lundi 14 novembre 2016

Les "idiots utiles" de l'oligarchie



C'est vrai Philippe, hormis l'Europe atlantiste idéologiquement depuis 1945, et les Etats-Unis je ne connais pas grand chose... C'est à cette jeunesse là, des années 60, paradigme du monde où nous vivons, existentiellement, mes camarades et moi, à laquelle je fais constamment référence lorsque je parle de la génération du "baby boom", par rapport à laquelle je m'inscris en faux ; alors que la plupart de mes camarades font le choix de s'inscrire dans la continuité des valeurs de leurs parents, sans réaliser qu'il en sont les "idiots utiles", et que ces valeurs non seulement desservent leurs intérêts, mais probablement encore plus celui de leurs enfants. Dans quel monde allons nous vivre si nous continuons dans le déni de la volonté populaire, et la course folle au profit pour les rares élus de la mondialisation ? Par ailleurs, je le reconnais humblement, je n'ai pas votre culture politique, je l'avoue... j'ai quelques notions philosophiques et en littérature que l'idéologie de l'apprentissage scolaire de mon époque, c'est-à-dire l'idéologie de la chasses aux "petits-bourgeois", et qui visiblement est encore bien pire aujourd'hui, avec la destruction délibérée de l'apprentissage de la culture en France, c'est-à-dire de ce qui fait lien entre les Français, pour permettre entre autre de faire une place aux nouveaux arrivés, les migrants, naguère immigrés, aujourd'hui réfugiés, mais pas seulement... qui d'emblée ne partagent pas notre culture, et pis encore, dont on demande aux Français de longue date d'abandonner leur héritage pour s'adapter à eux... j'ai quelques notions philosophiques et en littérature donc, que idéologie de la chasse aux "petits bourgeois" a bien voulu m'octroyer, mais c'est dérisoire je le concède. Vous avez la chance intellectuelle Philippe d'avoir échappé à ce désastre pédagogique de par votre génération, et je me demande comment vous pouvez arriver encore à communiquer avec la jeunesse de notre époque, délibérément décérébré par l'oligarchie, et fière de l'être pour ce qui la concerne. Personnellement je suis en train de ma fâcher avec mes anciens amis, devant l'indigence de leur réflexion sur l'état du monde, je veux dire notre "petit" monde sous protectorat américain. Je sais que cela peut sembler monomaniaque chez moi, cette fixation sur la génération du "baby boom" et mai 68, ou encore tous les mouvements de la  jeunesse de cette époque aux Etats-Unis, et dans leur protectorat européen. C'est une vraie monomanie chez moi, contrairement à Emmanuel Mousset qui feint seulement (je le pense au fond), d'avoir une monomanie vis-à-vis de Macron. Emmanuel Mousset joue un rôle, avec une fausse idole, qui lui sert de masque, mais dans quel but ? Je ne le sais pas encore... Enfin si j'ai ma petite idée, je pense qu'Emmanuel utilise Macron pour identifier ses adversaires, et pour tel Zorro (son modèle existentiel au fond), mieux les confondre quand le temps sera venu, vous et moi, Philippe servons d'"idiots utiles" à cette chasse, d'agents excitants de la fureur populaire. Il s'agira de calmer cette fureur populaire et de la remettre dans les bons rails de la servitude volontaire, quand le temps sera venu.
Le problème est que l'état d'esprit du "peuple" recèle un fond de naïveté. Alors que dès que l'on monte un peu dans la hiérarchie sociale, les éléments humains ont bien plus profité de la vie, niveau argent, sexe et estime de soi notamment, et que ces éléments humains savent très bien comment fonctionne chez tout le monde, la machinerie humaine, toujours de la même façon pour tous.
Ce qui occasionne chez eux un grand regard cynique sur l'existence et désabusé, là où le peuple joue toujours le rôle de puceau de l'existence et de ses plaisirs. Les élites constituées savent très bien que si une nouvelle élite se formait, elle serait au fond aussi "corrompue" existentiellement avec l'exercice du pouvoir, ils savent aussi le danger que pourrait constituer une rupture avec l'ancienne élite, et ils brandissent l'épouvantail du FN et de l'extrême-droite avec en ligne de fond l'image paradigmatique d'Auschwitz, qui sert de tabou à ne pas franchir, en utilisant les mêmes mots pour désigner le FN, que les mots qui furent utilisés à l'encontre du nazisme : ce qu'on appelle le point Godwin, qui est souvent atteint lorsque l'on évoque le FN. Ils savent en outre très bien, car la vie les a déniaisé plus que le "peuple", qu'il n'y a qu'une seule nature humaine. Le "peuple" les admire, les envie, et finit par voir en eux, des membres d'une autre nature qu'eux, et fantasme au fond l'existence de plusieurs natures humaines différentes.
Au final la notion d'aristocratie est peut-être plus une invention du "peuple", une création du ressentiment au fond, que de l'aristocratie elle-même qui se vit comme une classe épanouie et non envieuse. Le peuple se laisse impressionner par la mise en scène de leur exercice du pouvoir, qui repose toujours sur les mêmes rouages : sexe, argent et estime de soi. C'est évidemment rageant de ne pas en être...
Vous avez raison Philippe, sur cette terre, avec la raréfaction des ressources naturelles et du travail, ce sera toujours une élite, certainement de plus en plus réduite qui profitera des bienfaits de la vie, quand la masse sera soumise à la servitude volontaire, on n'y peut rien, c'est comme ça. Ceux chez qui de "faux scrupules" ont empêché d'accéder à des positions dominantes, n'ont qu'à s'en prendre qu'à eux-mêmes ! Emmanuel est un veilleur de cet ordre établi, veillant à ce que ne se reproduisent pas de ruptures brutales, susceptibles de conduire finalement toujours à des génocides, qui sont dans l'Histoire de plus en plus meurtriers. Si Emmanuel est un veilleur, mais qu'il ne profite pas de tous les plaisirs qui sont liés à l'exercice du pouvoir, alors on peut vraiment qualifier Emmanuel, d'"idiot utile" de cette caste.

dimanche 13 novembre 2016

Trump, vote populiste ou populaire ?


Quand un vote comme aux Etats-Unis remporte plus de 50% des suffrages (ne pinaillons pas sur les 200 000 électeurs de plus pour Clinton), par respect pour la démocratie que constitue ce pays, on n'a pas le droit de continuer à le qualifier de "populiste"... mais on se doit de le qualifier de "populaire", sinon c'est que l'on est mauvais joueur. Et visiblement Emmanuel, tu es mauvais joueur, tu es mauvais perdant... Trump a tout gagné, il a gagné dans le pays le plus puissant du monde, le pays qui quand il a un rhume... les autres éternuent, et je subodore que ton poulain Macron ne gagnera jamais rien, rien de rien, et comparer Macron et Trump c'est comparer ce qui n'est pas comparable : un éléphant avec un microbe. Même en France Macron est fini politiquement, car il n'est plus dans "l'air du temps". Pendant 40 ans, les démocraties occidentales se sont contentées de faire du misérabilisme, et les yeux doux en direction des plus pauvres, sans jamais régler le problème de la pauvreté d'ailleurs, malgré tous les "bons sentiments" exprimés par nos élites... en mots : "faites ce que je dis mais pas ce que je fais", et elles n'ont cessé de culpabiliser les classes moyennes du peu qu'elles avaient. Alors que c'est aux classes moyennes de prendre l'initiative sans qu'on lui dicte, de tendre la main vers les plus pauvres, et non pas les élites qui jouent à monter les pauvres contre les classes moyennes ( ce que fait aussi constamment Emmanuel Mousset), tout simplement pour les faire disparaître : trop râleuses, trop revendicatrices, trop dangereuses pour ses intérêts, il vaut mieux pour les élites avoir une population manipulable, parce que non éduquée et pauvre... qu'un peuple composé essentiellement d'une classe moyenne éduquée. Le défaut de notre classe moyenne en France c'est qu'elle est trop paresseuse, c'est qu'elle n'a pas le courage de défendre ses intérêts, c'est qu'elle ne voit pas que l'accueil des réfugiés et les salaires extravagants des grands patrons participent du même système néolibéral. "Nivelons tout vers le bas", tel est le mot d'ordre de l'oligarchie néolibérale. C'est aux classes moyennes de donner un dynamique et un coup de fouet à la société... Avec le vote Trump elles ont pour commencer, donné un bon coup de pied au cul à l'oligarchie, qui ne cesse pas de la manipuler depuis 40 ans : mais c'est seulement un premier pas salutaire, et il reste encore beaucoup de marches à gravir, pour se débarrasser de l'oligarchie. C'est-à-dire non pas s'en prendre physiquement à elle, mais la faire redescendre sur terre, lui faire mesurer le sens des réalités qu'elle a perdu en 40 ans d'excès, et d'enrichissement atteignant désormais des sommets astronomiques et inadmissibles, comme les milliards de la Silicon Valley, du GAFA, où les fonctionnaire lambdas doivent dormir dans leurs voitures car il ne peuvent pas se loger avec leurs salaires. Est-ce ce type de société que nous voulons en Europe ? Les Américains dans leur pays ont dit NON ! Le peuple américain a réagi dans le bon sens et c'est faire preuve de malhonnêteté intellectuelle que de continuer à qualifier son vote de "populiste", c'est lui faire injure, c'est faire injure à la souveraineté populaire... Emmanuel je me demande même si dans ta compromission idéologique profonde avec les intérêts de l'oligarchie, tu es encore un démocrate comme tu le prétends ?

"il est des exclus assistés/clients jouant les idiots utiles des dominants" : dites-moi Philippe, vous parlez de notre ami philosophe, là ?

samedi 12 novembre 2016

La fracture générationnelle entre les "baby boomers" et leurs enfants


Non Emmanuel, ma démonstration est tout simplement sociologique, tu as fait tiennes les "valeurs" des "baby boomers", parce que tu as été baigné dedans. Tu es à l'extrême queue des "baby boomers", mais tu es un "baby boomer" au niveau sociologique. Je te conseille de visionner le dernier volet de Star Wars, le réveil de la force, c'est très bien expliqué ce conflit entre les "baby boomers" et leurs enfants.
Je fais effectivement de la psychologie parfois, mais je ne mélange plus avec la politique... enfin j'essaie comme je peux, puisque les valeurs dominantes de la société sont désormais psychologisantes et féminines... je suis conforme à mon époque, et ça, ça te fait toujours plaisir de le relever chez les autres... mais là je fais encore de la psychologie.
Mais de toute façon, comme si toute pensée ne prenait pas sa source dans l'idiosyncrasie... Je te plains si tu n'as aucune idiosyncrasie, si tu es un individu purement impersonnel ! Tu n'arrives pas à saisir toute la portée spirituelle de la fracture générationnelle entre les "baby boomers" et leurs enfants, c'est aussi la limite de ta pensée, et qui t'empêche de saisir les vrais enjeux de civilisation, qui se jouent aujourd'hui.
Mais je n'oublie pas cette vérité profonde, je suis fragile, parce que je ne suis pas un "baby boomers", mais un enfant de "baby boomer", et que le sentiment de puissance que je pourrais ressentir, parfois, et notamment en ce moment, ne sera toujours que provisoire, alors je ne ferai jamais trop le fier...Ce monde a été fait par et pour les "baby boomers", et à leur suite les opportunistes parmi ma génération qui ont choisi d'embrasser leurs valeurs, sans en être réellement, d'un point de vue existentiel. Opportuniste que tu n'es pas puisque tu es sociologiquement un "baby boomer" CQFD, donc tu seras toujours existentiellement invulnérable spirituellement jusqu'à la fin... rien ne pourra entamer ta foi, mais "après toi, le déluge"!
Oui existentiellement je suis un personnage pathétique et absurde, comme le personnage du méchant dans le dernier Star Wars, un enfant de "baby boomer"(tout enfant de "baby boomer, au fond est pathétique et absurde), et quand nous étions étudiants, cela te faisait bien rire. Mais visiblement, plus maintenant, tu te prends peut-être trop au sérieux Emmanuel, au fond je pense que le jeu n'en vaut pas la chandelle, de se prendre autant au sérieux : là tu as perdu l'esprit de dérision, propre à ta génération...

Pour conclure, je sais exactement ce que tu va me répondre sur l'humour ou l'esprit de dérision : c'est quelque chose d'aujourd'hui de répandu dans les mœurs, et que tu n'aimes pas parce que cela traduit une certaine forme d'impuissance de la pensée... Une forme d'esprit de dérision absurde et pas aussi abouti que celui de leurs aînés, fut la réponse dérisoire des enfants de " baby boomers", à leurs parents, qui finalement ne les reconnurent jamais, en leur préférant in fine, les fruits issus du multiculturalisme... D'où la revanche aujourd'hui des "petits blancs" du Midwest...

La cause du mal absolu dans toute l'histoire de l'humanité


On te voit venir, ce que tu préconises au fond, c'est une société à l’israélienne. Seulement voilà, la société française est beaucoup plus fragmentée, plurielle, traversée par des clivages bien trop profonds, pour avoir la capacité de "faire corps" comme la population israélienne, qui elle est unie, peu hétérogène d'un point de vue ethnique et religieux. C'est un peuple armé et soudé, qui se définit spirituellement par une identité cimentée essentiellement, mais pas seulement, par le souvenir d'une altérité malveillante désirant sa mort... identité renforcée, mais qui existait déjà, issue de l'épisode très douloureux de la Shoah, ce dernier qui aura eu au moins cette "vertu", de permettre à une société et un peuple de "faire corps" (si l'on peut parler de "vertu", quand il s'agit des conséquence d'un tel crime sans précédent, et puisque aucun cynisme - qui pourrait être illustré par un certain esprit de récupération... mais dont ne se privent pas certains, cyniquement... ce que dénoncent d'autres par le terme de "Shoah business", encore cyniquement - ni esprit de relativité propre à la science, n'est permis lorsqu'on parle de la Shoah, qui est le paradigme spirituel à partir duquel la modernité post-1945, a défini les valeurs du bien et du mal).
On se construit et l'on s'unit toujours contre un ennemi commun. L'ennemi en France est multiforme, l'ennemi n'est pas seulement le djihadiste, mais aussi le Français de souche toujours suspect de dérives identitaires et xénophobe. comme si l'ennemi en France pouvait aussi être le résidu de cette altérité malveillante, à partir de laquelle les juifs modernes, ont eu la nécessité, l'obligation, si ils voulaient survivre... de faire corps contre. Seuls les fruits du multiculturalisme font consensus en France, et on leur attribue toutes les vertus pour sauver la France de ses penchants xénophobes, illustrés par l'épisode pétainiste. La France ne se fait plus confiance, elle est dans l'auto flagellation permanente. Un parti comme le FN, se propose comme ambition de lui redonner sa confiance, mais évidemment on ne lui accorde aucun crédit, sans doute à juste titre, car on lui reproche ses penchants xénophobes structurels... et puisqu'en même temps, il est la représentation sur la scène politique d'une colère populaire, dont le malaise est précisément essentiellement d'origine identitaire... à l'instar d'ailleurs de ce qui s'est passé aux Etats-Unis avec l'élection de Donald Trump... fruit d'une colère d'origine identitaire, de la part de ce qu'on appelle déjà les "petits blancs", qui se vivent comme les laissés-pour-compte de la mondialisation et du multiculturalisme heureux. 
Que cela nous serve de leçon ! En retiendrons nous ses éléments positifs, tel le rejet du néolibéralisme et de la mondialisation, ou ses aspects négatifs, comme le rejet xénophobe des minorités ethniques ? Sachant cependant, que tout est lié et qu'on ne peut pas séparé les problèmes, qui ont au fond une origine commune. Un phénomène aussi massif que l'exode des migrants et des réfugiés vers les pays riches, est aussi une conséquence du néolibéralisme cosmopolite et de la mondialisation, on pourrait dire : en est un effet pervers non maîtrisable, dont les éléments anthropologiques les plus faibles sociologiquement et économiquement (les gens les plus fragiles), ceux qui se sentent le plus menacés pour leurs emplois et leur sécurité (réflexe sécuritaire dénoncé par Emmanuel Mousset dans un billet que j'ai commenté), réagissent par un rejet de l'immigration massive, alors même que la doxa dominante les culpabilise d'un tel choix... seulement voilà, la société américaine a pris une décision, et désormais elle est irrévocable !
Si l'on veut trouver la matrice spirituelle d'un tel monde et de sa doxa officielle, qui définit les valeurs du bien et du mal, il faut aller chercher du côté de la Shoah, mais les juifs ne sont en rien responsables, le responsable en définitive de la Shoah, c'est Hitler. C'est donc Hitler qui est responsable, par un raccourci qui peut sembler extravagant, mais qui se fie à un instinct de généalogiste s'inspirant d'une démarche nietzschéenne... de phénomènes tels que la politique géostratégique des pays occidentaux au Moyen-Orient. Mais Hitler lui-même n'était pas responsable, c'était un enfant maltraité par son père, et il s'est identifié ensuite à l'agresseur dans sa façon d'envisager les rapports géostratégiques entre les pays. C'est donc le père d'Adolf, Alois Hitler le responsable du monde où nous vivons. Du plus particulier (la situation existentielle de l'enfant Adolf Hitler), nous sommes arrivés au plus général (le monde où nous vivons), je ne suis pas en plein délire, rassurez-vous. Mieux encore... ou pire, le père du père d'Hitler, le grand-père d'Hitler, était peut-être juif... c'est une hypothèse très crédible avancé par la psychanalyste Alice Miller, et le père d'Hitler vécu cela comme une humiliation, dans l'Autriche corseté de la fin du XIXème siècle. C'est donc l'humiliation ressenti d'avoir un juif dans sa famille, dans une société globalement antisémite, qui entraîna les atrocités que l'on sait et in fine le monde où nous vivons, qui en découle : nous vivons effectivement dans une époque que l'on peut qualifier de paradigme post-hitlérien. Certains parmi les lecteurs de ce blog vont penser que je suis en plein délire, je ne le pense pas, je m'appuie sur les travaux réputés d'une grande psychanalyste juive américaine d'origine d'Europe de l'Est, pour étayer mes propos... Mais passons sur ces considérations qui nous éloignent de notre sujet... Et Emmanuel va me dire qu'une fois de plus, je psychologise à outrance, pour le coup, sur cet aspect là, je lui donne entièrement raison, à ce niveau là, on pourrait même parler d'une "Kolossale" psychologisation, mais j'ai voulu m'approcher de l'origine de l'origine (de l'origine... de l'origine que constitue la Shoah), un psy dirait de la "scène primitive"... Voilà peut-être la cause du mal absolu dans toute l'histoire de l'humanité, mais l'histoire de l'humanité est très courte : un grand-père juif, peut-être fantasmé dans la famille d'Hitler, et qui n'était pas le bienvenu... Cependant c'est probablement dans cette matrice originaire qu'il faut aussi aller chercher la surexposition des juifs dans les médias français, car ils sont les premiers concernés. Il ne s'agit pas de dénoncer ni de stigmatiser une telle surexposition, à l'instar d'un Dieudonné, ou d'un Soral, des cerveaux au fond pas si "malades" que ça, car ils ont quand même une intuition, qui ne vient pas de nulle part... les poussant à chercher la cause de ce qui est selon eux, le mal, mais dans la mauvaise direction selon moi... et qui réagissent finalement de façon trop émotive et brutale... mais de la comprendre, et même de la justifier et légitimer cette surexposition, car il s'agit de la concrétisation d'une soif de réparation et de justice, au fond. C'est aussi pour cette raison, la matrice originaire... que j'ai une fille juive, choix non conscient et non délibéré de ma part, non par mode je l'espère, mais pris par le flot de l'histoire... et que je partage dans ma chair, le destin de notre époque... J'espère être tout sauf un opportuniste cynique.
Pour conclure et revenir à notre sujet : ce que tu préconises au fond c'est une forme de patriotisme inspiré du modèle israélien, et ce qui est important là-dedans c'est le mot "patriotisme". Mais tu joues un jeu dangereux, sur le fil du rasoir, quelle sera la limite à ne pas dépasser pour que la société française ne tombe pas du patriotisme spirituel, c'est-à-dire la capacité de "faire corps", au nationalisme xénophobe, se définissant contre l'altérité que représente l'étranger ?

vendredi 11 novembre 2016

Pourquoi l'élection de Trump peut être une chance ?

Le plus grand apport que les communistes ont apporté à la société française durant les trente glorieuses, est l'idée de solidarité. Le citoyen lambda, aujourd'hui, dans le pays France, se comporte comme une petite machine autonome sans aucune des valeurs transcendantes, découlant in fine... de la religion (solidarité, entraide), que le communisme avait pu recycler à sa sauce, et apporter à l'ensemble de la société. Pendant les trente glorieuses, la religion catholique d'un côté, et le communisme de l'autre (communisme qui ressemblait alors à s'y méprendre à un nouveau genre de religion messianique), structuraient la société française, et leur antagonisme idéologique, était au fond porteur de valeurs. Aujourd'hui l'individu en est réduit à être une petite machine autonome, dont les valeurs sont ultra libérales, donc se réduisent à la recherche individuelle du sexe de l'argent de l'estime de soi, sans aucun souci pour le reste de la société, ce qui explique qu'un phénomène tel que l'exclusion sociale (par le chômage, notamment, mais pas seulement), ait explosé depuis les années 80.
Ce n'est pas seulement une question économique, comme voudraient le faire croire les orthodoxes de la vision économique du monde, et qui voudraient, comme remède réduire la dépense publique : n'est-ce pas pour cette seule question dérisoire que Hollande avait été élu ? Alors qu'il faudrait au contraire établir une sorte de plan d'urgence en faveur des exclus du système, en augmentant cette dépense publique, et notamment en faveur de l'éducation, qui est la question cruciale : mais à condition que l'éducation se réapproprie des valeurs, et ne se contente pas d'être la servante d'un système, où l'on ne raisonne qu'en termes de chiffres en particulier, là où il faudrait penser : solidarité, respect de son prochain, compassion, et non pas guerre de tous contre tous, non pas compétition, non pas valeurs issues de l'ultra libéralisme, en général...
...Or ce n'est pas le cas, l'école est aujourd'hui la gardienne des valeurs ultra libérales, peut-être et même sans doute... malgré elle. Je sais qu'Emmanuel se méfie énormément des grands mouvements de rupture, car ils aboutissent souvent en définitive, à des massacres, voire des génocides, (on se rappelle de Pol Pot, qui voulait "rééduquer" la classe bourgeoise... en la massacrant), lorsqu'on se targue de vouloir "rééduquer" les gens : or les gens ont été éduqué durant 40 ans à une doctrine cynique, nihiliste, qui ne porte aucune valeur positive, si ce n'est des valeurs de prédation. Ce n'est pas du tout une question économique, c'est une question de perte de valeurs généralisée. La question est maintenant... comment faire pour revenir en arrière sans massacres ? L'élection de Trump a des aspects positifs, si l'on est optimiste : les gens ont dit, par cette élection et en connaissance de cause, NON à la mondialisation, NON aux valeurs de prédation et d'égoïsme qui structurent la société, NON aux valeurs de l'ultra libéralisme, qui sous couvert de cosmopolitisme, imposent aux peuples occidentaux, des conséquences dont ils ne veulent pas : en premier lieu l'immigration massive, et les délocalisations industrielles, mais aussi les guerres lointaines au Moyen-Orient pour consolider le nouvel ordre mondial... et autre fléaux contemporains... En espérant que l'élection de Trump ne constitue pas à terme un lavage de cerveau généralisé des populations occidentales, à coup de valeurs axées sur la vulgarité et la pipolisation. Mais je ne le pense pas, les mouvements de réaction populaire, prennent la couleur sociétale de façade, des pays qui les portent, mais au fond ce qu'ils ont à nous dire, ces mouvements, sur l'état de notre société, est bien plus important que la personnalité de ceux qui les représentent (comme la personnalité inquiétante que les médias nous ont présenté de Trump). 
Les peuples veulent avoir la maîtrise de leur destin, et ils ont raison ; quand les élites ne cessent de chercher à le tromper "pour son bien". Espérons que les gens un jour, aient le courage de se le dire à eux-même, et qu'ils n'accordent aucun crédit à ce que nous sommes devenus, tous collectivement, parce que nous avons suivi des bergers, qui nous ont égaré dans de mauvais chemins... 
...Je suis enseignant et je constate que même dans mon métier, parmi la génération des enfants des "baby boomers", les collègues les mieux notés sont ceux qui sont bêtement le mieux "adaptés" (du point de vue d'un darwinisme social), et qui le mieux ont fait leurs, les valeurs de l'ultra libéralisme... qui sont rappelons le, des valeurs négatives, des valeurs de cynisme, dans le sens où elles mettent tout ce qu'il peut y avoir de créatif en l'homme... au service de l'argent, en définitive. 
Pour prendre le cas d'Emmanuel Mousset, c'est un être de spiritualité... mais qui glorifie malgré lui des valeurs de cynisme propres au néolibéralisme, il est le chantre de l'ultra libéralisme porté par Macron, et ainsi il fait le jeu du FN, quand il prétend le combattre, et en est en définitive "l'idiot utile"...
Emmanuel Todd a raison quand il parle de "catholiques zombies", nous sommes tous devenus en France des catholiques Zombies avec une vision partielle de la réalité. Les Français sont encore animés par des valeurs de générosité, mais il n'ont plus une vision de l'ensemble, comme ils sont incapables de faire le lien entre mondialisation et immigration massive, et lorsqu'on leur demande de faire preuve de compassion envers les réfugiés, ils répondent OUI comme un seul homme... et ils continuent à dénigrer les écarts de revenu, et les salaires exorbitants des grands patrons du CAC 40. Mais ils ne voient pas que les salaires exorbitants, et l'accueil des réfugiés participent du même système, on ne peut cautionner l'un et déplorer l'autre. Pendant ce temps les cyniques continuent à s'en mettre plein les poches, et à profiter outrageusement du système.
Un retour du nationalisme, je préfère le mot patriotisme, permettrait peut-être de mettre dans la tête de ces personnes qui viennent en masse en Europe, pour des raison légitimes ou non, qu'il faut qu'ils se battent pour regagner leur dignité dans leur propre pays, alors même que c'est l'idéologie libérale et ses conséquences géo-stratégiques qui ont entraîné la ruine de leurs pays, avec la ruine idéologique de l'idée de nation, entraîné par l'idéologie cosmopolitique du néolibéralisme.

Pour conclure, depuis 30 ans, c'est une politique systématique de destruction des Etats nations qui a été entreprise par les pays occidentaux au Moyen-Orient. Saddam Hussein, Kadhafi, Bachar el-Assad, étaient préférables au chaos actuel et à la résurgence de l'islamisme sur les ruines de ces nations, qui nous renvoie au moyen âge le plus nauséeux. Le plus grand responsable dans l'histoire, c'est bien le tournant néolibéral des années 80, donc la plus grande responsabilité est le comportement mortifère de la génération des "baby boomers", qui par soif de "liberté" et rejet des valeurs traditionnelles, pourtant vectrices de sens, a totalement adhéré en masse à l'idéologie néo libérale. En espérant que l'élection de Trump y mette fin... encore une fois Emmanuel Mousset cautionne cette idéologie cosmopolite sur la forme, mais nihiliste dans le fond... je le déplore.


jeudi 10 novembre 2016

Je ne défends que les valeurs universelles d'un village, contre la réduction de chacun à soi-même coupé de tous les autres, au sein de la mondialisation

Je ne défends que les valeurs d'un village... Je défends un monde commun qui n'existe plus et qui aurait pu être fédéré par des valeurs communes dans l'enfance. Le destin, mon destin, et celui de l'humanité occidentale toute entière a voulu qu'il en soit autrement. On assiste à la fragmentation logique d'un monde. Et je suis tout à fait d'accord avec toi, celui qui risque de naître sera certainement pire, vu le niveau de culture des "nouvelles" élites", à l'image d'un Trump, ignorant et vulgaire. Pendant 40 ans la génération des "boomers" a eu toutes les cartes en main pour construire sinon un monde meilleur, du moins établir une continuité entre les générations. Je suis désolé mais il ne l'ont pas fait, comme l'illustre magistralement Zemmour, dans le "Déclin français".  Au contraire ils ont aggravé la fracture entre les générations, ils ont aggravé les inégalités sociales. L'élite idéologique qui aujourd'hui détient tous les rênes du pouvoir c'est la génération des boomers, dont tu partages les valeurs... comme l'illustre magistralement Houellebecq dans "Soumission", ce sont les boomers qui font office de police morale dans la société, ce sont eux par exemple qui ont décrété que nous devions faire preuve de compassion envers le sort des réfugiés, là où le quidam moyen, ne voit même plus son compatriote SDF mourir dans la rue. Je sais qu'ils ne sont pas les seuls responsables, et que le monde est plus compliqué que ça, et que la tentative populiste, est une tentative de simplification du monde et de la pensée. Mais la stratégie des élites qui nous gouvernent est aussi de toujours dire, comme excuse à ses excès : "c'est plus compliqué que ça", dès que l'on ose émettre la moindre critique.
Mais tout le monde ne peut pas être un intellectuel. "Après moi le déluge", fut le leitmotiv du soixante-huitard moyen, qui ne voulait plus assumer la moindre responsabilité et en même temps rejetait toutes les valeurs traditionnelles, jetant ainsi le bébé avec l'eau du bain : c'est-à-dire sacrifiant la génération de ses enfants, en même temps que rejetant toutes les valeurs traditionnelles qui aurait pu aider la génération de ses enfants à se construire, comme elle-même, la génération des boomers avait pu se construire... grâce aux valeurs traditionnelles. Eh bien le déluge il va effectivement nous tomber sur la tête, boomers, vieux désormais et leurs enfants plus jeunes, désorganisés, non solidaires entre eux, ayant réussi ou non, bobos, individualistes, cyniques malgré eux, cyniques à défaut d'avoir pu partager des valeurs communes dans l'enfance. Les enfants de boomers, ont été, peut-être malgré eux, baigné dans des valeurs de compétition, dans la guerre de tous contre tous... à défaut d'avoir pu partager des valeurs de solidarité, de compassion, propres aux religions, décidément indépassables pour la constitution d'une spiritualité dans la société. 
Spiritualité que tu regrettes tant, qui fait tant défaut dans le monde où nous vivons. Je suis un néo gaulliste de gauche, je ne vote pas pour les partis qui représentent la colère populaire. En espérant qu'un mouvement néogaulliste puisse constituer l'alternative de gauche, au FN. Et toi entre deux maux (élites constituées ou élites en voie de constitution), tu choisis peut-être effectivement le moindre (élites constituées), et tu fais ainsi preuve de conservatisme.


La personnalité de Trump n'a aucune importance, ce qui compte c'est le mouvement de l'histoire

Trump n'est rien, sa personnalité n'a aucune importance, il n'est que l'expression de la colère populaire, qui a trouvé là un support pour s'exprimer. La question est... pourquoi une telle colère ? Et combien de temps encore nos élites arriveront-elles à la juguler ?
Vu l'évolution du monde, il est très peu probable que l'on puisse offrir à la majorité des hommes mécontents, un monde meilleur... Par contre, ça oui, d'un strict point de vue scientifique on s'approche de la "vérité" (personnellement je pense qu'on s'en rapproche, mais qu'on ne l'atteindra jamais), et les élus de la mondialisation, sont certainement plus intelligents que les hommes ne l'ont jamais été par le passé. Certains philosophes se sont même exclamé, "Hourra ! On a enfin remis la vérité la tête à l'endroit...", Oui mais au prix de quel dégâts... ça les élus de la mondialisation ne veulent pas le voir...
Car ce mouvement se fait au détriment des mécontents ou sacrifiés de la mondialisation, cette dernière n'a pas besoin de tant d'humains qui in fine se vivent comme des parasites et polluent la terre, puisqu'ils n'ont plus de valeurs pour se structurer de l'intérieur. Toutes ces valeurs qui servaient à se structurer de l'intérieur comme la religion, comme la République, comme les droits de l'homme même, on découvre qu'elles ne répondent à aucun critère de validité scientifique.
Tout le mouvement de la philosophie occidentale a été en effet, un effort pour définir la notion de vérité, entraînant dans le même mouvement un effet de relativisation absolue des valeurs. Or les valeurs c'est ce qui faisait tenir l'humanité, et les hommes, ce qui les faisait tenir debout, de l'intérieur. Désormais il n'y a plus une humanité, mais des humanités, il n'y a même plus que des individus, réduits à eux-mêmes et coupés de tous les autres, au sein de la mondialisation. On pourrait dire qu'il y a les élus de la mondialisation, ils sont peu nombreux, assez heureux, car leur réussite contient les ingrédients indispensables au bonheur : sexe, argent et estime de soi. Et ce n'est pas l'arrivée de Trump au pouvoir qui changera quoique ce soit. Les valeurs c'est ce qui faisait tenir l'école par exemple, cette dernière est en voie d'effondrement car privée de valeurs.
La dernière chose qui tient le coup et qui explique tout, c'est la psychologie, car elle a totalement démystifié l'illusion, que constituait le système de valeurs, que ce soit la religion ou les valeurs de la République, qui faisait tenir debout l'humanité. Elle a fait de l'homme une machine sans idéal, privé d'illusions, qui pourtant sont nécessaires à la survie psychique d'un individu... une machine donc, et dont le fin mot de l'histoire, et qui en  constitue l'explication ultime est... la sexualité, cette dernière est un peu le carburant de la machine humaine, qui sans ce carburant sombre dans la folie... on le sait désormais, ou alimentée d'un mauvais carburant, trop impur par exemple, dans l'enfance notamment, où l'on sait que tout se joue...
Quel rapport entre une femme du début du XXème siècle et une femme d'aujourd'hui, dans ses vêtements, dans son rapport à la sexualité... absolument aucun ! La sexualité a été totalement déniaisée et on lui a enlevé son caractère romantique... L'explication sexuelle du comportement humain que constitue la psychologie a abouti à une véritable... non pas érotisation... mais pornographisation du rapport au sexe de nos contemporains. Ne nous voilons pas la face, tout le monde sait qu'il suffit d'ouvrir internet pour voir surgir des bites et des chattes, à profusion, au point que c'est au citoyen lambda de se protéger de cette intrusion, en installant des modérateurs sur sa machine, à ses frais bien entendu... Le pire c'est que l'on exalte le docteur Freud alors qu'il nous a apporté la peste... mais ce ne serait pas lui, ce serait un autre ! On n'arrête pas la science, ni le progrès...
Et ce n'est effectivement pas Trump qui changera tout ça. Au moins Trump a-t-il le "mérite" d'apporter une consolation provisoire, juste le temps de consommer sa victoire, à la majorité des mécontents et insatisfaits... Et c'est déjà pas mal, car les élites cyniques bobos multiculturalistes... "sentent mauvais" elles aussi, pas meilleur que l'odeur du peuple : elles sont strictement de la même nature que le peuple d'un point de vue anthropologique, et pourtant elles sont désormais persuadées d'être d'une autre nature que le peuple, ce qui provoque la colère de ce dernier. Les élites sont tout simplement mieux "alimentées" du carburant que constitue le cocktail : sexe argent et estime de soi... les clefs de la réussite. Ce qui distingue les hommes entre eux, c'est la plus ou moins bonne qualité de ce cocktail. Si le cocktail est imbuvable, c'est toute la vie qui le devient.
Ceux qui tentent de s'accrocher aux anciennes valeurs, fonctionnent moins bien ne nous voilons pas la face, et nous accordons instinctivement notre confiance à ceux qui fonctionnent le mieux, c'est comme ça : on a découvert qu'il était plus efficace du point de vue du fonctionnement de considérer l'homme comme une machine, plutôt que comme un sujet porteur d'émotion en rapport avec des valeurs, ces valeurs ne peuvent faire l'objet que d'une croyance collective. Car l'homme est un animal social, il ne peut fonctionner en autonomie avec son système de valeurs, séparé du groupe !
De plus il ne faut pas se faire d'illusions, le mouvement de l'histoire qui a pris racine aux Etats Unis avec l'élection de Trump,  nous touchera nous aussi en Europe, et d'un point de vue politique ouvre un boulevard idéologique, en France, à Marine Le Pen. Il est logique que l'Allemagne soit le pays qui réagisse le plus mal à l'élection de Trump, avec le souvenir du passé nauséeux que l'on sait.
Il y a des vérités, comme le fonctionnement de la psyché humaine qui n'auraient jamais dû être révélées, maintenant que c'est fait l'homme a encore une fois perdu un peu plus son innocence, jusqu'à être réduit à l'état de machine... ce qui constituera si l'on est optimiste le stade ultime de l'humanité, en vue de l'avènement d'une intelligence artificielle, IA, qui pourra se passer de l'humanité, cette dernière retournera alors dans les limbes de l'inconscience et du néant, qu'elle n'aurait dû quitter... Et si l'on est pessimiste, la fin du monde.

Pour conclure, Emmanuel Mousset se battra jusqu'au bout les armes à la main, pour défendre sa caste, qui l'a fait être ce qu'il est, et aussi parce qu'il a su faire preuve d'opportunisme... Et je le répète sa caste n'est pas d'une autre nature que le peuple, contrairement à ce qu'elle voudrait lui faire croire pour asseoir sa domination idéologique et surtout financière.

mercredi 9 novembre 2016

La chute inexorable de Macron et ce qu'il représente : l'entre soi des élites bobos-chics, libérales libertaires multiculturalistes

En tout cas Macron et ce qu'il représente, qui est une tentative de redonner un souffle "de gauche" à l'ultra libéralisme en France (donc in fine à des valeurs de droite), tentative... le "souffle de gauche" en moins... qui date de l'aire Thatcher et Reagan, et est totalement dépassée et obsolète, désormais vouée à l'échec, définitivement ! Alors que Trump s'annonce comme une tentative de redonner un souffle "de droite" à des valeurs de gauche patriotiques et anti-oligarchiques... dans les mots du moins... Macron donc politiquement est mort...
Par une ruse de l'histoire peut-être que l'élection de Trump, permettra de remettre au premier plan les valeurs (solidarité entre les gens, compassion pour les exclus, fierté de son pays, de sa culture, et surtout remise en place au premier plan des valeurs religieuses, correspondant à la culture de chaque pays...), contre cette valeur d'échange que constitue l'argent, qui noie toutes les autres valeurs.
J'appelle valeurs de gauche, ce qui met l'argent au service du développement humain et de la création de valeurs (donc il ne faut pas rejeter les valeurs religieuses qui sont à la base de l'idée des droits de l'homme), j'appelle valeurs de droite ou cynisme, ce qui met les valeurs et l'homme, au service de l'argent.
Peut-être par une ruse de la raison, Emmanuel Mousset malgré lui, est-il un agent actif ("idiot utile" diront certains), au service des valeurs de droite donc du cynisme de l'argent, bien qu'il se prétende de gauche ?
On ne peut pas continuer Emmanuel dans "l'entre soi" des élites, bobos libérales libertaires multiculturalistes en France... et c'est beaucoup plus qu'un simple problème d'argent, c'est la mise au ban de la société d'un point de vue matériel mais aussi moral, de toute une partie de la population, dans nos sociétés occidentales... Oui il ne s'agit pas de populisme comme se targuent de le dénoncer nos élites, mais bien d'un mouvement populaire, qui prend racine aux Etats Unis, et qui va inexorablement envahir tout le reste des pays développés économiquement. Il ne s'agit plus désormais de résister, comme tu le fais de manière dérisoire... mais de comprendre ce mouvement pour le rendre le plus humain possible, et porteur de valeurs. Abandonne Macron, c'est fini...

L'élection de Trump au service de valeurs de gauche (?)... espérons ! "Divine surprise" que cette élection en tout cas, aurait dit un Maurras, même si je ne partage absolument pas ses idées, entendons-nous...

Trump élu contre toute attente !


Un type "pas très catholique" a été élu... oui, contre toute attente c'est donc Donald Trump qui a été élu aux Etats-Unis, ouvrant ainsi un boulevard idéologique à Marine Le Pen, en vue des élection de 2017...Trump est un personnage inquiétant, mais d'un autre on ne pouvait pas continuer avec une oligarchie complètement déconnectée du peuple...
Oui il a finalement été élu aux Etats-Unis, je ne vois pas ce qui pourra empêcher en France le parti populiste le plus représentatif de parvenir, sinon au pouvoir en 2017, au moins forcément au second tour pour y faire un score bien supérieur à celui de JMLP en 2002. Or pour moi le vote FN est explicable, il est l'expression d'un symptôme, symptôme de la perversion diffuse occasionnée par la vision la plus libérale de la mondialisation, et le calcul égoïste à l'œuvre dans la technique qui est un caractère, donc un destin qui se trame derrière le dos des hommes "en chair et en os", et qui a sa volonté propre, non le bonheur de l'humanité, mais l'amélioration sans fin et exponentielle de ses propres ressources, la technique au service de la technique au fond. ..
Reste à savoir, si ceux qui votent FN sont des esprits pervers ou non , et si le parti FN tout entier n'est pas  n'est pas d'un genre pervers, si le FN derrière sa façade de respectabilité, n'est pas un serpent, qui une fois au pouvoir prônera le racisme et l'intolérance... En tout cas c'est un parti d'une toute autre nature que les partis traditionnels, c'est pour cela qu'ils fascine et séduit (comme le serpent ?); tout comme selon moi Donald Trump malgré sont étiquette républicaine, me paraît d'une toute autre nature que tout ce qui s'est fait jusque là en matière de pouvoir exécutif aux Etats-Unis.
Ce sont certainement des figures dangereuses, mais qui donnent l'impression aux hommes d'avoir encore une maîtrise sur leur destin, alors qu'ils en sont privés de plus en plus selon moi. Puisque la politique économique de la France notamment n'est plus décidée à Paris, mais quelque part entre Bruxelles, Berlin et la City. City elle-même base avancée de Wall Street, sur le sol même européen.
Emmanuel Mousset me disait, qu'il ne savait pas si Trump était pervers ou dangereux... mais qu'il savait seulement qu'il était con...
A propos de "con", on notera l'analogie rigolote "Gump" (Forrest Gump), "Trump". Pour les Américains ces deux figures renvoient à un tempérament optimiste, ce qui compte pour les Américains, c'est qu'il soit capable de changer leur vie, c'est l'efficacité et le pragmatisme... la "stupidité" (n'est stupide que la stupidité d'ailleurs) est considérée comme mineure et secondaire, face à l'optimisme. Ils lui font confiance, on est très loin du tempérament ironiquement lucide et léger des bobos français, où la stupidité est ostracisée, nulle et non avenue, c'est peut-être l'héritage de Molière te dis-je ! Cet état d'esprit ironiquement léger, prévaudra-t-il en 2017 ?

Le philosophe : "Erwan, dans la vie, surtout en politique, j'ai toujours été bon joueur et bon perdant. Aujourd'hui, c'est jour de fête pour toi, de tristesse pour moi. Un des tiens est à la tête du plus puissant pays du monde. Il va peser sur le destin de la planète. Champagne pour toi ! Moi, à 10h30, je fais une conférence à l'IUTA de Saint-Quentin sur "La jalousie". Après, je prends le train pour Cambrai, faire une conférence sur le thème "Que nous dit le silence ?" Bonne journée, Erwan, et encore une fois : félicitations !"

Moi : "Tu exagères un peu, je suis ennemi de l'oligarchie, mais pas si clairement que tu ne le dis partisan de Trump ou de Marine Le Pen. Je ne vois pas le lien entre le néo gaullisme de gauche dont je me réclame et le populisme... Même si le néo gaullisme de gauche représenté par Montebourg prétend combattre l'oligarchie (?), et le cynisme individualiste des bobos contemporains, Montebourg n'est pas un populiste... ça non... Me mettre dans le camp des vainqueurs, c'est un peu rapide... puisque personnellement je prône un renouveau des valeurs catholiques en France, je ne pense pas que ce soit dans le programme de Marine Le Pen... ni dans celui de Montebourg d'ailleurs ! Mais un renouveau de la religion, pourrait constituer un renouveau qui fait partie du néo gaullisme...
Mais oui la victoire de Trump me fait plaisir, car l'oligarchie aura tout fait pour l'empêcher d'accéder au pouvoir, et puis qu'il fallait absolument faire bouger le lignes, on ne peut pas ainsi continuer dans le libéralisme le plus effréné...
Maintenant on va voir les résultats, et je suis d'un naturel pessimiste : je pense que Trump ne modifiera pas d'un iota l'inflexion économique ultra libérale du monde, qu'il ne remettra pas en cause d'un iota la mondialisation...
Je suis d'un naturel extrêmement fataliste, qui croit modérément en la liberté et au libre arbitre, face au destin représenté par nos modes de sociétés basées sur les techno-sciences, et économiquement/moralement sur la doctrine libérale la plus pure, débouchant sur le caractère individualiste et cynique de nos contemporain, voire la pornographisation morale de la société.
Tu fais un amalgame un peu rapide entre cette vision là que j'ai de la société, et le populisme que tu m'attribues, qui selon toi en découle logiquement... De plus la thèse que j'ai déjà exposé dans un de mes commentaires, est que Trump n'a pas "l'âme pure", comme pourrait l'être celle d'un authentique croyant (ce que je ne suis pas, puisque actuellement je tente de m'initier seulement à la religion catholique, de me faire peut-être baptiser... dans un premier temps), pire qu'il est pourri jusqu'à la moelle, qu'il a peut-être un caractère de serpent fascinant et séduisant, mais avec aucune émotion humaine derrière...
Oui, je ne nie pas que la personnalité de Trump peut constituer un danger, et qu'elle n'a rien à voir, avec celle de de Gaulle, qui était avant tout un altruiste, qui voulait mettre l'héritage spirituel de la France au service de tous les Français, avec le succès formidable que l'on sait : les trente glorieuses, le plein emploi, la joie de vivre pour la jeunesse, joie de vivre qui a permis à la jeunesse de faire "sa" révolution de 68, aboutissant aux conséquences mortifères actuelles, si bien analysées et dénoncées par Eric Zemmour... Donc ne nous réjouissons pas trop vite, le remède que constitue Trump, peut être pire que le mal... Car Trump du point de vue de la personnalité est certainement un "serpent" fascinant, sidérant, mais extrêmement venimeux... 
En espérant que la responsabilité qui lui est confiée, dépasse le simple cadre de sa personnalité néfaste, et dans un premier temps, rende au peuple les avancées technologiques de la Silicon Valley par exemple, il faut y croire... nationalisation de la Silicon valley ! Nationalisation du GAFA ! Rendre le GAFA au peuple ! c'est à dire à la chose commune (étymologiquement la définition de la République). Rendre au peuple ce que le pouvoir de l'argent lui a confisqué, représenté par la bourse américaine de Wall Street, et par l'oligarchie... En finir avec la pure doctrine libérale du libéralisme économique, du laisser-faire absolu... Qui aboutit à la perversion dans les rapports humains, l'individualisme multiculturaliste (hypocritement compassionnel, alors qu'il s'agit d'une "générosité" imposée par le pouvoir oligarchique, comme "l'accueil des réfugiés") et cynique...
L'oligarchie mondialiste et multiculturaliste, n'est pas un régime républicain, ni même démocratique. En espérant que l'élection de Trump rende à la République, c'est-à-dire au peuple, notamment les avancées technologiques de la Silicon Valley notamment, où règne pour l'instant la plus pure logique de prédation libérale...
Ce serait logique... Mais qu'en est-il de la logique en politique ? Puisqu'une des premières mesures de Trump, va être de baisser les impôts, donc d'augmenter encore le pouvoir de l'argent et donc "in fine" le pouvoir de l'oligarchie... à suivre...
Pour conclure, du point de vue de la personnalité je suis l'absolu contraire d'un opportuniste, j'arriverais à me faire chasser du propre bateau idéologique que j'aurais pu créer... car l'air du temps est à l'opportunisme le plus effréné, à tous les échelons de la société. Il n'est pas rare que des hommes violents s'emparent de la création d'un autre membre de la communauté, le tuent, et s'en attribuent la paternité..."

lundi 7 novembre 2016

La pornographisation du comportement amoureux

Le problème de notre génération, Emmanuel, et tu ne t'en rends pas compte car tu es d'une autre génération, c'est qu'elle a fait sienne des valeurs de maltraitance, véhiculées par nos parents. Il suffit de lire Houellebecq, ou de voir certains films de Pasolini (réellement un pd, lui, méprisé à son époque pour son orientation sexuelle), pour s'en rendre compte. Nos parents vécurent et continuent à vivre beaucoup mieux que nous, dans leur monde où le mot "solidarité" veut dire encore quelque chose, mais pour eux seulement. Et encore aujourd'hui, pour eux seulement, devenus vieux ; ceux qui s'en sortent chez leurs enfants, sont les plus individualistes et les plus cyniques, car nous vivons dans un monde où les valeurs de bien et de mal, ne veulent plus rien dire, démolies par le relativisme de la science : les gens parlent avec leur cerveau, rarement, plus souvent avec leurs couilles ou leurs pieds, mais jamais avec leur cœur, ou alors si rarement, de manière inaudible, ou bien par une logique grégaire de compassion imposée par le pouvoir (comme l'accueil des réfugiés), mais non ressentie. Quant à nous, les enfants des boomers, dont tu ne fais pas partie, Emmanuel (car toi tu es sociologiquement un boomer), nous sommes là à nous déchirer entre nous, par manque d'emplois et d'argent, et surtout par individualisme et cynisme. Mais ce sont nos politiques qui ont décidé de ce monde pour nous, et nous ne nous sommes pas battus pour en avoir un meilleur. C'est pour cela que je dis avec conviction, que Macron n'apportera pas de solutions, car il suivra la logique d'individualisme et de cynisme propre à notre époque, et que seul Montebourg, se réclamant d'un néo gaullisme de gauche, pourra apporter éventuellement des solutions convenables...
Je n'ai pas l'instinct grégaire... c'est vrai ! Le docteur Freud, aussi, a pris ses particularismes comme grille de lecture du monde... Et cela a tellement bien marché, qu'il serait aujourd'hui effrayé par l'apport de son œuvre, qui a entraîné une totale mutation anthropologique, dont la banalisation de la pornographie, à tous les échelons de la société, comme grille de lecture du comportement social de nos contemporains, et qu'aujourd'hui si il revenait parmi nous, je crois qu'il renierait son œuvre.

Pour conclure, l'esprit d'insoumission aujourd'hui, c'est de résister, bien sûr à l'individualisme et au cynisme, mais aussi à la pornographie morale qui envahit nos consciences, qui fait de nous tantôt des putains ou des proxénètes. Freud a contribué à totalement "déniaiser" le sexe, et il a transformé ainsi l'amour, en relation pornographique... Quand Houellebecq parle de Soumission, il ne parle qu'accessoirement de la religion musulmane, la seule chose que l'on retient aujourd'hui de lui, alors que l'ensemble de son œuvre, nous parle de la soumission aux valeurs mercantiles du libéralisme, dont fait partie la pornographisation de l'amour...


PS : J'espère que les lecteurs de mon propre blog, ne ressentent pas mes interventions intempestives, nombreuses... trop nombreuses, longues... trop longues, comme du "harcèlement", ce que me reprochent beaucoup de gens qui veulent rester confinés dans l'entre-soi. L'entre soi encore un mal contemporain ! J'ai beaucoup de mal à séduire les femmes en général, car elles trouvent que je les harcèle, pourtant je ne suis pas moche ! Mais bon je parle encore de moi, est-ce le lieu ici ? Facebook est le lieu de l'entre-soi généralisé, universalisé, que l'on a cultivé en art de vivre, totalement déconnecté de tout esprit de communauté universelle : la somme des égoïsmes particuliers mis bout à bout, la réalisation effective de la plus pure doctrine libérale, en remplacement d'une religion universelle, comme le catholicisme... la virtualité en matière d'idéologie libérale, devenue réalité... mais de façon virtuelle. Comme l'amour, idéal désuet qui se pornographise et en même temps se virtualise, et qui tend à s'évanouir, se fait de plus en plus rare, évanescent, remplacé par des rapports entre les gens dans leur rapport au sexe, mais bien au delà du rapport au sexe, dans les rapports sociaux : de putains et de proxénètes ; où in fine, la taille du pénis dans l'image que l'on nous vend de la sexualité et du plaisir de la femme, tend à supplanter ce que désirait plutôt autrefois la femme chez l'homme : la beauté du visage par exemple, et en premier lieu. Et c'est ce genre de fantasmes malsains que l'on fourre dans la tête de nos femmes soi-disant émancipées, que je retrouve chez tant de femmes contemporaines, "libérées", épanouies", qui vont chercher la sexualité, du côté de chez l'homme d'origine africaine, réputé mieux membré. Quelque part je comprends un peu, que les femmes musulmanes aient envie de se voiler, pour se protéger de ce monde dégoûtant qu'on leur propose en Occident. Ce ne sont pas forcément les hommes musulmans qui voilent leurs femmes, mais un libre choix de la femme, de se protéger des valeurs corrompues de l'Occident.