mardi 20 avril 2021

Les légendes urbaines dans une société victimaire


 

Dieu est mort c'est pourquoi l'homme a encore davantage besoin de mythes pour se structurer. Notre « civilisation » (qui n'en est en réalité plus une, et Nietzsche y a sans doute un peu contribué) repose sur des mythes ou des légendes urbaines désormais souvent liés à la sous-culture populaire et déracinée d'origine US où l'on trouve à gogo les notions de sacrifice et de bouc-émissaire (comme dans les films de série B) ; sans du tout qu'il y ait une quelconque notion de punition ou de culpabilité à tuer son prochain, car après tout si dieu est mort qui va me punir ? Donc tout est permis comme l'évoquait Dostoïevski. Comme par exemple pour les femmes blanches de haïr leurs enfants car ils sont une entrave à leur jouissance (or cette entrave n'est-elle pas en totale contradiction avec l'un des slogans de 68 ?)

Je vais prendre un exemple concret : pour en revenir à la genèse des Rolling Stones et expliquer pourquoi il s'agit certainement du groupe de rock le plus mythique de tous les temps. C'est d'abord parce que même les masses déshumanisées et dénuées d'âme qui composent nos sociétés néolibérales ont besoin de mythes, et surtout de mythes fondateurs privées qu'elles sont de fondations issues de la tradition ; et c'est ensuite parce qu'il est fort probable que Brian Jones ait été victime d'un meurtre (pourquoi pas Mick Jagger lui-même ?).

C'est sur ce bouc-émissaire appelé Brian Jones et ce crime fondateur hypothétique que s'est réellement construit le mythe appelé Rolling Stones, qui finalement a bien une origine. Le mythe ou la légende urbaine permettent de rétablir la réconciliation, la communion, la joie, la transe, au sein d'une communauté grâce au meurtre fondateur, pendant le temps qu'il dure dans le souvenir, c'est-à-dire dans nos sociétés structurées par l'image et le son, où tout va très vite : un laps de temps éphémère. D'où la nécessité de répéter les meurtres pour assurer la cohésion sociale, voire le miracle de la joie et de la transe par la naissance d'un mythe comme un groupe de rock ou un film culte ; contrairement à une civilisation, comme celle catholique structurée par le verbe et dans la durée, ayant recours à la répétition symbolique du même meurtre rituel depuis la nuit des temps au cours d'une cérémonie sacrificielle : la messe avec son curé en gros !

Comparé au temps de la royauté structuré par la religion catholique en France et le meurtre fondateur que constitue celui du Christ, le temps de la République sera je le pense assez court (elle s'effrite aujourd'hui de partout, la France étant désormais un archipel, un patchwork de communautés antagonistes). Les régimes qui risquent de venir après elle (c'est-à-dire très bientôt), sans doute d'ordre totalitaire, comme le nazisme ou le communisme, seront sans doute éphémères et extrêmement brutaux. Avec comme pour le nazisme la tentation de répéter le sacrifice de boucs-émissaires, régulièrement, à grande échelle, et à cadence élevée, pour gagner la réconciliation de la communauté comme une épreuve à sans cesse répéter pour ne pas qu'elle s'effondre ; ou comme pour les Romains par le sacrifice de gladiateurs ou leur équivalent moderne et contemporain. Un peu sur le modèle de Mad Max II avec l'emblématique et très bon Mel Gibson (auteur de l'excellent film Apocalypto) en héros, en gladiateur du futur, c'est-à-dire en victime sacrificielle.

La Shoah sert de crime fondateur de nos sociétés occidentales des droits de l'homme depuis 1945 ; disons plutôt depuis le début des années 80 (car avant il s'agissait plutôt de se souvenir du sacrifice des résistants) et une campagne d'information et de sensibilisation à ce crime contre l'humanité, assez ahurissante mais pas du tout injustifiée notamment sous l'impulsion de Claude Lanzmann. Aujourd'hui presque 80 ans après, on a l'impression que la Shoah a eu lieu hier, que les nazis sont toujours là circulant librement dans les rues, justifiant la chasse aux sorcières concernant la moindre opinion déviante (aujourd'hui plutôt musulmane accusée d'antisionisme viscéral et consubstantiel), ou pire qualifiée de complotiste ; la sensibilité est encore à vif et la plaie pas du tout refermée (certains l'instrumentalisent qu'ils soient juifs ou non d'ailleurs pour en tirer des compensations matérielles ; ou même carrément la présidence de la France à l'instar de la campagne présidentielle de Macron axée sur ce crime contre l'humanité). Et tout ce qui peut nous rappeler ce crime odieux comme le meurtre de Sarah Halimi nous plonge dans un océan de perplexité, comme si les gens n'avaient toujours rien compris. Or non, l'homme étant ce qu'il est, c'est-à-dire pas grand-chose, c'est-à-dire un néotène, un animal inachevé et fragile structuré par le symbolique et le besoin du sacré, il aura toujours besoin du sacrifice de boucs-émissaires pour se réconcilier avec lui-même au sein d'une communauté apaisée par le sang versé, cela qu'il soit chrétien, musulman, bouddhiste, athée ou même juif. Nous ne sommes qu'ombres et poussière.

La société des droits de l'homme constitue un contresens sur la réalité de la nature humaine, une surestimation tragique de la raison, et un fourvoiement anti-civilisationnel et amoral qui va nous coûter très cher : c'est-à-dire rien de moins que l'effondrement de la société occidentale supplantée démographiquement selon moi par la civilisation islamique sur les terres même qui avaient vu s'épanouir le christianisme ; l'Europe.

Vous pensez que les gens sont réellement sincères et authentiques autour de tout ce qui concerne la Shoah, exprimant de réels regrets et un esprit de compassion, d'empathie ? Je ne le pense pas, il y a énormément d'hypocrisie et d'intérêts derrière tout ça ; je dirais presque une guerre civile larvée dans les rapports humains, désormais victimaires pour obtenir plus de droits que son voisin !  Tout le monde souhaite s'engouffrer dans la brèche de la victimisation à outrance, non pour rester une victime mais pour devenir un gagnant.

Nous vivons bien dans une société victimaire, c'est bien pour ça qu'il ne s'agit plus d'une civilisation. Car la nature d'une civilisation est d'être sacrificielle, ce que l'islam est encore puisque sa part maudite est toujours la conquête, et que des musulmans hommes et femmes sont actuellement prêts à se sacrifier pour ça ; en commettant des attentats ou en faisant beaucoup d'enfants. Qui serait prêt aujourd'hui à se sacrifier pour la société occidentale ? Pour Israël oui les Juifs seront prêts à se sacrifier, mais pas pour le reste de l'Occident.

dimanche 18 avril 2021

La destruction de la famille occidentale



Vous me faites tous bien rigoler avec vos idées progressistes sur les vertus de la psychanalyse. Bien sûr je ne prétends pas universaliser mon cas singulier, mais dans mon cas singulier la psychanalyse est une plaie amorale et anti-civilisationnelle.

Je m'explique : est-ce que c'est du sadomasochisme d'avoir été considéré par ses parents comme leur bouc-émissaire ? Ou un constat d'absence de toute idée de civilisation (basée forcément sur la religion et le sens du sacré) ayant pu leur servir de garde-fou. Mes parents n'ont pas été anormaux, ils ont été radicaux dans la recherche du plaisir et de la jouissance, et la société des baby-boomers les y autorisait. Ils ont juste été un peu plus originaux et excessifs que la moyenne mais sans enfreindre aucune règle finalement ; ils ont respecté la loi de leur époque étant profondément amorale, voire désormais de plus en plus immorale et cruelle comme celle des Romains des jeux du cirque (dominée par les pervers comme le prédit Dany-Robert Dufour). Pour la petite histoire ma mère est psychanalyste et par l'héritage de ses parents, bourrée de pognon : elle peut donc assouvir à 75 ans tous ses caprices de domination vis-à-vis de jeunes éphèbes noirs de Guadeloupe, car il n'y a que ça qui l'excite sexuellement : la domination sur les hommes et leurs verges qu'elle désire énormes (fantasme de freudienne vaginale ne connaissant pas assez son clitoris pourrait-on dire). De toute façon elle sait bien que dieu n'existe pas alors qui la punira ? Elle n'éprouve absolument aucune culpabilité et éprouve du plaisir à me « tuer », c'est-à-dire me torturer psychologiquement par l'humiliation, à chaque fois que je la vois ou bien l'ai au téléphone. C'est bien pire qu'une vieille bique, car son statut professionnel et son carnet d'adresses bien rempli lui donne une très bonne réputation et un très grand pouvoir sur autrui, puisqu'elle continue aujourd'hui à exercer dans un superbe appartement haussmannien des quartiers bobos et huppés de Paris.

Difficile maintenant pour moi de trouver une femme avec un tel profil de loser. Et ma femme vient de me lourder avec pertes et fracas en me faisant mettre en prison sans grandes difficultés (voire avec une très grande facilité !), avec l'aide de la justice française dans un état de décadence totale et sans aucune valeur morale, et s'estimant (ma femme) dans son bon droit alors qu'elle fait preuve de la mauvaise foi la plus totale ! Franchement je ne donne pas cher de l'avenir de notre société basée sur la liberté, l'égalité et la fraternité (ce ne sont que des mots qui reposent sur du vent), mais peut-être que je me trompe ?

L'islam va nous manger et nous l'avons tous bien « mérité » collectivement. Cependant même l'islam est aujourd'hui en danger : pour les wahhabites aussi l'argent est une fin, car c'est une idéologie basée sur l'égoïsme tout comme le néolibéralisme. Poutine, la Chine, des pays d'Amérique latine se défendent de la destruction des valeurs traditionnelles, contrairement à des pays comme la France, surtout, qui détruit ses églises et se plaint de quelques tags sur les mosquées !

C'est le libéralisme qui a commencé à tuer la tradition occidentale, et donc notre civilisation reposant traditionnellement sur le sacrifice et le sacré. Le néolibéralisme a commencé à tuer la tradition musulmane en injectant le wahhabisme partout dans le monde, car il faut bien voir que c'est un outil du néolibéralisme.

On est bien d'accord, dans le néolibéralisme, que la fin qui est l'argent justifie les moyens (une idée de la fin qui justifie les moyens remontant à Machiavel et que Mandeville a recyclé dans le domaine économique : le premier jalon du néolibéralisme actuel) ; contrairement aux religions où la fin est globalement la reproduction de l'espèce au sein de la civilisation soutenue par les traditions grâce notamment au respect de la famille engendrant et soutenant l'amour maternel. C'est tout le nihilisme de ce système anti-civilisationnel selon moi car basé sur le calcul et le cynisme, qui a totalement détruit la famille occidentale ; qui n'épargne pas les femmes blanches et même au contraire les ont rendu cyniques et vénales (bien plus encore que les hommes occidentaux), bien pires encore que les femmes de l'aristocratie romaine décadente, globalement incapables de tout amour maternel, et de donner tout type de soin à leur progéniture (dans le cas de plus en plus rare où elles font encore des enfants, désormais comme un caprice, ou au mieux comme un désir justifié par la théorie psychanalytique). Selon moi c'est aux hommes de reprendre les choses en main, de rétablir des traditions de filiation, aussi bien en Occident, qu'en Orient ; si nous voulons défendre nos civilisations afin qu'elles ne se détruisent pas mutuellement à cause des femmes et de leurs vices, bien plus puissants que ceux des hommes.

Oui de mon expérience personnelle je peux dire que les femmes sont désormais beaucoup plus destructrices encore et dangereuses que les hommes, car c'est toute la société et l'anthropologie occidentale qui les y encouragent, s'en remettant à elles et à leurs désirs sexuels débridés comme à un dernier espoir de salut : ce qu'on appelle le féminisme.

Or nul espoir de salut par les femmes en Occident ni nulle part ailleurs, car tout comme les hommes elles sont néoténiques. L'amour maternel chez les humains est une construction de la civilisation, sans civilisation il disparaît. L'espèce humaine n'est pas une espèce comme les autres, là est tout le problème. C'est un néotène qui a besoin d'un crime fondateur (celui du bouc-émissaire) pour se réconcilier socialement : c'est la base de la civilisation - qui je le répète ne peut reposer sur la psychanalyse (ou toute autre forme de thérapie), étant amorale par essence. Sans réconciliation fondatrice (comme par le sacrifice du Christ), il n'y a plus de civilisation reposant sur la morale, ni d'amour maternel : c'est ce que nous voyons aujourd'hui un peu partout surtout chez les femmes blanches privées à peu près de toute forme de tradition, en Occident décadent et nihiliste.

Voilà pourquoi la civilisation musulmane (même si elle comporte des failles comme le wahhabisme) est désormais supérieure à notre « société » individualiste purement matérialiste qui ne mérite même plus le nom de civilisation ; ni même de société puisque le slogan du néolibéralisme par la bouche de Thatcher est « no society ! ». Pas besoin d'être un grand prophète pour faire les mêmes prédictions que Houellebecq.

samedi 10 avril 2021

Non à toute forme d'euthanasie et de génocide sociétal !

 

Dans «La Carte et le Territoire», le père de Jed, le personnage principal, va se faire euthanasier en Suisse par l’entreprise Dignitas… La question de l’euthanasie parcourt l’œuvre de Michel Houellebecq.
Dans «La Carte et le Territoire», le père de Jed, le personnage principal, va se faire euthanasier en Suisse par l’entreprise Dignitas… La question de l’euthanasie parcourt l’œuvre de Michel Houellebecq.

Assez de bavardages sur notre modèle de laïcité dont on se gargarise, assez sur les droits de l'homme et l'émancipation de la femme et des minorités. Si la civilisation musulmane nous est supérieure, c'est parce que précisément elle est encore une civilisation qui repose sur la religion et le sacré, alors que les droits de l'homme et la psychanalyse son corollaire (doctrine totalement amorale où le bonheur des uns fait le malheur des autres) pour soigner les maux de l'âme sont la négation de toute idée de civilisation. Les femmes musulmanes font encore des enfants et même beaucoup d'enfants en France parce que c'est dans leur anthropologie, une anthropologie axée sur la famille et la conquête, alors que l'anthropologie occidentale, une anthropologie fondée sur la réussite économique et le bonheur individuel, conduit les femmes blanches à ne plus en faire (aujourd'hui même il y a plus d'enfants d'origine musulmane qui naissent en France que d'enfants issus de femmes occidentales), pourquoi ?

Beaucoup trop de philosophie, de bavardages (de pensée humaine dépourvue de sacré), nous a tellement éloigné de la religion que nous avons le désir secret d'y revenir, la nostalgie, tout comme nous avons celle du retour à la morale qui fixe des limites, notamment aux riches. Comme le souligne souvent Michéa, les riches sont totalement dépourvus de décence commune contrairement aux plus pauvres qui ont encore quelques valeurs morales d'entraide et de solidarité (bien que même cela soit en voie de disparition notamment au sein des classes moyennes, elles-mêmes en voie de disparition).

Le problème est celui de la limite. Quelle limite par exemple fixer à l'euthanasie ? Fin de vie, maladie incurable, malaise existentiel, Covid, 50 ans, 30 ans, 10 ans ? Dans une société dépourvue de morale qui va fixer la limite ? Une chose est sûre, il n'y a plus aucune morale dans notre société. Ce qu'a oublié Freud c'est que la morale est un fondement civilisationnel qui repose sur le sacrifice, ce que ne pourra jamais être la psychanalyse qui est par nature amorale : le malheur des uns fait le bonheur des autres. La morale a comme fondement un sacrifice, qui permet la réconciliation de la communauté : longtemps ce sacrifice fut celui du fort, du héros qui succombe pour sa communauté comme Hector (ou alors dans un registre plus contemporain, on peut aussi voir les films de Clint Eastwood ou de Mel Gibson).

Le sacrifice est le fondement civilisationnel de toute société et il en découle une morale, parfois les notions de bien et de mal ; sauf notre société qui n'étant plus une civilisation mais essentiellement une société victimaire, où chacun réclame des droits en fonctions du préjudice estimé dans sa communauté, dans son sexe ou dans sa « race » (moi, ma communauté, mon sexe, ma « race », je suis le bien, les autres c'est le mal, et la morale c'est pour les autres !). C'est un modèle issu des Lumières qui se voulait doux et plus humain, dépourvu de sacré, dépourvu de sacrifice, de bouc-émissaire, dépourvu de barbarie archaïque, et qui aboutit aujourd'hui à une explosion de la violence et de la rivalité mimétique chez des jeunes totalement déculturés et amoraux (je veux non pas ce qu'a l'autre, mais je désire le désir de l'autre en me l'incorporant : mécanisme de la perversion narcissique qui nécessite la réification du rival qui devient ainsi un déchet, une victime). En réalité, la République a sacrifié la civilisation pour les droits de l'homme et cela crée en plus un appel d'air pour toute la misère du monde, la culture woke et la cancel culture ; ces deux dernières notions risquent d'être la matrice du totalitarisme futur et donc des crimes du futur.

Moi-même, j’étais un enfant innocent, je ne demandais pas à être sacrifié, mon père a fait bien pire que de bafouer cette innocence et cette pureté ; il a vampirisé mon âme pour s’en nourrir et évacuer mon corps comme un déchet consommé, digéré et chié. Si la société avait été cohérente avec elle-même et le désir de mes parents (et mes parents pensaient leurs désirs tout-puissants puisqu'ils étaient baby-boomers et soixante-huitards, c'est-à-dire absolument totalement dépourvus de limites !), j'aurais dû être euthanasié vers l'âge de 16 ans. Donc soit on légalise et l'on ouvre la boîte de Pandore à tous les excès ; soit comme Houellebecq on essaie de faire preuve de morale dans une société qui en est singulièrement dépourvue et l'on fixe une limite drastique, une limite kantienne, un impératif catégorique. L'euthanasie est un crime, tout comme au passage le crime de pédophilie devrait être considéré comme imprescriptible ; c'est-à-dire que les crimes de toute la génération des baby-boomers (qui ont aussi totalement détruit la France) vis-à-vis de leurs enfants ne devraient jamais être prescrits.

La conscience morale c'est la peur d'aller en enfer et rien d'autre. Cela remonte avant le christianisme, même les Grecs avaient peur d'être punis après la vie et beaucoup d'autres sociétés antiques, voire primitives. Aujourd'hui les pédophiles, les incestueux, ceux qui euthanasient leur prochain clament haut et fort : « de toute façon, qui va me punir, QUI VA ME PUNIR ? » Il y en a qui de bonne foi pensent agir avec humanité pour l'intérêt général, comme une fin, mais ne dit-on pas que l'enfer est pavé de bonnes intentions ?

Tous les coups sont permis même chez les gens qui se pensent de bonne foi emplis d'humanité (car même pour eux le plus souvent, la fin qui peut être le bonheur de l'humanité justifie les moyens), c'est bien pour ça qu'il n'y a plus aucune humanité dans les rapports humains (puisqu'en réalité la fin ne devrait jamais justifier les moyens : condition de toute humanité réelle ; pour Lévinas on est l'otage de son interlocuteur) ; que la loi est de plus en plus un instrument extrêmement procédurier de domination des pervers sur les névrosés (on ne peut d'ailleurs pas faire confiance à la loi puisque c'est une construction humaine).

C'est pour cela que je revendique un retour au sacré qui repose forcément sur le sacrifice, qui est la part maudite de toute société. La logique sociale est aujourd'hui d'autant plus sacrificielle, qu'elle est dans le déni total de la part de sacré qui devrait l'animer (les prisons sont remplies de victimes et les bourreaux sont en liberté). On peut commencer par de tous petits sacrifices pour chacun, un petit sacrifice de son confort matériel par exemple. Par contre il faut bien savoir que le fondement de toute société, aussi évoluée soit-elle, repose sur le meurtre. Dans un avenir proche il pourrait bien s'agir du meurtre des pauvres, des retraités... de tous ceux que l'on estime improductifs pour l'ensemble de la société. Légaliser l'euthanasie c'est entrer dans cet engrenage-là.

Le mal absolu c'est la perversion ; et ce qui a permis la perversion généralisée de toutes les valeurs nobles dans notre société (comme la liberté sexuelle par exemple à laquelle je suis favorable à condition qu'elle ne soit pas pervertie pour avoir une emprise sur autrui, comme dans la pornographie, la pédophilie ou l'inceste par exemple), c'est l'abolition totale chez nos contemporains de la crainte du châtiment divin, de tout sentiment de culpabilité et de toute peur de représailles dans l'au-delà. On ne peut pas faire confiance à l'homme tout simplement, malgré toute sa bonne volonté, sa bonne foi, ses grands principes, ses bons sentiments, sa bonne conscience ; c'est triste mais c'est comme ça car c'est un néotène, un être inachevé, très intelligent mais immensément vulnérable et qui est dans le déni de sa vulnérabilité par rapport aux autres espèces animales : toute l'Histoire du XXème siècle en est l'illustration tragique et flagrante. Aucun siècle dans toute l'histoire de l'humanité ne s'est rendu coupable d'autant d'horreurs que le XXème siècle que l'on a prétendu émancipé ! Il faut espérer un retour du sacré et du religieux, et moins de bavardages philosophiques sur l'émancipation humaine qui ont débouché quand même sur deux guerres mondiales et des génocides majeurs, j'en passe et des meilleurs.

L'homme ne peut pas être libre et émancipé, il ne le peut pas c'est tout, c'est comme ça ! C'est la grande erreur des Lumière par rapport à l'Humanisme de la Renaissance qui n'était pas dans la négation du sacré et du religieux ; il est trop fragile pour cela, il doit être maintenu sous tutelle tout au long de sa vie, et cette tutelle doit être sacrée, religieuse et sacrificielle. La perversion généralisée de nos sociétés contemporaines que l'on peut aussi qualifier de sadiennes, est très bien illustrée notamment dans le dernier livre de Dany-Robert Dufour.

L’homme s'est rendu comme maître et possesseur de la nature grâce à la technique ; et l'on peut faire la critique heideggérienne du cartésianisme. Tout de suite les premiers philosophes grecs présocratiques ont vu que l'homme compensait sa fragilité abyssale de néotène, par une habilité technique hors norme comparée à celle des autres espèces animales. Cela ne veut pas dire qu’il ne doive pas être maintenu sous tutelle grâce au sacré, au religieux et au sacrificiel : la vision cartésienne en est encore une de mégalomaniaque qui débouchera logiquement, comme une relation de cause à effet, à la philosophie des Lumières ; puis au XXème siècle et à toutes ses atrocités. Vous pensez réellement que le XXIème siècle sera moins tragique ? C'est que vous êtes bien naïf ! Vous n'avez pas idée du pouvoir de nuisance de l'espèce humaine et de son imagination à faire le mal lorsqu'elle n'est pas bridée par l'idée de dieu et du châtiment divin : il suffit de lire Sade qui en livre une version finalement édulcorée, gentillette, artistique et littéraire ; certes sexuelle et excitante mais presque mièvre en comparaison de la réalité actuelle.

Qu’est-ce que la réalité actuelle ? Ce qui domine aujourd’hui à l’échelle mondiale c’est l’idéologie libérale d’origine anglo-saxonne (qui remonte à Mandeville et réactualisée en néo- par Hayek), délétère et quasi génocidaire ; ce que Houellebecq appelle l'extension du domaine de la lutte jusque dans la vie privée, sexuelle, y compris des couples mariés avec des enfants (je viens d'en faire la très amère expérience !). Pourquoi les Anglo-Saxons puritains sont-ils un peuple particulièrement génocidaire ? Les musulmans d'origine arabe ou turque, tout comme les Noirs et les Latinos, ne parlons pas des Chinois, ne sont pas tout à fait des humains pour les Occidentaux, et particulièrement pour les Anglo-Saxons puritains, ce sont des bêtes, des cafards, qu’il faut exterminer (cela est assez visible encore aujourd’hui à travers le cinéma hollywoodien) ; c'est bien pour cela qu'Hitler n'a jamais voulu de mal aux Anglais et a toujours cherché à négocier avec eux jusqu'au dernier moment (une des causes majeures de sa défaite ! Alors qu'il aurait pu anéantir leur armée à Dunkerque et les envahir sans problème), puisqu'il considérait qu'ils étaient de la même race d'origine germanique que les Allemands : mais avec Churchill qui n'était pas prévu au programme et qui est arrivé sur le devant de la scène par un heureux concours de circonstances (mais très malheureux et imprévu pour Hitler), il est tombé sur un os !

Les descendants anglo-saxons puritains ou allemands des antiques tribus germaniques et vikings ont l'obsession de la pureté raciale et de l'impératif catégorique que constitue le devoir radical de non mélange de leur sang pur ; ce sont les plus grands génocideurs de l'Histoire de l'humanité (on pense notamment au génocide des Amérindiens et des Aborigènes d'Australie, parmi tant d'autres !) : c'est vrai que leurs femmes aux pommettes saillantes, leurs jolis petits culs et leurs poitrines souvent avantageuses, sont particulièrement séduisantes et qu'elles servent de canon de beauté à l'humanité entière (mes petites bretonnes leur ressemblent un peu ! Le sang celte, particulièrement irlandais, écossais ou gallois, étant le seul avec lequel les Anglo-Saxons ne répugnent pas à complètement se mélanger). Ce serait dommage de croiser leurs si idéales femmes avec des Arabes ou avec des Noirs (le fantasme d'un Noir bien membré comme amant, oui ; mais quand même pas jusqu'à se reproduire, ou alors exceptionnellement !) ; voire des Chinois (éventuellement pour leur QI). Même les Juifs se mélangent plus comme l'a montré Shlomo Sand.

Cependant aujourd’hui, les petits Chinois pourraient bien botter les fesses des Anglo-Saxons puritains et arrogants.

La conception raciale des Anglo-Saxons puritains en est une de sacrificielle, mais pour toutes les autres « races » : il n'y a qu'à voir n'importe quel film de série B hollywoodien des années 80 jusqu’au début des années 2010, pour comprendre une telle conception manichéenne du rapport entre les « races » chez l'Anglo-Saxon moyen. Certes les minorités ethniques font désormais de la résistance mais en pratiquant la même forme de racialisme aux aspects si dangereux que le racisme blanc qu'ils prétendent combattre (une forme de rivalité mimétique en miroir par imitation des armes de l'oppresseur blanc)... Ce qu'on appelle la woke et la cancel cultures qui nous viennent d'outre-Atlantique et qui font la totale confusion sur le territoire français entre le communautarisme anglo-saxon vecteur de racisme et d'exclusion et les principes de laïcité à la française, vecteurs d'intégration (que désormais la plupart des musulmans refusent en France). Racialisme donc, des minorités opprimées, si peu conformes aux principes de la laïcité à la française (qui reposent sur l’intégration culturelle et non communautaire), mais alors même qu’eux-mêmes (ces principes abstraits) ne peuvent selon moi servir de fondement civilisationnel, car reposant sur l’idée trop générale, abstraite et surtout utopique dans le sens péjoratif du terme, des droits de l’homme. Tandis que le néotène appelé homme, animal inachevé gardant des caractères larvaires tout au long de sa vie, est beaucoup trop fragile pour assumer de tels principes d’autonomie morale d'origine essentiellement kantienne (ce puceau peine à jouir et obsessionnel), certes généreux du point de vue du narcissisme et de l'estime de soi, mais mégalomaniaques et inhumains (comme l'impératif catégorique kantien !) ; et réclame de toutes ses forces même s’il n’en a pas encore pleinement conscience, face à la barbarie du XXème siècle, le retour du tabou de l’interdit que constitue le sacré de la religion pour être en accord avec sa nature profonde d'être pacifique et bon par nature comme le pensait Rousseau : même si ce dernier ne faisait pas une telle interprétation de l'origine de sa « bonté » (qui est en réalité une construction purement religieuse et pas du tout laïque).

La laïcité et l'École rendent les gens pervers et méchants, même et surtout en France le pays de Sade qui voyait la Révolution comme une aubaine contre la religion catholique, et l'occasion de pouvoir faire le mal en toute impunité et de façon légale avec le concours des magistrats et de la police (« Français encore un effort si vous voulez être républicains ! ») ; car leurs principes sont bien trop exigeants et très peu conformes à la nature humaine, à l'âme humaine, qui est selon moi spirituelle et légère, avant toute autre chose comme la chute dans la matière que constitue la perversion narcissique (une conséquence des Lumières) désormais (la laïcité étant la sécularisation des idées religieuses sans aucune intercession l'homme se prend désormais pour dieu, pour le grand juge de son semblable, le résultat effroyable étant la perversion narcissique généralisée) : ces deux notions négatives conjuguées et si pesantes sont le nouveau mal sociétal du XXIème siècle naissant, essentiellement dans le monde du travail qui est devenu un vaste système concentrationnaire (pouvant aboutir à un génocide d'un type nouveau : celui des improductifs, des malades de burn out ; les nazis ne disaient-ils pas que « le travail rend libre » pour mieux exterminer les « parasites » ?), ce mal sociétal étant finalement une conséquence des Lumières, tout comme le furent le nazisme et le communisme.

vendredi 26 mars 2021

No Society : la fin de la classe moyenne occidentale


Tout part en couille en ce moment. Les élites ont fait sécession d'avec le peuple depuis un bout de temps, comme le décrit Guilluy ; aucune confiance à avoir en eux, malheureusement ! Tous ceux qui émettent des doutes comme Guilluy sont accusés de « radicalisation » populiste, donc susceptible de faire le jeu du RN, donc in fine... de nazisme (au moins par la pensée, ce qui est encore pire !) ! D'ailleurs le journal Libération se pose la question : peut-on débattre avec un « radicalisé » (en parlant de Guilluy) ? Tous ces « prophètes de malheur », Guilluy, Michéa, Dany-Robert Dufour... sont renvoyés dos à dos avec les radicaux islamistes, comme ces derniers ils sont coupables de défiance envers le progressisme ; ce sont des hérétiques ! À la limite les radicalisés musulmans ont au moins des circonstances atténuantes du fait de leur passé de « victimes colonisées » (il faut les comprendre, ce sont des enfants et c'est juste une question de temps et d'éducation, on va leur expliquer ; on peut encore les sauver !). Les « radicalisés » « conservateurs » qui flirtent avec le populisme n'ont que des circonstances aggravantes, et l'on fait constamment peser sur eux le soupçon de la mauvaise foi - ils comprennent en réalité très bien, ils font preuve de mauvaise volonté, ils flirtent avec le populisme (et même in fine le nazisme) et ils sont incurables !

Selon les progressistes il faut se méfier du messager car le message qu'il véhicule pourrait devenir une « prophétie autoréalisatrice », donc susceptible de se réaliser alors que cela n'aurait pas été le cas si elle n’avait pas été faite ; autrement dit le discours pessimiste et conservateur, certains diraient apeuré, serait susceptible non pas de pointer du doigt la réalité mais de la construire de toute pièce, sur la base du fantasme selon les progressistes. Et c'est exactement le même reproche qui est fait à Houellebecq et que Onfray décrit ainsi : « c'est confondre le cancérologue qui diagnostique une pathologie comme le cancer, avec la pathologie qu'il a diagnostiquée. » Confusion que font les progressistes à profusion pour dézinguer leurs ennemis réacs, tandis que les islamistes ne sont même pas des adversaires mais des brebis égarées.

Le fantasme négationniste est alimenté par la peur et la haine de l'Autre selon les progressistes en France ; mais le fantasme progressiste est d'arriver un jour à pouvoir censurer toutes les opinions qui lui déplaise (Big Brother). Si Nietzsche (dont Onfray se revendique) était encore en vie, je pense que devant l'ampleur du désastre il renierait une bonne partie de son œuvre et s'opposerait à la dictature des larves progressistes partout même en Bretagne (destinée à faire perdre aux peuples toutes leurs racines), car en faisant constamment l'amalgame entre le réel qu'ils ne veulent surtout pas voir et le fantasme, c’est-à-dire entre le constat d'un réel déprimant par certains artistes sur qui on jette l'opprobre (Houellebecq notamment) et la construction de la réalité sur la base du fantasme, fantasme alimenté bien entendu par la peur et la haine de l'Autre selon les progressistes ; ce sont en somme ces derniers qui sont d'incurables autruches préférant mettre la tête dans un trou plutôt que d'affronter la réalité ; car qui sait ? cela pourrait faire le jeu du RN !

La tâche que se sont donnés les progressistes est donc de dénoncer, de déconstruire, de jeter l’opprobre sur tous les discours alarmants et anxiogènes sur l'état de la société parce qu'ils sont selon eux purement fantasmatique et surtout dangereux, car faisant le jeu de la « bête immonde ». Avant on pouvait dire qu'il ne fallait pas désespérer Billancourt, aujourd'hui on devrait dire qu'il ne faut surtout pas affoler le petit microcosme bobo et élitiste essentiellement parisien ou des grandes métropoles. Le procès en sorcellerie des « prophéties autoréalisatrices » que veulent instruire à leurs ennemis proclamés populistes ou réactionnaires les progressistes, alors que les islamistes ne sont même pas des adversaires mais juste des enfants égarés qu'il convient d'éduquer, pour les censurer totalement le cas échéant (ce qui est selon moi l'arrière-pensée qui guide toute leur action), constitue en réalité une atteinte à la liberté d'expression et la manifestation d'un sectarisme intrinsèque propre à la gauche surtout depuis 1983 ; c'est-à-dire le moment précis où elle a arrêté de se soucier de la cause du peuple pour se focaliser sur le droit des minorités et des femmes (ce qui constitue au passage une majorité dans un pur souci électoraliste !).

Pour conclure, les progressistes actuels ne sont que les « héritiers » des baby-boomers (entre guillemets, car tout héritage de Mai 68 est en réalité impossible puisqu'il s'agit d'une arme de destruction massive !). Le christianisme a cessé d'évoluer avec la génération des baby-boomers qui globalement a massivement craché dessus, le transformant en une forme moribonde et figée n’ayant plus d’impact sur la vie de la majorité des gens ; ce qui fait dire à un auteur comme Emmanuel Todd que les Français sont désormais des catholiques zombies, très bonne formule ! En « oubliant » de payer leur dette à ce qui les constituait, ce qui faisait leur personnalité, obsédé à l'idée de se venger de leurs parents minables durant la seconde guerre mondiale et de leur morale poussiéreuse (un sentiment partagé apparemment par les jeunes Américains et Britanniques qui ne voyaient pas leurs parents comme des héros) ; les baby-boomers ont également omis de transmettre à leurs enfants le monde tel qu'ils l'avaient trouvé. D'où la crise terrible de décadence et de nihilisme que nous traversons actuellement, dont le monde occidental ne se remettra certainement pas et dont la seule issue est de confier son destin métaphysique cartésien aux asiatiques fidèles à leurs traditions de transmission de générations en générations. Il n'y a que les Juifs qui selon moi s'en sortiront en Occident, car le souvenir de la Shoah et la culpabilité infinie ainsi que le délire déconstructionniste qu'elle a engendré dans tout le monde occidental a entièrement changé la donne, et finalement eux-seuls n'ont pas oublié tout à fait le savoir si ténu et fragile de transmettre un héritage à ses enfants.

Pensez-vous vraiment que Xavier Bertrand ne défende pas les intérêts des baby-boomers et de leurs « héritiers » minables et progressistes (comme sur France Inter leur radio emblématique) jusqu'au fanatisme ? Xavier Bertrand n'a aucune conscience du danger que fait courir sur l'ensemble du monde occidental l'idéologie délétère et progressiste ; il est même partie prenante d'un tel système selon moi.

samedi 13 mars 2021

Lancement des hostilités

 

La campagne électorale a déjà commencé sur les réseaux sociaux !

Jean Louis L., militant macroniste sur Facebook : « Vive la Vème et son système électoral ! n'en déplaise à JL Mélenchon. Au 1er tour des élections présidentielles, on vote pour son candidat préféré. Si celui-ci n'a pas été assez convaincant pour être dans les deux premiers, alors il faudra voter au 2éme tour pour un candidat qui n'a pas nos faveurs. Lequel ? le moins...pire. Au 2éme tour on vote donc pour éliminer. C'est de bonne démocratie. En outre, il est de tradition qu'à l'issue du 1er tour, les perdants disent pour lequel des deux restants ils voteront. Par souci de transparence. C'est aussi de bonne démocratie. Mélenchon ne dira pas sa préférence : c'est dire à ses électeurs qu'il n'en a pas. En France, comme on sait, il arrive que l'extrême-droite soit présente au 2éme tour. A savoir le Rassemblement National, autre nom du Front National. Bien qu'il s'efforce de faire moins peur, ce Parti continue de puer la haine de l'étranger, du migrant, du juif, de l'homosexuel, de la femme qui s'émancipe. Ci-joint, le portrait d'un de ses fondateurs. Alors, Jean-Luc, le résultat du 2éme tour de 2022 t'est indifférent ? Il ne t’intéresse plus si tu n'y figures pas ? Voilà qui est très narcissique et peu républicain.  Voir des admirateurs des SS au pouvoir en France, des fascistes au cœur de l'appareil d'Etat, cela t’indiffère ? Réfléchis. Qui ne dit mot consent. »

Voilà comment Macron compte se faire réélire en 2022, en relayant ce genre de propagande (RN = nazisme) sur des Français moutonniers que l'on entretient dans la terreur d'être taxés de pensées déviantes, de complotisme, d'antisémitisme, de racisme, d'homophobie ou de misogynie... Big Brother is watching you !

Il s'agit selon moi d'un odieux et grossier amalgame. D'ailleurs Marlène Schiappa l'a suggéré, Mélenchon n'est pas un adversaire pour Macron mais un allié pour combattre la « bête immonde ». C'est selon moi ce que l'on pourrait appeler la composante "gaucho" du néolibéralisme, son idiot utile sans lequel Macron ne pourrait être qualifié de libéral-libertaire ; droite du monde du travail (abolition du droit du travail progressive en perspective, dans le cadre de l'ubérisation généralisée sous l'autorité des GAFAM ayant beaucoup plus de puissance que les États fantoches), gauche des valeurs (héritage de Mai 68), permettant de diviser pour mieux régner, entre « races » et entre sexes. Plus les ficelles sont grosses, plus la majorité des Français n'y voit que du feu. C'est quand même suggérer que tous les Français qui veulent défendre leurs paysages, leurs traditions, leurs racines, leur Histoire, tout ce qu'ils ont en commun depuis 1500 ans en tant que peuple... sont des nazis !

Il s'agit en réalité d'un message subliminal (PLUS JAMAIS ÇA !), Un message subliminal est un stimulus incorporé dans un objet, conçu pour être perçu au-dessous du niveau de conscience. Des techniques subliminales ont été utilisées dans la publicité ou la propagande. Ici il s'agit de l'uniforme nazi qui agit comme un hiatus dans la perception du message écrit, qui se veut argumenté et raisonné alors qu'il repose en réalité sur du vent...

N'oublions pas dans le même ordre d'idée que Mitterrand fut un sympathisant (et même un peu plus que ça) du régime de Vichy qui a obtenu la Francisque et n'a rejoint que sur le tard la Résistance, pourtant ça ne l'a pas empêché d'être élu président et de pactiser en 1983 avec l'idéologie néolibérale, lui qui se disait "socialiste" (sans doute un vieux réflexe de collabo !) !

Je ne dis pas que le RN de MLP (Trump aux États-Unis, Poutine en Russie) constitue une solution miraculeuse, c'est même sans doute la pire des alternatives, mais en l'état actuel des forces en présence sur le plan politique et dans la société française, c'est tout simplement la seule alternative au néolibéralisme libertaire, qui s'est imposé comme une secte ; celle du divin marché totalement dérégulé qui a si bien marché qu'elle est devenue une religion à l'échelle mondiale (avec ses hérétiques identitaires dont on fait l'amalgame avec les nazis, qui veulent préserver les frontières et les peuples), incarné par Macron et ses idiots utiles d'extrême-gauche représentés par Mélenchon.

De toute façon dans la hiérarchie des abominations l'antisémitisme a aujourd'hui quelques longueurs d'avance sur le racisme, donc dans l'inconscient collectif Dieudonné est bien plus abominable qu'Annie Cordy. C'est ce qu'on appelle la concurrence victimaire qui fait des ravages selon moi au niveau civilisationnel ; notre société est essentiellement une société victimaire qui se prétend de droit, où chacun réclame des droits en fonctions du préjudice estimé dans sa communauté, dans son sexe ou dans sa « race » (MOI MOI MOI, ma communauté, mon sexe, ma « race », je suis le bien, les autres c'est le mal, et la morale c'est pour les autres !). Avec la complicité du pouvoir macroniste qui évoque par la voix de son mentor le retour de la « Bête », dans un souci purement électoraliste. L'extrême-gauche est l'idiot utile et ne constitue pas une alternative. L'extrême-droite constitue sans doute la pire des alternatives, mais en l'état de la société et des forces politiques en présence, la seule alternative au néolibéralisme libertaire. Cependant je n'appelle personne à voter MLP, et pour ma part je m'abstiendrai peut-être ou non. J'essaie juste d'être cohérent et logique, sans esprit partisan et sans me laisser intimider par la censure subliminale (RN = nazisme). L'extrême-gauche ne peut pas constituer une alternative, ne le pourra jamais et ne l'a jamais pu, car elle est inféodée à la gauche libertaire et bobo comme à son maître, et Macron appartient à ce courant-là. Seul le communisme aurait pu constituer une alternative sérieuse, mais il est aujourd'hui totalement discrédité par ses échecs et aussi notamment par la pensée antitotalitaire d'Annah Arendt. J'aimerais pouvoir faire preuve d'utopisme, mais comme la société est de plus en plus dystopique je me contente de faire preuve de réalisme, et seule la réalité est rationnelle comme le disait Hegel.

Les macronistes ne voteront jamais Le Pen, elle n’est pas seulement leur adversaire, elle est leur ennemie ; par contre ils pourraient voter Mélenchon en cas très improbable de second tour MLP/Mélenchon. Mélenchon fait partie de la famille idéologique de Macron, le côté libertaire (droit des minorités et des femmes) du néolibéralisme ; ce que Michéa appelle l'idéologie libérale-libertaire, ou pourquoi la gauche républicaine en France, qui a combattu avec acharnement la Commune de Paris il faut s'en souvenir, n'a jamais été du côté du peuple mais toujours et encore du progrès et du progressisme. Hanouna représente aujourd’hui auprès de la jeunesse la quintessence de l’esprit des Lumière (il s’agit selon moi d’une perversion de cet esprit mais qui logiquement ne pouvait ne mener qu’à ça), on peut y adhérer pleinement avec enthousiasme, s’en accommoder, ou le refuser et lutter contre. 

vendredi 12 mars 2021

Un État de droit

 


Une chose est sûre, il n'y a plus aucune morale dans notre société. Ce qu'a oublié Freud c'est que la morale est un fondement civilisationnel qui repose sur le sacrifice, ce que ne pourra jamais être la psychanalyse qui est par nature amorale : le malheur des uns fait le bonheur des autres. La morale a comme fondement un sacrifice, qui permet la réconciliation de la communauté : longtemps ce sacrifice fut celui du fort, du héros qui succombe pour sa communauté comme Hector. Les nazis ont aussi recyclé ce culte du héros typiquement jüngérien (Orages d'Acier), et les Japonais celui du Kamikaze, pas du tout les Américains qui préféraient bombarder plutôt que de sacrifier la vie de leurs soldats ; c'est plus tard Hollywood qui a développé une mythologie plus héroïque du soldat américain. Bon j'avoue c'est complètement improvisé, écrit au débotté. Et puis je parle de la morale des Grecs et des Romains, pas de celle des chrétiens que Nietzsche abhorrait ; mais il oublie que le catholicisme était une forme de syncrétisme religieux qui avait recyclé sans totalement les rejeter, de vieilles formes de paganisme. Or je crois savoir que Nietzsche admirait le paganisme, notamment celui des Grecs et des Romains. Chez les Bretons catholiques il y avait aussi conservés jusqu’à il y a peu, des formes de paganisme celte : présence de magiciens (Merlin), de fées, de sorcières... et de l'Ankou ; et le culte de l'homme fort très vivace dans cette région qui s'exprimait encore sur les routes, quand les grands champions cyclistes jusqu'en 1985 étaient souvent d'origine bretonne.

Évidemment Nietzsche s'il pouvait voir ce qu'est devenue notre société totalement décérébrée par le divertissement et la pornographie (qui n'est que l'expression de la misère sexuelle contemporaine), regretterait celle qu'il jugeait anémiée par la morale chrétienne de la fin du XIXème siècle ; aujourd'hui plus personne ne veut se sacrifier pour sa communauté par l'imitation du Christ (procédé souvent artistique d'ailleurs dénoncé par Nietzsche, mais revendiqué aujourd'hui par un écrivain comme Houellebecq ou même un acteur américain comme Mel Gibson), et il y a même un impératif de sécurité inouï qui se caractérise par un dispositif de protection sociale très élaboré et absolument anti sacrificiel (notion de sacrifice à l'instar de celui pratiqué par les Aztèques par exemple, perçue par la société moderne comme un élément de barbarie absolument absurde, intolérable et insoutenable).

Nietzsche voulait renouer avec un modèle d'héroïsme, c'est-à-dire de morale reposant sur le sacrifice du fort, totalement paganiste et en rupture avec le modèle de l'imitation du Christ propre aux chrétiens ; morale du fort en opposition à celle du faible des chrétiens selon lui, qui voulait renouer avec la grandeur de Rome, mais qui a été largement discréditée par l'usage qu'en ont fait les nazis allemands et les fascistes italiens. On pense aussi à Clint Eastwood, héros crépusculaire, homme fort mais désabusé sur la nature humaine, qui prend sur ses épaules tous les péchés du monde avec une bonne dose de masochisme. Dans ses films Clint Eastwood est souvent un justicier solitaire qui n’hésite pas à mettre en péril sa vie pour que vive une communauté généralement emplie d'êtres veules, lâches, minables, méprisables, et les femmes n’y sont pas mieux que les hommes, qui n'en valent pas la peine au fond ! Pourtant il le fait, d'où ce que l'on pourrait qualifier de masochisme très prononcé chez ce héros qui n'a pas besoin de la psychanalyse pour se soigner ! (Ou alors s'il l'avait fait il ne serait plus héroïque !) Qu'est-ce qui vaut le mieux être « guéri » et stérile artistiquement, inintéressant, ou « malade » et créatif, intéressant, même si cela implique une bonne dose de masochisme ?

Il est certain que la morale chrétienne repose sur le sacrifice du Christ.

Le sacrifice est le fondement civilisationnel de toute société et il en découle une morale, parfois les notions de bien et de mal ; sauf notre société qui est essentiellement une société victimaire, où chacun réclame des droits en fonctions du préjudice estimé dans sa communauté, dans son sexe ou dans sa « race » (moi, ma communauté, mon sexe, ma « race », je suis le bien, les autres c'est le mal, et la morale c'est pour les autres !). C'est un modèle qui se voulait doux et plus humain, dépourvu de sacré, dépourvu de sacrifice, de bouc-émissaire, dépourvu de barbarie archaïque, et qui aboutit aujourd'hui à une explosion de la violence et de la rivalité mimétique chez des jeunes totalement déculturés et amoraux (je veux non pas ce qu'a l'autre, mais je désire le désir de l'autre en me l'incorporant : mécanisme de la perversion narcissique qui nécessite la réification du rival qui devient ainsi un déchet, une victime). En réalité, la République a sacrifié la civilisation pour les droits de l'homme et cela crée en plus un appel d'air pour toute la misère du monde.

jeudi 4 mars 2021

Dissolution de GI

 


Sinon l'association GI vient d'être dissoute, car elle est considérée selon moi comme hérétique par le gouvernement de Macron qui représente avant tout les intérêts des GAFAM, et considère la France comme une start-up nation, une colonie des États-Unis à qui il convient de prêter allégeance comme un vassal à son seigneur.

 « Chers citoyens marcheurs,

Dissolution du groupe génération identitaire en conseil des ministres !

« Cette association et certains de ses militants doivent être regardés comme tenant un discours de haine incitant à la discrimination ou à la violence envers des individus en raison de leur origine, de leur race et de leur religion » et, « par sa forme et son organisation militaires », GI « peut être regardée comme présentant le caractère d’une milice privée », justifie M. Darmanin dans le décret de dissolution." »

La censure 2.0 à géométrie variable, est en marche !

Par exemple élargissons ma petite idiosyncrasie au monde. Faisons de la position de victime une force pour combattre les maux du monde, comme le font les empathiques face aux pervers narcissiques. Il faut bien comprendre que la société actuelle est totalement dominée et dirigée par les pervers narcissiques et que ça n'a pas toujours été le cas, mais que cela s'explique pour des raisons historiques et idéologiques (les développements de l'idéologie de Mandeville sur plus de 300 ans). La plupart des gens qui ressentent une menace plutôt que de la fuir, se regroupent en troupeau. Ou autrement dit comment exorciser le mal, lorsque l'on n'a pas comme remède la faculté de se regrouper en troupeau (comme moi) ? Vous n'avez donc pas compris la théorie du ruissellement ? Cela fait pourtant partie de la panoplie néolibérale, vous ne vous rappelez pas des "premiers de cordée" de Macron ? Non seulement l'enrichissement exponentiel des milliardaires n'est pas un spectacle offensant et indécent, mais il est bénéfique car il ruisselle dans votre porte-monnaie (si vous êtes sceptique c'est que vous êtes mécréant, mauvais croyant), bénissez-les ils vous veulent du bien.

Je dis "mécréant" parce que le néolibéralisme s'est imposé au monde entier comme une sorte de "secte" en somme qui a cherché à promouvoir une "utopie", selon le mot de Hayek, et qui a si bien réussi qu'elle a inventé la religion qui s'est mondialement imposée, celle du divin Marché...

Il n'est pas trop tard pour rejoindre le mouvement et accepter les bienfaits du capitalisme 2.0, voudriez-vous être marginal, hérétique ? Ou alors pour rejoindre la résistance, ce qui demande de renoncer au confort et à la rassurance que prodigue le fait de se regrouper en troupeau. Mais qui dit résistance dit avant tout résistance au néolibéralisme et à la puissance des GAFAM, le reste comme la dissolution de GI par exemple ou la condamnation de Sarkozy qui me paraît tout à fait dérisoire et anecdotique, ne sont que des épiphénomènes.

Le gauchisme n'est que l'idiot utile du néolibéralisme (diviser pour mieux régner), c'est pour cela qu'il n'est pas censuré à la différence des mouvements identitaires. Les mouvements identitaires sont hérétiques alors que le gauchisme est politiquement correct et utile pour que les gens se déchirent entre eux (en fonction de leur genre, de leur « race »), et donc ne s’unissent pas contre Big Brother. En réalité si l'on était honnête la liberté d'expression ne se diviserait pas. Surtout quand ce sont des grandes entreprises privées étatsuniennes qui censurent (Trump était considéré comme un hérétique, c'est pour cela qu'il a été censuré par les réseaux sociaux). Et dans notre cas précis une république bananière au service des intérêts des GAFAM maintenant son peuple sous emprise (n'est-ce pas le propre de la perversion narcissique ?) ; ce qu'est devenue la France. Même plus une communauté, encore moins une civilisation, ce qu'elle était encore il n'y a pas si longtemps.

Mon avis sur la question est que la liberté d'expression ne se divise pas, qu'elle est une et indivisible comme la République ; sinon c'est la porte ouverte à tous les extrémismes et les sectarismes.

Les magistrats ne sont que des humains et ce n'est pas dieu qui fait la loi. En France depuis 1789 c'est la bourgeoisie. En ce moment précis la bourgeoisie qui se prétend indemne de toute responsabilité et de toute implication dans l'établissement de la Shoah, ainsi que de tout antisémitisme, en attribue la responsabilité exclusive au peuple, avec l'aide de pas mal d'intellectuels comme Claude Lanzmann (paix à son âme) et BHL, ainsi que pas mal d'idiots utiles de gauche - L’analyse du film Shoah par l’historien Shlomo Sand s’applique aussi à l’entreprise de BHL : « Il était d’autant plus facile à l’intelligentsia française de révérer le travail de Lanzmann que le film non seulement écartait délibérément tout lien entre la France et l’extermination des juifs, mais aussi parce qu’il posait une coupure totale entre le monde de la haute culture et la « solution finale » ». Alors on est en train de détruire le peuple blanc autochtone d'origine catholique, aujourd'hui des catholiques zombies selon le mot d'Emmanuel Todd, en France (« grand remplacement » selon le mot de Renaud Camus), définitivement à la racine comme une « solution finale » parce qu'il a, très indirectement selon moi, concouru à l'indicible, très bien ! Après à la bourgeoisie et à la haute culture de s'occuper du peuple de substitution par lequel elles auront remplacé le peuple d'origine qualifié d'incurable par les élites, à savoir le peuple musulman et d'Afrique noire (pas forcément musulman)... Apparemment les élites s'en foutent comme de leur première chemise : une main d'œuvre reste une main d'œuvre quelle que soit son origine pourvu qu'elle soit rentable, ou autrement dit l'argent n'a pas d'odeur et tous les paysages se valent.

Personnellement je pense que le peuple autochtone a plus de droits sur ses propres terres que les « pièces rapportées », les peuples allogènes ; mais c'est un point de vue que certains jugeront sectaire ou partial. Mon argument est que la France s'est construite sur 1500 ans avec des peuples autochtones d'origine catholique quasiment exclusivement, et que les « pièces rapportées » toutes récentes, viennent réclamer des droits exorbitants et même un privilège victimaire qui leur donneraient en réalité plus de droits que le peuple d'origine, qui n'est certes pas sorti comme ça tout armé de la cuisse de Jupiter. Or selon moi, la France a avant tout une dette envers ceux qui l'ont servie fidèlement durant 1500 ans, et ont modelé ses paysages et défendu ou agrandi au prix de leur sang ses frontières ; tout au long de ce qu'on appelle l'Histoire de France (que l'on n'enseigne d'ailleurs plus à l'École). Moi je suis celte, j'ai même un prénom breton, mes grands-parents parlaient breton, et pourtant je me sens français depuis bien plus longtemps que les « pièces rapportées » qu'on exalte aujourd'hui au nom du droit à la différence, à la diversité, et surtout parce que l'on a envers eux la dette de les avoir exploités et colonisés. Mes ancêtres n'ont pas eu besoin de pleurnicher, de se poser en victimes, pour jouer leur rôle dans l'Histoire de France ; ils y sont entrés en héros souvent en jouant des poings et de l'épée. Oh mais je sais ! Le temps des héros est révolu, voici venu le temps de la surenchère victimaire pour obtenir des droits. Drôle de monde ! Mes ancêtres bretons auraient dit que l'on marche sur la tête, et Du Guesclin devrait se retourner dans sa tombe si on lui apprenait que finalement c'est les Anglais qui ont raison. Par contre c’est vrai que j’ai été foutu dehors à coups de pieds au cul en dépit de toute logique ! Je n'étais pas assez victime selon ma mère, mais chut !!!

Autre différence fondamentale les Bretons, Picards, Franc-Comtois, Gascons, Languedociens, Corses, Lorrains, Alsaciens, sans oublier les Savoyards, nous ont apporté leurs territoires, leurs paysages, leurs richesses. Les « pièces rapportées » toutes récentes ne nous apportent que leur présence revendicative, conflictuelle et souvent délinquante. Moi je dirais ok pour les flux migratoires s'ils nous apportaient aussi de nouveaux territoires, des richesses et un peu moins de conflits, de leur plein gré, sans qu’on les force, sans qu’ils se sentent victimes ou colonisés. C’est ça faire France, ce n’est pas simplement prendre sans rien rendre en retour, afin finalement d'obtenir les mêmes droits, ni plus, ni moins, que le peuple d'origine en s'assimilant à lui.

« 17 enfants pour un immigré Malien, ce n'est pas le record, loin de là : on a relevé 46 à Bobigny. Avec ses quatre femmes et ses 46 enfants, A.... était un homme heureux. Ce quinquagénaire d'origine malienne, capable de réciter dans l’ordre les prénoms de sa descendance, régnait sur son pavillon de banlieue. Entre les cinq chambres de la maison, "la vie s’organisait comme elle pouvait", confie-t-il au téléphone. D’abord agent d’entretien, il a cessé de travailler quand le montant des allocations familiales est devenu suffisant pour nourrir son monde. Dans le village du nord du Mali où il a grandi, on parle de sa réussite avec admiration. »

La plupart des Français, hélas, sont dans le déni total de la réalité, laissons-les à leurs bons sentiments et à leurs grands principes. Il ne faudra pas venir pleurer quand leurs propres enfants seront chassés du territoire et devront aller trouver exil ailleurs, très loin de la vieille Europe. Qu'est-ce qu’ils leur diront ? « Je ne savais pas », en chouinant...

jeudi 25 février 2021

La logique sacrificielle dans une société dépourvue de sacré



Ce qui m'est arrivé est effectivement trop grave pour être divulgué au commun des mortels. Si la société était cohérente avec elle-même elle tirerait une balle dans la nuque des gens comme moi (bouc-émissaire). Tiens d'ailleurs je viens de m'apercevoir que ce lien a été supprimé (26/02/2021), les abuseurs sexuels ont le bras long de nos jours. Finalement le lien fonctionne à nouveau (27/02/2021). Blog définitivement supprimé par blogger le 04/03/2021.

Que dit René Girard sur les sociétés archaïques ? « Parce qu'ils veulent rester réconciliés, nos ancêtres proto-humains s’attachent au maintien de cette paix miraculeuse en substituant à la victime originaire, dans les rites, des victimes nouvelles. Les conditions sont remplies pour l'apparition du premier signifiant, le plus simple – une unité se détachant sur une masse indifférenciée – à travers la nécessité du choix d'une victime. Ce premier symbole, la victime, signifie tout d’abord tout ce qui est en rapport avec le mécanisme réconciliateur : le sacré, qui a le caractère d'une transcendance terrifiante à la fois bénéfique et maléfique. On peut penser de même que le premier monument fut une tombe : celle de la victime. »

N'oublions pas que le Christ a joué ce rôle réconciliateur durant deux mille ans ; en une génération, celle des baby-boomers, tout l'héritage de 2000 ans de civilisation a été liquidé. Voici venir le règne des pervers narcissiques et de la plus grande barbarie sociale : le darwinisme social. Une vraie boucherie sur le plan anthropologique.

René Girard : « Le religieux archaïque apparaît comme la forme originelle de la culture, ce qu'avait pressenti Durkheim. Il permet de comprendre le besoin de victimes sacrificielles : « Les sacrifices sanglants sont des efforts pour refouler et modérer les conflits internes des communautés archaïques en reproduisant aussi exactement que possible, aux dépens des victimes substituées à la victime originelle, des violences réelles qui, dans un passé non déterminable mais pas mythique du tout, avaient réellement réconcilié ces communautés, grâce à leur unanimité. » Le besoin de victimes sacrificielles permet à son tour d’expliquer la domestication des animaux comme résultat fortuit de l’acclimatation d’une réserve de victimes, ou l'agriculture. »

René Girard : « Les Évangiles se présentent apparemment comme n’importe quel récit mythique, avec une victime-dieu lynchée par une foule unanime, événement remémoré ensuite par les sectateurs de ce culte par le sacrifice rituel – symbolique celui-là – eucharistique. Le parallèle est parfait sauf sur un point : la victime est innocente. Le récit mythique est construit sur le mensonge de la culpabilité de la victime en tant qu'il est récit de l’événement vu dans la perspective des lyncheurs unanimes. C’est la « méconnaissance » indispensable à l’efficacité de la violence sacrificielle.

La « bonne nouvelle » évangélique affirme clairement l'innocence de la victime, devenant ainsi, en s'attaquant à la « méconnaissance », le germe de la destruction de l'ordre sacrificiel sur lequel repose l'équilibre des sociétés. Déjà l'Ancien Testament montre ce retournement des récits mythiques dans le sens de l'innocence des victimes (Abel, Joseph, Job, Suzanne…) et les Hébreux ont pris conscience de la singularité de leur tradition religieuse. Avec les Évangiles, c’est en toute clarté que sont dévoilées ces « choses cachées depuis la fondation du monde » (Matthieu 13, 35), la fondation de l'ordre du monde sur le meurtre, décrit dans toute sa laideur repoussante dans le récit de la Passion.

La révélation est d'autant plus claire que le texte entier est un savoir sur le désir et la violence, depuis la métaphore du serpent allumant le désir d’Ève au paradis jusqu’à la force prodigieuse du mimétisme qui entraîne le reniement de Pierre au moment de la Passion. René Girard explicite des expressions bibliques comme « scandale » qui signifie la rivalité mimétique, l’obstacle que constitue le rival, ou Satan qui symbolise le processus mimétique tout entier depuis la rivalité jusqu’à la résolution victimaire fondatrice d’un nouvel ordre. Dans les Évangiles, le Dieu de violence a entièrement disparu. Personne n’échappe à sa responsabilité, l’envieux comme l’envié : « Malheur à celui par qui le scandale arrive ». Comme l’a dit Simone Weil : « Avant d’être une théorie de Dieu, une théologie, les Évangiles sont une théorie de l’homme, une anthropologie. » »

En une génération, mes parents ont oublié tout leur héritage sacré et ont fait de moi leur bouc-émissaire ; parce qu'ils en avaient besoin comme toute société a besoin d'un bouc-émissaire (c'est son fondement sacré) pour se réconcilier. Mais je pense, même si je dois être un cas singulier, que c'est une grande tendance de toute la génération des baby-boomers vis-à-vis de ses propres enfants.

Je répète que ce qui m'est arrivé est effectivement trop grave pour être divulgué au commun des mortels. Si la société était cohérente avec elle-même elle tirerait une balle dans la nuque des gens comme moi (bouc-émissaire).

La question est comment une civilisation gère sa logique sacrificielle pour se réconcilier avec elle-même ? Par exemple les Aztèques sacrifiaient de jeunes esclaves prisonniers en haut de pyramides en leur arrachant le cœur, pour honorer l'énergie du soleil, source de toute vie comme ils en avaient l'heureuse intuition. Ne me dites pas que les Juifs n'ont pas non plus leur propre logique sacrificielle ? C'est le fondement de toute civilisation pour que ses membres se réconcilient avec eux-mêmes, ne se suicident pas ou n'assassinent pas leur prochain (sur un simple coup de tête) ; j'avoue que le peuple juif fut longtemps le bouc-émissaire idéal pour renforcer la cohésion du troupeau chrétien. Je crois que c'est cette nécessité dans la logique sacrificielle du christianisme qui a fait que le peuple juif n'a jamais disparu ; effectivement si la racine du christianisme n'était pas le judaïsme, le christianisme n'en aurait pas fait son bouc-émissaire déicide (et pour cause ; ce dieu était issu du peuple juif) et alors le judaïsme aurait disparu. Peut-être qu'effectivement les Juifs n'ont pas besoin de logique sacrificielle en leur sein, car la cohésion et réconciliation chez eux sont assurées par la cruauté des autres peuples qui les persécutent depuis la nuit des temps (je dis cela sans ironie car c'est la réalité du peuple juif)... Je crois qu'avant l’antisémitisme chrétien, l'antisémitisme néopaganiste et romantique d'Hitler, il y avait eu l’antijudaïsme romain qui notait déjà la concordia des Juifs entre eux, le bloc qu'ils forment contre leurs adversaires, et les décrivait comme excellents soldats. Ne négligeons pas l'opprobre frappant dans tout l'empire romain ce peuple de « lépreux » expulsés d'Égypte, son inconcevable prétention à ne reconnaître qu'une seule divinité sans effigie, ses pratiques « irrationnelles » avérées (circoncision, sabbat) ou inventées (mauvaise foi typique des ennemis d'Israël, prémice de l'antisémitisme moderne ?) pour la circonstance (adoration d'un âne, meurtre rituel), enfin la menace que représenterait son influence.

Alors on détruit le christianisme, définitivemet à la racine comme une solution finale, parce qu'il a très indirectement concouru à l'indicible, très bien ! Et après on fait quoi ? On soigne tous ces paumés, tous ces déracinés, tout ce populo qui sent la sueur, la pisse et l'alcool, avec de bienveillants profs d'Université, psychanalystes et psychiatres au passage majoritairement juifs ou imprégnés d'idéologie freudienne comme ma mère ? Parce que vous pensez réellement qu'ils sont bienveillants ? Qu'ils sont animés de bonnes intentions ? Qu'ils oublieront ou pardonneront un jour la Shoah ? Que pour eux tout petit enfant blanc, lorsqu'il est issu du peuple (puisque c'est bien connu la bourgeoisie est absolument indemne de tout antisémitisme), n'est pas un petit Hitler en puissance qu'il convient de rééduquer ?

Freud a toujours dit qu'il ne pouvait pas soigner les "fous" car ils sont généralement insolvables et majoritairement issus du peuple (c'est normal, le peuple est plus nombreux que la bonne société), mais seulement les gens de la bonne société viennoise vaguement frustrés par des interdits sexuels trop contraignants.

Le problème que pose selon moi la psychanalyse est qu'elle ne se soucie que de soigner individuellement les névroses, sans prendre du tout en compte le contexte social plus général et altruiste qui a joué un rôle dans l'apparition de la névrose, ou dans le cas de notre société néolibérale, de la perversion généralisée. C'est une doctrine égoïste et individualiste ne se préoccupant pas de morale - elle n'est heureusement pas immorale mais amorale - qui ne peut prétendre être un fondement civilisationnel ; effectivement la "guérison" des uns entraîne constamment la rechute des autres, ou autrement dit le bonheur des uns fait le malheur des autres. Pour ma mère, mon père, ainsi que pour tous les pervers, la morale c'est pour les autres !

La psychanalyse reste à la surface des choses, et après tout pourquoi pas, car sinon c'est toute une profession qui sombrerait dans la folie. C'est avant tout une corporation qui s'assure de bons moyens de survie et même de très bonne vie matérielle. Enfin soyons sérieux, tout le monde sait très bien qu'une civilisation assure son unité par la bouc-émissarisation d'un tiers, qui lui donne des moyens internes de réconciliation. Dans le catholicisme il s'agissait d'une cérémonie sacrificielle où le meurtre rituel prenait l'allure d'une mise en scène symbolique, n'impliquant pas le sacrifice de personnes réelles ; à la différence des Aztèques qui sacrifiaient des personnes réelles.

La psychanalyse est selon moi et quelques autres comme Onfray ou Houellebecq, une vaste fumisterie en comparaison de ce que je connais : la religion catholique. Vous pensez réellement qu'il y avait autant de souffrances psychiques avant ? Regardez notre société : c'est une addition de « cinglés » ultra individualistes qui se déchirent les uns les autres notamment sur internet et dans les médias, passent leur temps à porter plainte les uns contre les autres, pour un oui, pour un non, même pas une communauté, encore moins une civilisation. Mes grands-parents bretons vivaient très bien leur vie et participaient à la civilisation française pourvu qu'on leur foute la paix, pourtant ils n'avaient pas ce qu'on appelle beaucoup d'« éducation » scolaire. 

Cette vieille bique de République française, qui sacrifie ses propres enfants à l'accueil inconditionnel des musulmans et des noirs d'Afrique Subsaharienne, d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient, gère sa logique sacrificielle en foutant ce qu'elle estime être de pauvres types (mais qui sont en réalité ses propres enfants, Français d'origine et Gilets Jaunes, bref le peuple), en prison ! La République française est une vieille « prostituée » bourgeoise, usée jusqu'à la corde, sacrifiant même son peuple d'origine au progressisme, en accueillant sans conditions tous les damnés de la Terre (la figure de l'opprimé : musulmans, noirs anciennement colonisés) dans un rythme toujours plus soutenu. Parce que la bourgeoisie bien plus que la noblesse, méprise fondamentalement le peuple ; c'est sa petite logique sacrificielle à elle. Dans ces conditions, il est évident que la nation israélienne a plus d'avenir que la nation française. Ma mère à l'instar de la République française est une « prostituée » - comme le disait mon père d'elle parce qu'elle était une Bretonne montée à Paris (jolie signifiant lacanien), ce qui était déjà une forme de violence langagière exercée à mon encontre de la part de mon père - usée jusqu'à la corde, et perverse en plus de ça, car elle a besoin de pervertir ses propres origines bretonnes dont elle a reçu tout l'héritage (en prenant l'argent et il y en avait beaucoup, et en crachant sur tout le reste) et ses propres descendants, c'est-à-dire en l'occurrence son propre fils, moi-même, pour ne pas s'effondrer dans la psychose ; ce qu'on appelle la perversion narcissique. Pour la petite histoire elle est psychologue, psychanalyste freudo-lacanienne, très imbue de sa personne et farouchement philosémite.

La maladie aujourd'hui, celle par exemple qui touche les GJ, c'est la bouc-émissarisation du peuple d'origine qui est incurable, par la bonne bourgeoisie française. Avoir de l'argent ne lui suffit pas, afin d'assurer sa santé mentale il convient en plus de se réconcilier sur le dos du peuple, en le sacrifiant, en l'amputant, en l'éborgnant, en l'envoyant en prison etc. En même temps c'est nécessaire pour la bourgeoisie, sinon elle s'effondrerait dans sa propre psychose car ses valeurs n'auraient plus de sens.

Comme le disait Cioran faisant son mea culpa dans Un peuple de solitaires, qui était dans sa jeunesse grand admirateur d'Hitler et farouchement antisémite ; on se souviendra bien plus tard de la France, de l'Europe, de l'Allemagne nazie, comme autant de péripéties dans le parcours glorieux du peuple élu. Peut-être ou pas d’ailleurs…


mardi 23 février 2021

Les courroies de transmission

Après la suspension définitive du compte Twitter du président américain en exercice janvier dernier, les GAFAM continuent leur travail de censure des comptes de personnalités élues démocratiquement.

Après les députés Emmanuelle Ménard et Joachim Son-Forget, ce sont Marion Maréchal et Jordan Bardella qui ont vu leurs comptes Facebook suspendus ce week-end pour avoir critiqué la procédure de dissolution administrative engagée par Gérald Darmanin à l’encontre du mouvement Génération Identitaire.

Emmanuel Macron dans un entretien qui a eu lieu le mardi 14 avril 2020 évoque le retour de la Bête. Pas la peine de chercher très loin, il s'agit selon moi de la bête immonde, grâce à laquelle il a été élu en visitant deux lieux symboliques des persécutions nazies dans l'entre-deux-tours, ce qui n'a sans doute pas manqué de lui rallier des voix... les Français sont si crédules, ils aiment bien qu'on leur fredonne des berceuses. Et Macron a une jolie voix de conteur de fables. 

Macron et ses sbires sont les courroies de transmission entre les vraies puissances et un peuple censé tout accepter parce qu'il les a élus. On surestime beaucoup leur pouvoir, ce sont juste de petits fonctionnaires payés une misère en comparaison de leurs maîtres, au service de l'idéologie néolibérale et donc notamment des dirigeants des GAFAM qui en sont les pires propagateurs, et de ceux directement influencés par les think tanks néolibéraux qui les ont formés au métier et à ses ficelles et ont contribué à les faire élire. Macron fait ça comme un job temporaire de 5 ou 10 ans (espérons que non pas 10 ans !) et de sacrifice de son porte-monnaie. Avec cependant la perspective de rentrer dans l'Histoire et d'avoir les honneurs de la République ; mais son vrai métier c'est banquier, ce qui rapporte au passage beaucoup plus d'argent et permet d'avoir accès aux cercles influents où ne compte que l'épaisseur du porte-monnaie qui donne la capacité d'organiser des réseaux d'influence.

Qui exerce la censure aujourd'hui ? Qui fait et défait les gouvernements à sa guise ? Ce sont les GAFAM. Les politiciens au pouvoir ne sont rien sans les réseaux d'influence, et ces réseaux d'influence n'existeraient pas sous leur forme actuelle sans les GAFAM, alors est-il vraiment réaliste de demander aux politiciens de réguler les GAFAM sans lesquels ils ne seraient rien ? À moins de changer de politiciens au pouvoir... et comme il est hors de question de voter pour les idiots utiles islamo-gauchistes du néolibéralisme, qui reste-t-il ? Les Américains ont bien voté pour Trump, cela a-t-il entraîné l'effondrement moral et économique du pays ? Cela a-t-il provoqué une 3ème guerre mondiale comme il était annoncé ? Non, les réseaux d'influence ont juste réussi à ce qu'il ne soit pas réélu en ayant sans doute recours à la fraude et Trump a plutôt œuvré en patriote pour l'intérêt de ses concitoyens des classes pauvres et moyennes, plutôt que ceux des GAFAM ; qui l'ont sans doute censuré pour cette raison et lui ont mis des bâtons dans les roues tout au long de son mandat.

Et dieu sait que pour moi cela représente une véritable révolution culturelle, mais la gauche a globalement trahi le peuple sous l'impulsion de Mitterrand qui a eu les mêmes réflexes de collaboration avec l'influence néolibérale qu'avec le régime de Vichy.

samedi 20 février 2021

La revanche de la femme blanche

Ma femme a senti le bon filon pour se débarrasser de moi, elle m'a accusé de violences et de viol (il y aurait eu une relation sexuelle sans son consentement, je ne m'en suis pas rendu compte car elle me l'a dit après coup), les gendarmes, les procs, les juges ont gobé et j'ai fait six mois ferme pour ça. 

Le filon c'est la sensibilisation de la société, de la police et des magistrats aux violences faites aux femmes et la dénonciation de la culture du viol, par les milieux néoféministes, qui serait largement répandue au sein de la société patriarcale blanche ; mais quelle société patriarcale ? Dans les faits j'ai toujours vécu enfant et adolescent puis jeune adulte, avec ma mère sous un joug autoritariste et matriarcal extrèmement menaçant et intolérant, quand il n'était pas tout simplement la plupart du temps abandonnant. C'est ensuite pour ma femme d'avoir saisi cette opportunité pour se débarrasser de moi ; assez lâchement je trouve plutôt que de régler tout simplement le divorce à l'amiable. Il y a de plus en plus de femmes qui se débarrassent ainsi de leurs conjoints, il y en a même qui s'en sont fait une spécialité, pour se débarrasser de plusieurs hommes successivement d'après certains échos que j'ai eu.

Ma femme était dépressive, fatiguée et à bout de nerf. Plutôt que de chercher à se faire soigner et à se détendre elle m'a accusé d'être exclusivement à l'origine de son mal-être. Elle préfère être dans le déni de ce dernier (ou bien préfère m’en attribuer l’exclusive responsabilité), qui vient de la pression qu'exercent sur elle les très mauvaises conditions de travail de sa profession et les rapports humains généralement pourris dans ce cadre, et de son hygiène de vie déplorable. Elle ne supporte pas que je dénonce le système et y voit une forme de pathologie qui selon elle l'affecte ; alors qu'elle, en se conformant au système développe d'autres formes de pathologie, puisque le système est en réalité pervers, dont elle n’a pas conscience.

Il y a plutôt une sale ambiance de chasse aux sorcières aujourd'hui, et la cible c'est quand même l'homme blanc de plus de 50 ans. C'est à croire que globalement les femmes détestent leurs maris parce que ces derniers les "obligent" à faire l'amour ; bientôt peut-être sera-t-il interdit de se poser la question du consentement pour les femmes, comme pour les enfants et les adolescents. Allons voyons, vous vous posez la question du consentement pour une femme ? Mais mon cher sachez qu'elles ne sont jamais consentantes et qu'en réalité vous baignez depuis tout petit dans une culture du viol.

Elle me disait juste qu'elle voulait divorcer depuis environ un an et refusait depuis la même date tout rapport sexuel, sans vraiment que je m'en explique la raison après 17 ans de vie commune, sinon que tout d'un coup, tout ce qu'elle avait aimé en moi s'était transformé en objet de sa haine assez soudainement je dois dire. Je n'ai pas vraiment vu le coup venir, car elle est très pragmatique et a su saisir l'occasion par les cheveux. J'ai aussi très mal réagi face au gendarme qui avait accepté de prendre sa plainte, il m'a provoqué verbalement, et a cherché à m'humilier devant mes enfants, en disant qu'il voulait aussi ajouter une plainte contre moi pour une raison obscure car j'avais déjà eu affaire à lui au sujet de mes parents qui portent aussi plainte contre moi (parce que j'accuse mon père d'attouchements sexuels et ma mère de maltraitances, sur un blog), alors je l'ai bousculé ; j'aurais pas dû faire ça, grave erreur ! 6 mois de prison ferme, 72 heures de garde à vue, 3000 euros d'amende, interdiction de retourner chez moi donc SDF, sans doute la perspective d'être déclaré par l'Éducation nationale inapte à mon métier de prof, bref une vie de misère en perspective. J'ai gravement morflé !

Plus on monte dans les cercles du pouvoir, plus on trouve de la perversion et donc de la psychose. Pour ne pas s'effondrer dans sa propre folie le système a besoin de tout pervertir, notamment son propre peuple dont il a fait son bouc-émissaire et qu'il accuse de tous les maux, de complotisme, de populisme, d'antisémitisme, de racisme, d'homophobie, de sexisme... Aujourd'hui les élites salissent systématiquement le peuple et l'accuse de tous les vices, afin de rester dans le déni de leurs propres vices, qui eux sont bien réels puisque c'est la base du néolibéralisme contemporain dont les règles du jeu ont été posées par Mandeville il y a plus de 300 ans !

Les néoféministes, les antiracistes, les islamistes... ne font que s'engouffrer dans la brèche laissée par le pouvoir néolibéral, et elle est béante.

La soif de pouvoir et de puissance laissée à elle-même est sans limite. Nous sommes dans le champ strict de la lutte pour le pouvoir selon les ressorts du pur instinct. Il ne s'agit plus pour les néoféministes, les antiracistes et même les islamistes de rechercher l'affranchissement. L'absurdité, la négation du réel, le mensonge, la mauvaise foi... ne seront jamais des limites puisque celles-ci ont cédé face au souhait de puissance et de pouvoir des néoféministes, des antiracistes et même des islamistes ; dont le bouc-émissaire idéal est l'homme blanc de plus de 50 ans.

Autrement dit le pauvre bougre, homme blanc des classes populaires et moyennes est pris entre deux feux, il sert de bouc-émissaire idéal aux dominants (nantis du système, bobos) et aux dominés (femmes, noirs, musulmans, on peut même être femme, musulmane et noire, on parle alors d'intersectionnalité...).

J’en ai fait les frais par la médiation de ma femme, et d’un point de vue logique c’est même tout à fait rationnel.

Si un jour les musulmans parviennent au pouvoir en France comme le prédit Houellebecq, croyez bien qu'ils n'auront pas un centième des égards que j'ai pour les femmes. Mais en France les censeurs de la pensée unique et du camp du Bien et pas mal de femmes, aiment bien faire les gros yeux à l'homme blanc, et on s'écrase bien bas devant la racaille racisée, qu'elle soit d'origine africaine, musulmane ou autre. Là il n'y a plus personne pour leur faire la leçon à eux, sur tout ; sur la question de la shoah, des femmes, des homosexuels etc. Eux ont le droit de se comporter absolument comme ça leur chante avec les femmes et de se conduire comme de gros machos sexistes qui maîtrisent très mal la langue française hormis les jurons et les insultes. Je dirai même que les femmes blanches aiment ça et éprouvent un genre d'attrait sexuel pour ce type de comportement machiste, quand les hommes blancs sont devenus globalement des lopettes qu'elles méprisent et ont définitivement castrés, incapables de la moindre virilité et initative.

Concrètement je n'avais plus rien à apporter à ma femme, puisque la maison familiale de Quiberon avait été vendue par ma mère pour en obtenir de quoi considérablement augmenter son train de vie, la seule chose qui l'intéresse. Sans que cette dernière ne partage évidemment quoi que ce soit avec moi, alors qu'elle sait très bien que je suis SDF sans le sou et sans doute bientôt sans emploi, et qu'elle-même est à la tête d'un capital immobilier de plus d'un million d'euros et jouit d'un montant de retraite plus que confortable et bien supérieur à mon salaire de prof ; noblesse oblige de la génération des boomers.

Ce qui me fait le plus peur est quand mes propres filles vont s'apercevoir que leur mère s'est comportée comme une petite « garce » intéressée et opportuniste pour se débarrasser de leur père, et que leur grand-mère est une vraie « pute » malfaisante, et que l'on gagne en se comportant ainsi. Quel autre choix auront-elle que de se comporter comme leur mère, ou pire, leur grand-mère, en me faisant passer pour fou ?

Je tiens quand même à préciser que ma femme a demandé aux gendarmes chargés d'instruire le dossier de plainte, que j'aille en maison de repos et que la prison aurait pour effet de « m'achever ». La justice en a décidé autrement et s'est montré avec moi avec la sévérité la plus ferme ; je dirais que c'est normal puisque je suis un homme blanc de plus de 50 ans et donc sans aucune circonstance atténuante à ce titre.