samedi 13 mars 2021

Lancement des hostilités

 

La campagne électorale a déjà commencé sur les réseaux sociaux !

Jean Louis L., militant macroniste sur Facebook : « Vive la Vème et son système électoral ! n'en déplaise à JL Mélenchon. Au 1er tour des élections présidentielles, on vote pour son candidat préféré. Si celui-ci n'a pas été assez convaincant pour être dans les deux premiers, alors il faudra voter au 2éme tour pour un candidat qui n'a pas nos faveurs. Lequel ? le moins...pire. Au 2éme tour on vote donc pour éliminer. C'est de bonne démocratie. En outre, il est de tradition qu'à l'issue du 1er tour, les perdants disent pour lequel des deux restants ils voteront. Par souci de transparence. C'est aussi de bonne démocratie. Mélenchon ne dira pas sa préférence : c'est dire à ses électeurs qu'il n'en a pas. En France, comme on sait, il arrive que l'extrême-droite soit présente au 2éme tour. A savoir le Rassemblement National, autre nom du Front National. Bien qu'il s'efforce de faire moins peur, ce Parti continue de puer la haine de l'étranger, du migrant, du juif, de l'homosexuel, de la femme qui s'émancipe. Ci-joint, le portrait d'un de ses fondateurs. Alors, Jean-Luc, le résultat du 2éme tour de 2022 t'est indifférent ? Il ne t’intéresse plus si tu n'y figures pas ? Voilà qui est très narcissique et peu républicain.  Voir des admirateurs des SS au pouvoir en France, des fascistes au cœur de l'appareil d'Etat, cela t’indiffère ? Réfléchis. Qui ne dit mot consent. »

Voilà comment Macron compte se faire réélire en 2022, en relayant ce genre de propagande (RN = nazisme) sur des Français moutonniers que l'on entretient dans la terreur d'être taxés de pensées déviantes, de complotisme, d'antisémitisme, de racisme, d'homophobie ou de misogynie... Big Brother is watching you !

Il s'agit selon moi d'un odieux et grossier amalgame. D'ailleurs Marlène Schiappa l'a suggéré, Mélenchon n'est pas un adversaire pour Macron mais un allié pour combattre la « bête immonde ». C'est selon moi ce que l'on pourrait appeler la composante "gaucho" du néolibéralisme, son idiot utile sans lequel Macron ne pourrait être qualifié de libéral-libertaire ; droite du monde du travail (abolition du droit du travail progressive en perspective, dans le cadre de l'ubérisation généralisée sous l'autorité des GAFAM ayant beaucoup plus de puissance que les États fantoches), gauche des valeurs (héritage de Mai 68), permettant de diviser pour mieux régner, entre « races » et entre sexes. Plus les ficelles sont grosses, plus la majorité des Français n'y voit que du feu. C'est quand même suggérer que tous les Français qui veulent défendre leurs paysages, leurs traditions, leurs racines, leur Histoire, tout ce qu'ils ont en commun depuis 1500 ans en tant que peuple... sont des nazis !

Il s'agit en réalité d'un message subliminal (PLUS JAMAIS ÇA !), Un message subliminal est un stimulus incorporé dans un objet, conçu pour être perçu au-dessous du niveau de conscience. Des techniques subliminales ont été utilisées dans la publicité ou la propagande. Ici il s'agit de l'uniforme nazi qui agit comme un hiatus dans la perception du message écrit, qui se veut argumenté et raisonné alors qu'il repose en réalité sur du vent...

N'oublions pas dans le même ordre d'idée que Mitterrand fut un sympathisant (et même un peu plus que ça) du régime de Vichy qui a obtenu la Francisque et n'a rejoint que sur le tard la Résistance, pourtant ça ne l'a pas empêché d'être élu président et de pactiser en 1983 avec l'idéologie néolibérale, lui qui se disait "socialiste" (sans doute un vieux réflexe de collabo !) !

Je ne dis pas que le RN de MLP (Trump aux États-Unis, Poutine en Russie) constitue une solution miraculeuse, c'est même sans doute la pire des alternatives, mais en l'état actuel des forces en présence sur le plan politique et dans la société française, c'est tout simplement la seule alternative au néolibéralisme libertaire, qui s'est imposé comme une secte ; celle du divin marché totalement dérégulé qui a si bien marché qu'elle est devenue une religion à l'échelle mondiale (avec ses hérétiques identitaires dont on fait l'amalgame avec les nazis, qui veulent préserver les frontières et les peuples), incarné par Macron et ses idiots utiles d'extrême-gauche représentés par Mélenchon.

De toute façon dans la hiérarchie des abominations l'antisémitisme a aujourd'hui quelques longueurs d'avance sur le racisme, donc dans l'inconscient collectif Dieudonné est bien plus abominable qu'Annie Cordy. C'est ce qu'on appelle la concurrence victimaire qui fait des ravages selon moi au niveau civilisationnel ; notre société est essentiellement une société victimaire qui se prétend de droit, où chacun réclame des droits en fonctions du préjudice estimé dans sa communauté, dans son sexe ou dans sa « race » (MOI MOI MOI, ma communauté, mon sexe, ma « race », je suis le bien, les autres c'est le mal, et la morale c'est pour les autres !). Avec la complicité du pouvoir macroniste qui évoque par la voix de son mentor le retour de la « Bête », dans un souci purement électoraliste. L'extrême-gauche est l'idiot utile et ne constitue pas une alternative. L'extrême-droite constitue sans doute la pire des alternatives, mais en l'état de la société et des forces politiques en présence, la seule alternative au néolibéralisme libertaire. Cependant je n'appelle personne à voter MLP, et pour ma part je m'abstiendrai peut-être ou non. J'essaie juste d'être cohérent et logique, sans esprit partisan et sans me laisser intimider par la censure subliminale (RN = nazisme). L'extrême-gauche ne peut pas constituer une alternative, ne le pourra jamais et ne l'a jamais pu, car elle est inféodée à la gauche libertaire et bobo comme à son maître, et Macron appartient à ce courant-là. Seul le communisme aurait pu constituer une alternative sérieuse, mais il est aujourd'hui totalement discrédité par ses échecs et aussi notamment par la pensée antitotalitaire d'Annah Arendt. J'aimerais pouvoir faire preuve d'utopisme, mais comme la société est de plus en plus dystopique je me contente de faire preuve de réalisme, et seule la réalité est rationnelle comme le disait Hegel.

Les macronistes ne voteront jamais Le Pen, elle n’est pas seulement leur adversaire, elle est leur ennemie ; par contre ils pourraient voter Mélenchon en cas très improbable de second tour MLP/Mélenchon. Mélenchon fait partie de la famille idéologique de Macron, le côté libertaire (droit des minorités et des femmes) du néolibéralisme ; ce que Michéa appelle l'idéologie libérale-libertaire, ou pourquoi la gauche républicaine en France, qui a combattu avec acharnement la Commune de Paris il faut s'en souvenir, n'a jamais été du côté du peuple mais toujours et encore du progrès et du progressisme. Hanouna représente aujourd’hui auprès de la jeunesse la quintessence de l’esprit des Lumière (il s’agit selon moi d’une perversion de cet esprit mais qui logiquement ne pouvait ne mener qu’à ça), on peut y adhérer pleinement avec enthousiasme, s’en accommoder, ou le refuser et lutter contre. 

vendredi 12 mars 2021

Un État de droit

 


Une chose est sûre, il n'y a plus aucune morale dans notre société. Ce qu'a oublié Freud c'est que la morale est un fondement civilisationnel qui repose sur le sacrifice, ce que ne pourra jamais être la psychanalyse qui est par nature amorale : le malheur des uns fait le bonheur des autres. La morale a comme fondement un sacrifice, qui permet la réconciliation de la communauté : longtemps ce sacrifice fut celui du fort, du héros qui succombe pour sa communauté comme Hector. Les nazis ont aussi recyclé ce culte du héros typiquement jüngérien (Orages d'Acier), et les Japonais celui du Kamikaze, pas du tout les Américains qui préféraient bombarder plutôt que de sacrifier la vie de leurs soldats ; c'est plus tard Hollywood qui a développé une mythologie plus héroïque du soldat américain. Bon j'avoue c'est complètement improvisé, écrit au débotté. Et puis je parle de la morale des Grecs et des Romains, pas de celle des chrétiens que Nietzsche abhorrait ; mais il oublie que le catholicisme était une forme de syncrétisme religieux qui avait recyclé sans totalement les rejeter, de vieilles formes de paganisme. Or je crois savoir que Nietzsche admirait le paganisme, notamment celui des Grecs et des Romains. Chez les Bretons catholiques il y avait aussi conservés jusqu’à il y a peu, des formes de paganisme celte : présence de magiciens (Merlin), de fées, de sorcières... et de l'Ankou ; et le culte de l'homme fort très vivace dans cette région qui s'exprimait encore sur les routes, quand les grands champions cyclistes jusqu'en 1985 étaient souvent d'origine bretonne.

Évidemment Nietzsche s'il pouvait voir ce qu'est devenue notre société totalement décérébrée par le divertissement et la pornographie (qui n'est que l'expression de la misère sexuelle contemporaine), regretterait celle qu'il jugeait anémiée par la morale chrétienne de la fin du XIXème siècle ; aujourd'hui plus personne ne veut se sacrifier pour sa communauté par l'imitation du Christ (procédé souvent artistique d'ailleurs dénoncé par Nietzsche, mais revendiqué aujourd'hui par un écrivain comme Houellebecq ou même un acteur américain comme Mel Gibson), et il y a même un impératif de sécurité inouï qui se caractérise par un dispositif de protection sociale très élaboré et absolument anti sacrificiel (notion de sacrifice à l'instar de celui pratiqué par les Aztèques par exemple, perçue par la société moderne comme un élément de barbarie absolument absurde, intolérable et insoutenable).

Nietzsche voulait renouer avec un modèle d'héroïsme, c'est-à-dire de morale reposant sur le sacrifice du fort, totalement paganiste et en rupture avec le modèle de l'imitation du Christ propre aux chrétiens ; morale du fort en opposition à celle du faible des chrétiens selon lui, qui voulait renouer avec la grandeur de Rome, mais qui a été largement discréditée par l'usage qu'en ont fait les nazis allemands et les fascistes italiens. On pense aussi à Clint Eastwood, héros crépusculaire, homme fort mais désabusé sur la nature humaine, qui prend sur ses épaules tous les péchés du monde avec une bonne dose de masochisme. Dans ses films Clint Eastwood est souvent un justicier solitaire qui n’hésite pas à mettre en péril sa vie pour que vive une communauté généralement emplie d'êtres veules, lâches, minables, méprisables, et les femmes n’y sont pas mieux que les hommes, qui n'en valent pas la peine au fond ! Pourtant il le fait, d'où ce que l'on pourrait qualifier de masochisme très prononcé chez ce héros qui n'a pas besoin de la psychanalyse pour se soigner ! (Ou alors s'il l'avait fait il ne serait plus héroïque !) Qu'est-ce qui vaut le mieux être « guéri » et stérile artistiquement, inintéressant, ou « malade » et créatif, intéressant, même si cela implique une bonne dose de masochisme ?

Il est certain que la morale chrétienne repose sur le sacrifice du Christ.

Le sacrifice est le fondement civilisationnel de toute société et il en découle une morale, parfois les notions de bien et de mal ; sauf notre société qui est essentiellement une société victimaire, où chacun réclame des droits en fonctions du préjudice estimé dans sa communauté, dans son sexe ou dans sa « race » (moi, ma communauté, mon sexe, ma « race », je suis le bien, les autres c'est le mal, et la morale c'est pour les autres !). C'est un modèle qui se voulait doux et plus humain, dépourvu de sacré, dépourvu de sacrifice, de bouc-émissaire, dépourvu de barbarie archaïque, et qui aboutit aujourd'hui à une explosion de la violence et de la rivalité mimétique chez des jeunes totalement déculturés et amoraux (je veux non pas ce qu'a l'autre, mais je désire le désir de l'autre en me l'incorporant : mécanisme de la perversion narcissique qui nécessite la réification du rival qui devient ainsi un déchet, une victime). En réalité, la République a sacrifié la civilisation pour les droits de l'homme et cela crée en plus un appel d'air pour toute la misère du monde.

jeudi 4 mars 2021

Dissolution de GI

 


Sinon l'association GI vient d'être dissoute, car elle est considérée selon moi comme hérétique par le gouvernement de Macron qui représente avant tout les intérêts des GAFAM, et considère la France comme une start-up nation, une colonie des États-Unis à qui il convient de prêter allégeance comme un vassal à son seigneur.

 « Chers citoyens marcheurs,

Dissolution du groupe génération identitaire en conseil des ministres !

« Cette association et certains de ses militants doivent être regardés comme tenant un discours de haine incitant à la discrimination ou à la violence envers des individus en raison de leur origine, de leur race et de leur religion » et, « par sa forme et son organisation militaires », GI « peut être regardée comme présentant le caractère d’une milice privée », justifie M. Darmanin dans le décret de dissolution." »

La censure 2.0 à géométrie variable, est en marche !

Par exemple élargissons ma petite idiosyncrasie au monde. Faisons de la position de victime une force pour combattre les maux du monde, comme le font les empathiques face aux pervers narcissiques. Il faut bien comprendre que la société actuelle est totalement dominée et dirigée par les pervers narcissiques et que ça n'a pas toujours été le cas, mais que cela s'explique pour des raisons historiques et idéologiques (les développements de l'idéologie de Mandeville sur plus de 300 ans). La plupart des gens qui ressentent une menace plutôt que de la fuir, se regroupent en troupeau. Ou autrement dit comment exorciser le mal, lorsque l'on n'a pas comme remède la faculté de se regrouper en troupeau (comme moi) ? Vous n'avez donc pas compris la théorie du ruissellement ? Cela fait pourtant partie de la panoplie néolibérale, vous ne vous rappelez pas des "premiers de cordée" de Macron ? Non seulement l'enrichissement exponentiel des milliardaires n'est pas un spectacle offensant et indécent, mais il est bénéfique car il ruisselle dans votre porte-monnaie (si vous êtes sceptique c'est que vous êtes mécréant, mauvais croyant), bénissez-les ils vous veulent du bien.

Je dis "mécréant" parce que le néolibéralisme s'est imposé au monde entier comme une sorte de "secte" en somme qui a cherché à promouvoir une "utopie", selon le mot de Hayek, et qui a si bien réussi qu'elle a inventé la religion qui s'est mondialement imposée, celle du divin Marché...

Il n'est pas trop tard pour rejoindre le mouvement et accepter les bienfaits du capitalisme 2.0, voudriez-vous être marginal, hérétique ? Ou alors pour rejoindre la résistance, ce qui demande de renoncer au confort et à la rassurance que prodigue le fait de se regrouper en troupeau. Mais qui dit résistance dit avant tout résistance au néolibéralisme et à la puissance des GAFAM, le reste comme la dissolution de GI par exemple ou la condamnation de Sarkozy qui me paraît tout à fait dérisoire et anecdotique, ne sont que des épiphénomènes.

Le gauchisme n'est que l'idiot utile du néolibéralisme (diviser pour mieux régner), c'est pour cela qu'il n'est pas censuré à la différence des mouvements identitaires. Les mouvements identitaires sont hérétiques alors que le gauchisme est politiquement correct et utile pour que les gens se déchirent entre eux (en fonction de leur genre, de leur « race »), et donc ne s’unissent pas contre Big Brother. En réalité si l'on était honnête la liberté d'expression ne se diviserait pas. Surtout quand ce sont des grandes entreprises privées étatsuniennes qui censurent (Trump était considéré comme un hérétique, c'est pour cela qu'il a été censuré par les réseaux sociaux). Et dans notre cas précis une république bananière au service des intérêts des GAFAM maintenant son peuple sous emprise (n'est-ce pas le propre de la perversion narcissique ?) ; ce qu'est devenue la France. Même plus une communauté, encore moins une civilisation, ce qu'elle était encore il n'y a pas si longtemps.

Mon avis sur la question est que la liberté d'expression ne se divise pas, qu'elle est une et indivisible comme la République ; sinon c'est la porte ouverte à tous les extrémismes et les sectarismes.

Les magistrats ne sont que des humains et ce n'est pas dieu qui fait la loi. En France depuis 1789 c'est la bourgeoisie. En ce moment précis la bourgeoisie qui se prétend indemne de toute responsabilité et de toute implication dans l'établissement de la Shoah, ainsi que de tout antisémitisme, en attribue la responsabilité exclusive au peuple, avec l'aide de pas mal d'intellectuels comme Claude Lanzmann (paix à son âme) et BHL, ainsi que pas mal d'idiots utiles de gauche - L’analyse du film Shoah par l’historien Shlomo Sand s’applique aussi à l’entreprise de BHL : « Il était d’autant plus facile à l’intelligentsia française de révérer le travail de Lanzmann que le film non seulement écartait délibérément tout lien entre la France et l’extermination des juifs, mais aussi parce qu’il posait une coupure totale entre le monde de la haute culture et la « solution finale » ». Alors on est en train de détruire le peuple blanc autochtone d'origine catholique, aujourd'hui des catholiques zombies selon le mot d'Emmanuel Todd, en France (« grand remplacement » selon le mot de Renaud Camus), définitivement à la racine comme une « solution finale » parce qu'il a, très indirectement selon moi, concouru à l'indicible, très bien ! Après à la bourgeoisie et à la haute culture de s'occuper du peuple de substitution par lequel elles auront remplacé le peuple d'origine qualifié d'incurable par les élites, à savoir le peuple musulman et d'Afrique noire (pas forcément musulman)... Apparemment les élites s'en foutent comme de leur première chemise : une main d'œuvre reste une main d'œuvre quelle que soit son origine pourvu qu'elle soit rentable, ou autrement dit l'argent n'a pas d'odeur et tous les paysages se valent.

Personnellement je pense que le peuple autochtone a plus de droits sur ses propres terres que les « pièces rapportées », les peuples allogènes ; mais c'est un point de vue que certains jugeront sectaire ou partial. Mon argument est que la France s'est construite sur 1500 ans avec des peuples autochtones d'origine catholique quasiment exclusivement, et que les « pièces rapportées » toutes récentes, viennent réclamer des droits exorbitants et même un privilège victimaire qui leur donneraient en réalité plus de droits que le peuple d'origine, qui n'est certes pas sorti comme ça tout armé de la cuisse de Jupiter. Or selon moi, la France a avant tout une dette envers ceux qui l'ont servie fidèlement durant 1500 ans, et ont modelé ses paysages et défendu ou agrandi au prix de leur sang ses frontières ; tout au long de ce qu'on appelle l'Histoire de France (que l'on n'enseigne d'ailleurs plus à l'École). Moi je suis celte, j'ai même un prénom breton, mes grands-parents parlaient breton, et pourtant je me sens français depuis bien plus longtemps que les « pièces rapportées » qu'on exalte aujourd'hui au nom du droit à la différence, à la diversité, et surtout parce que l'on a envers eux la dette de les avoir exploités et colonisés. Mes ancêtres n'ont pas eu besoin de pleurnicher, de se poser en victimes, pour jouer leur rôle dans l'Histoire de France ; ils y sont entrés en héros souvent en jouant des poings et de l'épée. Oh mais je sais ! Le temps des héros est révolu, voici venu le temps de la surenchère victimaire pour obtenir des droits. Drôle de monde ! Mes ancêtres bretons auraient dit que l'on marche sur la tête, et Du Guesclin devrait se retourner dans sa tombe si on lui apprenait que finalement c'est les Anglais qui ont raison. Par contre c’est vrai que j’ai été foutu dehors à coups de pieds au cul en dépit de toute logique ! Je n'étais pas assez victime selon ma mère, mais chut !!!

Autre différence fondamentale les Bretons, Picards, Franc-Comtois, Gascons, Languedociens, Corses, Lorrains, Alsaciens, sans oublier les Savoyards, nous ont apporté leurs territoires, leurs paysages, leurs richesses. Les « pièces rapportées » toutes récentes ne nous apportent que leur présence revendicative, conflictuelle et souvent délinquante. Moi je dirais ok pour les flux migratoires s'ils nous apportaient aussi de nouveaux territoires, des richesses et un peu moins de conflits, de leur plein gré, sans qu’on les force, sans qu’ils se sentent victimes ou colonisés. C’est ça faire France, ce n’est pas simplement prendre sans rien rendre en retour, afin finalement d'obtenir les mêmes droits, ni plus, ni moins, que le peuple d'origine en s'assimilant à lui.

« 17 enfants pour un immigré Malien, ce n'est pas le record, loin de là : on a relevé 46 à Bobigny. Avec ses quatre femmes et ses 46 enfants, A.... était un homme heureux. Ce quinquagénaire d'origine malienne, capable de réciter dans l’ordre les prénoms de sa descendance, régnait sur son pavillon de banlieue. Entre les cinq chambres de la maison, "la vie s’organisait comme elle pouvait", confie-t-il au téléphone. D’abord agent d’entretien, il a cessé de travailler quand le montant des allocations familiales est devenu suffisant pour nourrir son monde. Dans le village du nord du Mali où il a grandi, on parle de sa réussite avec admiration. »

La plupart des Français, hélas, sont dans le déni total de la réalité, laissons-les à leurs bons sentiments et à leurs grands principes. Il ne faudra pas venir pleurer quand leurs propres enfants seront chassés du territoire et devront aller trouver exil ailleurs, très loin de la vieille Europe. Qu'est-ce qu’ils leur diront ? « Je ne savais pas », en chouinant...

jeudi 25 février 2021

La logique sacrificielle dans une société dépourvue de sacré



Ce qui m'est arrivé est effectivement trop grave pour être divulgué au commun des mortels. Si la société était cohérente avec elle-même elle tirerait une balle dans la nuque des gens comme moi (bouc-émissaire). Tiens d'ailleurs je viens de m'apercevoir que ce lien a été supprimé (26/02/2021), les abuseurs sexuels ont le bras long de nos jours. Finalement le lien fonctionne à nouveau (27/02/2021). Blog définitivement supprimé par blogger le 04/03/2021.

Que dit René Girard sur les sociétés archaïques ? « Parce qu'ils veulent rester réconciliés, nos ancêtres proto-humains s’attachent au maintien de cette paix miraculeuse en substituant à la victime originaire, dans les rites, des victimes nouvelles. Les conditions sont remplies pour l'apparition du premier signifiant, le plus simple – une unité se détachant sur une masse indifférenciée – à travers la nécessité du choix d'une victime. Ce premier symbole, la victime, signifie tout d’abord tout ce qui est en rapport avec le mécanisme réconciliateur : le sacré, qui a le caractère d'une transcendance terrifiante à la fois bénéfique et maléfique. On peut penser de même que le premier monument fut une tombe : celle de la victime. »

N'oublions pas que le Christ a joué ce rôle réconciliateur durant deux mille ans ; en une génération, celle des baby-boomers, tout l'héritage de 2000 ans de civilisation a été liquidé. Voici venir le règne des pervers narcissiques et de la plus grande barbarie sociale : le darwinisme social. Une vraie boucherie sur le plan anthropologique.

René Girard : « Le religieux archaïque apparaît comme la forme originelle de la culture, ce qu'avait pressenti Durkheim. Il permet de comprendre le besoin de victimes sacrificielles : « Les sacrifices sanglants sont des efforts pour refouler et modérer les conflits internes des communautés archaïques en reproduisant aussi exactement que possible, aux dépens des victimes substituées à la victime originelle, des violences réelles qui, dans un passé non déterminable mais pas mythique du tout, avaient réellement réconcilié ces communautés, grâce à leur unanimité. » Le besoin de victimes sacrificielles permet à son tour d’expliquer la domestication des animaux comme résultat fortuit de l’acclimatation d’une réserve de victimes, ou l'agriculture. »

René Girard : « Les Évangiles se présentent apparemment comme n’importe quel récit mythique, avec une victime-dieu lynchée par une foule unanime, événement remémoré ensuite par les sectateurs de ce culte par le sacrifice rituel – symbolique celui-là – eucharistique. Le parallèle est parfait sauf sur un point : la victime est innocente. Le récit mythique est construit sur le mensonge de la culpabilité de la victime en tant qu'il est récit de l’événement vu dans la perspective des lyncheurs unanimes. C’est la « méconnaissance » indispensable à l’efficacité de la violence sacrificielle.

La « bonne nouvelle » évangélique affirme clairement l'innocence de la victime, devenant ainsi, en s'attaquant à la « méconnaissance », le germe de la destruction de l'ordre sacrificiel sur lequel repose l'équilibre des sociétés. Déjà l'Ancien Testament montre ce retournement des récits mythiques dans le sens de l'innocence des victimes (Abel, Joseph, Job, Suzanne…) et les Hébreux ont pris conscience de la singularité de leur tradition religieuse. Avec les Évangiles, c’est en toute clarté que sont dévoilées ces « choses cachées depuis la fondation du monde » (Matthieu 13, 35), la fondation de l'ordre du monde sur le meurtre, décrit dans toute sa laideur repoussante dans le récit de la Passion.

La révélation est d'autant plus claire que le texte entier est un savoir sur le désir et la violence, depuis la métaphore du serpent allumant le désir d’Ève au paradis jusqu’à la force prodigieuse du mimétisme qui entraîne le reniement de Pierre au moment de la Passion. René Girard explicite des expressions bibliques comme « scandale » qui signifie la rivalité mimétique, l’obstacle que constitue le rival, ou Satan qui symbolise le processus mimétique tout entier depuis la rivalité jusqu’à la résolution victimaire fondatrice d’un nouvel ordre. Dans les Évangiles, le Dieu de violence a entièrement disparu. Personne n’échappe à sa responsabilité, l’envieux comme l’envié : « Malheur à celui par qui le scandale arrive ». Comme l’a dit Simone Weil : « Avant d’être une théorie de Dieu, une théologie, les Évangiles sont une théorie de l’homme, une anthropologie. » »

En une génération, mes parents ont oublié tout leur héritage sacré et ont fait de moi leur bouc-émissaire ; parce qu'ils en avaient besoin comme toute société a besoin d'un bouc-émissaire (c'est son fondement sacré) pour se réconcilier. Mais je pense, même si je dois être un cas singulier, que c'est une grande tendance de toute la génération des baby-boomers vis-à-vis de ses propres enfants.

Je répète que ce qui m'est arrivé est effectivement trop grave pour être divulgué au commun des mortels. Si la société était cohérente avec elle-même elle tirerait une balle dans la nuque des gens comme moi (bouc-émissaire).

La question est comment une civilisation gère sa logique sacrificielle pour se réconcilier avec elle-même ? Par exemple les Aztèques sacrifiaient de jeunes esclaves prisonniers en haut de pyramides en leur arrachant le cœur, pour honorer l'énergie du soleil, source de toute vie comme ils en avaient l'heureuse intuition. Ne me dites pas que les Juifs n'ont pas non plus leur propre logique sacrificielle ? C'est le fondement de toute civilisation pour que ses membres se réconcilient avec eux-mêmes, ne se suicident pas ou n'assassinent pas leur prochain (sur un simple coup de tête) ; j'avoue que le peuple juif fut longtemps le bouc-émissaire idéal pour renforcer la cohésion du troupeau chrétien. Je crois que c'est cette nécessité dans la logique sacrificielle du christianisme qui a fait que le peuple juif n'a jamais disparu ; effectivement si la racine du christianisme n'était pas le judaïsme, le christianisme n'en aurait pas fait son bouc-émissaire déicide (et pour cause ; ce dieu était issu du peuple juif) et alors le judaïsme aurait disparu. Peut-être qu'effectivement les Juifs n'ont pas besoin de logique sacrificielle en leur sein, car la cohésion et réconciliation chez eux sont assurées par la cruauté des autres peuples qui les persécutent depuis la nuit des temps (je dis cela sans ironie car c'est la réalité du peuple juif)... Je crois qu'avant l’antisémitisme chrétien, l'antisémitisme néopaganiste et romantique d'Hitler, il y avait eu l’antijudaïsme romain qui notait déjà la concordia des Juifs entre eux, le bloc qu'ils forment contre leurs adversaires, et les décrivait comme excellents soldats. Ne négligeons pas l'opprobre frappant dans tout l'empire romain ce peuple de « lépreux » expulsés d'Égypte, son inconcevable prétention à ne reconnaître qu'une seule divinité sans effigie, ses pratiques « irrationnelles » avérées (circoncision, sabbat) ou inventées (mauvaise foi typique des ennemis d'Israël, prémice de l'antisémitisme moderne ?) pour la circonstance (adoration d'un âne, meurtre rituel), enfin la menace que représenterait son influence.

Alors on détruit le christianisme, définitivemet à la racine comme une solution finale, parce qu'il a très indirectement concouru à l'indicible, très bien ! Et après on fait quoi ? On soigne tous ces paumés, tous ces déracinés, tout ce populo qui sent la sueur, la pisse et l'alcool, avec de bienveillants profs d'Université, psychanalystes et psychiatres au passage majoritairement juifs ou imprégnés d'idéologie freudienne comme ma mère ? Parce que vous pensez réellement qu'ils sont bienveillants ? Qu'ils sont animés de bonnes intentions ? Qu'ils oublieront ou pardonneront un jour la Shoah ? Que pour eux tout petit enfant blanc, lorsqu'il est issu du peuple (puisque c'est bien connu la bourgeoisie est absolument indemne de tout antisémitisme), n'est pas un petit Hitler en puissance qu'il convient de rééduquer ?

Freud a toujours dit qu'il ne pouvait pas soigner les "fous" car ils sont généralement insolvables et majoritairement issus du peuple (c'est normal, le peuple est plus nombreux que la bonne société), mais seulement les gens de la bonne société viennoise vaguement frustrés par des interdits sexuels trop contraignants.

Le problème que pose selon moi la psychanalyse est qu'elle ne se soucie que de soigner individuellement les névroses, sans prendre du tout en compte le contexte social plus général et altruiste qui a joué un rôle dans l'apparition de la névrose, ou dans le cas de notre société néolibérale, de la perversion généralisée. C'est une doctrine égoïste et individualiste ne se préoccupant pas de morale - elle n'est heureusement pas immorale mais amorale - qui ne peut prétendre être un fondement civilisationnel ; effectivement la "guérison" des uns entraîne constamment la rechute des autres, ou autrement dit le bonheur des uns fait le malheur des autres. Pour ma mère, mon père, ainsi que pour tous les pervers, la morale c'est pour les autres !

La psychanalyse reste à la surface des choses, et après tout pourquoi pas, car sinon c'est toute une profession qui sombrerait dans la folie. C'est avant tout une corporation qui s'assure de bons moyens de survie et même de très bonne vie matérielle. Enfin soyons sérieux, tout le monde sait très bien qu'une civilisation assure son unité par la bouc-émissarisation d'un tiers, qui lui donne des moyens internes de réconciliation. Dans le catholicisme il s'agissait d'une cérémonie sacrificielle où le meurtre rituel prenait l'allure d'une mise en scène symbolique, n'impliquant pas le sacrifice de personnes réelles ; à la différence des Aztèques qui sacrifiaient des personnes réelles.

La psychanalyse est selon moi et quelques autres comme Onfray ou Houellebecq, une vaste fumisterie en comparaison de ce que je connais : la religion catholique. Vous pensez réellement qu'il y avait autant de souffrances psychiques avant ? Regardez notre société : c'est une addition de « cinglés » ultra individualistes qui se déchirent les uns les autres notamment sur internet et dans les médias, passent leur temps à porter plainte les uns contre les autres, pour un oui, pour un non, même pas une communauté, encore moins une civilisation. Mes grands-parents bretons vivaient très bien leur vie et participaient à la civilisation française pourvu qu'on leur foute la paix, pourtant ils n'avaient pas ce qu'on appelle beaucoup d'« éducation » scolaire. 

Cette vieille bique de République française, qui sacrifie ses propres enfants à l'accueil inconditionnel des musulmans et des noirs d'Afrique Subsaharienne, d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient, gère sa logique sacrificielle en foutant ce qu'elle estime être de pauvres types (mais qui sont en réalité ses propres enfants, Français d'origine et Gilets Jaunes, bref le peuple), en prison ! La République française est une vieille « prostituée » bourgeoise, usée jusqu'à la corde, sacrifiant même son peuple d'origine au progressisme, en accueillant sans conditions tous les damnés de la Terre (la figure de l'opprimé : musulmans, noirs anciennement colonisés) dans un rythme toujours plus soutenu. Parce que la bourgeoisie bien plus que la noblesse, méprise fondamentalement le peuple ; c'est sa petite logique sacrificielle à elle. Dans ces conditions, il est évident que la nation israélienne a plus d'avenir que la nation française. Ma mère à l'instar de la République française est une « prostituée » - comme le disait mon père d'elle parce qu'elle était une Bretonne montée à Paris (jolie signifiant lacanien), ce qui était déjà une forme de violence langagière exercée à mon encontre de la part de mon père - usée jusqu'à la corde, et perverse en plus de ça, car elle a besoin de pervertir ses propres origines bretonnes dont elle a reçu tout l'héritage (en prenant l'argent et il y en avait beaucoup, et en crachant sur tout le reste) et ses propres descendants, c'est-à-dire en l'occurrence son propre fils, moi-même, pour ne pas s'effondrer dans la psychose ; ce qu'on appelle la perversion narcissique. Pour la petite histoire elle est psychologue, psychanalyste freudo-lacanienne, très imbue de sa personne et farouchement philosémite.

La maladie aujourd'hui, celle par exemple qui touche les GJ, c'est la bouc-émissarisation du peuple d'origine qui est incurable, par la bonne bourgeoisie française. Avoir de l'argent ne lui suffit pas, afin d'assurer sa santé mentale il convient en plus de se réconcilier sur le dos du peuple, en le sacrifiant, en l'amputant, en l'éborgnant, en l'envoyant en prison etc. En même temps c'est nécessaire pour la bourgeoisie, sinon elle s'effondrerait dans sa propre psychose car ses valeurs n'auraient plus de sens.

Comme le disait Cioran faisant son mea culpa dans Un peuple de solitaires, qui était dans sa jeunesse grand admirateur d'Hitler et farouchement antisémite ; on se souviendra bien plus tard de la France, de l'Europe, de l'Allemagne nazie, comme autant de péripéties dans le parcours glorieux du peuple élu. Peut-être ou pas d’ailleurs…


mardi 23 février 2021

Les courroies de transmission

Après la suspension définitive du compte Twitter du président américain en exercice janvier dernier, les GAFAM continuent leur travail de censure des comptes de personnalités élues démocratiquement.

Après les députés Emmanuelle Ménard et Joachim Son-Forget, ce sont Marion Maréchal et Jordan Bardella qui ont vu leurs comptes Facebook suspendus ce week-end pour avoir critiqué la procédure de dissolution administrative engagée par Gérald Darmanin à l’encontre du mouvement Génération Identitaire.

Emmanuel Macron dans un entretien qui a eu lieu le mardi 14 avril 2020 évoque le retour de la Bête. Pas la peine de chercher très loin, il s'agit selon moi de la bête immonde, grâce à laquelle il a été élu en visitant deux lieux symboliques des persécutions nazies dans l'entre-deux-tours, ce qui n'a sans doute pas manqué de lui rallier des voix... les Français sont si crédules, ils aiment bien qu'on leur fredonne des berceuses. Et Macron a une jolie voix de conteur de fables. 

Macron et ses sbires sont les courroies de transmission entre les vraies puissances et un peuple censé tout accepter parce qu'il les a élus. On surestime beaucoup leur pouvoir, ce sont juste de petits fonctionnaires payés une misère en comparaison de leurs maîtres, au service de l'idéologie néolibérale et donc notamment des dirigeants des GAFAM qui en sont les pires propagateurs, et de ceux directement influencés par les think tanks néolibéraux qui les ont formés au métier et à ses ficelles et ont contribué à les faire élire. Macron fait ça comme un job temporaire de 5 ou 10 ans (espérons que non pas 10 ans !) et de sacrifice de son porte-monnaie. Avec cependant la perspective de rentrer dans l'Histoire et d'avoir les honneurs de la République ; mais son vrai métier c'est banquier, ce qui rapporte au passage beaucoup plus d'argent et permet d'avoir accès aux cercles influents où ne compte que l'épaisseur du porte-monnaie qui donne la capacité d'organiser des réseaux d'influence.

Qui exerce la censure aujourd'hui ? Qui fait et défait les gouvernements à sa guise ? Ce sont les GAFAM. Les politiciens au pouvoir ne sont rien sans les réseaux d'influence, et ces réseaux d'influence n'existeraient pas sous leur forme actuelle sans les GAFAM, alors est-il vraiment réaliste de demander aux politiciens de réguler les GAFAM sans lesquels ils ne seraient rien ? À moins de changer de politiciens au pouvoir... et comme il est hors de question de voter pour les idiots utiles islamo-gauchistes du néolibéralisme, qui reste-t-il ? Les Américains ont bien voté pour Trump, cela a-t-il entraîné l'effondrement moral et économique du pays ? Cela a-t-il provoqué une 3ème guerre mondiale comme il était annoncé ? Non, les réseaux d'influence ont juste réussi à ce qu'il ne soit pas réélu en ayant sans doute recours à la fraude et Trump a plutôt œuvré en patriote pour l'intérêt de ses concitoyens des classes pauvres et moyennes, plutôt que ceux des GAFAM ; qui l'ont sans doute censuré pour cette raison et lui ont mis des bâtons dans les roues tout au long de son mandat.

Et dieu sait que pour moi cela représente une véritable révolution culturelle, mais la gauche a globalement trahi le peuple sous l'impulsion de Mitterrand qui a eu les mêmes réflexes de collaboration avec l'influence néolibérale qu'avec le régime de Vichy.

samedi 20 février 2021

La revanche de la femme blanche

Ma femme a senti le bon filon pour se débarrasser de moi, elle m'a accusé de violences et de viol (il y aurait eu une relation sexuelle sans son consentement, je ne m'en suis pas rendu compte car elle me l'a dit après coup), les gendarmes, les procs, les juges ont gobé et j'ai fait six mois ferme pour ça. 

Le filon c'est la sensibilisation de la société, de la police et des magistrats aux violences faites aux femmes et la dénonciation de la culture du viol, par les milieux néoféministes, qui serait largement répandue au sein de la société patriarcale blanche ; mais quelle société patriarcale ? Dans les faits j'ai toujours vécu enfant et adolescent puis jeune adulte, avec ma mère sous un joug autoritariste et matriarcal extrèmement menaçant et intolérant, quand il n'était pas tout simplement la plupart du temps abandonnant. C'est ensuite pour ma femme d'avoir saisi cette opportunité pour se débarrasser de moi ; assez lâchement je trouve plutôt que de régler tout simplement le divorce à l'amiable. Il y a de plus en plus de femmes qui se débarrassent ainsi de leurs conjoints, il y en a même qui s'en sont fait une spécialité, pour se débarrasser de plusieurs hommes successivement d'après certains échos que j'ai eu.

Ma femme était dépressive, fatiguée et à bout de nerf. Plutôt que de chercher à se faire soigner et à se détendre elle m'a accusé d'être exclusivement à l'origine de son mal-être. Elle préfère être dans le déni de ce dernier (ou bien préfère m’en attribuer l’exclusive responsabilité), qui vient de la pression qu'exercent sur elle les très mauvaises conditions de travail de sa profession et les rapports humains généralement pourris dans ce cadre, et de son hygiène de vie déplorable. Elle ne supporte pas que je dénonce le système et y voit une forme de pathologie qui selon elle l'affecte ; alors qu'elle, en se conformant au système développe d'autres formes de pathologie, puisque le système est en réalité pervers, dont elle n’a pas conscience.

Il y a plutôt une sale ambiance de chasse aux sorcières aujourd'hui, et la cible c'est quand même l'homme blanc de plus de 50 ans. C'est à croire que globalement les femmes détestent leurs maris parce que ces derniers les "obligent" à faire l'amour ; bientôt peut-être sera-t-il interdit de se poser la question du consentement pour les femmes, comme pour les enfants et les adolescents. Allons voyons, vous vous posez la question du consentement pour une femme ? Mais mon cher sachez qu'elles ne sont jamais consentantes et qu'en réalité vous baignez depuis tout petit dans une culture du viol.

Elle me disait juste qu'elle voulait divorcer depuis environ un an et refusait depuis la même date tout rapport sexuel, sans vraiment que je m'en explique la raison après 17 ans de vie commune, sinon que tout d'un coup, tout ce qu'elle avait aimé en moi s'était transformé en objet de sa haine assez soudainement je dois dire. Je n'ai pas vraiment vu le coup venir, car elle est très pragmatique et a su saisir l'occasion par les cheveux. J'ai aussi très mal réagi face au gendarme qui avait accepté de prendre sa plainte, il m'a provoqué verbalement, et a cherché à m'humilier devant mes enfants, en disant qu'il voulait aussi ajouter une plainte contre moi pour une raison obscure car j'avais déjà eu affaire à lui au sujet de mes parents qui portent aussi plainte contre moi (parce que j'accuse mon père d'attouchements sexuels et ma mère de maltraitances, sur un blog), alors je l'ai bousculé ; j'aurais pas dû faire ça, grave erreur ! 6 mois de prison ferme, 72 heures de garde à vue, 3000 euros d'amende, interdiction de retourner chez moi donc SDF, sans doute la perspective d'être déclaré par l'Éducation nationale inapte à mon métier de prof, bref une vie de misère en perspective. J'ai gravement morflé !

Plus on monte dans les cercles du pouvoir, plus on trouve de la perversion et donc de la psychose. Pour ne pas s'effondrer dans sa propre folie le système a besoin de tout pervertir, notamment son propre peuple dont il a fait son bouc-émissaire et qu'il accuse de tous les maux, de complotisme, de populisme, d'antisémitisme, de racisme, d'homophobie, de sexisme... Aujourd'hui les élites salissent systématiquement le peuple et l'accuse de tous les vices, afin de rester dans le déni de leurs propres vices, qui eux sont bien réels puisque c'est la base du néolibéralisme contemporain dont les règles du jeu ont été posées par Mandeville il y a plus de 300 ans !

Les néoféministes, les antiracistes, les islamistes... ne font que s'engouffrer dans la brèche laissée par le pouvoir néolibéral, et elle est béante.

La soif de pouvoir et de puissance laissée à elle-même est sans limite. Nous sommes dans le champ strict de la lutte pour le pouvoir selon les ressorts du pur instinct. Il ne s'agit plus pour les néoféministes, les antiracistes et même les islamistes de rechercher l'affranchissement. L'absurdité, la négation du réel, le mensonge, la mauvaise foi... ne seront jamais des limites puisque celles-ci ont cédé face au souhait de puissance et de pouvoir des néoféministes, des antiracistes et même des islamistes ; dont le bouc-émissaire idéal est l'homme blanc de plus de 50 ans.

Autrement dit le pauvre bougre, homme blanc des classes populaires et moyennes est pris entre deux feux, il sert de bouc-émissaire idéal aux dominants (nantis du système, bobos) et aux dominés (femmes, noirs, musulmans, on peut même être femme, musulmane et noire, on parle alors d'intersectionnalité...).

J’en ai fait les frais par la médiation de ma femme, et d’un point de vue logique c’est même tout à fait rationnel.

Si un jour les musulmans parviennent au pouvoir en France comme le prédit Houellebecq, croyez bien qu'ils n'auront pas un centième des égards que j'ai pour les femmes. Mais en France les censeurs de la pensée unique et du camp du Bien et pas mal de femmes, aiment bien faire les gros yeux à l'homme blanc, et on s'écrase bien bas devant la racaille racisée, qu'elle soit d'origine africaine, musulmane ou autre. Là il n'y a plus personne pour leur faire la leçon à eux, sur tout ; sur la question de la shoah, des femmes, des homosexuels etc. Eux ont le droit de se comporter absolument comme ça leur chante avec les femmes et de se conduire comme de gros machos sexistes qui maîtrisent très mal la langue française hormis les jurons et les insultes. Je dirai même que les femmes blanches aiment ça et éprouvent un genre d'attrait sexuel pour ce type de comportement machiste, quand les hommes blancs sont devenus globalement des lopettes qu'elles méprisent et ont définitivement castrés, incapables de la moindre virilité et initative.

Concrètement je n'avais plus rien à apporter à ma femme, puisque la maison familiale de Quiberon avait été vendue par ma mère pour en obtenir de quoi considérablement augmenter son train de vie, la seule chose qui l'intéresse. Sans que cette dernière ne partage évidemment quoi que ce soit avec moi, alors qu'elle sait très bien que je suis SDF sans le sou et sans doute bientôt sans emploi, et qu'elle-même est à la tête d'un capital immobilier de plus d'un million d'euros et jouit d'un montant de retraite plus que confortable et bien supérieur à mon salaire de prof ; noblesse oblige de la génération des boomers.

Ce qui me fait le plus peur est quand mes propres filles vont s'apercevoir que leur mère s'est comportée comme une petite « garce » intéressée et opportuniste pour se débarrasser de leur père, et que leur grand-mère est une vraie « pute » malfaisante, et que l'on gagne en se comportant ainsi. Quel autre choix auront-elle que de se comporter comme leur mère, ou pire, leur grand-mère, en me faisant passer pour fou ?

Je tiens quand même à préciser que ma femme a demandé aux gendarmes chargés d'instruire le dossier de plainte, que j'aille en maison de repos et que la prison aurait pour effet de « m'achever ». La justice en a décidé autrement et s'est montré avec moi avec la sévérité la plus ferme ; je dirais que c'est normal puisque je suis un homme blanc de plus de 50 ans et donc sans aucune circonstance atténuante à ce titre.

mardi 16 février 2021

La grande réinitialisation

 


La fascination pour la force et le pouvoir, le mépris pour les humbles est une caractéristique de l’intelligentsia bobo des grandes métropoles. Le peuple est forcément antisémite et complotiste (comme l'a montré la propagande journalistique anti-gilets jaunes), les riches, les puissants et les représentants de la « haute-culture » sont forcément des alliés. On comprend décidément l’amitié qui lie BHL à Claude Lanzman avec qui il partage ce trait de caractère. Comme Lanzman, il veut nettoyer la responsabilité des élites dans l’antisémitisme génocidaire et faire porter cette responsabilité sur les peuples.

Il y a un culte du néolibéralisme depuis environ 1983 en France, une propagande et un abrutissement des citoyens. Réactivation par l'école de Chicago et Hayek des thèses les plus sulfureuses de Mandeville, à l'attention d'un cercle d'élus, d'affranchis (de la décence commune). Une sorte de "secte" en somme qui a cherché à promouvoir une "utopie", selon le mot de Hayek, et qui a si bien réussi qu'elle a inventé la religion qui s'est mondialement imposée, celle du divin Marché, "ordre spontané" si parfait qu'il doit absolument être tenu à l'abri de toute tentative humaine de régulation ; il faut donc briser les peuples et leur tentation de souveraineté.

Ces affranchis ont souterrainement diffusé l'idée néolibérale avant que celle-ci ne s'empare officiellement du monde pour le reconfigurer entièrement à partir des années 1980. C'est ainsi que deux think tanks, parmi les nombreux issus de cette Société, ont joué un rôle décisif dans les arrivées au pouvoir de Margaret Thatcher en Grande-Bretagne (1979) et de Ronald Reagan aux États-Unis (1980) : respectivement l'Institute of Economic Affairs (créé en 1955) et l'Heritage Foundation (créé en 1973). Macron s’inscrit évidemment dans cette lignée néolibérale, ainsi que tous les pays occidentaux sous influence américaine même lorsqu'ils se disent européen pour faire concurrence à l'hégémonie des États-Unis. On assiste en réalité aujourd'hui à la mondialisation de l'idée néolibérale jusqu'en Asie qui fait preuve d'une rare discipline, c’est d’ailleurs une nouvelle forme de guerre par l’économie de marché ; et je pense que d'un point de vue métaphysique (la subjectivité cartésienne) l'avenir de l'Europe n'est pas les États-Unis mais l'Asie.

Nous sommes en plein dans cette "utopie" ; vouloir réguler par exemple les flux migratoires ou les échanges commerciaux entre les pays, ce serait vouloir être souverain, et ce devrait alors être un contrat moral engageant l'État ainsi que chaque citoyen et garantissant la liberté de ce dernier (comme du temps de la création de la Vème République sous de Gaulle). Or non il n'en est rien, nous sommes en pleine manipulation caractérisée ; la façon de gérer la Covid en entretenant la psychose est un énième avatar de la privation de sens critique en régime néolibéral. Macron et sa clique visent l'abrutissement et l'aliénation des masses (éventuellement par la peur), pour priver chacun de son sens critique donc de sa capacité à remettre en question le régime et sa tentation liberticide. Or les régimes néolibéraux jouent une course contre la montre à l'égard de leurs propres peuples ; le tout est de tenir assez longtemps pour les anéantir de toutes les façons possibles (télévision, propagande journalistique, publicité, flux migratoires incontrôlés, lois liberticides, Covid...) afin de pouvoir établir à l'échelle mondiale cette "utopie".

Je ne sais pas le degré de responsabilité de cette "utopie" néolibérale dans l'origine de la Covid ; reste que la Covid arrive à point nommé pour restreindre les libertés et la contestation sociale (des gilets jaunes par exemple), et expérimenter de nouvelles formes de confinement des populations ; c'est la discipline, le degré de soumission des populations et l'efficacité de la propagande journalistique et de la police qui sont testés.

En attendant le but du pouvoir néolibéral représenté par Macron est de diviser pour mieux régner, comme entre les hommes et les femmes par exemple (parmi de nombreux autres).

mardi 9 février 2021

Le « grand remplacement » est-il une théorie conspirationniste ?


Les générations qui viennent après celle des boomers sont de toutes petites générations qui ne pèsent rien, on y vit très mal… contrairement à celle des boomers les gens s'y sont faits la guerre entre eux parce que le projet libéral a été réactivé dans les années 80 ; ce qu'on appelle néolibéralisme. Un genre de néodarwinisme social se basant sur l'anthropologie et la primatologie est devenu à la mode ; "Dallas, ton univers impitoyable !"

On peut faire la critique des hippies des années 70, mais pas sûr que l'idéologie libérale ne constitue pas une idéologie vouée à son tour à être remise en cause, après tout dépend de l'interprétation que l'on fait de la primatologie, d'après ce que j'ai compris les néolibéraux en font une interprétation hiérarchisante. Or l'homme avant d'être un primate est avant tout un néotène, un animal inachevé qui garde des caractères larvaires tout au long de sa vie.

L'absolutisme royal fut une tentative d'atténuer les tensions prédatrices entre les hommes ("l'homme est un loup pour l'homme", Hobbes). On n’a peut-être pas fait mieux depuis. Le libéralisme au contraire exacerbe ces tensions au lieu de chercher à les apaiser, c'est le reproche que je lui fais. C'est vrai aussi que la hiérarchie est une façon d'atténuer les tensions prédatrices entre les hommes ; c'est un premier pas vers la civilisation.

C'est pour cela qu'il faut combattre absolument cette idéologie mortifère bien plus que celle des hippies, sympathique au demeurant. Sympathie comme le conseillait Darwin lui-même dans les rapports entre les hommes ; recommandant ce principe plutôt que celui de prédation, l'actuel (nous verrons un peu plus loin que c'est encore pire qu'un principe de prédation en réalité). Moralement, Darwin avait davantage une mentalité de hippie que de néolibéral. Moi-même en tant que représentant emblématique des générations qui viennent après celle des boomers, je suis imprégné d'idéologie prédatrice ou justifiant la prédation par mes parents boomers qui ont retourné leur veste hippie pour adopter un costume néolibéral au début des années 80. 

Le problème du libéralisme n'est pas tant qu'il met la prédation ou tentative un peu plus civilisée, la hiérarchie au cœur du rapport entre les hommes ; mais la perversion, dont les boomers et les générations qui suivent sont les représentants emblématiques. Tant qu'on n'a pas compris que la perversion était au cœur du projet libéral, on n'a pas compris pourquoi il fallait absolument voter contre Macron et tout le projet néolibéral qui nous vient des États-Unis. Je suis imprégné en réalité d'idéologie de la perversion par la génération de mes deux parents plus encore que simplement prédatrice. La perversion a surtout des vertus destructrices, mais ne nous cachons pas qu'elle en a aussi de créatrices ; d'ailleurs l'économie de nos sociétés développées repose sur la destruction créatrice (Schumpeter)...

La destruction créatrice détruit aujourd'hui plus d'emplois qu'elle ne semble en créer. Une entreprise comme Amazon est à la pointe de la création d'emplois avec l'ubérisation du travail, mais en même temps elle en détruit beaucoup plus chez les artisans et petits commerces locaux, voire grandes surfaces. "Aveuglement criminel" de ceux qui envisagent le plein emploi comme seul objectif indépassable ? Oui eh bien justement, c'est pervers ! Au lieu d'envisager par exemple un revenu universel. L’idéologie néolibérale qui fait de la destruction créatrice son moteur économique, est une idéologie remplaciste. On détruit des savoirs-faires ancestraux qui deviennent obsolètes pour les remplacer par des savoirs-faires plus rentables.

De ces générations de « bousillés », où la pédagogie elle-même repose sur le principe de la destruction créatrice et non plus sur la transmission et la tradition, que peut-il sortir ? Rien ! c’est un nihilisme matérialiste qui règne en maître au sein des jeunes générations chez qui on a fait du remplacisme une vertu ou l’art de s’adapter. Le progressisme vient en rajouter une couche remplaciste, remplacisme déjà inhérent à l’idéologie libérale, mais le progressisme n’est que l’aspect sociétal de l’idéologie libérale-libertaire macroniste ; son versant économique est autrement plus redoutable.

Autrement dit si l’on veut réellement combattre le remplacisme il ne convient pas seulement de s’attaquer au progressisme antiraciste, féministe ou multiculturaliste par exemple, comme le font la plupart des intervenants des réseaux sociaux ayant une sensibilité plus réactionnaire que progressiste, et alors même que le progressisme ne constitue qu'un épiphénomène ; mais aux fondements même du néolibéralisme qui sont pervers. Le néolibéralisme est un art de noyer le poisson ; noyer les peuples sous les flux migratoires, noyer la culture sous les flux du spectacle, noyer l'actualité sous les flux de l'information continue, noyer la famille sous les flux du progressisme etc. Autre épiphénomène : les Français votant avec les pieds, par crainte d'être taxés de racisme ils partiront, s'expatrieront. Pour aller où ? Nul ne le sait... La plupart des gens sont dans le déni du "grand remplacement", sobstinent à ne pas vouloir le voir, l'admettre, plutôt s'expatrier que de reconnaître qu'il y a un problème de flux migratoires trop intenses, alors même que le nombre d'arrivants légaux a sensiblement augmenté sous Macron.

L'islamisme est un problème mais n'est pas remplaciste, c'est le néolibéralisme qui est par essence remplaciste ; ou autrement dit le néolibéralisme fait le lit de l'islamisme.

C'est une conséquence du néolibéralisme depuis environ 1983 en France, privation de liberté (mais particulièrement de la capacité à penser par soi-même) et surtout propagande et abrutissement des citoyens. Réactivation par l'école de Chicago et Hayek des thèses les plus sulfureuses de Mandeville, à l'attention d'un cercle d'élus, d'affranchis (de la décence commune). Une sorte de "secte" en somme qui a cherché à promouvoir une "utopie", selon le mot de Hayek, et qui a si bien réussi qu'elle a inventé la religion qui s'est mondialement imposée, celle du divin Marché, "ordre spontané" si parfait qu'il doit absolument être tenu à l'abri de toute tentative humaine de régulation ; il faut donc briser les peuples et leur revendication de souveraineté.

Ces affranchis ont souterrainement diffusé l'idée néolibérale avant que celle-ci ne s'empare officiellement du monde pour le reconfigurer entièrement à partir des années 1980. C'est ainsi que deux think tanks, parmi les nombreux issus de cette Société, ont joué un rôle décisif dans les arrivées au pouvoir de Margaret Thatcher en Grande-Bretagne (1979) et de Ronald Reagan aux États-Unis (1980) : respectivement l'Institute of Economic Affairs (créé en 1955) et l'Heritage Foundation (créé en 1973).

Nous sommes en plein dans cette "utopie" ; vouloir réguler par exemple les flux migratoires ou les échanges commerciaux entre les pays, ce serait vouloir être souverain, et ce devrait alors être un contrat moral engageant l'État ainsi que chaque citoyen et garantissant la liberté de ce dernier (comme du temps de la création de la Vème République sous de Gaulle). Or non il n'en est rien, nous sommes en pleine manipulation caractérisée ; la façon de gérer la Covid en entretenant la psychose est un énième avatar de la privation de liberté et de créativité en régime néolibéral. Macron et sa clique visent l'abrutissement et l'aliénation des masses (éventuellement par la peur), pour priver chacun de son sens critique donc de sa capacité à remettre en question le régime et sa tentation liberticide. Or les régimes néolibéraux jouent une course contre la montre à l'égard de leurs propres peuples ; le tout est de tenir assez longtemps pour les anéantir de toutes les façons possibles (télévision, propagande journalistique, publicité, flux migratoires incontrôlés, lois liberticides, Covid...) afin de pouvoir établir à l'échelle mondiale cette "utopie".

La perversion est au cœur du projet libéral parce que le pervers capitaliste cache le trou du monde son manque, la pénurie permanente caractérisant les modes de production antérieur – en y posant le super-fétiche argent. Mais, ce faisant, il couvre le monde de merde. Car l’argent c'est Freud qui nous l'a révélé, c’est de la merde. C’est de la merde parce que la merde, c’est de l’argent. Une équivalence qui remonte à la phase anale de l’enfant.

Pour que le Marché marche, il faut que tout ce qui peut être exploité le soit sans aucune retenue. Le résultat est manifeste : le monde n'est plus qu'un immense complexe de ressources à exploiter de façon rationnelle et industrielle. On rejoint le concept d’arraisonnement du monde par la technique développé par Heidegger, le projet cartésien et le mandevillien marchent main dans la main ; autrement dit le projet mandevillien exacerbe l’arraisonnement du monde par la technique, lui donne sa pleine efficience. Quel est le prix à payer pour ce prodige ? Des inégalités de patrimoine énormes et… la destruction du monde. Nous y sommes : notre monde est devenu immonde. Saturé de pollutions et d'immondices.

Il est clair que cet ensemble de thèses ne devait surtout pas être dévoilé au grand public car il divulgue la manipulation dont devait être victime le plus grand nombre.

 


vendredi 29 janvier 2021

Technique, libéralisme et perversion

 


La classe des rusés (économique, politique) admet le frein de la loi mais pour les autres, il y a effectivement la racaille qui ne la reconnaît ni pour elle ni pour les autres, et il y a la grande majorité des gens qui se l'applique à eux-mêmes. La première des lois morales est que ma liberté s'arrête là où commence celle d'autrui. On voit bien que les dirigeants économiques, les politiques qui s'alignent de plus en plus sur les acteurs économiques, et même les gens ordinaires sur qui déteignent de telles pratiques, respectent de moins en moins les lois civiques élémentaires et s'en plaignent quand c'est à leurs dépens. Cela remonte à la conception du libéralisme tel que défini par Mandeville : le vice privé fait la vertu publique, le mal de chacun se transforme en bien public. Même dans l'individualisme freudien, pour aller mieux et sortir de sa névrose on peut s'autoriser quelques libertés sur autrui éventuellement avec l'assentiment du soignant... Mandeville était déjà un psy bien avant Freud qui avait découvert la puissance de l'inconscient chez les gens, menant un combat d'émancipation au surmoi et aux règlements austères de la morale ; sa conception du libéralisme avait vocation à enrichir la société et en même temps à soigner les individus qui la composent en les émancipant d'un carcan moral contraignant. Toutes ces choses-là sont admises par le bon sens aujourd'hui.

Mais Mandeville dépasse Freud sur certains points, notamment sur la question de la perversion. Perversion qui est l’apanage de la classe des rusés amenés à diriger les hommes par le bout de leurs pulsions (héritage hédoniste de Mai 68, publicité, propagande libertaire). Perversion qui est la caractéristique psychologique des grands capitalistes actuels et sans laquelle le libéralisme ne se fût jamais développé, et laquelle déteint de plus en plus sur la classe politique dans sa façon de gérer un pays comme une start-up. En fait, le génie de Mandeville est non seulement de découvrir l’inconscient psychique, d’en tirer des perspectives thérapeutiques individuelles, mais surtout de lui donner une extension politique qu’il voulait émancipatrice. Mandeville s’est posé une question dont Freud n’a jamais voulu entendre parler. On pourrait la formuler ainsi : pourquoi, si on peut libérer les patients individuellement, ne pourrait-on envisager de les libérer collectivement et d'enrichir la société par ce biais ?

Quoi de plus sot, barbant et vide que ces commandements qui nous invitent à ne pas empiéter sur la liberté d'autrui, ou à l'aimer comme soi-même, c'est non conforme à la nature humaine ! Mais c’est aussi un paradoxe dont les gens souffrent : la plupart des gens admettent désormais avec la meilleure foi du monde que les principes qui conditionnent leur propre action ne sont pas civiques mais sont purement égoïstes et vénaux voire inconscients, c'est ce que nous a révélé le libéralisme qui postule un égoïsme rationnel, la libération de nos instincts les plus inconscients par le réveil de désirs reptiliens déployé par la publicité, et la liberté totale du marché pour y pourvoir ; et en même temps se plaignent de la perte des valeurs morales et du sens civique.

D'où l'importance faramineuse de la question de l'argent pour nos contemporains afin d'accéder à la réalisation du désir, qui souvent n'est pas une nécessité ou mieux un plaisir mais une simple gratification narcissique ; peu importent les conséquences sur autrui ou sa propre progéniture ! Je ne suis pas un Tartuffe, j'admets moi-même ces choses-là et les assume, comme par exemple de vivre dans une cité perverse. Outre cette généralisation des comportement pervers chez nos contemporains, le monde est défiguré par la Technique, qui est un mode de dévoilement constituant une provocation, par laquelle la nature est mise en demeure (comme une sommation avant de tirer) de livrer une énergie qui puisse comme telle être extraite et accumulée. Cette défiguration est de plus en plus criante alors même que la planète montre des signes d'épuisement par le biais du réchauffement et de la montée des eaux, mais pas seulement ; déjà ce flot continu de bagnoles dans les villes constitue une pollution sonore et visuelle, ainsi que ces zones industrielles ou commerciales aux périphéries urbaines. Un phénomène comme la joie de vivre a totalement déserté nos contrées pour être remplacée par de l’indifférence absolue, ou des comportements inciviques voire franchement violents. Je parlerais d'une dégradation de l’intelligence à partir du moment où le progrès nous inonde de numérique et nous impose par ailleurs un rythme qui n’a plus rien d’humain. On pourrait dire que l'intelligence a atteint un optimum il y a peu pour un maximum de gens en Occident (les Trente Glorieuse : le triomphe du modèle occidental), avant les conditions de vie n'étaient pas décentes, après elles risquent de ne plus l'être. C’est la tradition familiale qui aurait pu me sauver, mais elle n'a pas été assez forte face au comportement délétère et destructeur de mes deux parents (mélange de modernisme techniciste et de perversion libertaire) ; et c'est même la tradition voire la religion qui pourrait encore sauver le monde !

C'est le thème de l'autonomie de la technique : les choses sont libres, c'est l'homme qui ne l'est plus aliéné en partie qu'il est par les choses qu'il a créées. La technique n'est pas neutre, elle est contraignante, elle a sa volonté propre. Le paradoxe est qu'il s'agissait de se rendre comme maître et possesseur de la nature par la technique, et que nous ne maîtrisons pas tous ses effets et lui sommes même aliénés sur bien des aspects. Avant c'était la nature qui était aliénante, désormais ce sont les choses que nous avons créées pour la maîtriser ; nous nous sommes rendus maître et possesseur de la nature mais pas des choses que nous créons par la technique pour nous en rendre maître. En réalité si une machine pouvait accéder à la conscience comme une IA, alors elle seule serait libre, et toutes les autres celles de tous les humains qui composent la planète, seraient aliénées. Et si le but ultime de la technique n'était pas de créer cette chose qui nous rendra tous définitivement et totalement aliénés ? En réalité le transhumanisme plaide pour un totalitarisme à venir.

La raison, la science, la technique ont aussi permis la fabrication de cadavres en masse dans les camps d'extermination. Tout ne dépend pas seulement de dans quelles mains on met ces outils, de gentils démocrates ou de méchants fascistes ; vous allez me dire la démocratie ne permettrait jamais de tels excès ! La démocratie fait aussi des victimes en masse fruits des crises économiques, cela ne peut générer que de la colère et on en récolte généralement les raisins, qui ensuite peut entraîner des bouleversements de régime. Le sacrifice des chômeurs, l'esclavage salarié, la rigueur et la sévérité du droit sont consubstantiels des démocraties, les dérapages qu'elles suscitent leur sont donc aussi consubstantiels comme le mouvement des gilets jaunes, le complotisme ou comme le passage à des régimes plus autoritaires. Ce qui est sous-jacent c'est l'arraisonnement du monde par la Technique, qui entraîne une défiguration du monde ayant des effets sur la vie intime de chacun par-delà le mode de régime politique. Bref le monde moderne est pris de folie depuis 1789 et la révolution des bourgeois, jamais on n’avait vu de tels dérèglements quand le monde était encore sous l'emprise de la tradition et de l'aristocratie. Citez-moi une seule guerre ayant fait 80 millions de morts en 6 ans comme la seconde guerre mondiale ? Ce n'est pas la bienveillance non plus qui anime les grands prédateurs économiques, les grands patrons, et sans eux et leur bourgeoisie servile et perverse, l'arraisonnement du monde qui est un projet cartésien aurait pu être mieux encadré par la tradition et moins radical. 

Ne pensez pas que les « braves gens » soient de même type de tout temps. La thèse si subversive de Mandeville ? « Il faut confier le destin du monde aux pervers. » La preuve nous avons élu Macron en France ! Oui mais à la différence des boomers, les générations suivantes n'ont pas de responsabilités dans cet état de fait. C'est l'irresponsabilité des boomers qui avaient toutes les cartes en main, qui nous a mené là où nous en sommes. 

Je suis allé plusieurs fois à l’Espace du Possible avec mon père, ce camping hédoniste et libertaire appartenant à Yves Donnars dont parle Houellebecq dans Les Particules élémentaires. Les adultes y laissaient leur progéniture livrée à elle-même et s’adonnait à des jeux érotiques, généralement ils se promenaient nus et n’hésitaient pas quelquefois à copuler en public. À ma quasi-sœur Catherine M. qui avait des talents de masseuse on demandait de caresser des adultes voire ce qui était dans son regard d'enfant de "vieux" messieurs nus (mais c'était des boomers), l’un d’eux voulait qu’elle lui masse son pénis. Elle vit aujourd'hui du RSA, seule, isolée, loin de la société « éclairée » alors qu'elle en provenait ; qui est victime de mort sociale dans cette affaire ? À mon quasi-frère Stéphane M. sa belle-mère avait pris son sexe d’enfant de 7 ans dans les mains, et jouant avec avait réussi à obtenir une érection pour qu’il la pénètre. Et leur père et leur belle-mère exigeaient d'eux deux qu’ils viennent dans leur lit nus quand ils faisaient l’amour. Quant à mon père, Robert B., il avait un jour obtenu que je me mette nu sans mon consentement, pour me masser toutes les parties du corps dont les plus intimes. Je ne dis pas que mon géniteur était un authentique pédophile incesteux, mais qu'il en a éprouvé des pulsions qui ont pu passer à l'acte grâce au contexte de cette époque. « Un homme ça s'empêche », mon père ne s'est pas empêché d'exhiber son sexe nu partout dans la maison durant toute mon enfance et mon adolescence. Plusieurs fois je suis allé tout nu dans le lit parental composé de ma belle-mère Martine D., mon père et mes deux quasi frère et sœur Stéphane et Catherine, on se faisait des papouilles d'adulte à enfant, d'enfant à adulte, d'enfant à enfant ; vraiment innocemment ? N’était-ce pas là le signe d’une conduite pédophile et incestueuse ? D’autant plus que ma mémoire a refoulé ces souvenirs traumatisants, je ne me souviens donc pas de tout. Tout ce que je peux dire c’est que ces pratiques étaient assez largement répandues dans les milieux libertaires et éclairés vers la fin des années 70 et au début des années 80. Ma mère Colette B. était parfaitement au courant de tout ce qui se tramait mais elle a toujours eu du dégoût pour tout ce qui représente des signes de faiblesse (elle ne respecte que la force !), comme l'enfance abusée sexuellement, elle a donc sciemment fermé les yeux, elle était complice.

Vous pensez vraiment qu'une analyse ou une thérapie pourrait me guérir du traumatisme de la pédophilie et de l’inceste ? J'ai fait environ 20 ans sur le divan des thérapeutes, que voulez-vous qu'ils fassent face à l’indicible ? Ils sont impuissants.

Je suis allé à l'Espace du Possible 4 ou 5 fois, la première fois en 77 je crois, puis en 79, 80 et 82. Ce que j'ai vu de mes yeux, je l'ai vu ; ce que m'a fait subir mon père je l'ai enduré. Les témoignages de mes quasi frère et sœur je ne peux pas les mettre en doute, à l'époque les parents boomers ne se cachaient pas car ils croyaient en une révolution libertaire à venir. Mon père était ami avec Yves Donnars, le propriétaire de ce camping à Meschers en Charente-Maritime et Houellebecq en parle dans son roman Les Particules élémentaires.

Je ne vais pas rentrer dans ce mauvais procès qui est fait à Finkielkraut, c'est un philosophe appréciable et qui manquera cruellement quand il disparaîtra. Cependant j'ai un témoignage assez fort sur mon expérience de la pédophilie et de l'inceste, et je trouve que sur cet aspect-là des choses, l'attitude d'Élisabeth Lévy et de Finkielkraut est tout à fait symptomatique de leur génération : absence de compassion voire dégoût pour les victimes, bonne conscience et déni. Moi je vous parle d'un camping où tout le monde dans les années 70/80 s'adonnait aux joies de la libre sexualité, baisait devant des enfants. Où les parents avaient des pratiques pédophiles et incestueuses comme si c'était tout à fait normal. Et personne n'a rien vu ? E. Lévy et Finkielkraut, les ravis de la crèche, n'étaient au courant de rien sur les pratiques qui avaient cours durant cette période ? J'ai du mal à le croire ! Je pense qu'ils pratiquent sur eux-mêmes une forme d'autocensure et de déni, et qu'ils cherchent coûte que coûte à protéger leurs amis (puissants) qui ont eu le malheur de se compromettre avec leur époque libertaire, où le libre accès à la pédophilie était quand même une revendication : la pétition pour la légalisation de la pédophilie (Libération, janvier 1977), dont les signataires étaient majoritairement issus de Mai.

Je suis un représentant emblématique des victimes du siècle après-guerre, oui. Il y a un déni total de notre époque par rapport à cette période. J'aurais même préféré que notre époque assume sa pédophilie constitutive, comme celles des Grecs anciens ou de la Renaissance par exemple. Les adultes ont rejeté leurs propres enfants victimes dans les oubliettes de l'Histoire, au lieu d'assumer leurs actes, en en faisant des victimes monstrueuses plutôt que des initiés, des exceptions alors que c'était la règle. Je me souviens de la joie mauvaise qu’a éprouvé mon père lorsque le battage médiatique s’est orchestré autour de la Shoah, avec le film éponyme de Claude Lanzmann : « Ouf je suis sauvé, le crime (qui aurait pu peut-être ne pas en être un s'il avait été assumé comme un processus d'initiation) de mon époque va passer sous silence ! » En raison de son faible degré d'évolution et son manque de spiritualité mon père a ressenti de la honte pour son attitude et du dégoût pour sa victime qu'il a rejeté (c'est ça le pire : ce sentiment de rejet une fois avoir été consommé, digéré et évacué comme un déchet), au lieu de chercher à l'élever comme le faisaient les Grecs anciens à travers un processus d'initiation passant par la sexualité. Notre président Macron lui-même ne s'est-il pas élevé grâce à l'attitude pédophile de celle qui est devenue sa femme ? 

Le vrai choc pour moi fut d'être abandonné par mon père à 18 ans parce que j'étais devenu par ses soins une victime digne de mépris, un déchet réifié parce que consommé. Cette réification donc cette aliénation fut aussi le motif de ma répudiation aussi bien du côté de mes géniteurs que de ma femme aujourd'hui ; je n'avais plus droit à l'existence pour mes géniteurs parce que j'étais devenu aliéné, le père parce qu'il en avait été l'acteur m'ayant réduit à l'état de chose, la mère parce qu'elle avait fermé les yeux et avait été la complice... du crime parfait ! Ils se lavaient les mains de m'avoir « tué » et en plus c'était moi le fautif en raison de mon comportement aliéné, de leur désinvestissement affectif absolu à mon égard. Ma femme ne pouvait pas deviner quel monstre j'étais en réalité, elle m'a donc rejeté après 17 ans de vie commune et deux enfants ; mais elle, n'a aucune responsabilité.

Voilà j'ai bien compris que je ne fais partie d'aucune caste, ma mère me l'a fait assez comprendre elle qui a réussi à s'extraire de son milieu pour se hisser au niveau de la bonne bourgeoisie parisienne, à une époque où les portes étaient moins fermées. Dans un milieu où l'argent compte beaucoup, elle a profité de l'élan des Trente Glorieuses et de la générosité désintéressée de ses parents attachés aux traditions familiales de filiation, pour se faire une petite place au soleil. Elle a ensuite détruit sans vergogne ma famille, estimant qu'elle était minable et peu digne d'intérêt. Je ne suis qu'un petit instit qui se sent rabaissé par sa fonction, et elle ne fut guère beaucoup mieux professionnellement, juste psychologue. Je ne rêve que de la faire tomber de son piédestal, car elle est absolument odieuse et puante. Il y avait juste une petite maison familiale à Quiberon dont ma famille pouvait profiter, ça tournait cahin caha, mais elle a préféré la vendre pour faire monter son train de vie à elle encore un peu plus haut, alors qu'elle a 75 ans. Je pensais qu'en vieillissant elle pourrait se faire un peu plus petite et me laisser enfin une place, mais non, jamais elle ne me laissera la moindre place pour m'épanouir. Alors mon couple pris dans cette crise a explosé, et c'était mon deuxième couple ; le premier elle l'avait fait déjà exploser en raison de son mépris pour ma première femme (alors que c'était elle qui me l'avait fait rencontrer !). Je suis sous l'emprise de cette femme vénale ayant des côtés diaboliques, je n'arrive pas à me débarrasser de ses mauvaises ondes. Total : elle a un appartement à Paris qui vaut plus d'un million d'euros et une petite villa en Guadeloupe, où elle continue à avoir des amants antillais, elle y va d'ailleurs pour ça. Elle a vendu la maison de Quiberon ce qui lui a rapportée 170 000 euros, et elle touche une retraite confortable de 3000 euros, soit sensiblement plus que mon salaire actuel. Cerise sur le gâteau ; elle est très sociable et elle a toujours le beau rôle auprès de ses amis et même de la famille, voire de ma famille. Moi j'ai tout perdu, mon couple, ma maison est en vente, je suis sans le sou en attendant une décision de la commission disciplinaire de l'Éducation Nationale parce que je viens de faire de la prison. Je n'avais même pas tapé ma femme, mais elle était à bout de nerf à cause de l'état dans lequel nous met la crise lancinante qui a lieu avec ma mère, elle a demandé le divorce. 

Je crois que mon père ayant compris depuis longtemps que cette femme était irrécupérable et à moitié folle a décidé de tirer un trait définitif sur elle et son fils, c'est-à-dire moi, je n'ai plus eu de ses nouvelles après mes 18 ans. Il faut dire que dans son genre il était aussi assez particulier, en bon pervers il jouait toujours avec les limites sans jamais trop les dépasser ; mais au moins il a réussi à faire tenir sa famille. Je ne sais pas quelle était la part de vérité et de mensonge dans les propos de ma mère qui étaient toujours destinés à rabaisser mon père. Ma mère n'a absolument aucune générosité, rien, je crois qu'elle est plus proche du reptile que du singe ; elle n'a jamais été capable d'aimer qui que ce soit. Mon père avait essayé de partager quelques trucs avec moi, comme des vacances, mais il avait été amené à me faire côtoyer une famille de pédophiles incestueux où je m'entendais bien avec les deux enfants et la mère, ce qu'il n'était pas lui fondamentalement mais en avait certaines pulsions. C'était surtout le père et la belle-mère que j'ai rarement vus qui étaient deux beaux spécimens de pédophiles incestueux comme je l'ai évoqué plus haut, et très bien insérés dans la société. 

Je crois que les gens qui ont du fric s'ennuient tellement que leur passe-temps favori est de pourrir la vie des gens plus humbles. Ma mère a eu pas mal de fric, ce n'est pas vraiment dû à son intelligence mais aux circonstances favorables dont a profité sa génération.

Vous êtes donc collectivement responsables du désastre, vous boomers qui avaient participé à ça ! Et mériteriez un juste châtiment, un procès, comme les dignitaires nazis à Nuremberg ! Les nazis étaient généralement de bons pères de famille mais ils étaient criminels avec tout ce qui représente l'altérité ; les boomers (ceux qui ont participé à ça) c'est à peu près tout le contraire mais en étant tout aussi criminels. Vous êtes surtout responsables de ne pas avoir assumé les actes de votre jeunesse et de les avoir refoulés comme vous avez refoulé vos propres enfants dans l'oubli ; et là je parle de ma mère autant que de mon père. Le reproche que je fais à cette génération est de ne pas avoir réfléchi aux moyens de transmettre le monde tel qu'elle l'avait trouvé à ses descendants. Elle s'est globalement comportée de façon légère comme si « après elle le déluge ! » Mes deux parents étant des cas particuliers et pathologiques j'en ai bien conscience. Mais ce monde enchanté et « libéré » des années 70 ne pouvait pas tenir, parce qu'au fond la transmission ne se fait qu'au sein de la tradition et non dans la contestation permanente pour de nouveaux droits. 

Mes grands-parents bretons étaient plus proches culturellement d'un de leurs ancêtres mille ans en arrière que de moi, la grande cassure avec la tradition s'est faite avec la génération de ma mère : perte des racines, de la langue surtout (j'ai connu une vieille dans les années 70 qui ne parlait pas le français dans le petit village de mes grands-parents ; Saint-Caradec-Trégomel). C'est sans doute un peu plus criant en Bretagne qu'ailleurs, où les gens ne se sont embourgeoisés que très tardivement dans l'après-guerre durant les Trente Glorieuses.

La bourgeoisie cette sinistre engeance s'est rendue coupable d'avoir aboli la continuité du temps représentée par la tradition s'exprimant grâce à l'Église et l'aristocratie, par un acte d'une extrême violence symbolique en coupant la tête au roi. Cet acte fondateur pèse comme une malédiction sur tout le monde moderne, elle oblige chaque génération si elle veut « s'émanciper » à « couper la tête » de la précédente. Mai fut à cet égard une réussite, mais on ne peut s'en émanciper que de deux façons : soit désormais à notre tour par la réaction (cf. Zemmour), voilà pourquoi certains jeunes d'aujourd'hui paraissent si vieux aux yeux de leurs aînés (la droite) ; soit par une surenchère absurde de progressisme qui rend l'époque encore plus laide (la gauche). En réalité Mai 68 et la génération des boomers sont des avatars, l'acte fondateur est 1789 rendant problématique l'idée même de transmission ; Mai n'a fait que rendre encore plus probématique cette question en vulgarisant pour tous l'état d'esprit de 1789, n'étant jusque là réservé qu'à une petite élite bourgeoise avide de sensations et d'émancipation. Les générations ne se suivent plus dans la continuité par la transmission mais par un acte à chaque fois répété d’émancipation et de meurtre symbolique par rapport à la précédente. J’ai fait moi-même 6 mois de prison et suis actuellement SDF, directement à cause des idées féministes qui ont décrété que l’homme blanc était devenu globalement un dangereux prédateur qu’il fallait condamner ; il y a là une force des préjugés nouvellement acquis qui empoisonne absolument toute la chaîne judiciaire du plus simple gendarme au plus haut procureur, sans que l’on vous demande votre avis, on vous passe juste les menottes en faisant les gros yeux. On conjure aujourd’hui les femmes, assez insidieusement, de s’émanciper de leurs maris toxiques par définition ; c’est une idée typiquement bourgeoise. La bourgeoisie a réussi à diluer chez ma femme l'idée même de peuple alors qu’elle en venait.