On me dit : "On peut aussi être rachitique du cerveau
monsieur Blesbois...", je réponds...
Oui je suis peut-être constitutivement rachitique du
cerveau parce qu'ontologiquement je semble être une victime, je sais très bien que
c'est parmi les gens comme moi que le FN vient faire son marché. Mais la
responsabilité d'un tel état de fait est dans le néolibéralisme, le populisme
est un épiphénomène d'un phénomène beaucoup plus vaste qui a nom libéralisme :
il faut donc pour être cohérent déculpabiliser les accès de colère légitimes et
les replacer dans leur contexte global. Et le libéralisme est lui-même un
épiphénomène d'un phénomène beaucoup plus vaste qui a nom métaphysique
occidentale depuis Descartes.
Plus on est fort plus on est responsable, c'est-à-dire
individualiste selon la doxa de la métaphysique occidentale. C'est
effectivement un genre de faiblesse, de perte de soi-même, qui engendre
l'irresponsabilité, comme de voter Trump, pour le Brexit, ou FN. Je ne cherche
pas à déresponsabiliser Hitler, mais j'aimerais que l'on replace, y compris
l'épisode nazi, dans un contexte plus global qui permette son explication, à
l'abri des discours passionnés et de l'ostracisation d'un tel épisode sous l'opprobre
bien légitime, mais qui empêche d'en saisir les causes sous les huées d'indignation.
Or ce sont bien les huées d'indignation, légitimes pour certains quand ils ont
été meurtris dans leur chair, mais hypocrites pour bien d'autres cherchant à
défendre leur seul intérêt au détriment de toute réflexion, qui nous empêchent
aujourd'hui de réfléchir, à ne serait-ce que comment sortir du paradigme
néolibéral, dont tout le monde se rend bien compte peu ou prou, qu'il crée le
malaise et des fractures profondes dans la société occidentale.
Pourquoi la société génère-t-elle autant de victimes, ce qui
explique la montée des extrêmes ? Telle est selon moi la bonne question. C'est
toute la métaphysique occidentale depuis Descartes qui devrait faire son mea
culpa.
Fin de la représentation, désormais on ferme les rideaux...
L'Occident a montré aux yeux du monde tout son pouvoir de nuisance, il
continuera sur sa lancée suivant le principe de l'entropie pendant quelques
temps c'est-à-dire en se développant vers des formes d'expression de plus en
plus chaotiques et non maîtrisées.
Puis sa métaphysique délétère sera vouée à s'éteindre inexorablement, quand
le nombre de victimes du système aura définitivement dépassé le nombre des
gagnants, et surtout quand les victimes en prendront conscience, ce qui est déjà
le cas avec la formation de mouvements populistes de plus en plus virulents,
espérons le remplacés par une forme de bouddhisme universel à l'échelle
terrestre : le souci de l'autre supplantant enfin le souci de soi. Ce qui est
bien finalement l'objet d'une partie de la philosophie contemporaine, se
proposant de "déconstruire" le cogito cartésien.
Mais il faut aller plus loin qu'une simple réflexion
philosophique, il faut s'orienter vers la constitution d'une religion
universelle de la compassion capable d'englober les masses populaires, ayant
pour modèle le plus cohérent ; le bouddhisme.
Le salut si il doit venir ne viendra pas de l'Occident, mais de l'Orient bouddhiste.
Le salut si il doit venir ne viendra pas de l'Occident, mais de l'Orient bouddhiste.
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