On me demande ce qui m'a poussé à mener une vie de dissidence, et donc de marginal et d'exclu :
Je n'ai pas eu le choix, j'ai subi la sodomie ou des fellations forcées, ou très certainement les deux, de la part de mon père lorsque j'avais 3/4 ans. Je ne me souviens pratiquement plus de rien mais c'est avéré par plusieurs psys que j'ai consultés, mon corps a juste le souvenir de l'horreur, des ravages, sur le plan émotionnel, que ces abus sexuels ont provoqué : cela a créé une dissociation d'avec mes émotions dont je ne suis jamais parvenu à me débarrasser complètement. Pour ne pas périr de terreur, et de douleur, lorsque mon père me violait, la sidération, un phénomène reconnu et expliqué par les psys, est une défense psychique qui m'a permis de me dissocier de mon corps, et son émotion de terreur (j'ai le très vague souvenir de mon esprit planant au-dessus de la scène du crime), pour en ressentir le moins possible les effets — car on imagine bien la douleur de la pénétration anale, sur un enfant de 3/4 ans, terrorisé, ne comprenant absolument pas ce qui lui arrive —, mais cela entraîne aussi une perte de la mémoire de l'événement (si ce n'est ce très vague souvenir, évoqué plus haut, de voir la scène de l'extérieur), ainsi que des troubles de la mémoire, ou des confusions, pour tout le restant de sa vie.
Cela a eu des séquelles sur mon développement qui ne s'est pas déroulé tout à fait normalement, et c'est un euphémisme, il y avait comme une bombe à retardement émotionnelle que mon père avait installée en moi. C'est beaucoup plus tard, en consommant malheureusement des psychotropes, que j'ai ravivé cette émotion de terreur que j'avais refoulée ; de toute façon durant toute mon adolescence un réflexe me poussait irrésistiblement à repousser cette limite jusqu'à l'atteindre, et même sans les psychotropes j'y serais sans doute parvenu par un autre moyen — je suis de ceux que les psys définissent comme ayant des comportements à risques, et qui généralement ont été maltraités dans leur enfance (mais à de degrés divers, et je n'imaginais pas que je pouvais représenter le cas le plus extrême de maltraitance physique et psychique).
Comme je suis un être dissocié, entre mon esprit et mes émotions, mais pas schizophrène, j'ai énormément de mal à m'adapter à ce qui ne pose aucun problème à un individu lambda : par exemple je n'ai jamais réussi à pratiquer mon activité d'enseignant tout à fait sereinement, et c'est un euphémisme. En bon pervers, étymologiquement qui retourne tout, dévoye tout, pour notamment prendre par derrière, sodomiser donc, et met la vérité sur la tête, entre autres celle de Freud, étant dans l'ordre des choses, selon laquelle on doit tuer le père pour pouvoir s'épanouir, prendre son propre envol ; mon géniteur ne m'en a pas laissé le temps en décidant de me tuer d'abord en me violant, car il savait bien que cela entraîne une mort psychique. En quelque sorte il a voulu tuer le fils, avant que j'ai eu le temps de tuer le père, c'est littéralement machiavélique, complétement anti-naturel et antéchristique.
Puisque le réel, ou tout du moins la norme dans le réel, ce qui permet d'être considéré par ses pairs comme normal dans la réalité du monde (suivant le principe de réalité de Freud qui vaut comme la morale contemporaine, basée non pas sur un au-delà transcendant qui nous juge mais sur un réel immanent qui nous évalue et sélectionne), c'est-à-dire de fonctionner normalement car c'est ce qu'on demande à un fonctionnaire, est pour moi très problématique : pour résoudre ce problème je suis dans l'obligation, pour ma santé mentale, de remettre constamment en question cette normalité, ou norme dans le réel — cela fait de moi un délinquant du principe de réalité, c'est-à-dire de la morale contemporaine, donc un être immoral, selon l'anthropologie freudienne (ayant donc remplacé l'anthropologie basée sur une morale d'origine religieuse).
Or qui est au centre de la morale contemporaine, autour de quoi tout tourne, l'attention et l'empathie de la majorité des gens notamment (voire leur admiration et même leur amour), comme un satellite en orbite (peut-être aussi en raison de l'origine du fondateur de cette nouvelle morale pragmatique, immanente et réaliste : le bon docteur Freud, qui en France a trouvé aujourd'hui son successeur reconnu et légitime en la personne du bon docteur Cyrulnik) ? Je vous laisse deviner et je vais y revenir un peu plus loin.
Cette dissociation fait toujours de moi un rebelle, du moins un incompris, le plus souvent malgré moi, même au sein de l'institution — et je peux vous dire qu'un tel comportement est très mal vu par la hiérarchie de l'Éducation nationale, qui demande avant tout à ses fonctionnaires de ne pas faire de vagues. Ce qui peut sembler tout à fait normal aux autres, pour moi ne va pas de soi, est problématique : car ce serait consentir au viol que j'ai subi.
Ainsi on me fait toujours le reproche de me victimiser et d'aller à contre-courant, notamment de l'idéologie dominante ; aujourd'hui l'entière sionisation de la société française, qui pour moi saute aux yeux mais qui est complètement occultée par n'importe quel individu lambda, par une forme d'autocensure qu'il s'impose à lui-même pour ne pas souffrir d'un autre genre de dissociation que la mienne : entre sa conscience conditionnée à percevoir les Juifs comme des victimes, et ce qu'il voit réellement c'est-à-dire leur hégémonie sans partage dans absolument tous les domaines. Et j'ajouterai leur triomphe sans vergogne : comme des singes qui se frappent la poitrine en hurlant (où est passé aujourd'hui le si humble et délicat humour juif ?), ou grotesques gargouilles ricanantes, cyniques et arrogantes, absolument sûres de leur totale impunité, dans tous les médias — on pense à Hanouna, Arthur, Nagui, Reichmann, Michaël Youn ou encore Kev Adams, bouffons patentés, mais également Zemmour, Knafo, Habib, Cohn-Bendit, Goldnadel, Enthoven, Lévy Élisabeth ou Bernard-Henri, bouffons plus officieux mais bouffons quand même, qui sont omniprésents et nous polluent (et j'en oublie un tas que nous impose l'oligarchie).
De plus ce que m'a fait mon père je le considère comme un complot ourdi à mon encontre. Il a même essayé finalement d'effacer ce crime de ma mémoire, en le niant, tout en ne cessant pas d'empêcher sa cicatrisation afin que je reste sous son emprise et que je ne m'épanouisse jamais. Comment voulez-vous dans ces conditions que je n'ai pas des prédispositions naturelles au complotisme ? C'est une prédisposition de ma psyché mais que vient conforter la simple observation des phénomènes depuis pas mal d'années (y compris les phénomènes naturels et pas seulement d'origine humaine, politique, ou seulement indirectement) ; où le complot des élites contre le peuple est comme le nez au milieu de la figure, le roi est nu, et ne fait absolument plus aucun doute, avec une très prolifique littérature, notamment philosophique, ou issue des sciences humaines, ou bien purement littéraire voire même poétique (ou ce qu'il en reste de la poésie !), pour le confirmer, et qu'il suffit de se donner la peine de consulter plutôt que de se laisser conditionner par l'idéologie dominante sous hégémonie culturelle unilatérale — or la réflexion, comme son étymologie l'indique, suppose un minimum de pluralité des points de vue (ce qui n'est absolument plus le cas).
En quelque sorte, comme un enquêteur de police, j'ai dû essayer de reconstituer le puzzle de ma propre psyché éparpillée, pièce après pièce. C'est même pas sûr que j'y parvienne avant ma mort. Une chose est sûre, je sais désormais que mon père m'a violé, sans doute à plusieurs reprises, lorsque j'avais 3/4 ans. Et c'est seulement très récemment que des psys sont venus confirmer mon intuition. Malheureusement pour moi je ne peux plus porter plainte, car il y a prescription, alors que je pourrais désormais bénéficier du diagnostic des psys pour confondre mon père, et le faire condamner devant la justice. J'avais déjà essayé de porter plainte, sans avoir encore toutes ces certitudes, en 2018 devant un fonctionnaire de gendarmerie, mais il y avait déjà prescription m'a-t-il dit.
Il est évident que pour un tel crime il ne devrait jamais y avoir prescription, mon père est toujours en vie et profite paisiblement de sa retraite (anticipée) au Portugal, à Moncarapacho dans le district de Faro, du moins aux dernières nouvelles ; car il n'a jamais cessé de déménager comme pour effacer les traces de ses crimes, et je ne suis pas sa seule victime, il y en a eu au moins une autre. Effectivement il faut ajouter à tout cela que sa plus jeune fille, ma demi-sœur, est handicapée mentale, et vit toujours à 37 ans chez lui sous son emprise, car il a toujours refusé qu'elle soit socialisée dans des institutions, pour son bien-être disait-il, je suis en réalité persuadé qu'il a dû la violer elle aussi ; sans doute encore davantage que moi puisqu'elle est devenue folle et sans aucune chance de s'en sortir — dans les pires cauchemars on peut tout imaginer, y compris qu'il continue à la violer régulièrement. Effectivement le plus atroce étant qu'elle n'a jamais cessé de vivre sous le même toit que son bourreau, sans doute avec la complicité de sa propre mère qui s'est toujours empressée de couvrir tous les crimes de son mari... mon père, ce sinistre personnage dont la société contemporaine a toujours couvert tous les crimes en quelque sorte, et n'a jamais voulu enquêter : privilège de baby-boomers.
Il est à noter que c'est cette génération-là (évidemment je généralise) qui a installé Macron au plus haut sommet de l'État, et dans un processus de plus longue haleine porté le sionisme au pouvoir en France et validé l'hégémonie culturelle juive ; eux qui scandaient dans les manifestations de Mai 68 : « nous sommes tous des Juifs allemands ! » en soutien à Cohn-Bendit.


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