jeudi 25 février 2021

La logique sacrificielle dans une société dépourvue de sacré



Ce qui m'est arrivé est effectivement trop grave pour être divulgué au commun des mortels. Si la société était cohérente avec elle-même elle tirerait une balle dans la nuque des gens comme moi (bouc-émissaire). Tiens d'ailleurs je viens de m'apercevoir que ce lien a été supprimé (26/02/2021), les abuseurs sexuels ont le bras long de nos jours. Finalement le lien fonctionne à nouveau (27/02/2021). Blog définitivement supprimé par blogger le 04/03/2021.

Que dit René Girard sur les sociétés archaïques ? « Parce qu'ils veulent rester réconciliés, nos ancêtres proto-humains s’attachent au maintien de cette paix miraculeuse en substituant à la victime originaire, dans les rites, des victimes nouvelles. Les conditions sont remplies pour l'apparition du premier signifiant, le plus simple – une unité se détachant sur une masse indifférenciée – à travers la nécessité du choix d'une victime. Ce premier symbole, la victime, signifie tout d’abord tout ce qui est en rapport avec le mécanisme réconciliateur : le sacré, qui a le caractère d'une transcendance terrifiante à la fois bénéfique et maléfique. On peut penser de même que le premier monument fut une tombe : celle de la victime. »

N'oublions pas que le Christ a joué ce rôle réconciliateur durant deux mille ans ; en une génération, celle des baby-boomers, tout l'héritage de 2000 ans de civilisation a été liquidé. Voici venir le règne des pervers narcissiques et de la plus grande barbarie sociale : le darwinisme social. Une vraie boucherie sur le plan anthropologique.

René Girard : « Le religieux archaïque apparaît comme la forme originelle de la culture, ce qu'avait pressenti Durkheim. Il permet de comprendre le besoin de victimes sacrificielles : « Les sacrifices sanglants sont des efforts pour refouler et modérer les conflits internes des communautés archaïques en reproduisant aussi exactement que possible, aux dépens des victimes substituées à la victime originelle, des violences réelles qui, dans un passé non déterminable mais pas mythique du tout, avaient réellement réconcilié ces communautés, grâce à leur unanimité. » Le besoin de victimes sacrificielles permet à son tour d’expliquer la domestication des animaux comme résultat fortuit de l’acclimatation d’une réserve de victimes, ou l'agriculture. »

René Girard : « Les Évangiles se présentent apparemment comme n’importe quel récit mythique, avec une victime-dieu lynchée par une foule unanime, événement remémoré ensuite par les sectateurs de ce culte par le sacrifice rituel – symbolique celui-là – eucharistique. Le parallèle est parfait sauf sur un point : la victime est innocente. Le récit mythique est construit sur le mensonge de la culpabilité de la victime en tant qu'il est récit de l’événement vu dans la perspective des lyncheurs unanimes. C’est la « méconnaissance » indispensable à l’efficacité de la violence sacrificielle.

La « bonne nouvelle » évangélique affirme clairement l'innocence de la victime, devenant ainsi, en s'attaquant à la « méconnaissance », le germe de la destruction de l'ordre sacrificiel sur lequel repose l'équilibre des sociétés. Déjà l'Ancien Testament montre ce retournement des récits mythiques dans le sens de l'innocence des victimes (Abel, Joseph, Job, Suzanne…) et les Hébreux ont pris conscience de la singularité de leur tradition religieuse. Avec les Évangiles, c’est en toute clarté que sont dévoilées ces « choses cachées depuis la fondation du monde » (Matthieu 13, 35), la fondation de l'ordre du monde sur le meurtre, décrit dans toute sa laideur repoussante dans le récit de la Passion.

La révélation est d'autant plus claire que le texte entier est un savoir sur le désir et la violence, depuis la métaphore du serpent allumant le désir d’Ève au paradis jusqu’à la force prodigieuse du mimétisme qui entraîne le reniement de Pierre au moment de la Passion. René Girard explicite des expressions bibliques comme « scandale » qui signifie la rivalité mimétique, l’obstacle que constitue le rival, ou Satan qui symbolise le processus mimétique tout entier depuis la rivalité jusqu’à la résolution victimaire fondatrice d’un nouvel ordre. Dans les Évangiles, le Dieu de violence a entièrement disparu. Personne n’échappe à sa responsabilité, l’envieux comme l’envié : « Malheur à celui par qui le scandale arrive ». Comme l’a dit Simone Weil : « Avant d’être une théorie de Dieu, une théologie, les Évangiles sont une théorie de l’homme, une anthropologie. » »

En une génération, mes parents ont oublié tout leur héritage sacré et ont fait de moi leur bouc-émissaire ; parce qu'ils en avaient besoin comme toute société a besoin d'un bouc-émissaire (c'est son fondement sacré) pour se réconcilier. Mais je pense, même si je dois être un cas singulier, que c'est une grande tendance de toute la génération des baby-boomers vis-à-vis de ses propres enfants.

Je répète que ce qui m'est arrivé est effectivement trop grave pour être divulgué au commun des mortels. Si la société était cohérente avec elle-même elle tirerait une balle dans la nuque des gens comme moi (bouc-émissaire).

La question est comment une civilisation gère sa logique sacrificielle pour se réconcilier avec elle-même ? Par exemple les Aztèques sacrifiaient de jeunes esclaves prisonniers en haut de pyramides en leur arrachant le cœur, pour honorer l'énergie du soleil, source de toute vie comme ils en avaient l'heureuse intuition. Ne me dites pas que les Juifs n'ont pas non plus leur propre logique sacrificielle ? C'est le fondement de toute civilisation pour que ses membres se réconcilient avec eux-mêmes, ne se suicident pas ou n'assassinent pas leur prochain (sur un simple coup de tête) ; j'avoue que le peuple juif fut longtemps le bouc-émissaire idéal pour renforcer la cohésion du troupeau chrétien. Je crois que c'est cette nécessité dans la logique sacrificielle du christianisme qui a fait que le peuple juif n'a jamais disparu ; effectivement si la racine du christianisme n'était pas le judaïsme, le christianisme n'en aurait pas fait son bouc-émissaire déicide (et pour cause ; ce dieu était issu du peuple juif) et alors le judaïsme aurait disparu. Peut-être qu'effectivement les Juifs n'ont pas besoin de logique sacrificielle en leur sein, car la cohésion et réconciliation chez eux sont assurées par la cruauté des autres peuples qui les persécutent depuis la nuit des temps (je dis cela sans ironie car c'est la réalité du peuple juif)... Je crois qu'avant l’antisémitisme chrétien, l'antisémitisme néopaganiste et romantique d'Hitler, il y avait eu l’antijudaïsme romain qui notait déjà la concordia des Juifs entre eux, le bloc qu'ils forment contre leurs adversaires, et les décrivait comme excellents soldats. Ne négligeons pas l'opprobre frappant dans tout l'empire romain ce peuple de « lépreux » expulsés d'Égypte, son inconcevable prétention à ne reconnaître qu'une seule divinité sans effigie, ses pratiques « irrationnelles » avérées (circoncision, sabbat) ou inventées (mauvaise foi typique des ennemis d'Israël, prémice de l'antisémitisme moderne ?) pour la circonstance (adoration d'un âne, meurtre rituel), enfin la menace que représenterait son influence.

Alors on détruit le christianisme, définitivemet à la racine comme une solution finale, parce qu'il a très indirectement concouru à l'indicible, très bien ! Et après on fait quoi ? On soigne tous ces paumés, tous ces déracinés, tout ce populo qui sent la sueur, la pisse et l'alcool, avec de bienveillants profs d'Université, psychanalystes et psychiatres au passage majoritairement juifs ou imprégnés d'idéologie freudienne comme ma mère ? Parce que vous pensez réellement qu'ils sont bienveillants ? Qu'ils sont animés de bonnes intentions ? Qu'ils oublieront ou pardonneront un jour la Shoah ? Que pour eux tout petit enfant blanc, lorsqu'il est issu du peuple (puisque c'est bien connu la bourgeoisie est absolument indemne de tout antisémitisme), n'est pas un petit Hitler en puissance qu'il convient de rééduquer ?

Freud a toujours dit qu'il ne pouvait pas soigner les "fous" car ils sont généralement insolvables et majoritairement issus du peuple (c'est normal, le peuple est plus nombreux que la bonne société), mais seulement les gens de la bonne société viennoise vaguement frustrés par des interdits sexuels trop contraignants.

Le problème que pose selon moi la psychanalyse est qu'elle ne se soucie que de soigner individuellement les névroses, sans prendre du tout en compte le contexte social plus général et altruiste qui a joué un rôle dans l'apparition de la névrose, ou dans le cas de notre société néolibérale, de la perversion généralisée. C'est une doctrine égoïste et individualiste ne se préoccupant pas de morale - elle n'est heureusement pas immorale mais amorale - qui ne peut prétendre être un fondement civilisationnel ; effectivement la "guérison" des uns entraîne constamment la rechute des autres, ou autrement dit le bonheur des uns fait le malheur des autres. Pour ma mère, mon père, ainsi que pour tous les pervers, la morale c'est pour les autres !

La psychanalyse reste à la surface des choses, et après tout pourquoi pas, car sinon c'est toute une profession qui sombrerait dans la folie. C'est avant tout une corporation qui s'assure de bons moyens de survie et même de très bonne vie matérielle. Enfin soyons sérieux, tout le monde sait très bien qu'une civilisation assure son unité par la bouc-émissarisation d'un tiers, qui lui donne des moyens internes de réconciliation. Dans le catholicisme il s'agissait d'une cérémonie sacrificielle où le meurtre rituel prenait l'allure d'une mise en scène symbolique, n'impliquant pas le sacrifice de personnes réelles ; à la différence des Aztèques qui sacrifiaient des personnes réelles.

La psychanalyse est selon moi et quelques autres comme Onfray ou Houellebecq, une vaste fumisterie en comparaison de ce que je connais : la religion catholique. Vous pensez réellement qu'il y avait autant de souffrances psychiques avant ? Regardez notre société : c'est une addition de « cinglés » ultra individualistes qui se déchirent les uns les autres notamment sur internet et dans les médias, passent leur temps à porter plainte les uns contre les autres, pour un oui, pour un non, même pas une communauté, encore moins une civilisation. Mes grands-parents bretons vivaient très bien leur vie et participaient à la civilisation française pourvu qu'on leur foute la paix, pourtant ils n'avaient pas ce qu'on appelle beaucoup d'« éducation » scolaire. 

Cette vieille bique de République française, qui sacrifie ses propres enfants à l'accueil inconditionnel des musulmans et des noirs d'Afrique Subsaharienne, d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient, gère sa logique sacrificielle en foutant ce qu'elle estime être de pauvres types (mais qui sont en réalité ses propres enfants, Français d'origine et Gilets Jaunes, bref le peuple), en prison ! La République française est une vieille « prostituée » bourgeoise, usée jusqu'à la corde, sacrifiant même son peuple d'origine au progressisme, en accueillant sans conditions tous les damnés de la Terre (la figure de l'opprimé : musulmans, noirs anciennement colonisés) dans un rythme toujours plus soutenu. Parce que la bourgeoisie bien plus que la noblesse, méprise fondamentalement le peuple ; c'est sa petite logique sacrificielle à elle. Dans ces conditions, il est évident que la nation israélienne a plus d'avenir que la nation française. Ma mère à l'instar de la République française est une « prostituée » - comme le disait mon père d'elle parce qu'elle était une Bretonne montée à Paris (jolie signifiant lacanien), ce qui était déjà une forme de violence langagière exercée à mon encontre de la part de mon père - usée jusqu'à la corde, et perverse en plus de ça, car elle a besoin de pervertir ses propres origines bretonnes dont elle a reçu tout l'héritage (en prenant l'argent et il y en avait beaucoup, et en crachant sur tout le reste) et ses propres descendants, c'est-à-dire en l'occurrence son propre fils, moi-même, pour ne pas s'effondrer dans la psychose ; ce qu'on appelle la perversion narcissique. Pour la petite histoire elle est psychologue, psychanalyste freudo-lacanienne, très imbue de sa personne et farouchement philosémite.

La maladie aujourd'hui, celle par exemple qui touche les GJ, c'est la bouc-émissarisation du peuple d'origine qui est incurable, par la bonne bourgeoisie française. Avoir de l'argent ne lui suffit pas, afin d'assurer sa santé mentale il convient en plus de se réconcilier sur le dos du peuple, en le sacrifiant, en l'amputant, en l'éborgnant, en l'envoyant en prison etc. En même temps c'est nécessaire pour la bourgeoisie, sinon elle s'effondrerait dans sa propre psychose car ses valeurs n'auraient plus de sens.

Comme le disait Cioran faisant son mea culpa dans Un peuple de solitaires, qui était dans sa jeunesse grand admirateur d'Hitler et farouchement antisémite ; on se souviendra bien plus tard de la France, de l'Europe, de l'Allemagne nazie, comme autant de péripéties dans le parcours glorieux du peuple élu. Peut-être ou pas d’ailleurs…


mardi 23 février 2021

Les courroies de transmission

Après la suspension définitive du compte Twitter du président américain en exercice janvier dernier, les GAFAM continuent leur travail de censure des comptes de personnalités élues démocratiquement.

Après les députés Emmanuelle Ménard et Joachim Son-Forget, ce sont Marion Maréchal et Jordan Bardella qui ont vu leurs comptes Facebook suspendus ce week-end pour avoir critiqué la procédure de dissolution administrative engagée par Gérald Darmanin à l’encontre du mouvement Génération Identitaire.

Emmanuel Macron dans un entretien qui a eu lieu le mardi 14 avril 2020 évoque le retour de la Bête. Pas la peine de chercher très loin, il s'agit selon moi de la bête immonde, grâce à laquelle il a été élu en visitant deux lieux symboliques des persécutions nazies dans l'entre-deux-tours, ce qui n'a sans doute pas manqué de lui rallier des voix... les Français sont si crédules, ils aiment bien qu'on leur fredonne des berceuses. Et Macron a une jolie voix de conteur de fables. 

Macron et ses sbires sont les courroies de transmission entre les vraies puissances et un peuple censé tout accepter parce qu'il les a élus. On surestime beaucoup leur pouvoir, ce sont juste de petits fonctionnaires payés une misère en comparaison de leurs maîtres, au service de l'idéologie néolibérale et donc notamment des dirigeants des GAFAM qui en sont les pires propagateurs, et de ceux directement influencés par les think tanks néolibéraux qui les ont formés au métier et à ses ficelles et ont contribué à les faire élire. Macron fait ça comme un job temporaire de 5 ou 10 ans (espérons que non pas 10 ans !) et de sacrifice de son porte-monnaie. Avec cependant la perspective de rentrer dans l'Histoire et d'avoir les honneurs de la République ; mais son vrai métier c'est banquier, ce qui rapporte au passage beaucoup plus d'argent et permet d'avoir accès aux cercles influents où ne compte que l'épaisseur du porte-monnaie qui donne la capacité d'organiser des réseaux d'influence.

Qui exerce la censure aujourd'hui ? Qui fait et défait les gouvernements à sa guise ? Ce sont les GAFAM. Les politiciens au pouvoir ne sont rien sans les réseaux d'influence, et ces réseaux d'influence n'existeraient pas sous leur forme actuelle sans les GAFAM, alors est-il vraiment réaliste de demander aux politiciens de réguler les GAFAM sans lesquels ils ne seraient rien ? À moins de changer de politiciens au pouvoir... et comme il est hors de question de voter pour les idiots utiles islamo-gauchistes du néolibéralisme, qui reste-t-il ? Les Américains ont bien voté pour Trump, cela a-t-il entraîné l'effondrement moral et économique du pays ? Cela a-t-il provoqué une 3ème guerre mondiale comme il était annoncé ? Non, les réseaux d'influence ont juste réussi à ce qu'il ne soit pas réélu en ayant sans doute recours à la fraude et Trump a plutôt œuvré en patriote pour l'intérêt de ses concitoyens des classes pauvres et moyennes, plutôt que ceux des GAFAM ; qui l'ont sans doute censuré pour cette raison et lui ont mis des bâtons dans les roues tout au long de son mandat.

Et dieu sait que pour moi cela représente une véritable révolution culturelle, mais la gauche a globalement trahi le peuple sous l'impulsion de Mitterrand qui a eu les mêmes réflexes de collaboration avec l'influence néolibérale qu'avec le régime de Vichy.

samedi 20 février 2021

La revanche de la femme blanche

Ma femme a senti le bon filon pour se débarrasser de moi, elle m'a accusé de violences et de viol (il y aurait eu une relation sexuelle sans son consentement, je ne m'en suis pas rendu compte car elle me l'a dit après coup), les gendarmes, les procs, les juges ont gobé et j'ai fait six mois ferme pour ça. 

Le filon c'est la sensibilisation de la société, de la police et des magistrats aux violences faites aux femmes et la dénonciation de la culture du viol, par les milieux néoféministes, qui serait largement répandue au sein de la société patriarcale blanche ; mais quelle société patriarcale ? Dans les faits j'ai toujours vécu enfant et adolescent puis jeune adulte, avec ma mère sous un joug autoritariste et matriarcal extrèmement menaçant et intolérant, quand il n'était pas tout simplement la plupart du temps abandonnant. C'est ensuite pour ma femme d'avoir saisi cette opportunité pour se débarrasser de moi ; assez lâchement je trouve plutôt que de régler tout simplement le divorce à l'amiable. Il y a de plus en plus de femmes qui se débarrassent ainsi de leurs conjoints, il y en a même qui s'en sont fait une spécialité, pour se débarrasser de plusieurs hommes successivement d'après certains échos que j'ai eu.

Ma femme était dépressive, fatiguée et à bout de nerf. Plutôt que de chercher à se faire soigner et à se détendre elle m'a accusé d'être exclusivement à l'origine de son mal-être. Elle préfère être dans le déni de ce dernier (ou bien préfère m’en attribuer l’exclusive responsabilité), qui vient de la pression qu'exercent sur elle les très mauvaises conditions de travail de sa profession et les rapports humains généralement pourris dans ce cadre, et de son hygiène de vie déplorable. Elle ne supporte pas que je dénonce le système et y voit une forme de pathologie qui selon elle l'affecte ; alors qu'elle, en se conformant au système développe d'autres formes de pathologie, puisque le système est en réalité pervers, dont elle n’a pas conscience.

Il y a plutôt une sale ambiance de chasse aux sorcières aujourd'hui, et la cible c'est quand même l'homme blanc de plus de 50 ans. C'est à croire que globalement les femmes détestent leurs maris parce que ces derniers les "obligent" à faire l'amour ; bientôt peut-être sera-t-il interdit de se poser la question du consentement pour les femmes, comme pour les enfants et les adolescents. Allons voyons, vous vous posez la question du consentement pour une femme ? Mais mon cher sachez qu'elles ne sont jamais consentantes et qu'en réalité vous baignez depuis tout petit dans une culture du viol.

Elle me disait juste qu'elle voulait divorcer depuis environ un an et refusait depuis la même date tout rapport sexuel, sans vraiment que je m'en explique la raison après 17 ans de vie commune, sinon que tout d'un coup, tout ce qu'elle avait aimé en moi s'était transformé en objet de sa haine assez soudainement je dois dire. Je n'ai pas vraiment vu le coup venir, car elle est très pragmatique et a su saisir l'occasion par les cheveux. J'ai aussi très mal réagi face au gendarme qui avait accepté de prendre sa plainte, il m'a provoqué verbalement, et a cherché à m'humilier devant mes enfants, en disant qu'il voulait aussi ajouter une plainte contre moi pour une raison obscure car j'avais déjà eu affaire à lui au sujet de mes parents qui portent aussi plainte contre moi (parce que j'accuse mon père d'attouchements sexuels et ma mère de maltraitances, sur un blog), alors je l'ai bousculé ; j'aurais pas dû faire ça, grave erreur ! 6 mois de prison ferme, 72 heures de garde à vue, 3000 euros d'amende, interdiction de retourner chez moi donc SDF, sans doute la perspective d'être déclaré par l'Éducation nationale inapte à mon métier de prof, bref une vie de misère en perspective. J'ai gravement morflé !

Plus on monte dans les cercles du pouvoir, plus on trouve de la perversion et donc de la psychose. Pour ne pas s'effondrer dans sa propre folie le système a besoin de tout pervertir, notamment son propre peuple dont il a fait son bouc-émissaire et qu'il accuse de tous les maux, de complotisme, de populisme, d'antisémitisme, de racisme, d'homophobie, de sexisme... Aujourd'hui les élites salissent systématiquement le peuple et l'accuse de tous les vices, afin de rester dans le déni de leurs propres vices, qui eux sont bien réels puisque c'est la base du néolibéralisme contemporain dont les règles du jeu ont été posées par Mandeville il y a plus de 300 ans !

Les néoféministes, les antiracistes, les islamistes... ne font que s'engouffrer dans la brèche laissée par le pouvoir néolibéral, et elle est béante.

La soif de pouvoir et de puissance laissée à elle-même est sans limite. Nous sommes dans le champ strict de la lutte pour le pouvoir selon les ressorts du pur instinct. Il ne s'agit plus pour les néoféministes, les antiracistes et même les islamistes de rechercher l'affranchissement. L'absurdité, la négation du réel, le mensonge, la mauvaise foi... ne seront jamais des limites puisque celles-ci ont cédé face au souhait de puissance et de pouvoir des néoféministes, des antiracistes et même des islamistes ; dont le bouc-émissaire idéal est l'homme blanc de plus de 50 ans.

Autrement dit le pauvre bougre, homme blanc des classes populaires et moyennes est pris entre deux feux, il sert de bouc-émissaire idéal aux dominants (nantis du système, bobos) et aux dominés (femmes, noirs, musulmans, on peut même être femme, musulmane et noire, on parle alors d'intersectionnalité...).

J’en ai fait les frais par la médiation de ma femme, et d’un point de vue logique c’est même tout à fait rationnel.

Si un jour les musulmans parviennent au pouvoir en France comme le prédit Houellebecq, croyez bien qu'ils n'auront pas un centième des égards que j'ai pour les femmes. Mais en France les censeurs de la pensée unique et du camp du Bien et pas mal de femmes, aiment bien faire les gros yeux à l'homme blanc, et on s'écrase bien bas devant la racaille racisée, qu'elle soit d'origine africaine, musulmane ou autre. Là il n'y a plus personne pour leur faire la leçon à eux, sur tout ; sur la question de la shoah, des femmes, des homosexuels etc. Eux ont le droit de se comporter absolument comme ça leur chante avec les femmes et de se conduire comme de gros machos sexistes qui maîtrisent très mal la langue française hormis les jurons et les insultes. Je dirai même que les femmes blanches aiment ça et éprouvent un genre d'attrait sexuel pour ce type de comportement machiste, quand les hommes blancs sont devenus globalement des lopettes qu'elles méprisent et ont définitivement castrés, incapables de la moindre virilité et initative.

Concrètement je n'avais plus rien à apporter à ma femme, puisque la maison familiale de Quiberon avait été vendue par ma mère pour en obtenir de quoi considérablement augmenter son train de vie, la seule chose qui l'intéresse. Sans que cette dernière ne partage évidemment quoi que ce soit avec moi, alors qu'elle sait très bien que je suis SDF sans le sou et sans doute bientôt sans emploi, et qu'elle-même est à la tête d'un capital immobilier de plus d'un million d'euros et jouit d'un montant de retraite plus que confortable et bien supérieur à mon salaire de prof ; noblesse oblige de la génération des boomers.

Ce qui me fait le plus peur est quand mes propres filles vont s'apercevoir que leur mère s'est comportée comme une petite « garce » intéressée et opportuniste pour se débarrasser de leur père, et que leur grand-mère est une vraie « pute » malfaisante, et que l'on gagne en se comportant ainsi. Quel autre choix auront-elle que de se comporter comme leur mère, ou pire, leur grand-mère, en me faisant passer pour fou ?

Je tiens quand même à préciser que ma femme a demandé aux gendarmes chargés d'instruire le dossier de plainte, que j'aille en maison de repos et que la prison aurait pour effet de « m'achever ». La justice en a décidé autrement et s'est montré avec moi avec la sévérité la plus ferme ; je dirais que c'est normal puisque je suis un homme blanc de plus de 50 ans et donc sans aucune circonstance atténuante à ce titre.

mardi 16 février 2021

La grande réinitialisation

 


La fascination pour la force et le pouvoir, le mépris pour les humbles est une caractéristique de l’intelligentsia bobo des grandes métropoles. Le peuple est forcément antisémite et complotiste (comme l'a montré la propagande journalistique anti-gilets jaunes), les riches, les puissants et les représentants de la « haute-culture » sont forcément des alliés. On comprend décidément l’amitié qui lie BHL à Claude Lanzman avec qui il partage ce trait de caractère. Comme Lanzman, il veut nettoyer la responsabilité des élites dans l’antisémitisme génocidaire et faire porter cette responsabilité sur les peuples.

Il y a un culte du néolibéralisme depuis environ 1983 en France, une propagande et un abrutissement des citoyens. Réactivation par l'école de Chicago et Hayek des thèses les plus sulfureuses de Mandeville, à l'attention d'un cercle d'élus, d'affranchis (de la décence commune). Une sorte de "secte" en somme qui a cherché à promouvoir une "utopie", selon le mot de Hayek, et qui a si bien réussi qu'elle a inventé la religion qui s'est mondialement imposée, celle du divin Marché, "ordre spontané" si parfait qu'il doit absolument être tenu à l'abri de toute tentative humaine de régulation ; il faut donc briser les peuples et leur tentation de souveraineté.

Ces affranchis ont souterrainement diffusé l'idée néolibérale avant que celle-ci ne s'empare officiellement du monde pour le reconfigurer entièrement à partir des années 1980. C'est ainsi que deux think tanks, parmi les nombreux issus de cette Société, ont joué un rôle décisif dans les arrivées au pouvoir de Margaret Thatcher en Grande-Bretagne (1979) et de Ronald Reagan aux États-Unis (1980) : respectivement l'Institute of Economic Affairs (créé en 1955) et l'Heritage Foundation (créé en 1973). Macron s’inscrit évidemment dans cette lignée néolibérale, ainsi que tous les pays occidentaux sous influence américaine même lorsqu'ils se disent européen pour faire concurrence à l'hégémonie des États-Unis. On assiste en réalité aujourd'hui à la mondialisation de l'idée néolibérale jusqu'en Asie qui fait preuve d'une rare discipline, c’est d’ailleurs une nouvelle forme de guerre par l’économie de marché ; et je pense que d'un point de vue métaphysique (la subjectivité cartésienne) l'avenir de l'Europe n'est pas les États-Unis mais l'Asie.

Nous sommes en plein dans cette "utopie" ; vouloir réguler par exemple les flux migratoires ou les échanges commerciaux entre les pays, ce serait vouloir être souverain, et ce devrait alors être un contrat moral engageant l'État ainsi que chaque citoyen et garantissant la liberté de ce dernier (comme du temps de la création de la Vème République sous de Gaulle). Or non il n'en est rien, nous sommes en pleine manipulation caractérisée ; la façon de gérer la Covid en entretenant la psychose est un énième avatar de la privation de sens critique en régime néolibéral. Macron et sa clique visent l'abrutissement et l'aliénation des masses (éventuellement par la peur), pour priver chacun de son sens critique donc de sa capacité à remettre en question le régime et sa tentation liberticide. Or les régimes néolibéraux jouent une course contre la montre à l'égard de leurs propres peuples ; le tout est de tenir assez longtemps pour les anéantir de toutes les façons possibles (télévision, propagande journalistique, publicité, flux migratoires incontrôlés, lois liberticides, Covid...) afin de pouvoir établir à l'échelle mondiale cette "utopie".

Je ne sais pas le degré de responsabilité de cette "utopie" néolibérale dans l'origine de la Covid ; reste que la Covid arrive à point nommé pour restreindre les libertés et la contestation sociale (des gilets jaunes par exemple), et expérimenter de nouvelles formes de confinement des populations ; c'est la discipline, le degré de soumission des populations et l'efficacité de la propagande journalistique et de la police qui sont testés.

En attendant le but du pouvoir néolibéral représenté par Macron est de diviser pour mieux régner, comme entre les hommes et les femmes par exemple (parmi de nombreux autres).

mardi 9 février 2021

Le « grand remplacement » est-il une théorie conspirationniste ?


Les générations qui viennent après celle des boomers sont de toutes petites générations qui ne pèsent rien, on y vit très mal… contrairement à celle des boomers les gens s'y sont faits la guerre entre eux parce que le projet libéral a été réactivé dans les années 80 ; ce qu'on appelle néolibéralisme. Un genre de néodarwinisme social se basant sur l'anthropologie et la primatologie est devenu à la mode ; "Dallas, ton univers impitoyable !"

On peut faire la critique des hippies des années 70, mais pas sûr que l'idéologie libérale ne constitue pas une idéologie vouée à son tour à être remise en cause, après tout dépend de l'interprétation que l'on fait de la primatologie, d'après ce que j'ai compris les néolibéraux en font une interprétation hiérarchisante. Or l'homme avant d'être un primate est avant tout un néotène, un animal inachevé qui garde des caractères larvaires tout au long de sa vie.

L'absolutisme royal fut une tentative d'atténuer les tensions prédatrices entre les hommes ("l'homme est un loup pour l'homme", Hobbes). On n’a peut-être pas fait mieux depuis. Le libéralisme au contraire exacerbe ces tensions au lieu de chercher à les apaiser, c'est le reproche que je lui fais. C'est vrai aussi que la hiérarchie est une façon d'atténuer les tensions prédatrices entre les hommes ; c'est un premier pas vers la civilisation.

C'est pour cela qu'il faut combattre absolument cette idéologie mortifère bien plus que celle des hippies, sympathique au demeurant. Sympathie comme le conseillait Darwin lui-même dans les rapports entre les hommes ; recommandant ce principe plutôt que celui de prédation, l'actuel (nous verrons un peu plus loin que c'est encore pire qu'un principe de prédation en réalité). Moralement, Darwin avait davantage une mentalité de hippie que de néolibéral. Moi-même en tant que représentant emblématique des générations qui viennent après celle des boomers, je suis imprégné d'idéologie prédatrice ou justifiant la prédation par mes parents boomers qui ont retourné leur veste hippie pour adopter un costume néolibéral au début des années 80. 

Le problème du libéralisme n'est pas tant qu'il met la prédation ou tentative un peu plus civilisée, la hiérarchie au cœur du rapport entre les hommes ; mais la perversion, dont les boomers et les générations qui suivent sont les représentants emblématiques. Tant qu'on n'a pas compris que la perversion était au cœur du projet libéral, on n'a pas compris pourquoi il fallait absolument voter contre Macron et tout le projet néolibéral qui nous vient des États-Unis. Je suis imprégné en réalité d'idéologie de la perversion par la génération de mes deux parents plus encore que simplement prédatrice. La perversion a surtout des vertus destructrices, mais ne nous cachons pas qu'elle en a aussi de créatrices ; d'ailleurs l'économie de nos sociétés développées repose sur la destruction créatrice (Schumpeter)...

La destruction créatrice détruit aujourd'hui plus d'emplois qu'elle ne semble en créer. Une entreprise comme Amazon est à la pointe de la création d'emplois avec l'ubérisation du travail, mais en même temps elle en détruit beaucoup plus chez les artisans et petits commerces locaux, voire grandes surfaces. "Aveuglement criminel" de ceux qui envisagent le plein emploi comme seul objectif indépassable ? Oui eh bien justement, c'est pervers ! Au lieu d'envisager par exemple un revenu universel. L’idéologie néolibérale qui fait de la destruction créatrice son moteur économique, est une idéologie remplaciste. On détruit des savoirs-faires ancestraux qui deviennent obsolètes pour les remplacer par des savoirs-faires plus rentables.

De ces générations de « bousillés », où la pédagogie elle-même repose sur le principe de la destruction créatrice et non plus sur la transmission et la tradition, que peut-il sortir ? Rien ! c’est un nihilisme matérialiste qui règne en maître au sein des jeunes générations chez qui on a fait du remplacisme une vertu ou l’art de s’adapter. Le progressisme vient en rajouter une couche remplaciste, remplacisme déjà inhérent à l’idéologie libérale, mais le progressisme n’est que l’aspect sociétal de l’idéologie libérale-libertaire macroniste ; son versant économique est autrement plus redoutable.

Autrement dit si l’on veut réellement combattre le remplacisme il ne convient pas seulement de s’attaquer au progressisme antiraciste, féministe ou multiculturaliste par exemple, comme le font la plupart des intervenants des réseaux sociaux ayant une sensibilité plus réactionnaire que progressiste, et alors même que le progressisme ne constitue qu'un épiphénomène ; mais aux fondements même du néolibéralisme qui sont pervers. Le néolibéralisme est un art de noyer le poisson ; noyer les peuples sous les flux migratoires, noyer la culture sous les flux du spectacle, noyer l'actualité sous les flux de l'information continue, noyer la famille sous les flux du progressisme etc. Autre épiphénomène : les Français votant avec les pieds, par crainte d'être taxés de racisme ils partiront, s'expatrieront. Pour aller où ? Nul ne le sait... La plupart des gens sont dans le déni du "grand remplacement", sobstinent à ne pas vouloir le voir, l'admettre, plutôt s'expatrier que de reconnaître qu'il y a un problème de flux migratoires trop intenses, alors même que le nombre d'arrivants légaux a sensiblement augmenté sous Macron.

L'islamisme est un problème mais n'est pas remplaciste, c'est le néolibéralisme qui est par essence remplaciste ; ou autrement dit le néolibéralisme fait le lit de l'islamisme.

C'est une conséquence du néolibéralisme depuis environ 1983 en France, privation de liberté (mais particulièrement de la capacité à penser par soi-même) et surtout propagande et abrutissement des citoyens. Réactivation par l'école de Chicago et Hayek des thèses les plus sulfureuses de Mandeville, à l'attention d'un cercle d'élus, d'affranchis (de la décence commune). Une sorte de "secte" en somme qui a cherché à promouvoir une "utopie", selon le mot de Hayek, et qui a si bien réussi qu'elle a inventé la religion qui s'est mondialement imposée, celle du divin Marché, "ordre spontané" si parfait qu'il doit absolument être tenu à l'abri de toute tentative humaine de régulation ; il faut donc briser les peuples et leur revendication de souveraineté.

Ces affranchis ont souterrainement diffusé l'idée néolibérale avant que celle-ci ne s'empare officiellement du monde pour le reconfigurer entièrement à partir des années 1980. C'est ainsi que deux think tanks, parmi les nombreux issus de cette Société, ont joué un rôle décisif dans les arrivées au pouvoir de Margaret Thatcher en Grande-Bretagne (1979) et de Ronald Reagan aux États-Unis (1980) : respectivement l'Institute of Economic Affairs (créé en 1955) et l'Heritage Foundation (créé en 1973).

Nous sommes en plein dans cette "utopie" ; vouloir réguler par exemple les flux migratoires ou les échanges commerciaux entre les pays, ce serait vouloir être souverain, et ce devrait alors être un contrat moral engageant l'État ainsi que chaque citoyen et garantissant la liberté de ce dernier (comme du temps de la création de la Vème République sous de Gaulle). Or non il n'en est rien, nous sommes en pleine manipulation caractérisée ; la façon de gérer la Covid en entretenant la psychose est un énième avatar de la privation de liberté et de créativité en régime néolibéral. Macron et sa clique visent l'abrutissement et l'aliénation des masses (éventuellement par la peur), pour priver chacun de son sens critique donc de sa capacité à remettre en question le régime et sa tentation liberticide. Or les régimes néolibéraux jouent une course contre la montre à l'égard de leurs propres peuples ; le tout est de tenir assez longtemps pour les anéantir de toutes les façons possibles (télévision, propagande journalistique, publicité, flux migratoires incontrôlés, lois liberticides, Covid...) afin de pouvoir établir à l'échelle mondiale cette "utopie".

La perversion est au cœur du projet libéral parce que le pervers capitaliste cache le trou du monde son manque, la pénurie permanente caractérisant les modes de production antérieur – en y posant le super-fétiche argent. Mais, ce faisant, il couvre le monde de merde. Car l’argent c'est Freud qui nous l'a révélé, c’est de la merde. C’est de la merde parce que la merde, c’est de l’argent. Une équivalence qui remonte à la phase anale de l’enfant.

Pour que le Marché marche, il faut que tout ce qui peut être exploité le soit sans aucune retenue. Le résultat est manifeste : le monde n'est plus qu'un immense complexe de ressources à exploiter de façon rationnelle et industrielle. On rejoint le concept d’arraisonnement du monde par la technique développé par Heidegger, le projet cartésien et le mandevillien marchent main dans la main ; autrement dit le projet mandevillien exacerbe l’arraisonnement du monde par la technique, lui donne sa pleine efficience. Quel est le prix à payer pour ce prodige ? Des inégalités de patrimoine énormes et… la destruction du monde. Nous y sommes : notre monde est devenu immonde. Saturé de pollutions et d'immondices.

Il est clair que cet ensemble de thèses ne devait surtout pas être dévoilé au grand public car il divulgue la manipulation dont devait être victime le plus grand nombre.

 


vendredi 29 janvier 2021

Technique, libéralisme et perversion

 


La classe des rusés (économique, politique) admet le frein de la loi mais pour les autres, il y a effectivement la racaille qui ne la reconnaît ni pour elle ni pour les autres, et il y a la grande majorité des gens qui se l'applique à eux-mêmes. La première des lois morales est que ma liberté s'arrête là où commence celle d'autrui. On voit bien que les dirigeants économiques, les politiques qui s'alignent de plus en plus sur les acteurs économiques, et même les gens ordinaires sur qui déteignent de telles pratiques, respectent de moins en moins les lois civiques élémentaires et s'en plaignent quand c'est à leurs dépens. Cela remonte à la conception du libéralisme tel que défini par Mandeville : le vice privé fait la vertu publique, le mal de chacun se transforme en bien public. Même dans l'individualisme freudien, pour aller mieux et sortir de sa névrose on peut s'autoriser quelques libertés sur autrui éventuellement avec l'assentiment du soignant... Mandeville était déjà un psy bien avant Freud qui avait découvert la puissance de l'inconscient chez les gens, menant un combat d'émancipation au surmoi et aux règlements austères de la morale ; sa conception du libéralisme avait vocation à enrichir la société et en même temps à soigner les individus qui la composent en les émancipant d'un carcan moral contraignant. Toutes ces choses-là sont admises par le bon sens aujourd'hui.

Mais Mandeville dépasse Freud sur certains points, notamment sur la question de la perversion. Perversion qui est l’apanage de la classe des rusés amenés à diriger les hommes par le bout de leurs pulsions (héritage hédoniste de Mai 68, publicité, propagande libertaire). Perversion qui est la caractéristique psychologique des grands capitalistes actuels et sans laquelle le libéralisme ne se fût jamais développé, et laquelle déteint de plus en plus sur la classe politique dans sa façon de gérer un pays comme une start-up. En fait, le génie de Mandeville est non seulement de découvrir l’inconscient psychique, d’en tirer des perspectives thérapeutiques individuelles, mais surtout de lui donner une extension politique qu’il voulait émancipatrice. Mandeville s’est posé une question dont Freud n’a jamais voulu entendre parler. On pourrait la formuler ainsi : pourquoi, si on peut libérer les patients individuellement, ne pourrait-on envisager de les libérer collectivement et d'enrichir la société par ce biais ?

Quoi de plus sot, barbant et vide que ces commandements qui nous invitent à ne pas empiéter sur la liberté d'autrui, ou à l'aimer comme soi-même, c'est non conforme à la nature humaine ! Mais c’est aussi un paradoxe dont les gens souffrent : la plupart des gens admettent désormais avec la meilleure foi du monde que les principes qui conditionnent leur propre action ne sont pas civiques mais sont purement égoïstes et vénaux voire inconscients, c'est ce que nous a révélé le libéralisme qui postule un égoïsme rationnel, la libération de nos instincts les plus inconscients par le réveil de désirs reptiliens déployé par la publicité, et la liberté totale du marché pour y pourvoir ; et en même temps se plaignent de la perte des valeurs morales et du sens civique.

D'où l'importance faramineuse de la question de l'argent pour nos contemporains afin d'accéder à la réalisation du désir, qui souvent n'est pas une nécessité ou mieux un plaisir mais une simple gratification narcissique ; peu importent les conséquences sur autrui ou sa propre progéniture ! Je ne suis pas un Tartuffe, j'admets moi-même ces choses-là et les assume, comme par exemple de vivre dans une cité perverse. Outre cette généralisation des comportement pervers chez nos contemporains, le monde est défiguré par la Technique, qui est un mode de dévoilement constituant une provocation, par laquelle la nature est mise en demeure (comme une sommation avant de tirer) de livrer une énergie qui puisse comme telle être extraite et accumulée. Cette défiguration est de plus en plus criante alors même que la planète montre des signes d'épuisement par le biais du réchauffement et de la montée des eaux, mais pas seulement ; déjà ce flot continu de bagnoles dans les villes constitue une pollution sonore et visuelle, ainsi que ces zones industrielles ou commerciales aux périphéries urbaines. Un phénomène comme la joie de vivre a totalement déserté nos contrées pour être remplacée par de l’indifférence absolue, ou des comportements inciviques voire franchement violents. Je parlerais d'une dégradation de l’intelligence à partir du moment où le progrès nous inonde de numérique et nous impose par ailleurs un rythme qui n’a plus rien d’humain. On pourrait dire que l'intelligence a atteint un optimum il y a peu pour un maximum de gens en Occident (les Trente Glorieuse : le triomphe du modèle occidental), avant les conditions de vie n'étaient pas décentes, après elles risquent de ne plus l'être. C’est la tradition familiale qui aurait pu me sauver, mais elle n'a pas été assez forte face au comportement délétère et destructeur de mes deux parents (mélange de modernisme techniciste et de perversion libertaire) ; et c'est même la tradition voire la religion qui pourrait encore sauver le monde !

C'est le thème de l'autonomie de la technique : les choses sont libres, c'est l'homme qui ne l'est plus aliéné en partie qu'il est par les choses qu'il a créées. La technique n'est pas neutre, elle est contraignante, elle a sa volonté propre. Le paradoxe est qu'il s'agissait de se rendre comme maître et possesseur de la nature par la technique, et que nous ne maîtrisons pas tous ses effets et lui sommes même aliénés sur bien des aspects. Avant c'était la nature qui était aliénante, désormais ce sont les choses que nous avons créées pour la maîtriser ; nous nous sommes rendus maître et possesseur de la nature mais pas des choses que nous créons par la technique pour nous en rendre maître. En réalité si une machine pouvait accéder à la conscience comme une IA, alors elle seule serait libre, et toutes les autres celles de tous les humains qui composent la planète, seraient aliénées. Et si le but ultime de la technique n'était pas de créer cette chose qui nous rendra tous définitivement et totalement aliénés ? En réalité le transhumanisme plaide pour un totalitarisme à venir.

La raison, la science, la technique ont aussi permis la fabrication de cadavres en masse dans les camps d'extermination. Tout ne dépend pas seulement de dans quelles mains on met ces outils, de gentils démocrates ou de méchants fascistes ; vous allez me dire la démocratie ne permettrait jamais de tels excès ! La démocratie fait aussi des victimes en masse fruits des crises économiques, cela ne peut générer que de la colère et on en récolte généralement les raisins, qui ensuite peut entraîner des bouleversements de régime. Le sacrifice des chômeurs, l'esclavage salarié, la rigueur et la sévérité du droit sont consubstantiels des démocraties, les dérapages qu'elles suscitent leur sont donc aussi consubstantiels comme le mouvement des gilets jaunes, le complotisme ou comme le passage à des régimes plus autoritaires. Ce qui est sous-jacent c'est l'arraisonnement du monde par la Technique, qui entraîne une défiguration du monde ayant des effets sur la vie intime de chacun par-delà le mode de régime politique. Bref le monde moderne est pris de folie depuis 1789 et la révolution des bourgeois, jamais on n’avait vu de tels dérèglements quand le monde était encore sous l'emprise de la tradition et de l'aristocratie. Citez-moi une seule guerre ayant fait 80 millions de morts en 6 ans comme la seconde guerre mondiale ? Ce n'est pas la bienveillance non plus qui anime les grands prédateurs économiques, les grands patrons, et sans eux et leur bourgeoisie servile et perverse, l'arraisonnement du monde qui est un projet cartésien aurait pu être mieux encadré par la tradition et moins radical. 

Ne pensez pas que les « braves gens » soient de même type de tout temps. La thèse si subversive de Mandeville ? « Il faut confier le destin du monde aux pervers. » La preuve nous avons élu Macron en France ! Oui mais à la différence des boomers, les générations suivantes n'ont pas de responsabilités dans cet état de fait. C'est l'irresponsabilité des boomers qui avaient toutes les cartes en main, qui nous a mené là où nous en sommes. 

Je suis allé plusieurs fois à l’Espace du Possible avec mon père, ce camping hédoniste et libertaire appartenant à Yves Donnars dont parle Houellebecq dans Les Particules élémentaires. Les adultes y laissaient leur progéniture livrée à elle-même et s’adonnait à des jeux érotiques, généralement ils se promenaient nus et n’hésitaient pas quelquefois à copuler en public. À ma quasi-sœur Catherine M. qui avait des talents de masseuse on demandait de caresser des adultes voire ce qui était dans son regard d'enfant de "vieux" messieurs nus (mais c'était des boomers), l’un d’eux voulait qu’elle lui masse son pénis. Elle vit aujourd'hui du RSA, seule, isolée, loin de la société « éclairée » alors qu'elle en provenait ; qui est victime de mort sociale dans cette affaire ? À mon quasi-frère Stéphane M. sa belle-mère avait pris son sexe d’enfant de 7 ans dans les mains, et jouant avec avait réussi à obtenir une érection pour qu’il la pénètre. Et leur père et leur belle-mère exigeaient d'eux deux qu’ils viennent dans leur lit nus quand ils faisaient l’amour. Quant à mon père, Robert B., il avait un jour obtenu que je me mette nu sans mon consentement, pour me masser toutes les parties du corps dont les plus intimes. Je ne dis pas que mon géniteur était un authentique pédophile incesteux, mais qu'il en a éprouvé des pulsions qui ont pu passer à l'acte grâce au contexte de cette époque. « Un homme ça s'empêche », mon père ne s'est pas empêché d'exhiber son sexe nu partout dans la maison durant toute mon enfance et mon adolescence. Plusieurs fois je suis allé tout nu dans le lit parental composé de ma belle-mère Martine D., mon père et mes deux quasi frère et sœur Stéphane et Catherine, on se faisait des papouilles d'adulte à enfant, d'enfant à adulte, d'enfant à enfant ; vraiment innocemment ? N’était-ce pas là le signe d’une conduite pédophile et incestueuse ? D’autant plus que ma mémoire a refoulé ces souvenirs traumatisants, je ne me souviens donc pas de tout. Tout ce que je peux dire c’est que ces pratiques étaient assez largement répandues dans les milieux libertaires et éclairés vers la fin des années 70 et au début des années 80. Ma mère Colette B. était parfaitement au courant de tout ce qui se tramait mais elle a toujours eu du dégoût pour tout ce qui représente des signes de faiblesse (elle ne respecte que la force !), comme l'enfance abusée sexuellement, elle a donc sciemment fermé les yeux, elle était complice.

Vous pensez vraiment qu'une analyse ou une thérapie pourrait me guérir du traumatisme de la pédophilie et de l’inceste ? J'ai fait environ 20 ans sur le divan des thérapeutes, que voulez-vous qu'ils fassent face à l’indicible ? Ils sont impuissants.

Je suis allé à l'Espace du Possible 4 ou 5 fois, la première fois en 77 je crois, puis en 79, 80 et 82. Ce que j'ai vu de mes yeux, je l'ai vu ; ce que m'a fait subir mon père je l'ai enduré. Les témoignages de mes quasi frère et sœur je ne peux pas les mettre en doute, à l'époque les parents boomers ne se cachaient pas car ils croyaient en une révolution libertaire à venir. Mon père était ami avec Yves Donnars, le propriétaire de ce camping à Meschers en Charente-Maritime et Houellebecq en parle dans son roman Les Particules élémentaires.

Je ne vais pas rentrer dans ce mauvais procès qui est fait à Finkielkraut, c'est un philosophe appréciable et qui manquera cruellement quand il disparaîtra. Cependant j'ai un témoignage assez fort sur mon expérience de la pédophilie et de l'inceste, et je trouve que sur cet aspect-là des choses, l'attitude d'Élisabeth Lévy et de Finkielkraut est tout à fait symptomatique de leur génération : absence de compassion voire dégoût pour les victimes, bonne conscience et déni. Moi je vous parle d'un camping où tout le monde dans les années 70/80 s'adonnait aux joies de la libre sexualité, baisait devant des enfants. Où les parents avaient des pratiques pédophiles et incestueuses comme si c'était tout à fait normal. Et personne n'a rien vu ? E. Lévy et Finkielkraut, les ravis de la crèche, n'étaient au courant de rien sur les pratiques qui avaient cours durant cette période ? J'ai du mal à le croire ! Je pense qu'ils pratiquent sur eux-mêmes une forme d'autocensure et de déni, et qu'ils cherchent coûte que coûte à protéger leurs amis (puissants) qui ont eu le malheur de se compromettre avec leur époque libertaire, où le libre accès à la pédophilie était quand même une revendication : la pétition pour la légalisation de la pédophilie (Libération, janvier 1977), dont les signataires étaient majoritairement issus de Mai.

Je suis un représentant emblématique des victimes du siècle après-guerre, oui. Il y a un déni total de notre époque par rapport à cette période. J'aurais même préféré que notre époque assume sa pédophilie constitutive, comme celles des Grecs anciens ou de la Renaissance par exemple. Les adultes ont rejeté leurs propres enfants victimes dans les oubliettes de l'Histoire, au lieu d'assumer leurs actes, en en faisant des victimes monstrueuses plutôt que des initiés, des exceptions alors que c'était la règle. Je me souviens de la joie mauvaise qu’a éprouvé mon père lorsque le battage médiatique s’est orchestré autour de la Shoah, avec le film éponyme de Claude Lanzmann : « Ouf je suis sauvé, le crime (qui aurait pu peut-être ne pas en être un s'il avait été assumé comme un processus d'initiation) de mon époque va passer sous silence ! » En raison de son faible degré d'évolution et son manque de spiritualité mon père a ressenti de la honte pour son attitude et du dégoût pour sa victime qu'il a rejeté (c'est ça le pire : ce sentiment de rejet une fois avoir été consommé, digéré et évacué comme un déchet), au lieu de chercher à l'élever comme le faisaient les Grecs anciens à travers un processus d'initiation passant par la sexualité. Notre président Macron lui-même ne s'est-il pas élevé grâce à l'attitude pédophile de celle qui est devenue sa femme ? 

Le vrai choc pour moi fut d'être abandonné par mon père à 18 ans parce que j'étais devenu par ses soins une victime digne de mépris, un déchet réifié parce que consommé. Cette réification donc cette aliénation fut aussi le motif de ma répudiation aussi bien du côté de mes géniteurs que de ma femme aujourd'hui ; je n'avais plus droit à l'existence pour mes géniteurs parce que j'étais devenu aliéné, le père parce qu'il en avait été l'acteur m'ayant réduit à l'état de chose, la mère parce qu'elle avait fermé les yeux et avait été la complice... du crime parfait ! Ils se lavaient les mains de m'avoir « tué » et en plus c'était moi le fautif en raison de mon comportement aliéné, de leur désinvestissement affectif absolu à mon égard. Ma femme ne pouvait pas deviner quel monstre j'étais en réalité, elle m'a donc rejeté après 17 ans de vie commune et deux enfants ; mais elle, n'a aucune responsabilité.

Voilà j'ai bien compris que je ne fais partie d'aucune caste, ma mère me l'a fait assez comprendre elle qui a réussi à s'extraire de son milieu pour se hisser au niveau de la bonne bourgeoisie parisienne, à une époque où les portes étaient moins fermées. Dans un milieu où l'argent compte beaucoup, elle a profité de l'élan des Trente Glorieuses et de la générosité désintéressée de ses parents attachés aux traditions familiales de filiation, pour se faire une petite place au soleil. Elle a ensuite détruit sans vergogne ma famille, estimant qu'elle était minable et peu digne d'intérêt. Je ne suis qu'un petit instit qui se sent rabaissé par sa fonction, et elle ne fut guère beaucoup mieux professionnellement, juste psychologue. Je ne rêve que de la faire tomber de son piédestal, car elle est absolument odieuse et puante. Il y avait juste une petite maison familiale à Quiberon dont ma famille pouvait profiter, ça tournait cahin caha, mais elle a préféré la vendre pour faire monter son train de vie à elle encore un peu plus haut, alors qu'elle a 75 ans. Je pensais qu'en vieillissant elle pourrait se faire un peu plus petite et me laisser enfin une place, mais non, jamais elle ne me laissera la moindre place pour m'épanouir. Alors mon couple pris dans cette crise a explosé, et c'était mon deuxième couple ; le premier elle l'avait fait déjà exploser en raison de son mépris pour ma première femme (alors que c'était elle qui me l'avait fait rencontrer !). Je suis sous l'emprise de cette femme vénale ayant des côtés diaboliques, je n'arrive pas à me débarrasser de ses mauvaises ondes. Total : elle a un appartement à Paris qui vaut plus d'un million d'euros et une petite villa en Guadeloupe, où elle continue à avoir des amants antillais, elle y va d'ailleurs pour ça. Elle a vendu la maison de Quiberon ce qui lui a rapportée 170 000 euros, et elle touche une retraite confortable de 3000 euros, soit sensiblement plus que mon salaire actuel. Cerise sur le gâteau ; elle est très sociable et elle a toujours le beau rôle auprès de ses amis et même de la famille, voire de ma famille. Moi j'ai tout perdu, mon couple, ma maison est en vente, je suis sans le sou en attendant une décision de la commission disciplinaire de l'Éducation Nationale parce que je viens de faire de la prison. Je n'avais même pas tapé ma femme, mais elle était à bout de nerf à cause de l'état dans lequel nous met la crise lancinante qui a lieu avec ma mère, elle a demandé le divorce. 

Je crois que mon père ayant compris depuis longtemps que cette femme était irrécupérable et à moitié folle a décidé de tirer un trait définitif sur elle et son fils, c'est-à-dire moi, je n'ai plus eu de ses nouvelles après mes 18 ans. Il faut dire que dans son genre il était aussi assez particulier, en bon pervers il jouait toujours avec les limites sans jamais trop les dépasser ; mais au moins il a réussi à faire tenir sa famille. Je ne sais pas quelle était la part de vérité et de mensonge dans les propos de ma mère qui étaient toujours destinés à rabaisser mon père. Ma mère n'a absolument aucune générosité, rien, je crois qu'elle est plus proche du reptile que du singe ; elle n'a jamais été capable d'aimer qui que ce soit. Mon père avait essayé de partager quelques trucs avec moi, comme des vacances, mais il avait été amené à me faire côtoyer une famille de pédophiles incestueux où je m'entendais bien avec les deux enfants et la mère, ce qu'il n'était pas lui fondamentalement mais en avait certaines pulsions. C'était surtout le père et la belle-mère que j'ai rarement vus qui étaient deux beaux spécimens de pédophiles incestueux comme je l'ai évoqué plus haut, et très bien insérés dans la société. 

Je crois que les gens qui ont du fric s'ennuient tellement que leur passe-temps favori est de pourrir la vie des gens plus humbles. Ma mère a eu pas mal de fric, ce n'est pas vraiment dû à son intelligence mais aux circonstances favorables dont a profité sa génération.

Vous êtes donc collectivement responsables du désastre, vous boomers qui avaient participé à ça ! Et mériteriez un juste châtiment, un procès, comme les dignitaires nazis à Nuremberg ! Les nazis étaient généralement de bons pères de famille mais ils étaient criminels avec tout ce qui représente l'altérité ; les boomers (ceux qui ont participé à ça) c'est à peu près tout le contraire mais en étant tout aussi criminels. Vous êtes surtout responsables de ne pas avoir assumé les actes de votre jeunesse et de les avoir refoulés comme vous avez refoulé vos propres enfants dans l'oubli ; et là je parle de ma mère autant que de mon père. Le reproche que je fais à cette génération est de ne pas avoir réfléchi aux moyens de transmettre le monde tel qu'elle l'avait trouvé à ses descendants. Elle s'est globalement comportée de façon légère comme si « après elle le déluge ! » Mes deux parents étant des cas particuliers et pathologiques j'en ai bien conscience. Mais ce monde enchanté et « libéré » des années 70 ne pouvait pas tenir, parce qu'au fond la transmission ne se fait qu'au sein de la tradition et non dans la contestation permanente pour de nouveaux droits. 

Mes grands-parents bretons étaient plus proches culturellement d'un de leurs ancêtres mille ans en arrière que de moi, la grande cassure avec la tradition s'est faite avec la génération de ma mère : perte des racines, de la langue surtout (j'ai connu une vieille dans les années 70 qui ne parlait pas le français dans le petit village de mes grands-parents ; Saint-Caradec-Trégomel). C'est sans doute un peu plus criant en Bretagne qu'ailleurs, où les gens ne se sont embourgeoisés que très tardivement dans l'après-guerre durant les Trente Glorieuses.

La bourgeoisie cette sinistre engeance s'est rendue coupable d'avoir aboli la continuité du temps représentée par la tradition s'exprimant grâce à l'Église et l'aristocratie, par un acte d'une extrême violence symbolique en coupant la tête au roi. Cet acte fondateur pèse comme une malédiction sur tout le monde moderne, elle oblige chaque génération si elle veut « s'émanciper » à « couper la tête » de la précédente. Mai fut à cet égard une réussite, mais on ne peut s'en émanciper que de deux façons : soit désormais à notre tour par la réaction (cf. Zemmour), voilà pourquoi certains jeunes d'aujourd'hui paraissent si vieux aux yeux de leurs aînés (la droite) ; soit par une surenchère absurde de progressisme qui rend l'époque encore plus laide (la gauche). En réalité Mai 68 et la génération des boomers sont des avatars, l'acte fondateur est 1789 rendant problématique l'idée même de transmission ; Mai n'a fait que rendre encore plus probématique cette question en vulgarisant pour tous l'état d'esprit de 1789, n'étant jusque là réservé qu'à une petite élite bourgeoise avide de sensations et d'émancipation. Les générations ne se suivent plus dans la continuité par la transmission mais par un acte à chaque fois répété d’émancipation et de meurtre symbolique par rapport à la précédente. J’ai fait moi-même 6 mois de prison et suis actuellement SDF, directement à cause des idées féministes qui ont décrété que l’homme blanc était devenu globalement un dangereux prédateur qu’il fallait condamner ; il y a là une force des préjugés nouvellement acquis qui empoisonne absolument toute la chaîne judiciaire du plus simple gendarme au plus haut procureur, sans que l’on vous demande votre avis, on vous passe juste les menottes en faisant les gros yeux. On conjure aujourd’hui les femmes, assez insidieusement, de s’émanciper de leurs maris toxiques par définition ; c’est une idée typiquement bourgeoise. La bourgeoisie a réussi à diluer chez ma femme l'idée même de peuple alors qu’elle en venait.

vendredi 22 janvier 2021

La victoire de la Chine première puissance mondiale

 

Je vais étoffer un peu mon propos sur cet arraisonnement de la technique et ses conséquences sur l'évolution du monde. Je ne sais pas si Heidegger critiquait les Lumières, mais moi je le fais. Je vais montrer aussi dans ma démonstration que l'Homme blanc a fait certainement son temps, victime de sa propre idéologie progressiste qui l'a totalement vidé de sa substance et épuisé : "fin de race" dit-on péjorativement ; qu'il sera supplanté sur ses propres terres par les musulmans, et que les asiatiques seront son avenir sur le plan de la subjectivité cartésienne.

Le phénomène le plus contraignant de la modernité est selon moi l’arraisonnement de la nature par le sujet cartésien. Le dévoilement qui régit la technique moderne est une provocation par laquelle la nature est mise en demeure de livrer une énergie qui puisse comme telle être extraite et accumulée, c’est cela l’arraisonnement (gestell) du monde. Il n’est pas sûr que la démocratie, l’État de droit, soit le meilleur régime pour accompagner ce phénomène. L’État de droit implique l’autonomie des citoyens qui la composent, l’animal est conditionné par son instinct et sa nature, l’homme est le seul animal qui étant dénaturé vis-à-vis de l’instinct n’est pas conditionné ; il est donc libre. Et les Lumières ont cherché à l’émanciper de ses préjugés, superstitions, et de sa servitude

Les Lumières pour extraire l’homme de sa condition d’inféodement à l’aristocratie et à la religion, ont postulé par l’intermédiaire de Kant le caractère inconditionné de sa raison débouchant sur l'autonomie et la liberté. Mais Kant n’a fait qu’inventer l’eau chaude, sa découverte est une lapalissade qui n’a fait que contribuer à appauvrir un peu plus le monde de son chatoiement bigarré, à travers ses traditions, ses cultures plurielles. Sa philosophie monolithique, austère et intolérante ayant contribué à les détruire un peu plus. Kant n’aimait manifestement pas la vie, et c'est pourtant sa conception qui prévaut par exemple aujourd'hui encore au sein de l'éducation nationale notamment.

Il n’est donc pas sûr que les Lumières ne doivent pas être dépassées, en raison de leur austérité et de leur intolérance pour la diversité chatoyante de la vie. La tentative romantique qui fut la première de ces tentatives de dépasser les Lumières, s’est soldée par le fiasco meurtrier que constitua la deuxième guerre mondiale. Il faut donc axer une critique des Lumière sur un autre plan que le vitalisme des peuples ou de la race qui constituait l’hypothèse romantique. Cette critique est selon moi nécessaire car l’homme est un néotène, un animal inachevé, qui a besoin comme de béquilles pour avancer ; pendant longtemps ses béquilles furent les dieux. Il y a quelque chose de profondément inhumain dans le kantisme qui veut retirer à l’homme toutes ses illusions et ses croyances, ainsi que sa vitalité, qui a peut-être plus à voir avec le nazisme que la philosophie de Heidegger au niveau de l’inhumanité.

Il semble que les pays qui s’en sortent le mieux au sein de ce phénomène contraignant que constitue l’arraisonnement du monde, soient aujourd’hui les pays asiatiques qui ont su conserver des traditions multimillénaires de détachement, pour en supporter l’effet. Ces pays nous font sentir le besoin de traditions pour faire ne serait-ce que tenir cet élément fondamental que constitue la cellule familiale, et en son sein le dévouement filial et la transmission d’un héritage spirituel en milieu hostile (car l’arraisonnement du monde est une agression de l’homme faite à sa propre nature) ; sans lesquels tous les efforts consentis et même les sacrifices, ne déboucheraient que sur de nouvelles formes de nihilisme, comme l’inceste et la pédophilie qui furent quand même assez largement répandus dans les milieux éclairés vers la fin des années 70 et le début des années 80.

Cellule familiale qui est en voie d’implosion dans les pays occidentaux sous la pression de ce que l’on pourrait appeler un nihilisme des Lumières, impulsé par Kant.

Par conséquent tandis que l'Europe sera totalement envahie par des hordes venues du Proche-Orient et de l'Afrique subsaharienne sous l'effet de notre idéologie multiculturaliste et antiraciste, et de l'oligarchie pour en tirer profit, et en même temps la famille française typique se décomposant en l'absence de toute tradition pour la faire tenir et en la présence d'un féminisme virulent et délétère parce qu'excessif ; l'Asie sera l'avenir de l'Europe. C'est en Chine très certainement et non plus aux États-Unis que s'accomplira le destin de l'Europe sous la forme de l'arraisonnement du monde par la technique.

Le peuple d'origine en France, a été entièrement détruit spirituellement au niveau des traditions en 200 ans, depuis 1789 sous l'action des Lumières qui ont agi comme un essorage de tout ce qui faisait ses coutumes et son âme, sous l'action aussi de l'école de la République une et indivisible finalement (on pense aux langues régionales qui ont été détruites notamment au nom de la République). Les peuples notamment d'Afrique subsaharienne qui nous envahissent et seront amenés à venir toujours plus nombreux pour des motifs humanitaires, ont davantage de traditions, ne serait-ce que pour assurer un héritage familial à leur descendance. Cet héritage risque bien d'être musulman pour l'ensemble de nos compatriotes, d'ici environ 50 ans. La république n'a rien à lui opposer, sinon un idéal abstrait, alors que l'inconscient de nos démocraties qui est bien plus puissant que son discours officiel sur le mode de la laïcité, est que la fin justifie les moyens pourvu qu'il y ait du profit à faire (projet libéral) sur fond d'arraisonnement du monde par la technique (projet cartésien).

Les musulmans ne sont pas idiots, ils voient bien que tous nos idéaux nobles (République, laïcité) sont pervertis par un ultralibéralisme acharné qui s'exerce sous la forme d'un darwinisme social partout dans le monde du travail. À la limite on ne peut pas leur en vouloir de s'arcbouter sur des coutumes qui les protègent de notre monde sadien dans les faits, c'est même une forme de résilience... Sadien parce que le kantisme officiel de l'École en France est une forme de sadisme que ses adeptes s'imposent à eux-mêmes et qu'ils imposent aux autres, sadien parce que le libéralisme est une idéologie perverse qui postule que le bien public découle du vice de chacun. La conscience de nos démocraties c'est le kantisme et son inconscient, ce qui les fait tourner, c'est un genre de perversion libérale ; tout cela sur fond d’arraisonnement du monde par la technique qui est une forme de violence faite à notre propre nature : la subjectivité cartésienne. 

Et il y a dans la subjectivité cartésienne une insensibilité choquante qui fait offense à notre propre nature de néotènes doués de sensibilité. Il y a quelqu'un qui avait répondu à Descartes, je ne me souviens plus qui, que si les animaux étaient des machines qui appartiennent comme tels à la choses étendue et n'ont aucun rapport avec l'homme, comment se faisait-il que certains éprouvaient tant de plaisir à les martyriser ou à les tuer, tout comme certains psychopathe ont du plaisir à tuer des hommes (où c'est le devoir de chacun en temps de guerre, sauf exception que l'on accuse alors de lâcheté), alors qu'ils n'en avaient aucun à le faire sur des choses non sensibles ? Ce plaisir de même nature (que tout le monde a connu au moins une fois dans sa vie surtout étant enfant, sauf à faire preuve de mauvaise foi) à martyriser hommes ou animaux, prouve bien contre Descartes qu'il y a une parenté entre les deux, et donc que les animaux sont doués d'une sensibilité de même nature que l'homme, ne sont pas des machines. Ce que notre époque contemporaine a d'ailleurs assez largement reconnu. C'est finalement Sade contre Descartes qui nous montre la parenté entre les animaux et les hommes, au niveau du plaisir de même nature qu'il y a à les faire souffrir.

En tout cas y a certainement une autre voie que cette conception réductrice d'une conscience kantienne sur fond d'inconscient libéral dans un contexte de subjectivité cartésienne, je crois que ce sont les asiatiques qui en sont le plus proches avec leurs traditions encore vivaces issues du bouddhisme et du confucianisme. La Chine est effectivement depuis deux millénaires régie par un système de pensée complet formé du confucianisme, du taoïsme et du bouddhisme, le confucianisme exerçant la plus grande influence.

Comme le disait Hölderlin quand croît le péril croît aussi ce qui sauve. Et ce qui pourrait nous sauver sur fond de nihilisme de l'homme blanc, c'est la tradition.

Bientôt les musulmans vous auront remplacé (je ne dis pas "nous" car en l'absence d'une quelconque tradition de transmission, les blancs de ma propre famille, de l'École, et du monde du travail m'ont excommunié), et les Chinois porteront le projet européen quand l'Europe ne sera plus qu'une ruine, car je vois mal les musulmans porter le projet européen contenu dans la subjectivité cartésienne. Je ne les vois pas assez disciplinés pour ça car je les sens plutôt dans la négation que dans l'affirmation contrairement aux asiatiques, mais je me trompe peut-être. En tout cas pour l'homme blanc, la messe est dite et très honnêtement on ne l’a pas volé ! Les Européens ont inventé la technique moderne, oui, l'homme blanc a été l'innovateur en ce domaine ; ce n'est pas pour ça que demain il en sera encore le seul dépositaire en étant optimiste, car en étant pessimiste on pourrait envisager qu'il n'en sera plus le dépositaire du tout car il s'en est montré trop indigne...

J'ai toujours été un bon fils, obéissant et docile, c'est bien là le drame, mes parents n'avaient pas la moindre intention de me transmettre quelque héritage que ce soit, et l'école était déjà cassée par le pédagogisme. Je ne parle pas au niveau matériel, mais affectif, instructif voire spirituel. Eux devraient se faire soigner et eux m'ont rejeté. Eux ont de belles situations, ingénieur, psychanalyste. Eux ont le statut pour avoir le droit d'avoir une parole légitime, eux se sont comportés avec moi, enfin surtout mon père, comme O. Duhamel s'est comporté avec son beau-fils, ma mère se contentant de fermer les yeux sur l'indicible et sans doute pire, hélas ! Maintenant je n'ai plus confiance en l'homme blanc et je lui préfère l'Empire du Milieu pour être le gardien de la technique.

mardi 19 janvier 2021

L'affaire O. Duhamel

Tout cela s'explique par le fait qu'une génération à qui l'on avait donné tous les droits, et à qui l'on demandait de continuer le projet d'arraisonnement de la nature mis en branle depuis Descartes et bien perfectionné depuis, ne pouvait, pour les plus pervers de ses membres (et ils sont nombreux), qu'aboutir à ce genre de résultat. C'est-à-dire l'exploitation et la domination de sa propre progéniture, sans aucune limite fixée par la tradition dont elle s'était totalement affranchie, pour faire advenir le règne de la postmodernité sans aucun tabou moral ni frontières physiques ; faisant voler en éclat tout idéal familial.

C'est le monde où nous vivons aujourd'hui où il y a deux types d'hommes. La grande majorité sont des "moutons" impuissants à changer le monde et n'en ayant pas la volonté, qui obéissent docilement à la loi, et il y a la petite élite des plus pervers d'entre nous qui reconnaissent l'utilité de la loi pour les autres, mais qui se comportent en tout point avec leur prochain comme la pire canaille pour en tirer profit, à l'instar d'O. Duhamel que M. Finkielkraut et Mme Lévy cherchent à couvrir dans la limite de leurs moyens.

Le projet libéral fixé par Mandeville est concomitant avec le projet technoscientifique d'arraisonnement de la nature établi par Descartes ; l'inceste et/ou la pédophilie assez globalement répandus au sein de la gauche libertaire entre la fin des années 70 et le début des années 80 dans les plus hautes sphères de la bourgeoisie et du pouvoir, n'en est qu'un des symptômes.

Évidemment Macron et ses sbires n'appartiennent pas à la catégorie des "moutons". Le problème est que tout homme de pouvoir s'il voulait être probe comme l'était de Gaulle, devrait sur le champ abandonner le projet libéral et inciter à sa critique radicale jusque dans ses fondements théoriques qui remontent à Mandeville.

De Gaulle est effectivement le dernier homme d'État en France qui se méfiait à juste titre de l'idéologie libérale, qui ne lui était pas corps et âme inféodé, parce qu'elle est une idéologie anglo-saxonne, un cheval de Troie "anglais" au sein même de l'Europe pour mieux la pervertir (dont on voit le résultat catastrophique aujourd'hui !). Ce n'est pas pour rien que Mandeville était un huguenot d'origine française qui avait dû fuir en Grande-Bretagne pour éviter les persécutions, il avait une revanche à prendre sur le continent.

Ainsi on peut voir aujourd'hui toute l'idéologie libérale comme un virus qui mute constamment pour ne pas disparaître, qui revient depuis les années 80 plus fort que jamais alors que la seule idéologie alternative, le communisme, a été vaincue ; et que ce qui en subsiste en Chine ne s'y apparente que très peu

Si nous n'étions pas dirigés par des pervers depuis 50 ans, il y a bien longtemps que l'on aurait mis au premier plan une critique du projet cartésien d'arraisonnement de la nature. Mais toute critique qui va aujourd'hui dans ce sens est inaudible.

Selon moi l'antiracisme et le féminismes idéologiques et militants, qui sont très largement soutenus par ce gouvernement de jeunes gens aux dents longues mais étant aussi des bras cassés, sont de l'enfumage pour diviser la société pour mieux régner.


dimanche 17 janvier 2021

Merci Monsieur Kant pour votre conception de la Liberté


J'ai été traité par la justice de mon pays comme une statistique que l'on fout en prison, 6 mois. Honnêtement je n'ai rien à me reprocher vis-à-vis de ma femme et de mes enfants ; mais j'ai bousculé le gendarme qui venait me demander de me rendre au plus vite à la gendarmerie sur dépôt de plainte de ma femme pour violences imaginaires.

C'est là que je me suis rendu compte que je faisais partie des « petites gens » et que j’avais en réalité la « grosse tête », que l’on traite comme des statistiques pour faire plaisir à Madame Schiappa et à sa politique impulsée en faveur du droit des femmes.

Pour l'instant j'ai tout perdu et je suis SDF. Mais ne s'agit-il pas de complaisance narcissique ? Même le Christ s'est fait narcissiquement plaisir en exhibant de façon ostentatoire son agonie sur la croix. Cet acte d'un très haut degré de narcissisme masochiste est à l'origine de toute notre civilisation depuis 2000 ans, vous vous rendez compte ! Je suis saisi comme d'un vertige !

Le pire étant que ma femme m'a rejeté en raison de mon comportement fébrile qui découle directement de la relation que j'avais eu avec mes parents, où mon père était un pervers narcissique ayant des pulsions pédophile incestueuses pour avoir une emprise sur moi, et ma mère une égoïste aveugle dégoûtée par les victimes réelles (mes parents étaient séparés), à l'instar de Madame Lévy. Donc pour conclure, j'ai hâte de voir O. Duhamel toucher le fond puisqu'il y a prescription pour mon père, et que je ne peux plus l'attaquer en justice. La police surveillant mes blogs pour y chercher une éventuelle tentative de "diffamation calomnieuse". Voilà la réalité de notre pays, bien loin du battage médiatique autour du petit "Victor" Kouchner. Des statistiques, nous ne sommes que des statistiques qui remontent peu à peu vers le plus haut sommet de l'État, pour faire plaisir aux commanditaires. Et toute cette petite mécanique est bien huilée.

Ce que je veux dire c'est que la justice ne s'applique réellement que pour les gens puissants, là elle fait un réel effort d'investigation et d'enquête. Pour les autres elle les traite comme on accomplit une routine, sans du tout chercher à connaître la vérité. Vous êtes sali par une chaîne d'individus absolument crétins et remplis de préjugés, qui ne veulent pas sortir de leur petit confort moral ; du plus simple gendarme au plus haut magistrat en passant par le personnel pénitentiaire. J'ai honte pour la justice de mon pays !

Le phénomène le plus contraignant de la modernité est selon moi l’arraisonnement de la nature par le sujet cartésien. Le dévoilement qui régit la technique moderne est une provocation par laquelle la nature est mise en demeure de livrer une énergie qui puisse comme telle être extraite et accumulée, c’est cela l’arraisonnement (gestell) du monde. Il n’est pas sûr que la démocratie, l’État de droit, soit le meilleur régime pour accompagner ce phénomène. L’État de droit implique l’autonomie des citoyens qui la composent, l’animal est conditionné par son instinct et sa nature, l’homme est le seul animal qui étant dénaturé vis-à-vis de l’instinct n’est pas conditionné ; il est donc libre. Et les Lumières ont cherché à l’émanciper de ses préjugés, superstitions, et de sa servitude

Les Lumières pour extraire l’homme de sa condition d’inféodement à l’aristocratie et à la religion, ont postulé par l’intermédiaire de Kant le caractère inconditionné de sa raison débouchant sur l'autonomie et la liberté. Mais Kant n’a fait qu’inventer l’eau chaude, sa découverte est une lapalissade qui n’a fait que contribuer à appauvrir un peu plus le monde de son chatoiement bigarré, à travers ses traditions, ses cultures plurielles. Sa philosophie monolithique, austère et intolérante ayant contribué à les détruire un peu plus. Kant n’aimait manifestement pas la vie.

Il n’est donc pas sûr que les Lumières ne doivent pas être dépassées, en raison de leur austérité et de leur intolérance pour la diversité chatoyante de la vie. La tentative romantique qui fut la première de ces tentatives de dépasser les Lumières, s’est soldée par le fiasco meurtrier que constitua la deuxième guerre mondiale. Il faut donc axer une critique des Lumière sur un autre plan que le vitalisme des peuples ou de la race qui constituait l’hypothèse romantique. Cette critique est selon moi nécessaire car l’homme est un néotène, un animal inachevé, qui a besoin comme de béquilles pour avancer ; pendant longtemps ses béquilles furent les dieux. Il y a quelque chose de profondément inhumain dans le kantisme qui veut retirer à l’homme toutes ses illusions et ses croyances, ainsi que sa vitalité, qui a peut-être plus à voir avec le nazisme que la philosophie de Heidegger au niveau de l’inhumanité.

Il semble que les pays qui s’en sortent le mieux au sein de ce phénomène contraignant que constitue l’arraisonnement du monde, soient aujourd’hui les pays asiatiques qui ont su conserver des traditions multimillénaires de détachement, pour en supporter l’effet. Ces pays nous font sentir le besoin de traditions pour faire ne serait-ce que tenir cet élément fondamental que constitue la cellule familiale, et en son sein le dévouement filial et la transmission d’un héritage spirituel en milieu hostile (car l’arraisonnement de la nature est une agression de l’homme faite à sa propre nature) ; sans lesquels tous les efforts consentis et même les sacrifices, ne déboucheraient que sur de nouvelles formes de nihilisme, comme l’inceste et la pédophilie qui furent quand même assez largement répandus dans les milieux éclairés vers la fin des années 70 et le début des années 80.

Cellule familiale qui est en voie d’implosion dans les pays occidentaux sous la pression de ce que l’on pourrait appeler un nihilisme des Lumières, impulsé par Kant.

Par conséquent tandis que l'Europe sera totalement envahie par des hordes venues d'Afrique subsaharienne sous l'effet de notre idéologie multiculturaliste et antiraciste, et de l'oligarchie pour en tirer profit, et en même temps la famille se décomposant en l'absence de toute tradition pour la faire tenir ; l'Asie sera l'avenir de l'Europe. C'est en Chine très certainement et non plus aux États-Unis que s'accomplira le destin de l'Europe sous la forme de l'arraisonnement du monde par la technique.