mardi 7 octobre 2025

Qui a dit « Cassez-vous sales Français » ?

 

Les Français se font taper dessus par leur « conscience morale », les Feujs, donc ils ne peuvent pas riposter. Ils sont comme paralysés par leur surmoi ! Cet épisode est une belle métaphore de la colonisation des esprits par l'entité sioniste jusqu'au plus haut sommet de l'État, avec un Retailleau qui nous fait irrésistiblement penser au ministre de la propagande Goebbels, même physiquement.

L'hégémonie culturelle était dans les tuyaux depuis l'élection de Mitterrand en fait, mais avec une augmentation de la pression sioniste, ayant une courbe exponentielle, qui atteint son apogée avec Macron. Peut-on réellement faire pire SOUMISSION, quelle peut-être la prochaine étape car les Français ont déjà abdiqué sur absolument tout !

Plus rien ne m'étonne avec eux. Au début des années 2000 un membre du Bétar, en marge d'une manifestation organisée par le CRIF, avait très grièvement blessé un commissaire de police. Non seulement on a laissé l'agresseur franco-israélien, qui avait été parfaitement identifié, prendre tranquillement l'avion pour Tel-Aviv sans qu'il ne soit nullement inquiété ; mais en plus on a dissuadé le commissaire de porter plainte en faisant pression sur lui par un chantage à l'antisémitisme. En gros tu te fais grièvement blesser ou tuer par un militant sioniste, et c'est toi qui est accusé d'antisémitisme ! C'est l'impunité totale, le deux poids, deux mesures systématique, et l'inversion des valeurs, depuis le temps on a l'habitude et ça provoque, au mieux chez le téléspectateur français moyen qui n'a pas envie de se prendre la tête, un bâillement de lassitude.

Ce serait drôle si ce n'était pas si grave ! Au sujet de la gravité du Sujet — je double le mot « Sujet »/« sujet » exprès, dont le sens est différent selon qu'il y a une majuscule ou une minuscule, et qui est la marque de notre SOUMISSION —, lire l'article précédent dans le fil.

C'est Malraux qui avait dit que le XXIème siècle serait religieux ou ne serait pas, il ne s'était pas trompé. Quand j'étais ado, c'étaient des jeunes lycéennes, sensuelles par ailleurs, des futures femmes donc, qui m'avaient rapporté, telle quelle, cette situation de Malraux, avec le mot « religieux » qu'elles avaient substitué à celui de « spirituel ». Et ça avait frappé mon esprit. Je n'avais même pas pris la peine de vérifier. Je ne vois pas par quelle autre entremise que la religion, la spiritualité pourrait faire sa réapparition ?

Sauf que Malraux ne voyait sans doute pas l'islam à la place du christianisme, en bon gaulliste traditionaliste qu'il était. Mais comme la nature a horreur du vide, alors... je le dis et je le répète, plutôt l'islam que le talmudisme, qui est en plus un judaïsme dévoyé et dénaturé — et même dans ses origines bibliques, il y a fondamentalement quelque chose de dénaturé, à la base dans le judaïsme mosaïque (les Grecs et les Romains en avaient déjà l'intuition). Au moins l'islam est une religion universelle qui vous assure les mêmes droits, pour quiconque se convertit à elle, qu'un « musulman de souche » ; dont les origines peuvent d'ailleurs être très diverses et variées : du Maroc à l'Indonésie, en passant par le Pakistan et le Bangladesh. 

Plutôt une religion universelle, qu'une religion élitiste et exclusiviste, raciste, intolérante et sectaire, qui sème le chaos dans le monde entier pour assurer « la paix » — notamment un génocide jeté à la face du monde sans qu'il ne réagisse efficacement (mais avec des manières de vierge effarouchée qui minaude). En tordant le sens des mots, car comme le dit Big Brother dans 1984 : « la guerre c'est la paix ! »

il y a quelque chose de psychopathologique dans leur comportement, oui. Ce que j'appelle leur persévération dans l'être, plutôt que simple persévérance, et l'incapacité à se remettre en question ou à se métamorphoser (comme ont su le faire tous les autres peuples de l'Antiquité), pour adoucir leur message initial de « peuple élu » aux intentions franchement génocidaire des autres peuples : c'est écrit noir sur blanc dans la Torah, dans des passages du Pentateuque où il est question de herem — ce même herem qu'ils font subir, en ce moment-même, au peuple palestinien de Gaza pris dans la souricière (le herem commande la destruction totale des ennemis, de leurs biens et de leurs villes, jusqu'à leurs animaux, comme un sacrifice à Dieu pour éviter toute contamination idolâtre ou morale). La persévération est une maladie neurologique qui se manifeste par une persistance anormale d'une idée ou d'une action, sans adaptation au contexte nouveau, et peut être un symptôme de divers troubles comme l'autisme, la schizophrénie, les lésions cérébrales (ex. : après un AVC) ou des maladies neurodégénératives telles que la maladie d'Alzheimer.

SOUMISSION

  



De toute façon quand des gens arrivent chez vous (et te font sentir que tu n'es pas chez toi mais chez leur courtisane), tout enflés de leur ego et de leur amour-propre, psychanalystes, philosophes, psychiatres, psychologues, écrivains, etc., que vous n'avez que 10 ans, et qu'ils disent à votre mère qu'ils sont des êtres indispensables et ce que l'espèce humaine a fait de plus beau dans toute l'Histoire de l'humanité, qu'ils sont arrivés à s'en persuader et veulent en persuader tous les autres, pour lui suggérer que ce sont eux qui sont dignes d'amour et pas son fils, j'estime qu'il y a un grave problème. 

Un problème insoluble dont l'origine a certainement plus de 3000 ans. 

C'est une religion qui les pousse à l'orgueil et au mépris de l'autre, voire à la haine pour la moindre frustration de leur égoïsme congénital, et cela depuis les origines de la Torah et non pas seulement du sionisme comme on voudrait nous le faire croire, à l'époque de l'Antiquité où les autres peuples les considéraient, déjà, comme des misanthropes ennemis du genre humain. 

Sauf que le problème fondamental est qu'aujourd'hui ils sont en passe de gagner si nous n'y prenons garde. Pendant très longtemps ils n'ont pas eu les moyens de leur ambition, l'hégémonie mondiale, mais il faudrait être bien naïf pour croire qu'ils n'ont pas préparé le terrain depuis bien longtemps déjà, en vue de cet objectif qu'ils ont toujours quelque part dans un coin de leur tête.

Oui car il faut être cohérent, pour un esprit logique être proclamé « peuple élu », parce que des ancêtres ont eu cette lubie de s'autoproclamer ainsi, est forcément un effet qui doit avoir des conséquences. Ce ne sont pas de simples paroles en l'air et c'est marqué noir sur blanc dans la Torah. Quel fabuleux booster pour l'estime de soi, que chaque petit enfant juif reçoit en héritage, pouvant ainsi se dire à lui-même : « je suis par essence supérieur à mes petits camarades goyim, et leur culpabilisation à mon égard, via la laïcité à la française (on pourrait dire à l'européenne), valide ma supériorité intrinsèque, c'est génial ! C'est magique ! ». Pourquoi se priver si tous les goyim conditionnés sont maintenant assez naïfs pour y croire ?

Il n'y a pas de Feujs modérés, il y a seulement des Juifs authentiques, « christianisés » dans le sens où ils sont plus attachés à l'esprit de la Loi (justice, charité, amour, pardon) qu'à sa lettre (application mécanique et déshumanisée des règles du Talmud), qui sont bien obligés de penser contre eux-mêmes et la majorité des membres de leur communauté, parce qu'ils ont bien perçu tous les effets pervers du judaïsme. Un Juif authentique c'est ce que les Feujs appellent un « Juif antisémite », qui ne s'aime pas lui-même, pour le discréditer. Et ces Juifs, comme Simone Weil (à ne pas confondre avec la Simone panthéonisée) et beaucoup d'autres, dont Karl Marx malheureusement instrumentalisé par les judéo-bolchéviques, je les respecte.

Plus généralement avec le concile de Vatican Il, qui a baissé son froc face à l'ultimatum du judaïsme, et la banalisation de cette fausse appellation de « judéo-christianisme », c'est de tous ceux qu'ils appellent des « antisémites », juifs ou non-juifs (quand ils sont chrétiens, agnostiques ou même athées d'origine chrétienne), que les Feujs accusent de haine de soi. Or c'est tout à l'inverse la judaïsation du christianisme à travers cette conception oxymorique de « judéo-christianisme », plutôt que son contraire étant la pacification des mauvais instincts du judaïsme par sa « christianisation », qui constitue la haine de soi : la lettre de la Loi (application mécanique et déshumanisée des règles du Talmud) tend à y remplacer son esprit (justice, charité, amour, pardon). 

C'est comme si Jésus n'avait jamais existé et que nous étions revenus 2000 ans en arrière !

Je veux pour preuve de tout ce que j'avance des garanties philosophiques et même scientifiques. Car ça me fait penser au grand Sujet dont parle un philosophe comme Dany-Robert Dufour, il désigne une instance symbolique abstraite, inexistante dans le réel mais supposée par les humains pour fonder leur subjectivité et structurer le lien social. 

Ça peut faire penser aussi à un mythe fondateur, basé sur des faits réels, mais amplifiés, magnifiés, pour frapper les esprits et heurter les consciences ; ça commence aussi par un S majuscule, comme Sujet, qui ? Qui ? Mais en réalité le grand Sujet n'est pas le mythe fondateur, alors QUI ? QUI ?

Ce concept de grand Sujet découle de la condition néoténique de l'humain, né prématuré contrairement à tous les autres animaux, dépendant du langage pour survivre même sans prédateur biologique naturel. Il est à lui-même son propre prédateur, car on sait bien que de tout temps l'homme est un loup pour l'homme.

Le langage impose une structure trinitaire : "je" (présence à soi), "tu" (interlocuteur) et "il" (tiers absent symbolisé). Sans ce tiers (le grand Sujet), le lien social sombre dans la rivalité destructrice, la rivalité mimétique dont parle aussi René Girard, la Némésis dont parlaient les Grecs. Les humains le construisent donc historiquement pour pallier cette absence, en le réinventant périodiquement quand il devient obsolète ou oppressant

Au fil de l'histoire, le grand Sujet prend diverses formes symboliques, qui fondent les discours collectifs et régulent la soumission des sujets :

* Le Totem (ancêtre ou animal dominant un groupe).

* Les Esprits ou âmes des ancêtres dans le paganisme, breton notamment. Et plus généralement gaulois (qui est aussi un peuple celte), pour l'ensemble des Français qui ont aussi des origines romaines, et germaniques — les Francs.

* Les dieux immanents (comme dans la Grèce antique, intervenant dans la Physis – la nature). Et tous les mythes qui s'y rapportent.

* Le Dieu transcendant des monothéismes (Père absolu, éternel).

* Le Roi dans l'absolutisme (de droit divin, comme sous Louis XIV).

* Le Peuple après la Révolution française (dans la République).

* Des figures politiques modernes comme le Prolétariat (marxisme), la Race (nazisme) ou la Nation.

Évidemment Dany-Robert Dufour se garde bien de citer la Shoah. Pourtant ce serait selon moi plus que pertinent. Peut-être qu'il en a conscience mais estime que c'est imprudent d'en parler pour sa réputation. 

On imagine bien qu'en nommant le véritable grand Sujet de notre époque, il ferait aussitôt l'objet d'une campagne de diabolisation.

Donc je dirais aujourd'hui que le grand Sujet est en réalité :

* Le Feuj, dont on a fait une icône, véritable dieux-vivant, et que la Shoah est le mythe fondateur qui s'y rattache ; et je dis bien le mythe. 

Ce Feuj en question est une figure symbolique, bien plus fantasmée que réelle. D'où la déception de pas mal de femmes après avoir consommé, et l'impression de s'être faite avoir, en gros s'« être faite mettre bien profond » (au sens péjoratif et figuré du terme, bien entendu, allons mesdames je ne me permettrais pas, à votre égard, tant d'irrespect !).

C'est encore au-delà de l'aristocratie, car Le Feuj est le nom que l'on ne doit pas blasphémer, sous peine de chasse aux sorcières puis d'excommunication.

C'est donc aujourd'hui le Feuj, avec des figures iconiques et intouchables — comme Freud, Einstein, Woody Allen ou Spielberg, considérés comme des génies absolus sans discussion possible (en France nous avons J.-J. Goldman qui est une icône intouchable) —, qui fonde les discours collectifs et régulent la soumission des sujets — avec un s minuscule.

samedi 27 septembre 2025

ET MAINTENANT SARTRE ANTISÉMITE !


Un peu de respect pour les handicapés s'il vous plaît. Onfray était un intellectuel valable, mais il a fait un AVC. Souvenez-vous de lui avant... et laissez-le à sa place aujourd'hui, chez CNews :


« Quelle forme a pu prendre l'antisémitisme chez Sartre qui pense que le Juif n'a pas d'existence historique propre en dehors de l'antisémite qui le fait exister, malgré trois mille ans d'existence et Beauvoir qui en a assez des jérémiades autour d'Anne Frank ? Chez Deleuze qui s'agenouille devant Yasser Arafat ou chez Foucault qui aime tant les mollahs iraniens dont l'antisémitisme est la colonne vertébrale et la destruction de l'État d'Israël le mantra ? Chez Genet qui célèbre Hitler, les miliciens, les gestapistes, les collabos et les terroristes palestiniens ? Chez Jean-Luc Nancy qui voit des antisémites partout, sauf chez Heidegger qui a adhéré au parti nazi de 1933 à 1945 et n'a rien trouvé à redire à la mort de six millions de Juifs jusqu'à sa mort en 1976 ? Ou chez Alain Badiou pour qui la question juive semble juste une affaire de philologie ? Chez Roger Garaudy, communiste emblématique, négationniste forcené et converti à l'Islam qui semble triompher aujourd'hui post-mortem dans une "gauche" somme toute assez joyeuse de compagnonner avec les assassins du Hamas pour quelques plats de lentilles servis à l'Assemblée nationale. »

Michel Onfray

dimanche 29 décembre 2024

Pourquoi je ne me suis pas épanoui et suis-je un refoulé contrairement à Arthur ?

 

J'ai été élevé auprès d'une communauté juive assez virulente, les commentaires venaient de partout et de nulle part, ils n'étaient pas ceux d'un individu émancipé mais d'une tribu, et ils faisaient écho les uns aux autres et se complétaient, exprimant un sentiment commun d'appartenance et de fierté ainsi que la reconnaissance de soi dans le discours de l'autre, dans un échange joyeux d'expériences liées à un monde commun qui pouvait durer des heures sans qu'aucun des protagonistes ne se lasse. Dans ce contexte je crois que l'inquiétante étrangeté dont parle Freud, ne peut venir que de celui qui n'en est pas un. Je me sentais étranger dans la maison même de ma mère qui était devenue la maison des Juifs, et sans doute inquiétant à leurs yeux. Mes parents étaient déjà depuis longtemps divorcés et séparés à ce moment-là. Je souffrais en outre d'un complexe d'infériorité soigneusement entretenu par elle, de ne pas en être un. Car tout ce qu'elle avait construit c'est grâce à leur force communautaire, voire parfois tribale, dont elle se sentait éternellement redevable. Cela veut dire aussi que cette maison n'avait de sens que si elle était occupée par des Juifs, qui l'investissaient non seulement de leur présence, mais aussi de leur manière d'être au monde cosmopolite. Et je pense qu'il est assez clair qu'ils veulent prendre l'ascendant à l'échelle mondiale, sans forcément s'en rendre compte, c'est une volonté qui se révèle peu à peu, mais qui est encore refoulée et seulement exprimée sous la forme de leur fameux humour juif. C'est une communauté au sein de laquelle il est agréable de vivre, et qui laisse généralement les gens s'exprimer, s'épanouir. Certes même s'ils sont parfois très blessants, même et voire surtout à l'égard des enfants ou des jeunes adolescents (c'est parce qu'ils ont tous pleinement conscience de leur force, et qu'ils ne la refoulent plus comme ça pouvait être le cas avant l'Holocauste), globalement ils sont plutôt bienveillants et tolérants à l'égard d'autrui ; on dit d'ailleurs que Montaigne universellement loué pour sa tolérance, était d'origine juive, même si c'est un réflexe typiquement juif de vouloir s'attribuer la paternité de tous les grands hommes, afin de mettre en évidence leur monumentale contribution à l'histoire de l'humanité et à ses plus grands succès. En même temps ils appellent ça leur fameux humour, et qu'il ne faut pas les prendre tout à fait au sérieux : mais je pense que le fond de vérité au sein de ce fameux humour, est à prendre tout à fait au sérieux et les caractérise dans leur mégalomanie d'origine religieuse même s'ils s'en défendent, messianique et suprémaciste.

Ce n'est pas de leur faute si aujourd'hui ils sont les plus forts, réellement les plus forts, ce n'est pas une simple interprétation c'est un fait que les phénomènes du quotidien ne cessent de confirmer (notamment à travers les médias et le monde du spectacle, mais aussi ceux de la finance et de la politique : tout semble désormais verrouillé, la liberté d'expression partout bafouée avec de grands censeurs officiels, parfois sous couvert d'humour comme Sophia Aram), à un point qui pourrait d'ailleurs risquer de les mettre en danger, en raison du trop gros écart, de plus en plus patent, entre eux et le reste de la population. Cette supériorité acquise de fait, doit beaucoup à leur ténacité et à leurs longs efforts tout au long de leur interminable histoire qui s'est longtemps caractérisée par la notion de destin différé : l'avènement du royaume de Jérusalem amené à régner sur le monde entier était constamment remis à plus tard, or aujourd'hui nous y sommes. L'humanité est composée de plus de morts que de vivants, et il faut croire que l'œuvre collective issue du judaïsme depuis ses origines, donne aujourd'hui ses meilleurs fruits pour que les vivants puissent en jouir. Ce n'est même pas qu'ils en profitent comme des gens intéressés et cupides, ils sont inscrits dans un destin que par leur travail acharné, alors que les autres peuples se reposaient sur leurs lauriers au sein du christianisme, ils ont eux-mêmes contribué à faire advenir par de bons choix dans des moments cruciaux : enfin on peut dire qu'ils recueillent les fruits de ce qu'ils avaient si patiemment semé, longtemps dans l'ombre puis à la lumière à partir de 1789, pendant des siècles de persécutions puis un peu plus de deux de réhabilitation ; enfin on assiste à ce que l'on pourrait appeler un véritable âge d'or du judaïsme depuis 1945. Mais lui-même est mis en danger par le sionisme annihilateur qui sévit dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre 2023 susceptible de remettre en question : non seulement le système d'apartheid mis en place par l'État hébreu qui fait la différence entre la composante juive de sa population et tout le reste, généralement composée d'Arabes sous-qualifiés corvéables à merci (un peu comme en France d'ailleurs, plus hypocrite, où ils ont les mêmes droits) ; non seulement l'état de chaos soigneusement entretenu par cet État hébreu dans l'ensemble des régions proches et moyennes orientales ; mais même l'ensemble du système financier de domination à l'échelle du monde occidental, où globalement toutes les élites doivent montrer patte blanche et se conformer à certains rites ésotériques réservés à un petit cercle d'initiés, ce qu'Alain Minc appelle le cercle de la raison, pour monter encore plus haut dans la hiérarchie. Je mets évidemment à part les pays comme la Chine, l'Inde ou la Russie, qui s'affirment en opposition frontale avec un tel modèle, et qui revendiquent l'instauration d'un monde multipolaire où les États-Unis sous emprise de leurs lobbys sionistes, n'auraient plus l'hégémonie absolue, comme l'on pouvait parler de monarchie absolue, à l'échelle de la France, sous le régime de Louis XIV ; aspect absolutiste représenté aujourd'hui par les valeurs élitistes voire exclusivistes du judaïsme (en gros, le bien c'est nous et le mal ce sont tous les autres !) où effectivement les élites font sécession d'avec les peuples (avec des résistances comme le vote Trump, sans doute un faux espoir en trompe l'œil pour les classes populaires), et hégémonie au sein de laquelle un pays satellite et vassal comme la France est lui-même sous l'influence du Crif. Et il faut bien admettre qu'en face, à l'intérieur du monde occidental, l'opposition est très médiocre et très mal organisée : elle est aujourd'hui majoritairement représentée par LFI, au nom du respect des droits de l'homme et du principe républicain d'égalité entre les hommes, mis à mal par un tel élitisme qui est au fond d'origine religieuse : le peuple élu ne saurait avoir simplement les mêmes droits que le commun des mortels.

J'aurais pu accepter et même adhérer à une telle hégémonie culturelle (et toute hégémonie politique commence par l'hégémonie culturelle comme on l'a vu avec les Allemands, si fiers de leur culture « supérieure » puis si honteux après coup de leur hégémonie politique en Europe qui a abouti aux crimes de masse puis au désastre final), dans ces années 80/90 où Renaud Camus se plaignait que les Juifs soient surreprésentés sur les ondes de France Culture, si ma mère m'avait laissé m'exprimer, mais elle a refusé catégoriquement. Elle ne s'est pas comportée avec moi comme une mère juive, mais comme une catholique dogmatique et intolérante : c'est elle, avec mon père pervers et antisémite, qui sont la vraie cause de mon incapacité à m'exprimer et à m'épanouir, à tout simplement revendiquer mes droits. Il faut dire qu'elle avait subi un catholicisme arriéré, brutal, primitif, fruste et dogmatique au fin fond de la Bretagne rurale et catholique du petit village de ses parents dans les années 50/60, elle en a conçu une véritable haine à l'instar de BHL pour tout ce qui peut représenter un caractère plouc (sachant que ce terme est directement emprunté au nom des villes bretonnes qui souvent commencent par plou) ; elle a dû vivre sa montée à Paris et sa découverte de la psychanalyse freudienne comme une véritable émancipation, alors que pour ma part je l'ai vécu comme un dogmatisme sectaire qu'il n'était pas possible de remettre en question, tant elle présentait aux yeux de ma mère toutes les caractéristiques d'une vérité révélée de nature religieuse.

Dans un souci de justice universelle et dans l'esprit des Lumières, il faudrait que les Juifs acceptent un très long et patient travail de déconstruction tout à fait bienveillant et pas du tout destructeur, très loin d'une quelconque volonté d'anéantissement absolument propre au cas pathologique d'Hitler (en ce qu'il considérait l'ensemble du peuple juif comme un poison à éradiquer), de ce qui fait leur force, en ce qu'elle est aujourd'hui criminelle dans une région du monde comme Gaza et car elle repose aussi sur un certain nombre de présupposés religieux jamais remis en cause et de préjugés leur étant très favorables, qui en font une force de nature religieuse même s'ils s'en défendent, sans même parler du sionisme (en réaction aux préjugés inversement défavorables qui ont longtemps prévalu concernant ce peuple, au moins des origines du christianisme jusqu'en 1945), au sein des populations goys plutôt naïves et facilement manipulables via les médias et la publicité : ce que Walter Lippmann exprimait comme la nécessité de la fabrication du consentement des foules pour protéger les élites. Ces présupposés religieux et préjugés favorables les avantagent outrageusement, comme par exemple leur « intelligence supérieure » dont ma mère ne cessait de me vanter les mérites pour mieux me rabaisser et m'humilier, afin de me dénier tout droit à l'expression en raison de mon « intelligence inférieure ». Mais je pense qu'ils ne l'accepteront jamais dans la mesure où ils ne sauraient non plus renoncer, si facilement et sans se battre, à tous leurs privilèges si chèrement acquis. Ils sont à notre société ce que les aristocrates étaient à l'ancien régime du point de vue des privilèges, c'est-à-dire que leurs droits dépassent ce qui est l'expression normal d'un droit dans les limites de la décence commune. On pourrait parler comme Georges Bataille, de la part maudite du droit des Juifs dans le monde occidental : ce qui est en excès du simple droit accordé aux individus ordinaires. Cette part maudite a pour origine les multiples persécutions qu'ils ont subi tout au long de l'histoire, l'Holocauste, et en France l'affaire Dreyfus. Ils ne veulent surtout pas avoir le même statut que le citoyen ordinaire et son sort généralement médiocre, d'autant plus que souvent pour compenser ce qu'ils ont subi durant l'Holocauste, la forme d'injustice la plus extrême, ils ont été habitués dès le plus jeune âge à ce que l'on cède à tous leurs caprices, ce qui une fois adultes les rend extrêmement intolérants à toute forme de frustration : je pense à Cohn Bendit qui s'adonnait à la pédophilie en toute bonne conscience, au point qu'il en fasse étalage, sans aucunement avoir été inquiété d'une façon ou d'une autre par la justice. Et en même temps ils ne lâchent rien, ne sont pas du tout décadents, et continuent leur travail acharné au service de leur cause commune. On parle de l'oumma au sein du monde musulman, mais je pense que ce qui réunit les Juifs, notamment beaucoup de souffrances partagées mais des réussites aussi, est encore plus fort et les rend encore plus solidaires. Nul doute qu'une telle hégémonie ne sera pas amenée à s'effondrer de sitôt, que le système n'est pas encore mûr pour tomber à l'instar du régime décadent des nobles à la veille de 1789, car il n'est pas décadent et toujours très virulent, sûr de son droit, dominateur et conquérant.

À travers les médias audiovisuels, la presse, le monde du spectacle, le monde intellectuel et littéraire, les idées philosophiques, l'opinion dominante sur les réseaux sociaux, etc. l'imaginaire d'un Français qui s'informe et veut se cultiver, est désormais majoritairement dominé par des figures juives, qu'il le veuille ou non, à moins de se couper de tous les canaux officiels d'information et de culture. Tout opinion différente, notamment via le journal Le Monde sur le conflit à Gaza, est aussitôt assimilée à de la dissidence, voire de l'antisémitisme pur et simple.

N'est-il pas temps de tirer au sort nos gouvernants issus d'une communauté politique, plutôt que de continuer à les élire pour qu'ils représentent des individus isolés ?

Un individu est faible, une communauté est forte, tout le monde comprend ça, et Hanna Arendt déplorait la dissolution de la communauté politique dans l'individualisme de nos sociétés modernes, qui pousse à l'indifférence et à l'impuissance vis-à-vis de la chose publique. C'est aussi ça que la bourgeoisie a bien senti dès le départ, à savoir qu'il fallait fragiliser le peuple soi-disant au nom de l'intérêt général, avec la Loi le Chapelier et la dissolution des corporations. D'une manière générale le néolibéralisme actuel a aussi pour objectif l'atomisation de la société, selon les mots bien connus de Margaret Thatcher : « there is no such thing as society », et « there is no alternative » (Tina), sous-entendu au néolibéralisme. Il faut bien comprendre qu'une démocratie ne pourra jamais fonctionner correctement, si elle est divisée en autant d'individus isolés qui seront tellement fragilisés qu'ils seront toujours incapables de faire valoir leurs droits. Au contraire il faut promouvoir ou simplement rétablir l'idée de communauté politique pour faire valoir les droits du simple citoyen, actuellement atomisé donc aliéné, face aux lobbys en tous genres des riches et des élites, ces dernières ayant depuis un certain temps décidé de faire sécession pour leurs propres intérêts, et de ne plus représenter ceux du peuple. 

La question est : doit-on continuer à faire confiance à la démocratie représentative ? N'est-il pas temps de passer à une démocratie participative où le chef de l'État serait tiré au sort parmi des citoyens lambdas par exemple ? Mais cela implique au préalable de renoncer à l'atomisation de la société opérée par des logiques libérales, et de responsabiliser l'ensemble des citoyens réuni en communauté politique, à la chose publique.

Aujourd'hui les Français atomisés, décérébrés par des logiques consuméristes, semblent n'avoir le choix qu'entre les intérêts de deux communautés fortes aux causes clairement définies : d'une part le communautarisme juif sûr de lui et dominateur, d'autre part la communauté musulmane beaucoup moins bien organisée et puissante socialement cependant, mais beaucoup plus nombreuse et qui pèsera toujours davantage de son poids démographique.

jeudi 5 décembre 2024

Comment s'en sortir lorsque l'on est un peu con et antisémite sur les bords ?



Comment s'en sortir lorsque l'on est un peu con et antisémite sur les bords (alors que nous vivons dans une époque alarmante où il faut bien admettre qu'il y a une résurgence de l'antisémitisme complètement décomplexé) ?

D'abord il faut bien voir que l'antisémitisme est une manifestation du nihilisme, en ce que le judaïsme est porteur des valeurs, négatives comme positives, qui structurent notre société contemporaine démocratique ; tout comme le catholicisme avait structuré la société féodale puis absolutiste, antérieure à la Révolution française. S'attaquer aujourd'hui à la démocratie, c'est s'attaquer directement au judaïsme, et derrière le judaïsme, il y a des Juifs en chair et en os. Nous ne pouvons pas nous « offrir le luxe » délétère de répéter un évènement aussi horrible que l'Holocauste, même si nous pouvons comprendre les réactions de ressentiment de la part de gens pour qui le système paraît profondément injuste, pratiquant systématiquement le deux poids deux mesures, toujours à l'avantage d'une certaine catégorie de la population - il ne s'agit pas d'un fantasme mais d'une réalité. Cependant nous avons besoin d'une transgression par rapport aux valeurs de la démocratie, pour véritablement en sortir, et accéder à un nouveau paradigme qui ne reposerait plus sur la croissance, mais sur son contraire : la décroissance. Non parce qu'un tel système avantage les Juifs et que ce n'est pas juste, mais parce qu'un tel système est mortifère en soi, pour l'ensemble des habitants de la planète, y compris pour le judaïsme à terme, et les Juifs en chair et en os qui se trouvent derrière. Il ne s'agit donc pas d'une transgression d'extrême droite dont je parle, mais plutôt axée sur des valeurs socialistes et de décence commune, s'inspirant de l'œuvre de George Orwell dont Michéa s'est fait l'héritier en France, pour nous faire part de la nécessité de faire cohabiter un socialisme d'inspiration marxiste dans sa critique du capitalisme, avec des valeurs conservatrices, qui respectent les convictions profondément enracinées des gens, parfois religieuses, leur décence commune qui leur fait voir par simple bon sens, ce qui se fait et ce qui ne se fait pas - comme s'enrichir outrageusement comme le font nos milliardaires, sur le dos de l'ensemble de la société. Ce que ne respecte plus le néolibéralisme dans son ensemble, avec son système néodarwinien de guerre de tous contre tous, pour la plus grande partie des travailleurs maltraités n'arrivant plus à boucler leurs fins de mois.

D'autre part il faut noter aussi qu'un tel matraquage sur la Shoah et tous les crimes qui tournent autour, dont fait preuve l'ensemble de nos médias, de nos éminents grands sages, et divers intellectuels, peut s'avérer à terme contre-productif, par l'effet de ras-le-bol qu'il est susceptible de créer sous la forme de réflexions du genre : « il n'y en a que pour eux ! »

Je voudrais apporter mon témoignage de ce qui constitue selon moi un processus de création. Il m'a fallu plus de 30 ans pour comprendre ma maladie et j'ai enfin compris, mais ça ne servira plus à grand-chose : j'ai l'impression d'être devenu trop vieux. Au début de l'année 1993, Élisabeth de Fontenay m'avait fait un cadeau exceptionnel, à moi qui suis de la race des créateurs, des artistes, mais qui l'ai toujours refusé de toutes mes forces, parce que je voulais être normal, comme les autres, me fondre dans la masse et passer inaperçu ; passer inaperçu pour ne pas recevoir de coups. Alors que c'est un contresens : c'est en voulant se fondre dans la masse et passer inaperçu que l'on se prend le plus de coups, et que l'on commet aussi les plus grands crimes en s'éxonérant de toute responsabilité individuelle - comme ce fut le cas de beaucoup de criminels nazis, souvent de simples soldats, rejetant la faute de leurs crimes sur les ordres auxquels ils devaient obéir (comme Eichmann rejetant la faute sur l'ordre reçu, dont cela constitue un devoir moral de type kantien d'obéir). In fine il n'y aurait qu'un seul responsable en bout de chaîne, Hitler himself, pour qui les Juifs étaient un poison à exterminer, ce qui constitue la singularité d'Hitler par rapport à toutes les autres formes d'antisémitisme, qui sont certes l'expression d'un ressentiment mais pas exterminateur. Comme le disait Bernanos : « Hitler a déshonoré l'antisémitisme ! » D'ailleurs Élisabeth de Fontenay avait fini par admettre que je devais être un individu assez répugnant et veule (comme Céline ?). Ce cadeau c'était un simple don, qui m'avait permis de développer des forces créatrices permettant de cautériser la maladie. Je l'ai refusé de toutes mes forces d'une part parce que ça ne faisait pas plaisir à mon père, ça lui faisait peur et surtout de l'ombre : c'était absolument incompréhensible pour lui, et il me poussait de toutes ses forces à ce que je me détruise moi-même ; mais surtout parce que cela a toujours fait très peur à la société - ce qui a poussé à écrire Artaud je crois bien, que Van Gogh était au fond un suicidé de la société. Je crois avoir compris que chez Artaud aussi, la pulsion d'autodestruction était très forte. C'est d'autant plus fort que les phases créatrices peuvent être très rares, ce qui produit un sentiment de frustration auto-destructeur : notamment en allant chercher dans les psychotropes un stimulant, alors qu'il s'agit toujours davantage d'un poison ; certes à double tranchant comme tout pharmakon qui se respecte. Aussi parce que du côté de ma mère, psychologue freudo-lacanienne, ça lui faisait peur également, cette anormalité dans un milieu pour qui la normalité selon la définition de Freud, c'est aimer et travailler. Or un créateur est incapable de travailler comme les autres, comme le montrent très bien certains films de Pasolini où il va excaver le processus de création chez l'artiste : il a besoin d'autres nourritures et il est surtout incapable d'être normal. 

Je tiens avant tout à présenter mes excuses à Élisabeth de Fontenay et à Olivier Chedin, et même à vous - car d'une certaine façon j'ai trahi leur confiance, qui avaient compris ma maladie et s'étaient échinés à m'en sortir, qui est exactement de même type que celle d'un Artaud, d'un Rousseau, mais aussi d'un Hitler, génie du mal peu importe mais génie quand même, et c'est là où le bât blesse. Or nous étions dans les années 90 et je faisais des études de philosophie à la Sorbonne là où vous officiiez en tant que professeur de philosophie de l'art, André Glucksmann notamment venait d'écrire le XIème commandement, l'époque n'était pas finalement à reconnaître les génies et à les développer, mais d'une certaine façon à les pourchasser en raison d'une tare qui les apparente à Hitler. Or je peux vous dire que j'avais très bien compris tout ça, et que j'étais ambivalent entre mon désir de m'en sortir et celui de ne pas ressembler à Hitler. Je peux vous dire aussi que j'ai fait une expérience avec le cannabis à ce moment-là, qui a totalement annihilé mes forces, d'autant plus que par le passé j'avais été un très gros consommateur de cannabis, de 17 à un peu plus de 18 ans, ce qui avait déjà complètement annihilé toutes mes forces et même replongé dans un genre de psychose originel, qui est au fond l'état premier du créateur, son état latent. Ce joint que j'avais fumé après un processus de création qui m'avait conduit à produire une œuvre d'art produisant un effet de catharsis salvatrice sur mon esprit, a eu un effet totalement contre-productif : il a complètement détruit chez moi tout l'effet bénéfique pour l'esprit du processus de création - parce que j'étais en réalité dans un état bien trop fragile, en pleine gestation créatrice. Effectivement pour un créateur, le processus de création est la seule médecine possible, il n'y en a pas d'autres, ni le travail, ni même l'amour. Ou alors l'amour, mais en ce qu'il permet d'alimenter ce processus de création (qui certes exige beaucoup de travail) - ce qui est toujours extrêmement frustrant pour un(e) partenaire. Pour un créateur, hormis la création, point de salut !

vendredi 23 février 2024

« Je suis » Julian Assange


Contrairement à l'immense majorité des « facebookiens », je suis entièrement transparent. Je n'ai jamais supprimé un « ami », ni même bloqué un message...

D'une façon générale je préfère FB à X (anciennement Twitter), car sur ce dernier, à moins de payer un abonnement très cher, on ne peut délivrer que de très courts messages sans pouvoir développer, qui sont donc généralement très manichéens, souvent chargés de colère et de haine, bien plus que sur FB encore.

Je n'ai supprimé « sournoisement » aucun commentaire, c'est certainement une erreur de manipulation de ta part (il faut afficher l'option « tous les commentaires » et non pas celle « les plus pertinents »). Je ne l'ai jamais fait, tout comme je n'ai jamais bloqué personne, sur Facebook je le répète je suis un des seuls à être totalement transparent, à donc jouer le jeu de la démocratie telle qu'Assange la conçoit, sans hypocrisie ni faux-semblants. Même certains qui se prétendent les plus grands défenseurs de la liberté d'expression m'ont bloqué, comme Arnaud De La Croix (que j'accuse d'être un bel hypocrite), lui dont l'idole est Julian Assange emprisonné pour avoir fait usage de sa « liberté » de révéler au monde des secrets d'État, ce qui s'appelle ni plus ni moins que de l'espionnage.

On me dit que la notion d'espionnage ne vaut que lorsqu'il bénéficie à un tiers dont les intérêts ne sont pas ceux de l'État. Quand ça met en péril la raison d'État, c'est de l'espionnage, ici pour le compte de l'intérêt du peuple, donc dans un esprit de transparence tout à fait louable mais pour le compte d'un tiers quand-même, puisque la raison d'État ne saurait se confondre avec celle du peuple - même si l'État est en démocratie normalement l'expression de la souveraineté populaire. On ne la confond pas, officiellement pour protéger la sécurité du peuple que la divulgation de secrets bien gardés pourrait compromettre. Je comprends bien que le simulacre de démocratie dans lequel nous vivons est globalement malveillant pour le citoyen lambda, et que c'est cette vérité dérangeante qu'Assange a voulu révéler. Il n'empêche que ce faisant il a divulgué des secrets d'État, ce qui légalement est condamnable. Pourquoi Assange bénéficierait-il d'un traitement de faveur, même si la pureté de ses intentions ne semble faire aucun doute ? Assange a surtout péché par naïveté, sa vision de la vérité est celle des Confessions de JJ. Rousseau (c'est la mienne aussi, mais j'ai conscience d'être naïf). En prenant (faussement) la défense de la raison d'État contre Julian Assange je me fais évidemment l'avocat du diable, mais il faut voir aussi que la divulgation un brin irresponsable de certains secrets d'État, peut se solder par des dommages collatéraux, c'est-à-dire faire des victimes de chair et de sang, absolument innocentes.

Déjà si le citoyen lambda consent à vivre sous un régime de démocratie représentative plutôt que participative et directe, c'est qu'il accepte de déléguer une partie de sa souveraineté à « ses » représentants, ça fait partie du contrat de leur faire confiance, et qu'il y ait donc in fine des secrets. L'affaire Assange révèle surtout que le citoyen lambda est bien trop lâche pour : exiger une révision du contrat, exiger d'avoir son mot à dire dans la cadre d'une démocratie directe, et qu'il préfère s'en remettre à des « héros » défenseurs de la liberté comme Assange, à des « Zorro », qui se transforment ensuite inéluctablement en victimes expiatoires du système. Et le citoyen lambda a l'impression de faire son devoir de s'indigner après coup, alors qu'il aurait dû agir en amont, pour que de tels sales petits secrets n'aient jamais pu exister, n'aient jamais pu porter atteinte à sa souveraineté, et pour réclamer que la démocratie soit transparente.

Le citoyen lambda qui est entretenu dans la croyance par les médias (de ce qui est bien et mal) et le contrôle social, jusque sur son lieu de travail, et de son activité internet surveillée par ses employeurs ou divulguée par les ragots des collègues, a en réalité toujours le choix de se révolter personnellement, mais il est bien trop lâche, et il préfère déléguer à des « héros » de la démocratie comme Julian Assange qui paient les pots cassés. Bientôt il sera sans doute définitivement trop tard pour qu'il ait encore ce choix, il est peut-être déjà trop tard !

Ce que révèle surtout l'affaire Assange c'est : que nous vivons dans un simulacre de démocratie auquel nous feignons généralement de croire pour notre petit confort moral voire matériel, que nous votons pour des « représentants » qui depuis le tournant néolibéral de 1983, ne cessent de nous mettre des coups de couteau dans le dos, de nous trahir. Les États qui fomentent tous les crimes ou complots, vous diront que c'était dans l'intérêt supérieur de l'État. Le seul cas moralement condamnable serait si un dirigeant utilisait la raison d'État à des fins personnelles, comme de s'enrichir personnellement, d'éliminer physiquement un ennemi personnel (et non de l'État) qui pourrait être un rival amoureux ou dans la quête du pouvoir, bref faisait passer ses intérêt avant ceux du peuple souverain dont l'État est censé être l'émanation, dans la cas d'une démocratie bien sûr. Ou plutôt devrais-je dire aujourd'hui entre guillemets « démocratie », car elle ne semble plus être qu'un simulacre à travers une réalité que l'on présente de façon biaisée afin que les citoyens « pensent » ce que le pouvoir souhaite qu'ils « pensent » (la bonne opinion par le truchement d'une information biaisée). « Penser » est en réalité ici ce que l'on met dans la tête des citoyens.

À propos des dirigeants qui fomentent des crimes et des complots et iront dire ensuite que c'était dans l'intérêt supérieur de l'État, d'abord ce n'est pas le propre des nations se situant en dehors du périmètre « démocratique » de l'Occident. Les assassinats politiques ça me rappelle Mitterrand, je me trompe ? Mais il dirait de sa tombe, en bon Florentin, en bon Prince de Machiavel, que tous « ses meurtres » étaient pour la raison d'État. Et ainsi diraient tous les chefs d'État qui se sont rendus coupables d'assassinats politiques, quelquefois des centaines voire des milliers - on pense à certains pays d'Amérique du Sud, du temps des dictatures soutenues par la CIA. Ainsi en va-t-il aujourd'hui de Poutine vis-à-vis de Navalny, Poutine dont la « culpabilité » vue de l'Occident ne fait aucun doute (j'ai envie de dire à tous ces observateurs parfaitement « neutres » et « impartiaux » : avant de déplorer la paille qui est dans l'œil de ton voisin, regarde la poutre qui est dans le tien), alors que les chefs d'État de ce même Occident ne se sont jamais gênés pour liquider discrètement de « dangereux » opposants. Je ne peux m'empêcher de penser à Jean-Edern Hallier qui pourrait bien avoir été éliminé par des barbouzes de Mitterrand, après que ce dernier fut mort d'ailleurs, comme dans une opération posthume de représailles - pour avoir révélé le premier que Mazarine était sa fille cachée, ce qu'il n'a jamais pardonné car cela pouvait la mettre ainsi en danger ?

Le plus gros problème est que les intérêts de l'État ne sont pas transparents, sont cachés, et le plus souvent ne correspondent pas à ceux du peuple. En même temps, le peuple est-il réformable, est-il éducable, assez mûr, pour prendre pour lui-même les bonnes décisions, au-delà de la satisfaction immédiate de ses plus bas instincts ? Alain Minc et Jacques Attali, et à leur suite tous les grands décisionnaires d'inspiration néolibérale - sous influence de Hayek et de Friedmann, et avant eux de Lippmann (le théoricien de la notion de fabrique du consentement) -, qui sont les faiseurs de présidents depuis Mitterrand, pensent que non, et que les ultimes décisionnaires doivent appartenir au « cercle de la raison », dont le sens véritablement ésotérique ne peut être compris que d'un petit cercle d'initiés, pour qui paradoxalement, absolument « tout est permis ».

Pratiquement tous mes commentaires sont publics, ceux qui sont confidentiels réservés à mes « amis » FB concernent uniquement mes deux parents, car il faut savoir que ma génitrice a déjà porté plainte une fois (peut-être davantage en réalité) en raison de mes écrits, et mon géniteur trois fois, cela m'a valu moult convocations à la gendarmerie et au tribunal. Je ne suis pas une personnalité publique, un people, une célébrité, un homme riche et puissant, donc face à des tribunaux ou la gendarmerie, ma parole ne vaut rien, même si j'ai été victime de la pédophilie incestueuse de mon géniteur, contrairement à celle d'une Judith Godrèche par exemple ou d'une Camille Kouchner ; qui sont pour la première surtout, selon moi, avant tout des intrigantes opportunistes.

Puisque la règle du jeu aujourd'hui est de savoir tirer son épingle du jeu, que l'on soit un homme et peut-être encore davantage une femme, et peu importe les victimes collatérales !


jeudi 22 février 2024

Une laïcité religieuse



La chienlit

« Si l'on admet que le phénomène religieux, constitutif de toute civilisation, découle en réalité du besoin qu'ont les hommes, constamment en proie à la violence mimétique, de trouver un bouc-émissaire pour souder leur communauté à l'aide du sacrifice de ce dernier, alors il n'est nul besoin d'avoir recours à la croyance en Dieu. »

De Gaulle avait raison de parler de chienlit à propos de Mai 68, la chienlit c'est certes le désordre mais c'est surtout selon moi cette génération qui a fait Mai 68 et qui par la suite a trahi absolument tous ses idéaux. Trop gentil de Gaulle, trop bienveillant, un amour sincère de son peuple que l'on ne retrouvera chez aucun de ses successeurs. Personne n'était dupe parmi la jeunesse qui a fait Mai 68, de son « autorité » ; les jeunes savaient au fond d'eux-mêmes que ce type n'oserait jamais leur faire de mal, et de fait il n'a jamais osé le faire, car il les aimait comme ses propres enfants. La France d'alors était encore une et indivisible, insouciante et joyeuse, pleine de vie, à l'exact opposé de celle que nous connaissons aujourd'hui en 2024. Il n'y avait pas encore toutes ces fractures mortifères qui sont apparues par la suite avec la montée du néolibéralisme et sa logique atomisante, qui divise la société en autant d'individus isolés qui la composent. Pour entreprendre une « révolution », il faut en réalité se sentir libre et joyeux, à l'exact opposé de ce que ressentent la plupart des Français d'aujourd'hui.

Je distinguerais la plupart des Juifs à qui tout est dû aujourd'hui ayant encore une vision globalement positive du système actuel, du reste de la société française, en vertu du statut privilégié que leur confère le souvenir de la Shoah, par le biais de la laïcité, dans cette société. Autrement on trouve aujourd'hui très peu de Juifs au sein des classes populaires voire même moyennes - je dirais qu'on les trouve majoritairement au sein des classes dominantes et même de moins en moins parmi les agents dominés de la domination -, comme c'était encore la cas dans l'entre-deux-guerres et dans l'immédiat après-guerre. Par un effet mécanique, lié au souvenir de la Shoah, la plupart des Juifs ont su se hisser parmi les classes les plus favorisées de la population, en tant que vaches sacrées intouchables ayant endossé tous les attributs de la sacralité, qui en ont fait de quasis demi-dieux dont rêvait Nietzsche - qui disait déjà en son temps que les Juifs auraient vocation à devenir « les guides et les maîtres de l'Europe », mais sans doute dans d'autres circonstances que le souvenir de la Shoah qu'il n'aurait pu bien sûr imaginer. Ils ne peuvent dont absolument plus ressentir ce que vivent aujourd'hui les classes populaires ou les classes moyennes en voie de déclassement.

Il y a une dichotomie, tragique pour les classes populaires et moyennes en voie d'effondrement, mais dangereuses pour les Juifs, qui se retrouvent à nouveau, enviés, jalousés, en raison de leur richesse, leur célébrité, pour résumé en raison du statut de demi-dieux que le souvenir de la Shoah leur a conférés. Ils pourraient faire les frais d'une nouvelle vague de violence mimétique liée à la recherche de bouc-émissaires. Pour l'instant toutes ces velléités populaires, voire des classes moyennes, sont très durement réprimées, et le pouvoir en place continue constamment à en rajouter une couche dans l'« idolâtrie » des Juifs liée au souvenir de la Shoah, dont l'enseignement se fait par le biais de la laïcité en France (alors qu'il s'agit d'un événement d'une telle ampleur qu'il a pris l'aspect d'un phénomène religieux). C'est bien pour cette raison que l'on peut assimiler aujourd'hui la laïcité à un nouveau veau d'or, une manne incroyable qui semble inépuisable, pour la communauté juive qui n'en retire que des bénéfices. Car les Juifs après tout ne sont que des humains qui ne recherchent que le confort matériel, comme tout le monde, et pas du tout des demi-dieux, n'en déplaise à Nietzsche ; ils sont au fond aussi médiocres que tous les autres hommes mais ont seulement un statut différent (qui les met en danger). Le souvenir de la Shoah est comme un péage sur une route qu'emprunteraient indistinctement Juifs et non-Juifs, mais où l'on rétribuerait les automobilistes juifs, et ponctionnerait tous les autres. Les Juifs riches et célèbres ne se font prendre par la patrouille qu'en cas d'abus patentés, tels Madoff, Polanski, Allen, Epstein, Weinstein, quelques autres, majoritairement ce qui touche aux abus sexuels, voire au trafic d'enfants.

Quand je parle de la Shoah, que les Juifs aux oreilles délicates ne le prennent surtout pas comme une attaque personnelle, je ne fais que décrire l'événement LE PLUS considérable du XXème siècle qui a pris l'aspect d'un phénomène religieux colossal, par-delà toutes les religions (bien que l'islam y semble rétif, le reproche qu'on ne cesse de lui faire), en ce qu'il a mis en valeur le phénomène du bouc-émissaire dont parle René Girard de façon paroxystique (au point que les 6 millions de victimes juives aient supplanté Jésus-Christ dans l'imaginaire collectif), phénomène religieux dont l'ampleur dépasse de beaucoup l'influence que peut avoir encore le christianisme sur les consciences, et même le judaïsme. C’est pour cela que l’enseignement d’un tel phénomène religieux, qui a pris tout du moins cette place-là dans l’imaginaire occidental, comme l’élément le plus fondamental de la laïcité française, me paraît complètement paradoxal. Laïcité religieuse c'est un oxymore, un paradoxe dont la partie musulmane de la population a bien pris conscience, considérant qu'il s'agit d'une « religion » qui ne la concerne pas.

Plus de colonne vertébrale, plus de libre-arbitre, voilà ce qui caractérise la jeunesse d'aujourd'hui, si bien que selon moi il faut revenir aux fondamentaux si l'on veut cesser de se laisser emporter par le torrent mainstream de la consommation, et de la rivalité mimétique avec son voisin sur la question polémique de qui a la plus grosse voiture, la plus belle maison... Oui quand on pense à tout l'optimisme naïf qui avait porté cette génération que vous évoquez et à laquelle vous vous identifiez pleinement, bien qu'elle n'ait rien su transmettre de son expérience, car plutôt que d'assumer ses responsabilités elle a préféré faire copain/copain avec la génération de ses enfants, ça donne envie de pleurer. Une génération complètement destructurée pour la partie étant née avant 1980, ayant su peut-être trouver un semblant d'équilibre pour ceux qui sont nés après, en raison d'une moralisation du corps social (ayant eu lieu parce qu'elle était indispensable sous peine de dissolution sociale à très brève échéance), qui d'ailleurs aujourd'hui sombre dans la caricature avec le wokisme. Ça donne envie de pleurer, mais il ne faut pas s'apitoyer, c'est triste mais on n'y peut absolument rien, et l'Histoire est toujours tragique, nous n'avons pas atteint la fin de l'Histoire, nous ne l'atteindrons certainement jamais, jamais d'apaisement en perspective, une guerre toujours renouvelée.

Suite à cette génération, la roue a bien tourné depuis, certains de leurs descendants ont « bien » tourné, ont réussi, suivant les critères de la réussite en régime néolibéral (sexe, argent, pouvoir, cocktail bien résumé avec toute sa violence mimétique dans American Psycho de Bret Easton Ellis), et beaucoup d'autres ont sombré dans l'assistanat et une forme de précarité « subventionnée ». Le seul reproche que j'aurais à faire c'est que beaucoup de baby-boomers continuent de s'accrocher bec et ongles aux derniers vestiges du prestige et du pouvoir au sein de la Macronie, Macron lui-même qui n'est qu'une de leur marionnette, sans doute une de leur ultime si ce n'est l'ultime, déjà pratiquement posthume en réalité, puisqu'ils seront bientôt tous morts.

Je doute de la capacité des nouvelles générations post baby-boomers de construire un monde commun et viable, sauf à revenir aux fondamentaux et à renoncer au tout-consumériste. Il en va selon moi de la survie de la civilisation française, et au-delà de l'avenir de l'Europe et même de tout l'Occident. Quand je dis revenir aux fondamentaux, j'entends revenir au phénomène religieux, à savoir inculquer aux enfants que la violence est constitutive de la société et que c'est toujours par le sacrifice d'un bouc-émissaire que la communauté se soude, que cela constitue toujours un drame, une tragédie, et que Jésus s'est sacrifié pour racheter nos « fautes », c'est-à-dire toutes celles qui sont issues de notre violence mimétique.

L'exemple le plus pertinent pour acquérir le libre-arbitre, la liberté de choix, étant le modèle du christianisme, davantage que celui laïcisé de l'enseignement de la Shoah. Selon moi le christianisme n'a pas à se sacrifier, se faire hara-kiri, pour que puisse vivre le judaïsme, c'est selon moi une profonde erreur d'interprétation de beaucoup de Juifs qui pourrait bien se retourner contre eux par le biais de l'islamisme, dans une société privée de toutes ses défenses immunitaires ; et les deux religions sont d'ailleurs parfaitement compatibles au sein de la Double Alliance, telle que prônée par Vatican II.

Mais nul ne peut décider de ce qui revêt le caractère du sacré dans une société par un décret. Nous atteignons certainement le plus grand danger quand des individus de chair et de sang, désirant et jouisseurs, s'arrogent ce statut exclusivement, qu'ils considèrent de plus en plus comme un droit acquis de haute lutte, au détriment des morts et du reste de la communauté nationale !

lundi 19 février 2024

Le narratif des médias

Toutes les émissions diffusées sur internet, proposant une alternative au narratif des médias officiels et sous contrôle, que vous m'envoyez, montrent que les Juifs les plus virulents sur leur conception du monde, surtout en France, ont fabriqué le consentement à la servitude volontaire des Français à la politique globaliste - qu'elle soit de droite (Zemmour et quelques autres) ou de « gauche » (Valls, Hollande et même Macron), je ne parle pas de la gauche alternative la seule véritable gauche, quoique par ailleurs on en pense -, qui elle-même s'inspire d'une conception idéologique anglo-américano-sioniste s'étant aujourd'hui complètement substituée à la conception française du développement économique et de la cohésion sociale, ayant trouvé à s'exprimer durant les Trente Glorieuses, à travers la politique de la IVème République et plus encore le gaullisme social de De Gaulle, lorsque la France avait encore sa souveraineté sur le plan économique et une certaine générosité dans le domaine social. 

Jean-Paul Lilienfeld, cinéaste, me dit : « Sinon, vous enseignez ou ils vous ont mis à La Verrière ?

La Verrière est la clinique psychiatrique des profs débranchés par l'EN. »

Vous êtes quand même un peu plus qu'un agent dominé de la domination, tel que l'est un simple prof, qui n'a pas d'autre choix que de transmettre à ses élèves ce que l'institution veut qu'il transmette, même si lui-même n'est plus du tout en accord avec les valeurs de cette institution ; au sens où il n'en est plus dupe : ce qui peut effectivement créer un conflit intérieur pouvant mener à la folie. Nous ne vivons plus en démocratie au sens où l'obéissance à la loi était la garantie de notre liberté, dans la mesure où nous avons voté pour des représentants qui sont censés voter eux-mêmes pour les lois qui sont l'expression de la souveraineté populaire. Or précisément depuis un certain temps nous ne vivons plus dans un État souverain, ni qui respecte l'expression de la souveraineté populaire, la confiance est déjà entamée entre cet État (fantoche en réalité) et le citoyen lambda, qui n'en a pas pleinement conscience même s'il en a désormais l'intuition. La prise de conscience sera sans doute d'ailleurs assez longue, mais elle aura lieu inévitablement, sans doute dans une révélation par le biais d'une quelconque catastrophe, bref l'apocalypse.

Voilà à quoi l'on assiste : plus aucune confiance en la justice, en la police, en l'école, dans les institutions en général, et des rapports humains qui se dégradent. D'ailleurs vous aviez fait un film La journée de la jupe, avec Adjani, qui avait fait grand bruit à l'époque, pour nous montrer des jeunes de banlieue, habités par les principes rétrogrades propres à leur religion, misogynes et violents à l'égard de leur professeure qui avait eu le malheur de s'habiller en jupe. Un beau sujet de société. Cependant les musulmans ont bon dos de porter la responsabilité de cette détérioration généralisée, comme vous le laissiez entendre. L'immigration fait effectivement partie du projet mondialiste dont l'idéologie est anglo-américano-sioniste est le fer de lance, les élites qui ont fait sécession d'avec le peuple ne pensent plus qu'à servir leurs propres intérêts, et les grands oligarques milliardaires verrouillent la liberté d'expression puisqu'ils contrôlent tous les médias. Via la société du spectacle on assiste désormais au règne du simulacre, y compris du simulacre de la démocratie.

D'ailleurs durant le régime de Staline, on enfermait les opposants politiques dans des hôpitaux psychiatriques. Encore un petit effort et nous en serons là, en France.

On constate que la plupart des Juifs en France, avec des exceptions notables, sont les meilleurs agents de la nouvelle conception globaliste d'inspiration directement anglo-saxonne, mais aussi sioniste, en remplacement de celle souverainiste, caractérisant de Gaulle, à laquelle la majorité des Français sont le plus attachés ; or tous les jours le pouvoir macronien leur plante des couteaux dans le dos afin de mettre en place le projet mondialiste, dans la continuité de ce qu'il se passe depuis 1983, mais avec une accélération, parce que le temps semble venu pour les élites cosmopolites et hors-sols d'anéantir les derniers foyers de résistance à une telle conception. 

Et vous, vous êtes encore à m'embêter sur l'antisémitisme supposé de Heidegger, alors qu'il nous aide à comprendre aujourd'hui ce qu'il se passe concernant le comportement de la plupart des Juifs : il sont, nous dit-il, les meilleurs agents de la Technique, avec une volonté de puissance sans aucune limite, dans un sens non péjoratif si l'on adopte un point de vue nietzschéen de valorisation et même d'exaltation d'une telle volonté. D'aucuns plus pessimistes, les Grecs, auraient dit une hubris incoercible, susceptible d'ailleurs de mettre en péril tout l'équilibre du monde et pas seulement l'Occident. 

Tout ce que l'on peut dire c'est que ses prédictions se confirment pleinement aujourd'hui, c'est peut-être pour ça qu'il avait tenu à ce que ses cahiers noirs soient publiés : pour nous mettre en garde vis-à-vis de l'être au monde de la plupart des Juifs, leur rôle cosmopolite nocif sur le destin des États-nations européens et leur transformation en satellites d'une vision globaliste sous le contrôle exclusif de l'OTAN, derrière laquelle se trouve l'oncle Sam. La plupart des Juifs, parmi lesquels les plus religieux, sont le fer de lance de la fuite en avant suicidaire de l'Occident - ils pensent que plus ils accélèreront la marche de l'Histoire à l'aide de la Technique, plus ils auront des chances de faire advenir leur messie, alors qu'en réalité ils sont les meilleurs agents de cette Technique pour entraîner l'Occident vers l'abîme : on l'a très bien vu à travers Zemmour n'étant qu'un leurre pour les gogos, nous promettant le souverainisme, alors qu'il promulgue en sous-main une vision purement mondialiste et sioniste du monde avec ses amis Meyer Habib et William Goldanel -, et rien d'autre.

Beaucoup de protestants évangélistes américains exaltés soutiennent ce projet sioniste devenu fou, en ayant la conviction qu'Israël fera revenir le messie, Jésus, dans toute sa gloire et son triomphe, qui convertira les Juifs au christianisme et chassera définitivement les musulmans impies de la terre sainte. Oui Heidegger était certainement antisémite, encore que ce ne soit même pas sûr puisque ses principaux admirateurs et disciples, citons Emmanuel Levinas et Annah Arendt, étaient juifs, ou bien tel Jean-Paul Sartre, thuriféraire des Juifs ; mais dans l'hypothèse où il l'a été, il n'était certainement pas « antisémite exterminateur », parce qu'il n'y en a eu qu'UN seul, comme s'évertue, voire s'échine (en vain ?), à le montrer François Delpla, historien et spécialiste de la question, et ce que vous n'avez toujours pas compris, à savoir Hitler, en grande partie sous l'effet de sa psychose. 

Critiquer la conception purement sioniste et globaliste de la plupart des Juifs ne signifie pas souhaiter leur extermination, mais vouloir faire avancer le débat sans avoir à subir l'accusation calomnieuse et ignominieuse d'antisémitisme étant désormais dégainée à tout bout de champ, à la moindre contrariété, pour complètement discréditer l'adversaire. Et le pire c'est que ça marche, puisque nous sommes encore en plein paradigme de la Shoah, 80 ans après, et même clairement réactivé par le macronisme (pour être élu dans l'entre-deux-tours de l'élection de 2017, assimilant Marine Le Pen à la bête immonde par message subliminal pour imaginaires saturés d'images de la Shoah) comme si Hitler venait d'être vaincu hier. 

Et tout le monde, en « combattant l'antisémitisme », en réalité en tuant dans l'œuf toute tentative de débat contradictoire, s'imagine être un petit résistant de pacotille, une réincarnation de Jean Moulin pour les nuls, pouvant se regarder dans la glace avec bonne conscience ; alors que tout le monde contribue en réalité à rendre notre monde, sous régime oligarchique chaque jour plus globaliste, sans absolument aucune alternative possible. Ceux qui devant leur glace s'identifient à des résistants ou à des Justes parmi les nations, sont en réalité des collabos d'un régime dont le seul but n'est que de fabriquer le consentement à la servitude volontaire de la grande majorité de ses citoyens, qui n'en sont plus, mais des sujets ou plutôrt des serfs.

Tout en Emmanuel Faye me répugne, son aspect, et sa petite voix doucereuse de croque-mort, pour affirmer que Heidegger est un immense danger public, alors qu'il a déjà eu une influence considérable sur toute la philosophie de l'après-guerre, et que Faye arrive longtemps après la bataille (comme un croque-mort au milieu des cadavres très décomposés de combattants), en faisant mine de nier toute cette influence que l'on peut qualifier de plutôt féconde et absolument pas antisémite, chez des penseurs comme Levinas, Arendt, Sartre, Foucault, Derrida... Sans même voir mon cher Jacques, vous qui vous dites démocrate donc farouchement anti-heideggérien, que nous ne vivons plus en démocratie, le mouvement de sortie de la démocratie ayant été amorcé dès 1983, mais dans des régimes globalistes oligarchiques aux élites sécessionnistes, dont le seul but est de fabriquer le consentement du peuple à sa propre servitude volontaire, en agitant constamment le chiffon rouge de l'antisémitisme : notamment en ayant soin de programmer constamment sur les chaînes publiques tout ce qui peut faire référence à la Shoah, afin de réactiver un sentiment de culpabilité d'essence purement religieuse. Oui le sionisme est un projet religieux, même s'il se prétend laïque à l'origine, qui compte sur la soumission des peuples occidentaux majoritairement déchristiannisés à la culpabilité vis-à-vis de la Shoah en remplacement de la culpabilité chrétienne, et prétend à la restauration d'Israël sur ses terres ancestrales d'il y a deux mille ans. C'est bien pour cette raison que la plupart des musulmans sont complètement immunisés contre ce projet, puisqu'il est en réalité d'essence religieuse et que les musulmans y opposent leur propre religion.

La Zone d'intérêt est un film réalisé par Jonathan Glazer avec Christian Friedel et Sandra Hüller (l'actrice qui joue dans Anatomie d'une chute).

Dans notre société globalisée, la zone d'intérêt est en réalité la métaphore de quoi ? Celle d'une coupure entre les élites et leurs peuples selon moi.

L'immigration non régulée n'est pas un projet de l'islam, ni même de l'islamisme. C'est le projet mondialiste anglo-américano-sioniste, sans frontières, des élites hors-sols, cosmopolites, affranchies sexuellement, qui ont sécession d'avec leurs peuples dans le cadre d'une financiarisation de l'économie qui n'associe plus les classes moyennes aux profits (comme du temps du capitalisme de la séduction, et redistibuteur, des Trente Glorieuses, où elles étaient associées) ; sans d'ailleurs que les acteurs d'un tel projet aient pleinement conscience de toutes les répercussions qu'il aura, sur ne serait-ce que la vie quotidienne, non seulement pour les peuples mais également pour eux-mêmes : il s'agit effectivement davantage d'une fuite en avant suicidaire que d'un projet mûrement réfléchi et cohérent, ce n'est donc pas un complot mais le fruit d'un processus dont on pourrait faire remonter l'origine à l'individualisme cartésien. Au sein de la fabrique du consentement à la servitude volontaire, les élites sont encore intimement liées à leurs populations, même si cela passe désormais par le mépris et l'arrogance des premières, ses grimaces de dégoût qu'elle a de plus en plus de mal à réprimer face à la mauvaise volonté des secondes à accepter sans discuter toutes ses décisions de plus en plus arbitraires et antidémocratique ; on pourra s'inquiéter lorsque ces élites n'auront plus aucunement le sentiment d'un monde commun qu'elles partagent avec les peuples, elles pourront alors décréter l'euthanasie de leurs éléments non productifs et inutiles plutôt que de les maintenir en vie avec un statut de « parasites » subventionnés. 

Dans le cadre de ce projet, la nouvelle idole du monde occidental est Israël, par le biais d'un phénomène religieux en nette recrudescence chez la plupart des Juifs, même ceux que l'on dit laïcs, avec des notions comme celles de « peuple élu » et de retour à « la terre promise », qui se concrétise chez les populations chrétiennes largement déchristianisées par la réactivation d'un sentiment religieux, la culpabilité, directement issue du christianisme mais s'appliquant désormais à la nouvelle « faute originelle » des peuples chrétiens d'Occident, que constitue la Shoah, et au devoir de mémoire soigneusement entretenu - non seulement par les médias, le pouvoir en place, mais également par la création artistique pour laquelle on crie soit au génie (Shoah de Claude Lanzmann ou Le pianiste de Roman Polanski, pour ne citer que ces deux exemples parmi de nombreux autres) ou au « blasphème » et le scandale qu'il suscite (La vie est belle de Roberto Benigni) - qui s'y rattache. Il ne vous aura pas échappé qu'en ce moment même a lieu un génocide des enfants et des femmes dans la bande de Gaza, ou à tout le moins un nettoyage ethnique incontestable, dans le silence assourdissant des médias, parce que nous y sommes absolument insensibles, bien plus préoccupés de notre culpabilité liée au souvenir de la Shoah. : effectivement nous n'avons pas été sensibilisés dans notre éducation aux victimes, souvent exclusivement juives dans notre imaginaire, au sort des Arabo-Musulmans victimes de la politique expansionniste d'Israël soutenue par l'ensemble du monde occidental.

Ce que l'on peut appeler la « volonté » des Occidentaux, aujourd'hui les plus élitistes, leur culot, est donc ce qui échappe à la décence commune (common decency, Orwell), il ne peut s'agir en réalité que d'une forme de meurtre symbolique, ou du meurtre en lui-même. C'est exactement ce qui est en train de se passer dans la bande de Gaza, et qui s'est déjà passé pour les colons anglo-saxons vis-à-vis des Amérindiens, qu'ils ne considéraient pas, certes, comme des humains à part entière (pour s'en convaincre et se rafraîchir la mémoire il suffit de voir le dernier film de Scorsese, Killers of the flower moon) ; tout à fait comme les plus extrémistes parmi les israéliens virulents et souvent religieux, considèrent la population palestinienne, en s'en prenant prioritairement à des femmes et des enfants comme à une vermine qu'il faut éradiquer.

On me dit : « Non le sionisme n'est pas un projet religieux, et ses fondateurs étaient non religieux. C'est un nationalisme. Il est vrai que les Juifs, Irlandais, Anglais, Suédois, Grecs, Russes, Croates, Serbes, Arabes, Hindous, Polonais... ont des religions nationale, et dans ces cas le nationalisme n'est pas sans lien avec la religion, ce qui est évident en Grèce, Irlande et Pologne, mais il ne se confond pas avec elle.

Non le sionisme n'utilise pas la Shoah, ni la culpabilité vis à vis de l'antisémitisme. D'abord le mouvement naît dans les années 1880 et était déjà ancien quand commence la Shoah, ensuite rien ne serait plus maladroit que de parler de victimes et de massacres. Personne n'aime les victimes, on déteste les malheureux et il est très mal vu de se faire assassiner. Les sionistes ont préféré parler de faire refleurir le désert, de planter des arbres, de chasser le paludisme et le trachome, d'être forts vainqueurs bien portants victorieux... c'est ça qu'il faut dire pour se faire bien voir.

Le sionisme religieux existe, il veut un État du fleuve à la mer (le Jourdain et la Méditerranée). Il est minoritaire. La gauche était parfaitement satisfaite des frontières d'avant 1967, mais le monde arabe les a refusées et a essayé de détruire le pays. La gauche souhaitait rendre les conquêtes contre la paix, certains religieux volaient tout garder (environ la superficie de Lot-et-Garonne), et d'autres se demandaient si rendre des territoires était prudent. Depuis le sept octobre, tout le monde, religieux ou non religieux, trouve cela très imprudent et très dangereux.

Les motifs ne sont bien souvent ni religieux, ni nietzschéens, ni heideggériens, ni socialistes, impérialistes, fascistes, mondialistes, capitalistes... Cela vient ordinairement de questions de ce genre : est ce que telle décision risque d'amener la destruction du pays et l'assassinat de sa population, dont ma famille et moi même ? »

Dans la façon faussement ingénue de vous exprimer votre êtes la véritable réincarnation d'Albert Cohen sur le plan du style, sans même apparemment que vous en ayez conscience, puisque vous m'avez dit ne pas avoir connaissance de cet auteur majeur de la littérature française, ce qui dénote soit votre manque criant de culture, soit votre mauvaise foi. À vous écouter, on finirait même par croire que les Juifs d'Israël sont de pures brebis innocentes, victimes immémorielles et bouc-émissaires depuis la nuit des temps, sans jamais avoir provoqué quoique ce soit (par leur comportement belliciste par exemple), ainsi que les Juifs du monde entier. Disons qu'un événement aussi traumatisant que la Shoah a amené à une modification complète du sionisme initial, ainsi qu'à des changements radicaux de comportement sur les populations occidentales juives (qui se sont durcies vis-à-vis des non-Juifs) et non-juives (qui se sont adoucies par rapport aux Juifs) ; sans que cela n'affecte effectivement l'attitude des populations musulmanes du Maghreb et du Proche et Moyen-Orient, à l'égard des Juifs, mais au point que même l'Église catholique a changé radicalement sa doctrine vis-à-vis des Juifs, avec Vatican II. Vous parlez d'assassinat, comme si les populations juives où qu'elles soient avaient toujours le couteau sous la gorge, alors qu'en ce moment-même l'armée israélienne assassine des femmes et des enfants dans la bande de Gaza, comme s'il s'agissait d'une véritable vermine à éradiquer, dans le silence assourdissant des médias français.

On me répond : « À un certain point, je ne peux être sensible au sort de personnes qui veulent être des victimes dont le plus grand espoir est le "martyr" (car c'est aussi l'injonction de leur divinité). Finalement, ces populations coranisées ne font que vivre ce qu'ils croient et c'est leur rendre service que de répondre à leur souhait pulsionnel. Un peu de cohérence tout de même. Ce n'est que de la fabrique d'un déterminisme mortifère (en dernière analyse).

(oui , c'est cruel, je sais) »

Intéressant comme point de vue, que je ne partage pas, et qui sera donc la conclusion.

vendredi 16 février 2024

La panthéonisation des époux Badinter participe-t-elle d'un phénomène religieux davantage que républicain ?



Oui R. Badinter dont on oublie souvent de dire que derrière tout « grand homme » se cache une femme plus grande encore ! Elisabeth Badinter (Publicis).

Fortune : 1,39 milliard d'euros. Evolution 2023/2022 : +39%. La philosophe héritière du fondateur de Publicis (dont elle est actionnaire) profite d'une nette remontée de l'action de ce groupe publicitaire, dopée par ses belles performances. Certes, difficile de donner des leçons de morale au reste de l'humanité sur la liberté, l'égalité, la laïcité quand soi-même on ne partage aucune des préoccupations quotidiennes des Français ordinaires, leurs difficultés matérielles mais aussi leur décence commune. Le fric tue aussi, et il ne ruisselle pas du tout malgré la propagande qui ose prétendre le contraire, mais suinte généralement le mépris et l'arrogance, on peut très difficilement y échapper. Effectivement l’homme politique Badinter, garde des Sceaux, président du Conseil constitutionnel, sénateur, passa son existence à défendre les intérêts de la grande bourgeoisie à laquelle il appartenait. Se plaçant systématiquement du côté de sa classe, il s’opposera toujours aux mesures sociales et politiques venues de la gauche. Parmi les exemples de son aversion pour les couches populaires pensons à ses prises de position au moment de la crise des gilets jaunes. Et à son aveu d'avoir fait du Conseil constitutionnel, un bouclier contre l'expression souveraine du parlement.

De telles sommes astronomiques sont tout simplement indécentes, surtout lorsque l'on s'est donné pour vocation d'être supérieur aux autres sur le plan éthique : « regarde la poutre dans ton œil avant de voir la paille dans celui de ton voisin ». Marx nous a appris que le capital accumulé était toujours le fruit d'une exploitation de l'homme par l'homme. Les Badinter sont donc coupables a priori - la famille d'Élisabeth s'étant enrichie sur le dos de travailleurs, en exploitant leur force de travail pour en tirer une plus value, qui parfois en sont morts prématurément -, bien davantage que le commun des mortels (tout homme est coupable, c'est la condition humaine) à qui ils ont eu le culot, par-dessus le marché, de ne cesser de donner des leçons tout au long de leur vie.

La moindre des dignités quand on est milliardaire, que l'on a donc commis une faute morale vis-à-vis du reste de la communauté que l'on a volé (puisque « la propriété c'est le vol »), est de fermer sa gueule, de faire profil bas, éventuellement de profiter de sa fortune en jouisseur, à la limite c'est moins hypocrite et indécent. Aucune pudeur morale chez les Badinter. Bientôt on va presque devoir les plaindre d'avoir été des milliardaires, à quoi s'ajoute la culpabilité d'origine toute chrétienne, mais aussi laïque (via l'enseignement de la Shoah), vis-à-vis de leur confession religieuse : « pauvre petite fille riche ! »

On me dit : « quelle faute morale a-t-elle commise ? » C'est parfaitement expliqué il me semble : sa famille est coupable d'avoir exploité la force de travail de milliers de travailleurs pour en tirer une plus value colossale dont elle a hérité. On ne sait pas combien de victimes innocentes cela a occasionné, mais certainement un grand nombre comme dans toute forme d'esclavage, je veux parler de l'esclavage salarié des prolétaires, n'étant « riches » que de leur progéniture. De toute façon comme l'a très bien montré Marx le capitalisme est par essence criminel, toutes les atrocités des XIXème et XXème siècles en sont le fruit (y compris le communisme et le nazisme qu'il faut comprendre comme des phénomènes de réaction, des épiphénomènes du capitalisme), le fruit de la concupiscence et du péché. Mais n'importe comment c'est aujourd'hui la mode des « philosophes » millionnaires voire milliardaires, des « oligarques de la pensée », et tous les réseaux d'influence que cela sous-entend (c'est loin d'être anodin et c'est même nocif, en ce que cela fausse, voire ruine, le processus démocratique impliquant un minimum d'égalité entre les citoyens), cela en dit long sur la corruption de notre époque.

Je sais bien qu'elle et son mari constituent des icônes intouchables, voire « sacrées », de la République, en voie de panthéonisation, en raison de l'abolition de la peine de mort à laquelle je suis favorable - je veux parler de l'abolition, bien qu'elle ne soit pas respectée par la police lorsqu'il s'agit de terroristes islamistes (sans doute des consignes venant directement du plus haut sommet de l'État). Levinas avait bien raison de considérer la France comme une « terre promise » vue de sa Lituanie natale, considérant qu'un pays, où tout un peuple se déchirait autour de la question de l'innocence ou non, d'un très obscur petit officier juif nommé Alfred Dreyfus, n'aurait su être foncièrement antisémite. Je ne sais pas comment les Juifs se débrouillent pour être les derniers dépositaires de la sacralité dans notre pays, ou plutôt si je le sais très bien : il y a là certainement un phénomène qui touche à la rivalité mimétique et la violence qu'elle engendre, faisant de la victime de cette violence mimétique un tabou, un interdit, religieux voire un Dieu, dont parle René Girard. Ce phénomène religieux a aujourd'hui imprégné l'ensemble du corps politique, ce qui n'était pas encore le cas à l'époque de De Gaulle.

On me dit : « Mais enfin, quelle faute directe ont commise Robert ou Elisabeth Badinter ? Vous voudriez que les gens riches fassent comme saint François (il y a quelque chose de religieux archaïque dans vos propos), distribuent leurs biens aux pauvres (qui ne sauraient pas quoi en faire, rappelez-vous la fable du Savetier et du Financier) et partent nus sur les routes ? » Ah, ah, ah 🤣🤣🤣 ! Quel tableau ! Mais oui c'est un peu ça, c'est en cela que l'on peut distinguer l'éthique juive fondée sur la richesse matérielle et le désir, de la morale chrétienne basée sur le dénuement et le libre-arbitre.

Régis de Castelneau est excellent, c'est Élisabeth Lévy qui fait preuve de partialité et de sa mauvaise foi permanente pour promouvoir sa communauté, comme d'habitude. Il n'est pas sûr du tout que l'on puisse qualifier les attentats du 7 octobre de « terroristes ». Il y a eu des actes de barbarie indéniables, des crimes de guerre, mais le Hamas dans le temps long se caractérise comme étant un mouvement de résistance à l'oppression de l'État hébreu, qui elle aussi est indéniable. Comme d'habitude la France a pris parti pour « son camp », le camp du Bien. Quelle explication en donner ? Voilà tout est là, on a fait de la communauté juive dans notre pays la vache sacrée absolument intouchable, à qui tout est dû, parce qu'elle revêt le caractère sacré de la « victime ». Or les Juifs aujourd'hui sont considéré comme les dépositaires de la Shoah mais où sont ses victimes ? On confond les vivants avec les morts ! De plus la Shoah est un leg donné à l'humanité toute entière qui en porte la responsabilité universelle, sans que des avantages sonnants et trébuchants puissent être accordés à des « héritiers » plus légitimes que d'autres (cf. Norman Finkelstein qui parle du business de la Shoah dans L'industrie de l'holocauste), et on ne peut pas assimiler de près ou de loin ce qui s'est passé le 7 octobre avec la Shoah, cela n'a rien à voir. Or Macron a présidé une cérémonie quasiment « religieuse » pour rendre hommage aux victimes franco-israéliennes du 7 octobre, tout à fait dans la lignée des hommages, avec le ton solennel et quasi sacré, rendu régulièrement aux victimes de la Shoah.

Autrefois on traitait certaines personnes de « sales juifs » pour les dénigrer. Le monde a tellement changé avec la Shoah et la sacralisation de la victime, qui est un processus anthropologique tout à fait logique que je comprends, que désormais on traque plutôt toute suspicion d'antisémitisme afin de le pénaliser à l'aide de la justice. En gros la peur a changé de camp. Pratiquement tout le monde aujourd'hui a intériorisé cette faute morale vis-à-vis des Juifs, qui remonte d'ailleurs aux origines du christianisme et à l'enseignement du mépris véhiculé avec une notion comme celle de « peuple déicide » - et aujourd'hui ce sont des Palestiniens innocents qui paient pour cette faute européenne. Je n'ai pas dit que tous les Juifs étaient riches, loin de là, mais c'est un idéal à atteindre pour être « sauvé » (ici et maintenant et non dans un au-delà hypothétique), comme chez les calvinistes (plutôt dans l'au-delà), alors que chez les catholiques, ou leurs descendants déchristiannisés qui ont conservé certaines pratiques, la richesse matérielle est suspecte, voire honteuse, au point qu'il faut la cacher.

On me dit : « en traitant les juifs de "déicides", l'Église catholique a erré gravement pendant des siècles en oubliant que Jésus était juif ! » C'est intéressant ce que vous dites, il pourrait bien se passer la même chose pour la Shoah, qui est peut-être un évènement de même ampleur que la naissance du christianisme.

Non je ne suis aucunement jaloux. Il y a quelque chose de très intéressant avec la Shoah qui prend forme peu à peu (loin de s'atténuer le scandale s'amplifie avec le temps), et sera peut-être de l'ampleur de la naissance du christianisme. Il s'agit d'un phénomène religieux, voire de la naissance d'une nouvelle religion, fascinant à observer. La rivalité mimétique d'Hitler avec les Juifs sur la question du peuple élu (il ne pouvait y en avoir deux), a donné lieu à un clivage entre ceux dignes de participer à l'humanité et les autres qu'il fallait éliminer, se soldant par une extrême violence exterminatrice dont les Juifs ont été les premières victimes. Dans ce processus les victimes ont été après-coup sacralisées, étant donné la haute dose de culpabilité, d'émotivité culpabilisatrice paroxystique qui ne cesse d'ailleurs de croître, que leur mort a suscitées dans l'ensemble de la communauté occidentale (on comprend mieux la réticence des musulmans à l'« enseignement » de la Shoah, car ils sentent par instinct qu'il s'agit bien d'un phénomène religieux qui ne concerne en rien leur propre religion). Dans les religions primitives, on a fait de la victime un dieu, quand cette victime appartenait de plein droit à la communauté qui l'a mise à mort (souvent un père abusif qui veillait jalousement sur son monopole sexuel au détriment de ses fils). Dans le cas paroxystique de la Shoah, on pourrait faire de la Victime (la somme de toutes les victimes, les 6 millions de morts), un Dieu, un nouveau Dieu. Je ne sais absolument pas la forme que cela prendra, mais en tout cas tous les phénomènes qui se rapportent à la Shoah sont dorénavant de l'ordre du religieux bien plus que de la raison.

En attendant Netanyahu bombarde Gaza, les colons « nettoient » la Cisjordanie, au nom du « plus jamais ça » (la bête immonde c'est-à-dire la barbarie nazie, alors que les nazis ont été vaincus il y a presque 80 ans, et que l'on feint de croire que c'était juste hier !), tous en lutte contre ce que l'opinion publique occidentale assimile à des « nazislamistes », à peine des humains, des « animaux » qui ont juste l'apparence des humains. Et l'opinion publique gobe, alors que selon toute vraisemblance, le Hamas avait surtout l'intention de faire des otages, ses militants n'ont jamais fait cuire des bébés dans des fours. La moitié des victimes Israéliennes du 7 octobre sur les 1200 environ dont à peu près 800 civils, l'auraient été du fait de leur propre armée, Tsahal, l'armée la plus « morale » (sic) du monde ! Par exemple il y a eu plus de 1600 morts du côté du Hamas lors de l'opération. Est-ce que réellement des Israéliens sans défense auraient pu faire autant de morts parmi leurs agresseurs sans l'aide de Tsahal ? Ce qui prouve bien que l'armée israélienne est intervenue le jour même de l'attaque, contrairement à ce qui a été dit, a riposté, occasionnant de nombreuses victimes civiles israéliennes innocentes dans les échanges de tirs avec le Hamas. D'autres éléments le prouvent, comme la façon, dans les rares images que l'on a vues, dont les voitures étaient disposées sur les chaussées : sur les bas côtés et non au milieu, comme si des hélicoptères avaient canardé la route et provoqué cette étrange disposition des véhicules ; je ne vois à vrai dire pas d'autres explications. On sait aussi que ce qui embête le plus l'État hébreu est la question des otages, on dit même que Tsahal a longtemps eu pour consigne de les éliminer, selon la directive Hannibal, plutôt que de les laisser aux mains de leurs ravisseurs, car ça pouvait en faire ensuite une monnaie d'échange bien embarrassante à gérer.

C'est une hypothèse très crédible de ce qu'il s'est réellement passé le 7 octobre, plutôt que ce qu'essaie de nous faire croire notre gouvernement, n'étant plus désormais qu'un porte parole de la classe dominante et dans une moindre mesure des agents dominés de la domination versus le reste de la population, dont la fonction est de fabriquer le consentement de cette dernière à l'acceptation de la politique belliciste de l'État hébreu à Gaza et en Cisjordanie.