intelligence profonde. »

Joseph : « Le religieux, comme vous dites, n'a pas empêché les juifs d'être intelligents et d'avoir un QI tout à fait respectable. »

Moi : « Pas un QI simplement respectable, puisque de nos jours les Juifs ashkénazes ont statistiquement les plus fort QI mondial loin devant les Juifs éthiopiens au QI moyen de 68... Sinon je répondrais à Renaud que dans le langage courant on parle davantage de débilité profonde que d'intelligence profonde !
D'autre part vous affirmez vous-même Joseph, que le judaïsme n'est pas une religion dès ses origines monothéistes (qui descendent selon moi du culte du dieu Aton par Akhenaton, dont les prêtres déchus ont transmis le culte monothéiste à un petit peuple du désert, à qui l'on a confié avant les autres l'idée de l'Infini), mais une tradition athée ou une transcendance sans foi. Ce que je réfute concernant les origines : il ne s'agissait pas selon moi d'une simple tradition, mais d'une véritable religion qui devait comporter comme les autres sa part de foi profonde et de fanatisme.
Renaud fait selon moi référence à la charge émotionnelle de l'héritage chrétien qui était issue de la foi et de sa force, puisque le catholicisme n'avait jamais aboli les anciens cultes païens polythéistes des peuplades européennes, mais les avait transformés. Alors que le judaïsme avait déjà épuisé toutes ses forces vives issues de la foi et les avait transformées en intelligence ou calcul d'un intérêt bien compris, si bien exprimé par Spinoza à travers le conatus.
L'augmentation du QI, c'est ce que les Occidentaux ont finalement réalisé avec l'évolution du cartésianisme vers un darwinisme social à l'échelle des continents, où les juifs se retrouvent à être mieux reliés entre eux (également par le traumatisme collectif que constitua la Shoah), donc plus religieux au sens propre du terme que le reste des Occidentaux atomisés, donc sans force réelle. Les Occidentaux d'origine chrétienne sont atrophiés contrairement aux musulmans qui sont reliés par une religion vivante voire conquérante, ou même à un degré moindre aux Juifs d'aujourd'hui... »

Joseph : « Je suis juif séfarade, j'ai été testé à l'âge de 15 ans. J'ai eu une place très honorable dans mon département. Mais bon... Peut-être les Ethiopiens ont-ils souffert de leur isolement extrême. »
Le coup d'Akhenaton est la thèse de Freud, défendue dans l'Homme Moïse ou la religion monothéiste. Elle ne tient pas à cause des dates. Il faudra se persuader que les hébreux n'ont eu besoin de personne pour s'inventer leur dieu unique et indivisible. »

Moi : « Je ne crois pas aux générations spontanées. C'est comme pour les baby-boomers qui se prennent pour l'une d'elle, et qui auront été selon moi parricides (meurtre symbolique du père de la nation : de Gaulle) et infanticides (l'héritage impossible de Mai 68).
Peut-être que je me trompe, mais il me semble que l'intuition de Freud est la plus crédible, d'ailleurs c'est très visible à travers l'histoire de Moïse, dont la tradition conservée dans la Thora a fait un nourrisson abandonné peu après sa naissance par sa mère juive pour lui sauver la vie ; alors qu'il s'agissait très certainement en réalité, et fort logiquement, d'un grand aristocrate ou voire d'un prêtre égyptien sans aucun sang juif.
Ce prince ou ce prêtre aura voulu transmettre sa tradition monothéiste issue du culte d’Aton, à un peuple du désert sans doute soumis à l’esclavage, pour qu’elle ne meurt pas. Et elle n’est pas morte puisqu’elle aura permis à ce peuple de redresser la tête et de ne plus jamais accepter de courber l’échine (d’où l’expression de peuple à la nuque raide) ; et vous en êtes la preuve vivante puisque votre profession de foi judaïque me semble bien plus profonde que votre profession de foi communiste. À l'origine de votre communisme doit se trouver une foi profonde d'origine juive et monothéiste, d'ailleurs le communisme en est un (de monothéisme) de messianique, dans le bonheur social et réconciliateur des peuples. Une mascarade en réalité ! »

Joseph : « Il est évident que le monothéisme n'est pas sorti armé et casqué de la cuisse de Jupiter. Mais il a été le fruit de l'évolution d'une société qui s'est formée petit à petit. Et selon notre tradition, cette évolution a commencé avec Abraham quittant Ur Kasdim bien avant Moïse. Même si cela n'est pas vrai historiquement tel quel, cela indique quand même une précédence logique. Mais bon, cela n'a que très peu d'importance dans la mesure ou pour nous les écritures sont davantage un prétexte à l'exégèse qu'à la parole figée. Comme disait notre regretté Levinas (à moins que ce ne soit Manitou) : « Il faut presser la Torah pour en faire jaillir le sens comme on presse le désert pour en faire jaillir de l'eau. »

Moi : « J'ai vu que l'on peut dire Thora ou Torah. À l'origine de votre communisme doit se trouver une foi profonde d'origine juive et monothéiste ; d'ailleurs à propos de monothéisme voire de monomanie : le communisme en est un(e) de messianique, dans le bonheur social et réconciliateur des peuples. Une mascarade en réalité (pour le communisme) ! Pour le judaïsme qui est une tradition multimillénaire je ne me permettrais pas ! »

Joseph : « Le communisme a été inventé par des juifs. Il suit à peu près le même logiciel. »

Moi : « Ce qui n'a pas empêché Marx de dénoncer les abus des Juifs dans le monde de la finance dans Sur la question juive notamment, et de lui valoir une accusation d'antisémitisme bien ancrée aujourd'hui dans cette tradition juive en perpétuelle évolution (le mouvement perpétuel de l'exégèse) : après l'avoir porté aux nues, la quasi-totalité de la communauté juive le voue désormais aux gémonies. D'autre part l'ascendance de Marx est multiple, avec certainement une forte influence protestante dans son éducation, qu'il a dû vivre comme une émancipation du carcan traditionnel juif. Le drame de Marx c'est que sa propre tradition l'a finalement dépassé alors qu'il croyait l'avoir enterrée, par son pouvoir de métamorphose pour s'adapter aux époques qui évoluent. »

Joseph : « Il n'y a pas que Marx, il y a Moses Hess et d'autres que je ne vais pas énumérer encore une fois. »

Moi : « Oui et il y en a beaucoup, et encore beaucoup d'autres… Et dans les héritiers, aujourd'hui, il doit y avoir beaucoup plus de non-Juifs que de Juifs. Pour les non-Juifs certainement, le discours émancipateur s'est souvent transformé en culte d'une tradition figée, ou culte de la personnalité des "émancipateurs" de peuple comme Staline ou bien Pol Pot. C'est peut-être une particularité juive : pondre des religions qui se figent pour ceux qui ne font pas l'effort de constamment les interroger, les interpréter et les critiquer.
Il me semble que Zemmour interroge, interprète et critique constamment le présent et qu'il a davantage les yeux ouverts que ceux qui se prétendent progressistes et sont en réalité figés avec des idées qui datent des années 70 et du début des années 80, où le monde leur paraissait ouvert et sans menaces sous l’égide d’un libéralisme qui avait déjà de fortes composantes libertaires. L'idéologie bobo est devenue en réalité totalement moisie et conservatrice de ses avantages acquis. »

Joseph : « Je crois que c'est une question de nombre. »

Moi : « Le nombre encouragerait le comportement moutonnier ? »

Joseph : « Le nombre rassure, émousse le qui-vive. Peut-être, peut-être pas... »

Moi : « C'est une hypothèse crédible, comme celle de Moïse étant un prêtre égyptien. »

Joseph : « Je comprends que la thèse de Freud vous attire, parce que c'est une réponse simple à une question complexe. Moi aussi quand j'ai lu ce livre (il y a longtemps), j'ai été séduit par l'idée. Mais après réflexion, Abraham est bien antérieur à Moïse. Prenez ça en compte. »

Moi : « Est-ce qu'Abraham n'est pas un lointain ancêtre qui aurait été repeint des couleurs du monothéisme, alors qu'au départ il devait avoir une culture traditionnelle polythéiste propre aux bédouins du désert ? En tout cas le désert joue certainement un rôle prépondérant dans la formation de la psyché juive (Edmond Jabès), et son rapport à la notion d'Infini. »

Joseph : « Le livre des juifs est une compilation de la mémoire collective. Il y a eu un Abraham, qui s'appelait d'abord Avram qui veut dire "père du peuple" et de sa femme Saraï qui veut dire "ma princesse". Parce qu'il y a eu un début. Il y a un début à toute chose. La tradition orale raconte même l'histoire du départ d'Avram de Ur Kasdim après l'anecdote des idoles dans l'échope de son père Terah. »

Moi : « Penser qu'il y a un début à toute chose c'est un peu créationniste comme conception, non ? Je penche plus pour une volonté absurde qui s'exprime sans raison et sans but, dont on ne peut remonter à l'origine, dans une chaîne de causalité qui n'a ni commencement ni fin. Nous sommes dans un perpétuel chaos où n'existe même pas la notion de temps, de durée.
Ce qui donne forme à ce réel absurde c'est la mimésis : il s'agit d'exprimer la dynamique, la relation active avec une réalité vivante, par la danse ou la grâce. Cette notion de mimésis formulée par les Grecs, mais que l'on retrouvait sous la forme de la grâce chez les chrétiens d'antan.
Il ne s'agit pas de comprendre l'origine du mouvement, mais juste de l'accompagner avec le plus d'élégance possible, en recherchant ce qu'il y a de plus aristocratique, donc de plus fin, de plus nuancé, dans le comportement humain. Mais je pense que nous sommes dans une dynamique déclinante. Où trouver les ressources pour faire se perpétuer le mouvement dans une société qui fait de moins en moins confiance à l'art, et de plus en plus aux idéologies qui nous rendent sourds et aveugles au réel ?
La nature est effectivement un livre qui peut se lire en langage mathématique. C'est un mode d'appréhension calculant du monde vivant, pour s'en rendre maître et possesseur. La matrice d'un tel processus se trouve dans la Genèse, et trouve son aboutissement chez Descartes qui a théorisé la maîtrise de l'Homme sur la nature. Une telle métaphysique de la subjectivité ne pouvait avoir pour aboutissement que la volonté de puissance se déployant en même temps que la Technique, et débouchant pour finir sur le nihilisme contemporain selon Heidegger : avec des phénomènes visibles comme le dérèglement du climat et les flux migratoires incontrôlables notamment. Le nihilisme est aussi dans la volonté des philosophes, surtout occidentaux, de changer le monde en se référant à des "arrières-mondes" (cf. Nietzsche) ; loin de nous faire progresser, cette volonté nous coupe de nos racines et affaiblit nos âmes, certes elle nous enrichit matériellement mais nous appauvrit considérablement spirituellement. Le mouvement d'un arbre sans racines ou mal enraciné, est l'oscillation perpétuelle jusqu'à la chute probable... Il en va de même pour l'Homme.
Je pense que Zemmour accompagne avec une certaine grâce et des petits pas de danse, et surtout sans les œillères de l’idéologie, la relation active avec une réalité vivante dans la plus pure tradition de l’exégèse juive, dans son cas vis-à-vis de la tradition républicaine. »

jeudi 26 septembre 2019

L'Éducation Nationale et la question migratoire




De Gaulle c'est de l'histoire ancienne, la droite à papa (modèle Chirac) elle ira en prison ou aura des problèmes avec la Justice (cf. Balkany et Fillon). Bienvenu dans le monde libéral-libertaire merveilleux de la macronie, au moins jusqu'en 2027 je présume... 
Macron rend un dernier hommage à la vieille droite patriarcale car il sait qu'elle n'a aucun avenir.

Arno Klarsfeld : « Nous savons qu’il y a 50 ans il y avait 323 millions d’Africains, qu’aujourd’hui il y en a un milliard deux cent vingt millions et que dans cinquante ans il y en aura près de trois milliards. » À partir du XIXème siècles les Françaises (peut-être traumatisées par l’aventure napoléonienne) se sont mises à faire moins d'enfants, contrairement aux Britanniques et aux Allemandes, a suivi le déclin de la France sur la scène internationale face aux Britanniques et aux Allemands. On dirait bien que le XXIème siècle en Europe sera africain ou ne sera pas, quels que soient tous nos discours, nos principes, nos habitudes, nos modes de vie. Il faut se dire que nous devrons passer la main, et accepter le changement civilisationnel.

Dans son discours d'hommage à Chirac, Macron a bien insisté sur l'aspect multiculturel de notre société, sur les forces de haine qui renvoyaient aux heures les plus sombres de notre histoire, et sur le pari sur l'avenir que représentait le continent africain : il a ratissé large et il a tout dit, tandis qu'il réaffirmait qu'au fond l'extrême-droite était son seul ennemi.

Il faut se rendre à l'évidence, les Européens ne veulent ou ne peuvent plus transmettre à leur progéniture, et les Européennes ne veulent plus d'enfants qu'elles assimilent à des "paquets" (cf. Christine Angot) entravant leur épanouissement personnel et leur réussite socio-professionnelle, le dernier feu de joie d'irresponsabilité collective aura été Mai 68.

Alors oui certes nous autres Européens avons hérité globalement d’un meilleur QI que les Africains grâce à notre système éducatif, héritage pas si lointain de la philosophie cartésienne d’appréhension du monde (s’en rendre maître et possesseur), dont viennent profiter tout un tas de petits enfants africains souvent d’origine musulmane avec la complicité de l’extrême-gauche (l’idiote utile !) qui s’occupe sur le terrain de leur éducation avec un certain fanatisme idéologique (cf. Véronique Decker et Edwy Plenel), mais également du gouvernement Macron et du patronat qui ont pris acte de ce changement civilisationnel inéluctable et irrémédiable. Très bonne conclusion de Klarsfeld : « Rien n’est éternel, l’empire romain était l’Europe d’aujourd’hui et il a vécu. »

La déconstruction et la guerre des identités et des genres, voilà ce que j'appelle la gauche culturelle, voilà ce que nous a apporté la french theory qui nous revient en pleine figure par un effet boomerang des États-Unis, à cela j'oppose la culture universelle qui parle à chacun quelle que soit sa couleur de peau ou son sexe. Je ne nie pas que le vieux monde rigide de tradition catholique en France, était vermoulu et avait besoin d'un bon dépoussiérage. Mais après la déconstruction il aurait fallu songer à la reconstruction ; oui mais désormais sur quelles bases avec une jeunesse profondément déstructurée ?

Désormais l'énonciateur de tout discours n'est plus séparable de sa couleur de peau, de son ethnie, de sa religion éventuelle, de son genre... Longtemps les Hommes blancs, majoritairement des mâles, ont parlé au nom du genre humain tout entier, désormais cela ne passe plus ; nous assistons à la "désuniversalisation" ou singularisation du discours politique, social, universitaire ou artistique, concomitant avec une fragmentation des sociétés occidentales (guerre des sexes, des "races", retour des guerres de religion) et une aspiration populaire de moins en moins diffuse à un retour à l'ordre de type autoritaire d'inspiration national-populiste, avec fermeture des frontières.

Si la misère s'y ajoute nous avons la garantie d'un cocktail explosif !

Quant aux riches ils pensent que grâce à leur argent ils s’en sortiront toujours, même si pour cela (faire toujours plus d’argent) ils doivent se couper de leur fondement anthropologique et civilisationnel de souche, et sacrifier leur propre peuple dans la transmission du savoir qui désormais ira de plus en plus à des populations allogènes sur le sol européen. Même au temps des Romains, les populations autochtones n’auront eu à subir une telle mutation anthropologique qui s’explique par l’explosion de la démographie africaine.

La question est, grâce à notre système éducatif d'appréhension du monde privilégiant les forts QI, ferons-nous des petits Africains des petits Européens bien obéissants à notre mode de vie et à la laïcité ? Laisserons-nous un héritage spirituel puisque nous avons renoncé à tout héritage biologique ? Véronique Decker et Edwy Plenel veulent aller plus loin que ça : ils veulent faire de l'Europe une maison accueillante où les populations allogènes ne se sentiraient même plus dépaysées, au risque de dépayser les autochtones qui ne se sentiraient même plus "chez eux".

mercredi 18 septembre 2019

Balkany en prison



Si on commence à mettre les Hommes politiques comme Balkany en prison pour une banale affaire de fraude fiscale, mais où va-ton ? Un gendarme droit dans ses bottes m'avait dit un jour que l'on ne mettrait jamais un Homme politique en prison en France. Voilà c'est comme ça c'est la justice en France, douce avec les forts dure pour les faibles. Cela annonce peut-être que la vieille droite patriarcale à la Chirac/Pasqua est bien morte, considérée comme faible par la magistrature, à l'image d'un Fillon décrédibilisé et lâché par tous les médias.

Il n'y a plus non plus de gauche sociale crédible. Il faut aussi compenser aux yeux du peuple la dureté du traitement judiciaire réservée aux gilets jaunes, alors on sacrifie une bête déjà à moitié morte : la droite à papa qui ne pourra plus rendre de bons services à l'avenir, sauf Sarkozy qui a bien senti le vent tourner et s'est rapproché de Macron.
Mais je ne pense pas que l'on sacrifiera les intérêts du grand capital et que l'on fera réellement baisser l'immigration en France, elle est l’"armée de réserve" du Capital comme l'avait bien pressenti Marx, et sert déjà à casser le droit du travail et même plus généralement la société française selon un projet néolibéral et purement individualiste de société. Car ce sont des sociétés unis qui peuvent se rebeller, pas des individus isolés, atomisés, en conflit les uns contre les autres.

En l'absence de toute bipolarité politique et de toute possibilité d'alternance, il n'y a donc plus qu'un parti unique de gouvernement libéral-libertaire incarné par Macron qui ne craint plus l'alternance, avec en plus la magistrature et les médias à sa botte dans le combat contre la « bête immonde ».

Si Macron arrive à renouveler plusieurs fois son coup de maître de l'entre deux tours face aux populistes de droite, en les assimilant aux heures les plus sombres de l'Histoire au moment opportun, alors il a trouvé la martingale pour un long règne personnel qui pourrait pourquoi pas ressembler à celui d'un "Poutine" progressiste libéral-libertaire, ne craignant plus aucune opposition crédible.

Il est donc logique qu'il chasse sur les terres de son unique adversaire populiste de droite en s'exprimant au sujet de l'immigration, le temps de l'élection venu il sera toujours temps d'entonner le refrain antifasciste habituel qui marche si bien sur les électeurs comme un conditionnement.

Le national-populisme est donc pour lui l'adversaire idéal, qu'il ne craint pas sauf grands bouleversements...

Macron et la magistrature ont envoyé un signe fort à l'opinion publique concernant la vieille droite à la papa, totalement has been et immorale, qui ne sert plus à rien : « On ne vous craint plus, on vous lâche, vous êtes morts ! » Qui sera la prochaine victime expiatoire ?

Cette pseudo « moralisation » de la vie politique en France annonce peut-être des temps bien plus durs que lorsque nous étions gouvernés par la droite patriarcale, et que cette dernière se partageait le pouvoir avec une gauche soi-disant socialiste mais en réalité pleinement libérale et aussi corrompue qu'elle ; car il n'y a plus d'alternative et la macronie dispose d'un boulevard pour achever de détruire le tissu social, c'est-à-dire le peuple, conformément au projet néolibéral de société hérité d'une conception plutôt anglo-saxonne reagano-thatchérienne, voire calvino-disneylisante...

Macron c'est la gauche socio-éthique et "en même temps" la droite socio-économique, il a phagocyté le vieux système bipolaire gauche/droite obsolète qui n'avait plus aucun intérêt et ne signifiait plus rien auprès de l'opinion publique quand même pas si stupide que ça, au terme d'un processus dialectique quasi hégélien. Mais relativisons tout ça, certains à droite comme à gauche voient sans doute Macron comme un génie de la dialectique politicienne, mais au fond c'est un banal libéral managérialiste, opportuniste comme les autres qui a su profiter de circonstances favorables pour se hisser au plus haut sommet de l'État.
Balkany c'est le ventre mou de l'ancien monde vermoulu qu'il fallait abattre avec des signes forts lancés en direction du peuple (vous savez ceux qui s'en prennent plein la gueule tous les jours pour joindre les deux bouts !), et de l'opinion publique en général : vous savez le nouveau monde dont parlait Macron ! Et désormais Macron is watching you avec son appli pour surveiller les ministres, il est comme le dirigeant d'une entreprise managériale dont les propriétaires seraient les plus grosses fortunes de France.

Lui : « Macron me fait plutôt l'effet d'une parfaite girouette, comme j'en ai connu quelques échantillons dans le business : prêts à embrasser n'importe quelle cause du moment qu'elle "rapporte"... Aux yeux d'Hegel, le réel est rationnel : je ne vois nulle rationalité à l'œuvre chez le banquier de l'Elysée, uniquement des ratios électoraux ou financiers. En ce sens, oui, il est représentatif de quelque chose : cette Europe qui se délite à grande vitesse en se gargarisant de grands mots. Son "mode de vie" se résume en un mot et un seul : money. »

Moi : « Macron n'est pas qu'un simple individu, il a des soutiens très forts qui vont du monde de la finance jusqu'à la magistrature en passant par les médias, même si en tant qu'individu il a un caractère de girouette et fait de nombreuses erreurs, elles sont aussitôt rattrapées par ses nombreux soutiens (le plus caricatural étant Brice Couturier qui le présente comme un président-philosophe). À travers lui s'exprime un mouvement de la société qui a une rationalité. Ce mouvement est dialectique puisqu'il a dépassé la vieille opposition obsolète gauche/droite, et les a réconciliées dans un parti qui culturellement est l'héritier de Mai 68 donc plutôt à gauche (soutiens de Cohn Bendit et Goupil), et socialement clairement à droite comme le montre sa politique économique néolibérale héritée du thatchérisme (soutien de Sarkozy), et la répression féroce des gilets jaunes. Avec la caution de son "gauchisme" culturel, il peut se permettre tous les excès socio-économiques dont la vieille droite aurait rêvés mais n'aurait jamais osés faire. »

Lui : « Là, je te suis pleinement. C'est l'équivalent de ce qu'est Trudeau au Canada ou de ce qu'aurait été H. Clinton aux USA... Un mix de néolibéralisme au plan socio-économique et de "gauchisme" au plan socio-éthique. En bref, une parfaite négation des intérêts de classe qui s'affrontent en réalité. Le rêve que caressait Hitler : rassembler la Volksgemeinschaft au-delà des clivages réels, et au prix d'une répression violente de tous les opposants... s'il y en a. »

Le distinguo progressisme/ultraprogressisme



Le distinguo progressisme/ultraprogressisme ne me paraît pas pertinent. Le progressisme c'est le progressisme et le libéralisme c'est le libéralisme, pas besoin d'ultralibéralisme pour comprendre... Si on voulait établir une genèse du progressisme dans l’histoire de la gauche culturelle en France, il commence en France avec l'affaire Dreyfus.

Si je voulais faire le lien avec Tariq Ramadans qui a pris pour ligne de défense de se comparer à Dreyfus au micro de Jean-Jacques Bourdin, je dirais que le tribunal médiatique a condamné Ramadan pour son sexe, mais qu'il a une circonstance atténuante pour les progressistes : il est un mâle mais pas blanc. Pourquoi comme certains qui combattent l'islamisation de la société, être anti-dreyfusard pour Ramadan alors qu'on a été dreyfusard pour Dreyfus ?

Cette affaire est évidemment trop ancienne pour que je sois susceptible de prendre parti dans l'après coup, je constate juste que depuis c'est une surenchère exponentielle de droits réclamés par les minorités de toutes sortes mais principalement musulmanes, jusqu'à ce qu'elles deviennent majoritaires et changent radicalement le visage ethnique de la France comme le pressent Houellebecq ?

Bref pour moi le progressisme dans l’histoire de la gauche culturelle commence véritablement et concrètement avec l'affaire Dreyfus, pour obtenir les mêmes droits pour tous devant le tribunal de l'opinion. L'idée n'était pas si mauvaise au départ, mais le problème est qu'elle agit aujourd'hui comme un cheval de Troie rempli de migrants, qui entrent par ce biais là sans aucune limite de nombre, en Europe, qu'au passage l'islam a souvent haï avec une certaine jalousie et qui peut prendre aujourd'hui sa revanche avec le consentement et la complicité des élites « éclairées ».

Mais le progressisme en général est une notion beaucoup plus large, qui excède le clivage gauche/droite.

L'eugénisme était un progressisme, il a vu le jour au milieu du XIX ème et s'est enflé de sa suffisance jusqu'à l'apothéose final dans les années trente avec un certain Hitler ! Malgré tout, il a fallu encore un peu de temps après, pour que l'eugénisme soit rangé dans le tiroir des horreurs. Et même ainsi, certains rêvent encore d'ouvrir un peu ce tiroir ... pour le plus grand bien de l’humanité, évidemment.
Le marxisme et le socialisme étaient aussi des progressismes et on n’a pas fini de subir leur folie, à savoir, changer l'Humanité ....
Le progressisme est juste une idéologie visant à instaurer ou imposer, par la force s'il le faut, des réformes qui dans l'esprit de ceux qui les imposent, conduiront à un changement social positif.

Progrès, progressisme, voilà deux mots qui cachent bien des surprises.

Le nazisme est dans la mouvance du progressisme

Le national-socialisme, c'est un condensé de progressisme. Le nationalisme d'un part et le socialisme d'autre part.

Il y a une revendication du concept de race par des figures tutélaires du progressisme,

Il est facile d'expulser le « MAL » hors de sa sphère par un simple procès d'intention. Le mal c'est sans doute de vouloir changer la nature humaine, cela peut être une définition du nihilisme.

Pourtant les fascistes, les socialistes ou communistes croyaient eux aussi avoir la formule magique pour créer le paradis sur terre. Qui voulaient améliorer la race comme Margareth Sander ? Qui voulaient donner une « mort miséricordieuse » aux handicapés ?

Cependant le fascisme est moins progressiste que le communisme, car le fascisme est un collectivisme de droite dans lequel subsiste l'État, le Capital et la société traditionnelle (religion). Il n'y a pas d'équivalent à la prophétie communiste (ou de l'homme nouveau) chez les fascistes. Le seul aspect « progressiste » est la dimension raciale (et uniquement présente en Allemagne) et l'eugénisme qui en découle. Et encore ça s'arrête aux frontières de l'empire nécessaire à « l'espace vitale » de la nation (= autosuffisance).

Pour Laurent Alexandre, comme pour les progressistes, mais aussi comme les nazis, gauchistes, ou musulmans, le fond est le même. La croyance de faire partie d'une élite qui va amener le bonheur au monde.


lundi 9 septembre 2019

La nostalgie à la petite semaine



C'était mieux avant, mais il y a bien plus longtemps que l'époque dont parle Sardou, qui était déjà totalement corrompue comme les années 70/80. La nostalgie de Sardou, c'est de la nostalgie à la petite semaine de petit bourgeois jouisseur et irresponsable, qui ne pouvait qu'aboutir au déclin irréversible actuel...
Pourquoi dis-je que l’extrême-gauche est l’idiote utile de la gauche caviar, morale, bobo ? Et pourquoi cette gauche culturelle prend-elle soin de son rejeton d’extrême-gauche ? Parce que cette dernière lui rend des service par son formatage idéologique qui est un dogmatisme antiraciste et multiculturaliste qui s'exerce sur le peuple, les classes peu aisées.
Je ne suis pas un troll désorienté, je suis un anarchiste conservateur qui lutte pour la conservation des traditions qui faisaient un monde commun et universel (l’étymologie du mot « catholique »), sans lequel la société progressiste ne produit plus que des gens désorientés justement.
Comment la plupart des musulmans luttent-ils contre l'Occident ? Par un mouvement de réaction, parfois extrémiste et islamiste, c’est l’aspect meurtrier de l'islam que la gauche morale dénie totalement par idéologie, ou parce qu’elle lui accorde des circonstances atténuantes du fait de son histoire et de son passé de victime de l'Occident. Son déni vient du fait que pour elle, sans doute par un traumatisme de l'enfance (dont l’origine pourrait être un patriarche blanc violeur d'enfants ?), l'ennemi exclusif est l'homme blanc, en tant que mâle et blanc, qu'il faut rééduquer idéologiquement. Tout découle de là : son progressisme, son combat pour l'émancipation de la femme, pour l'émancipation des minorités opprimées tout au long de l'Histoire... Qui au passage sont de moins en moins des minorités, mais la majorité à l'échelle du globe du fait de sa natalité vigoureuse. Les musulmans malins n'ont qu'à attendre que le progressisme accomplisse son oeuvre, plutôt que de faire des attentats stupides qui traduisent leur impatience pour l'hégémonie. Ou autrement dit les blancs n'ont pas besoin pour se détruire entre eux au nom du progressisme, des musulmans qui n'ont plus qu'à compter les points.
Si je voulais faire le lien avec Tariq Ramadans qui a pris pour ligne de défense de se comparer à Dreyfus au micro de Jean-Jacques Bourdin, je dirais que le tribunal médiatique a condamné Ramadan pour son sexe, mais qu'il a une circonstance atténuante pour les progressistes : il est un mâle mais pas blanc. Pourquoi comme certains qui combattent l'islamisation de la société, être anti-dreyfusard pour Ramadan alors qu'on a été dreyfusard pour Dreyfus ?
La gauche culturelle cautionne un genre de dialectique du maître et de l'esclave, où demain l'oppresseur sera celui qui fut l'esclave d'hier. Effectivement toutes les statistiques montrent en Europe que la natalité des musulmans et les flux de migrants dont la gauche culturelle (qui n'est pas l'apanage de la gauche politique mais aussi de la droite politique, du patronat, de la finance) milite pour l'intensification, et l'absence de toute régulation au mépris de toute commune mesure, vont changer son visage ethnique ; d'un continent majoritairement blanc de souche aux origines judéo-chrétiennes, on va passer à un continent majoritairement musulman démographiquement donc in fine spirituellement, qui réécrira certainement l'histoire des origines de l'Europe, puisque ce sont les vainqueurs qui écrivent l'Histoire.
Autrement dit l'Europe va totalement perdre son âme d'ici 50 à 100 ans, et la gauche culturelle en aura été un ferment actif, un agent complice.
Par contre la lutte contre la classe dominante si elle doit permettre l’émancipation du peuple de souche, n'est pas son problème : ce dernier se limite au champ des peuples oppressés tout au long de l'Histoire ; c'est du dogmatisme idéologique qui la rend sourde et aveugle à la réalité d'aujourd'hui.
Et pire encore elle fait le jeu du grand Capital, dont l'ennemi n'est pas le migrant, outil bien pratique à ses yeux pour faire du dumping social et casser le droit du travail, mais le gilet jaune. La gauche culturelle est en réalité sociétalement libertaire, mais profondément antisociale. Et l’extrême-gauche n'est que le versant libertaire mais non libéral de l'idéologie libérale-libertaire de Macron dont elle est l'idiot utile...
La gauche morale et bobo avance masquée pour trahir son peuple d'origine avec un alibi comme le « bonheur social », dont elle sait très bien qu'il s'agit d'une chimère comme le « salut de l'âme » pour les chrétiens. Des chimères inventées par la classe dominante pour faire accepter au peuple sa propre oppression, et aujourd'hui au nom de l'antiracisme pour lui faire accepter son propre remplacement. Il n'y aura pas de « bonheur social », parce que cela supposerait une réconciliation et que l'espèce humaine semble être indécrottablement par nature une espèce conflictuelle qui n’a même pas le choix de son camp puisque chacun de ses membres est par essence (et je le déplore), tel ou tel en opposition à tel ou tel autre, et c’est d'ailleurs la gauche morale qui insiste sur cette essentialisation qui fragmente plutôt que de rassembler : homme/femme (avec le terme de féminicide !) ; blanc/noir ; chrétien/musulman ; classe dominante/peuple ; adultes/enfants etc.
L'idée d'universalité était ce qui permettait à ce qu'il y a de noble en l’Homme de s'élever au-dessus des clivages ethniques, de genre, de classe ou de génération ; mais nous revenons aujourd'hui sur cette idée que nous relativisons par la racialisation ou genrification de tout énonciateur de discours : c'est la déconstruction.
Tout militant d’extrême-gauche est le contraire d'un esprit universel car il joue souvent à attiser la discorde qui découle des particularismes qu’il exacerbe au sein de toute famille ou de toute équipe professionnelle : c'est aussi ce qu'un auteur comme JC Michéa appelle la judiciarisation des rapports humains au nom de la défense des droits particuliers, qui sont souvent le particularisme victimaire, violent, vociférant de chacun au détriment de l'intérêt commun.
Pour ma part, je « milite » en faveur de la réconciliation universelle, au détriment du « bonheur social » qui est beaucoup trop connoté idéologiquement.
Extrême-gauche et extrême-droite se rejoignent en essentialisant, soit tout énonciateur de discours pour déconstruire son propos, soit toute personne en fonction de son origine ethnique pour la dénigrer. L'abus d'une telle essentialisation d'un côté est le racisme et/ou la misogynie : la haine de l'Autre ; de l'autre côté c'est la haine de soi, le retournement de la logique violente contre soi par antiracisme et/ou féminisme exacerbés. Entre les deux il y a une forme de réconciliation universelle idéale que le catholicisme avait réussi à faire perdurer pendant plus de 1500 ans et qui constituait ce que l’on appelait l’âme de la France ou la France éternelle, que la société libérale est bien incapable de faire subsister. Je parle de la société libérale qu’elle soit de gauche ou de droite d'ailleurs, sachant que pour la droite seules comptent généralement l’argent, la finance, la banque bien plus que les valeurs sociétales. De Gaulle était socialement et économiquement de gauche, et de droite au niveau des valeurs ; tout le contraire de ce que font aujourd’hui la gauche ou la droite une fois au pouvoir : la même politique, socialement et économiquement de droite et culturellement de gauche sur le plan des valeurs. Le navire « Occident » prend l’eau de toute part comme le Titanic…