mardi 22 novembre 2016

Fillon président ?


On a fait de l'économie un absolu indépassable, un problème, et l'étalon de toute pensée politique. Or l'économie ce n'est rien, c'est un chiffre avec des zéros derrière, et ce néant occulte toutes les autres valeurs.
Fillon particulièrement est un fanatique de ce mode de pensée, il n'y a que des chiffres dans sa tête. On le dit catholique, vraiment ! Je ne vois pas les valeurs, je ne vois ni l'esprit ni la conscience... je ne vois qu'une machine à calculer, et un genre de radinerie congénitale.
Ça c'est sûr qu'avec lui on va en baver, ça va être une période très sévère de vaches maigres pour les classes populaires et moyennes, pendant que les riches vont continuer à s'engraisser. Puisqu'il a le toupet d'annoncer une politique à la Thatcher, 37 ans après, alors que l'on a vu le résultat d'une telle politique désastreuse, à l'échelle mondiale. Comme on dit chez les gens des classes populaires, Fillon semble avoir de la merde dans les yeux ! Entre Fillon et Macron, je préfère encore Macron. Si il voulait faire élire Marine Le Pen, il ne s'y prendrait pas autrement selon moi. Non mais je rêve ! Le PS se félicite officiellement que les Français de droite aient voté pour Fillon, un candidat qui ne cultive pas l’ambiguïté à droite, selon le PS. Non rien n'y fera je pense, le PS aimerait nous faire prendre des vessies pour des lanternes, ou alors exploiter un espoir, l'espoir d'un second tour PS/Fillon... or non, rien ne pourra stopper désormais la fureur populaire. Les Français ont pris conscience qu'ils étaient manipulés, comme tous les peuples des pays occidentaux (manipulés et finalement détruits en réalité par la génération des Baby Boomers, pervers narcissiques globalement, mais chut, il ne faut pas le dire : c'est un "mauvais roman") et le second tout opposera bien Fillon à Le Pen, pas la peine de se voiler la face : "faut pas se mentir", comme il est d'usage de dire aujourd'hui. Les Nord-Américains sont les premiers qui ont dit "merde" à la génération des Baby-Boomers, mais ils ont simplement dit "merde", sans réel projet constructif derrière. Oui mais parce qu'ils ont été comme les Français et tous les peuples des pays occidentaux, laminés moralement, spirituellement, matériellement, culturellement par 40 ans d'idéologie néolibérale, voire ultra libérale, qui découlait des mouvements des jeunesses de tous les pays occidentaux à la fin des années 60 (mai 68 en France). Mouvements qui de l'extrême gauche au départ, sont pratiquement tous passés à l'ultra libéralisme : il est a noter que nous sommes beaucoup plus proches idéologiquement des Nord-Américains, que nous le pensons. 
La vague populiste, je préfère dire populaire, passera en France aussi, c'est pratiquement inéluctable, nous ne serons pas "épargnés", malgré la propagande médiatique actuelle, hexagonale. Et c'est peut-être sain, car cela pourra ouvrir de perspectives nouvelles, même si la transition du populisme vers une forme plus construite politiquement, sera un passage obligé, mais très dangereux à emprunter, pouvant mener au totalitarisme. On ne peut pas continuer ainsi avec les maux suivants qui découlent tous logiquement du néolibéralisme, comme 2+2 font 4 : destruction de l'école ; destruction du monde du travail ; délocalisations ; mise en concurrence des salariés vers le moins-disant social et salarial, autrement dit dumping social ; déclassement redouté des classes moyennes ou petits bourgeois ; enrichissement éhonté de la classe dominante ; politique géostratégique de destruction des Etats nations au moyen Orient, donc boulevard laissé dans ces pays à l'islamisme, comme conséquence logique de la guerre exportée dans ces contrées lointaines, mais riches en pétrole et où prime la sécurité d'un tout petit Etat, mais qui fut construit sur les cendres du plus grand crime contre l'Humanité de l'Histoire ; migrants économiques ou non, et réfugiés politiques ou non, fuyant vers l'Europe ; attentats sanglants sur le sol européen ; insécurité réelle et incivilités banalisées, voire émeutes urbaines, dans certains quartiers que l'on nomme, selon moi à juste titre, les territoires perdus de la République... et j'en passe et en oublie certainement. Il faut avoir le courage de dire NON, il faut botter le cul au système, ici et maintenant. Tant que l'on continuera sur cette pente savonneuse, du néolibéralisme, sur laquelle droite et gauche s'accordent à glisser, le pays appelé France, et tous les autres pays impliqués dans la mondialisation, déclineront jusqu'au chaos et la destruction finale. Mais il ne faut pas désespérer d'une reconstruction postérieure, sur des valeurs qui ne seront plus celles du veau d'or, qui est bien la valeur suprême de la mondialisation. Croissance, baisse de la dépense publique, tout ça c'est du pipeau, qui traduit bien notre manque d'imagination collectif à imaginer un monde meilleur et fécond pour l’élévation des esprits, et particulièrement celui des enfants, quand Fillon s'apprête à des coupes sombres en matière d'éducation. Jamais dans l'Histoire de l'Humanité, société ne fut aussi médiocre, aussi futile, aussi absurde, aussi féroce, que la nôtre.

Pour conclure, encore une fois je n'appelle pas explicitement à voter Marine Le Pen, mais j'appelle nos concitoyens à réfléchir au plus vite, à comment rendre un mouvement populaire inexorable, plus réfléchi, afin qu'il ne débouche pas sur une forme ou une autre de totalitarisme. De par ma classe sociale d'origine, bobo, j'ai moi aussi des tabous très forts concernant les mouvements populistes ou populaires, qui actuellement balaient les pays occidentaux, car ils embrassent aussi les idées les plus abjectes. Même si le mouvement de fond de dire non au système, me paraît sain et absolument nécessaire, contrairement à Emmanuel Mousset qui traite la question par le mépris.

dimanche 20 novembre 2016

L'accès à la spiritualité ne se définit-elle pas comme une exigence de morale, à la base ?


Emmanuel Mousset me dit que Blaise Pascal s'adressait aux grands seigneurs, aux libertins et aux joueurs, et il me fait le reproche de mettre la morale au dessus de la spiritualité...
Et en quoi les grands seigneurs, les libertins et les joueurs seraient-ils plus importants que les enfants ? Parce que ce sont les gens que tu admires au fond, dont faisait partie Chédin, qui lui-même se définissait comme un jouisseur, comme un libertin au fond ; c'est-à-dire la caste des gens qui ont fait mai 68. Fait inédit dans l'histoire de l'humanité, une génération s'est construite en exploitant et manipulant celle de leurs enfants en fait, selon le schéma du serpent "je te séduis, tu m'aimes, je te détruis".
Effectivement voilà la vérité : la génération des baby boomers, a en réalité détruit spirituellement celle des bobos, qui en réalité n'a strictement rien créé spirituellement, se contentant d'une pâle copie caricaturale, de ce que créèrent leurs parents, gâtés par les circonstances historiques. Mai 68 sera jugé par le tribunal de l'histoire pour ça, et les soixante-huitards certainement échapperont au jugement car ils seront morts. Mais je ne désespère pas qu'à terme, la vérité et la justice triomphent pour rendre aux enfants, la partie la plus importante de l'humanité, la possibilité d'un monde rendu viable moralement, afin de garantir l'avenir d'une spiritualité.
N'oublie pas que je suis un obscur petit instit et toi un prestigieux prof de philo, il y a effectivement désormais une différence de classe entre nous deux.
J'oppose la conscience à la spiritualité dont Emmanuel Mousset se réclame, et je lui préfère la conscience, telle que définie par Jean-Jacques Rousseau.
Une fois encore tu t'échines contre la morale et tu défends un état d'esprit ultralibéral, sans même te soucier une seconde de toutes les victimes qu'engendre un tel système. Qu'importe pourvu qu'il y ait de la spiritualité et plus du tout de morale. Par essence tu es dans le camp des privilégiés, par une sorte de ruse, puisqu'au départ tu n'y étais pas destiné par ta naissance dans un milieu défavorisé. Mais le hasard et les circonstances t'ont porté au pinacle, et désormais tu ne fais que défendre les intérêts de ta caste en culpabilisant ceux qui éprouvent du ressentiment d'en être exclu (ceux qui votent FN ou Trump, notamment). Ne faudrait-il pas réfléchir à un monde où la majorité des hommes appartiendraient à cette élite spirituelle que tu appelles de tes vœux ? Et où ils seraient en mesure par la force qu'ils représenteraient, de tendre la main aux plus fragiles. Mais non ton attitude est toujours toute de raideur et de mépris pour les victimes, parce que toi-même par le hasard, je le répète, tu est un gagnant. Tu ne trouves pas tout cela profondément dégueulasse, tu ne culpabilises pas une seconde ? Mon ressentiment m'autorise même à te dire que je ne suis pas jaloux de toi, la caste oligarchique au triomphe de laquelle tu participes, va bientôt s'effondrer, sous les coups de boutoir de la fureur populaire, d'une façon ou d'une autre. Donc la postérité retiendra que tu fus dans le camp des perdants, et elle jettera le souvenir de ton existence dans les oubliettes de l'histoire, dans la fosse commune.
La logique de la société actuelle, dans le monde du travail et jusque dans l'éducation des enfants puis des ados, c'est "sabrons, sabrons, dieu reconnaîtra les siens !" Non Emmanuel, le peuple va dire stop ! Nous allons certainement vers la ruine et le chaos, mais il ne faut pas désespérer d'une reconstruction postérieure. Tout ce que l'Histoire retiendra dans cette affaire, c'est que la génération de mai 68 aura construit un monde sans morale non viable pour leurs enfants, notamment bobos, qui ne se rendent pas compte qu'en adhérant aux valeurs de leurs parents, ils causent leur propre destruction psychique. 
On retiendra que des petits malins tels qu'Emmanuel Mousset, surent tirer leur épingle du jeu, mais tout cela est anecdotique. Comme il ne faut pas désespérer que la vérité et la justice ne finissent par l'emporter : les tenants de l'idéologie de mai 68 passeront devant le tribunal de l'Histoire, au même titre que les nazis y passèrent, de façon sans doute moins spectaculaire, et sans doute pas de leur vivant, mais ils y passeront.




Pourquoi il ne faut pas que dieu existe ?


Ce que je propose comme mode de rétablissement de la religion catholique en France, c'est une reviviscence de ses rites et coutumes, particulièrement importants pour l'éducation des enfants. Cela demanderait une prise de conscience collective, et la contractualisation d'un "faire comme si", faire comme si dieu existait effectivement, aux yeux des enfants surtout. Un "faire comme si", comme un pari finalement, le pari de Blaise Pascal. Au pire, il n'existe pas, et c'est bien la conviction de l'immense majorité des Français, et alors il n'y a rien à perdre, mais de toute façon tout à gagner, pour le modèle de société pacifiée que la religion catholique peut apporter. Notamment pour élever les enfants spirituellement, et éviter que plus tard ils ne se dévorent entre eux, dominés alors par des valeurs de calcul, d'exploitation de son prochain et de manipulation : nous sommes en plein dedans. Et c'est peut-être pour cela que Malraux avait dit : "le XXIème siècle sera religieux ou ne sera pas", fallait-il entendre spirituel ?
Je n'envisage même plus l'hypothèse où dieu existerait. En fait il faudrait enlever cette option du pari, afin que ne se reproduisent pas les guerres de religion, et tous les crimes commis au nom de dieu. Le seul salut à attendre d'une telle réactivation du pari, c'est la spiritualisation ici et maintenant du comportement humain, afin de l'encourager à la civilité, et au respect de son prochain, hors toute considération de calcul, et sans en attendre une quelconque récompense éventuelle dans l'au-delà.
Nous autres modernes savons désormais par Nietzsche que "dieu est mort", la croyance en l'existence de dieu ne sera plus jamais réactivée, mais il y a urgence à réanimer les rites et coutumes d'une belle religion, juste pour la beauté de la chose. En opposition à l'utilitarisme laid du monde moderne. En gros pour réactiver ce qu'il peut y avoir d'artiste chez l'homme à tous les niveaux, et non seulement confiné à l'entre-soi bobo.
Emmanuel est un adepte des cérémonies civiques, et du culte de la République, je suis un adepte des cérémonies religieuses, et du culte du beau.

Le philosophe : "1- Pascal ne s'adresse pas à des enfants, mais à des grands seigneurs, libertins et joueurs. Son pari, c'est un piège. Il les prend à leur propre piège : le hasard, l'incertitude. Mais Pascal, lui, n'a pas besoin de ça pour croire. 
2- Ta "spiritualisation du comportement humain" est foireuse, ta religion est faite de plâtre et de carton. C'est simplement de morale dont tu parles, dont tu as besoin. Une religion catholique sans Dieu, c'est n'importe quoi. Autant revenir aux bonnes vieilles cérémonies républicaines.
3- Tu as raison de rejeter la vérité religieuse. Tu es trop contemporain pour assumer sa violence, sa grandeur, ses risques."

Le tricheur (c'est-à-dire moi) : "Je suis le fruit de mon époque, je suis existentiellement un manipulateur, et je ne suis pas un croyant. Ce que tu évoques, l'hypothèse d'une vraie conversion religieuse me tente, mais en ai-je les moyens spirituels ? Là j'en doute. En tout cas je fais tous les efforts possibles pour m'en rapprocher, par mes relations, mes affinités électives récentes. Et pour tes réponses, je savais à peu près que tu me répondrais ça, mais la nature humaine est perfectible, donc je ne désespère pas de moi-même. Ce que tu préconises pour chacun au fond, c'est d'habiter sa propre maison spirituelle, afin d'être en accord avec soi-même, c'est ainsi que j'interprète ton intervention, encore que la notion d'accord avec soi-même doit te déplaire, car elle recèle implicitement une notion de passivité, que tu abhorres. J'ai juste pris le risque de sortir d'une maison qui avait été bâtie pour moi de façon incohérente, une maison "bobo" faite de bric et de broc, plutôt une ruine en réalité. Désormais je me retrouve un peu le "cul à l'air", sans toit spirituel. Suis-je coupable pour autant, et ne mérité-je pas le pardon ?
Tu t'échines contre la morale, et tu défends la spiritualité, mais tu n'as pas conscience que pour parvenir à la spiritualité, il faut qu'il y ait eu au préalable une forme de morale. Tu es un privilégié une fois de plus et tu ne fais que défendre les intérêts des privilégiés, dont par privilège de naissance (le hasard) tu partages l'état d'esprit..."


La barbarisation de la société, induite par la mondialisation


"Son plus grand danger au mouvement de mondialisation, c'est la nature humaine", vaste programme... où l'on découvre finalement que la nature humaine n'était pas si bonne que ça, on peut effectivement émettre de sérieux doutes sur la bonté naturelle du genre humain. Il est inscrit dans le code génétique de l'Homme, qu'il est programmé pour tuer, et cela fait partie de son économie psychique. Quand ce crime se faisait par la voie symbolique, par le biais du sacrifice de Jésus Christ pour les chrétiens, on peut dire que la religion aidait l'homme spirituellement et moralement, dans son économie psychique de criminel potentiel, programmé génétiquement par la nature pour tuer. Criminel potentiel donc, domestiqué par la religion, mais programmé génétiquement par la nature pour être un prédateur, c'est-à-dire un tueur. Quand il y avait suffisamment d'animaux, et que l'homme vivait de cueillette et de chasse, il n'avait pas besoin de se retourner contre son semblable, et ce dernier pouvait être un partenaire dans la traque du gibier. 
Avec le progrès et l'évolution de la société primitive vers une société évoluée, l'homme s'est sédentarisé et dénomadisé (il est à noter qu'aujourd'hui, la mondialisation invite à un mouvement inverse de désédentarisation et de renomadisation). Des sociétés humaines se sont constituées, des villes sont apparues, différentes les unes des autres, des civilisations différentes ont émergé, et les civilisations se sont faites la guerre entre elles, l'humain épanchant ainsi son instinct de prédateur inscrit génétiquement dans son ADN. 
Mais la civilisation avec sa religion et sa culture propres, a réussi à domestiquer l'Homme, et en société elle l'a rendu plutôt pacifique, mais seulement au sein de sa civilisation, dans son cosmos comme disaient les Grecs. Il y avait cependant toujours des guerres entre les civilisations, où l'homme pouvait épancher sa soif de tuer. Pendant ce temps là, la femme le plus souvent ne participait pas à la guerre, sauf le cas particulier des Amazones (dont on pourrait faire de Marine Le Pen, une figure réactualisée d'un tel type), et certainement bien d'autres cas (car les femmes en réalité ne sont pas si pacifiques que ça, et sont un peu comme les lionnes, bien plus virulentes encore que les lions, quand on les réveille de leur passivité feinte), mais son instinct de reproduction poussait les plus désirables d'entres elles, vers les hommes les plus forts et les plus virils ; les guerriers. Et c'est toujours le cas aujourd'hui, et même encore plus le cas aujourd'hui, et je vais expliquer plus tard, pourquoi avec la barbarisation de la société moderne, les femmes sont attirées par les types humains les plus sauvages et violents... non, je le dis tout de suite : par besoin d'être rassurées...
Puis est venue la civilisation actuelle, avec en son sein le déclin de la religion et de la culture, une des conséquences du relativisme des sciences, alors on a vu apparaître au sein même d'une civilisation, la nôtre, des comportements inédits de barbarie. L'instinct prédateur de l'homme qui avait été refoulé par la religion et la culture resurgissait de façon virulente. Le relativisme des sciences aboutissait finalement à un réensauvagement de l'homme au sein même d'une civilisation. C'est pour cela que je prône de façon non réaliste, j'en ai conscience et c'est toute la faiblesse de ma démarche (mais je garde un faible espoir enfoui, de prise de conscience collective), pour la France, un retour à ses racines catholique, afin localement de reciviliser la société, où se multiplient, partout, dans tout l'espace public, les actes d'incivilité, et c'est un moindre mal... quand ce ne sont pas des actes bien plus graves de délinquance, d'émeutes urbaines, et le point culminant arrive quand ce sont des Français radicalisés qui commettent des attentats sanglants contre leur propres compatriotes, au nom d'une religion vivante qui s'oppose aux valeurs relativistes issues des sciences, de la masse des Français déculturés et déreligiosisés, que l'on pourrait qualifier de "catholiques zombies". Mais scientifisés, c'est-à-dire non plus sublimant leur nature par la culture et la religion, mais exploitant le côté prédateur de leur nature, vers une volonté d'exploitation et de manipulation de leur prochain, par le calcul.... au sein même d'une civilisation. Mettant fin à des siècles d'hypocrisie religieuse, qui avait quand même pour vertu de pacifier les hommes. Alors qu'avant, au temps des grandes religions, l'exploitation et la manipulation se faisaient contre d'autres civilisations, et qu'au sein même d'une société, une paix civile relative régnait, et permettait que les hommes ne se dévorent pas entre eux, comme des serpents. C'est pour cela que je dis qu'en société occidentale avancée, nous sommes tous de petits manipulateurs, de petits serpents, qui nous soumettons tous à la tentation, et soumettons les autres que nous tentons souvent pour les détruire, quand ils ont succombé à la promesse d'amour que recelait cette tentation. Et ce n'est pas la peine de se plaindre que le pouvoir le soit aussi, manipulateur et abusif, car le pouvoir est à notre image, et c'est du particulier que constitue un homme, que l'on peut expliquer le plus général, que constitue une société. 
Et l'on peut tout à fait trouver la raison des attentats sanglants (sans tomber sous le coup de la loi pour apologie de crime terroriste), par le fait que ceux qui les commettent sont en conflit d'intérêt avec nos valeurs occidentales de manipulation, induites par la prédominance du calcul dans la pratique scientifique. Les Français radicalisés dans l'islam, sont porteurs de valeurs issues d'une religion vivante, donc non soumise au relativisme de la science, et à son esprit d'analyse et de critique. Autrement dit ils prennent un message écrit il y a un peu moins de 1400 ans, au pied de la lettre... alors qu'il fut écrit dans un contexte particulier, conforme à l'histoire qui prévalait en ce temps là, dans un endroit donné, qui leur commande de tuer, ici et maintenant. Et cela, mais ils n'en ont pas conscience, en accord avec la nature humaine universelle programmée génétiquement par l'ADN pour tuer, et ils le font de manière d'autant plus virulente, qu'ils se sentent agressés par nos valeurs qui ne sont pas si pacifiques qu'elles en ont l'air.

samedi 19 novembre 2016

Une image exprimant la volonté de manipulation diffuse des médias


Oui Pujadas fait partie de notre système de contrôle de la population par une volonté de manipulation diffuse. comme toutes les images des médias, il renvoie l'image d'un séducteur dont le leitmotiv est "je te séduis, tu m'aimes et je te détruis". Pujadas est un petit serpent télévisuel et donc qui s'introduit dans l'intimité des gens, par sa position particulière il a un fort pouvoir de manipulation sur les consciences individuelles, beaucoup plus qu'un curé, ou même que le pape, aujourd'hui. Je ne dis pas qu'il s'agit d'une volonté consciente de sa part, donc l'expression d'une volonté diabolique, mais qu'en tant qu'élément du système il participe de sa logique propre, qui je le répète est une volonté de manipulation diffuse obéissant aux intérêts globalement de l'oligarchie qui nous gouverne. Il suffit d'aller faire ses courses au supermarché pour sentir l'emprise de l'oligarchie financière sur les consciences. Certes il y a des éléments concrets de cette domination comme le pouvoir de l'argent ou le pouvoir politique qui protège les intérêts du pouvoir de l'argent. Répétons le il n'y a aucune volonté individuelle particulière diabolique complotiste, à l'origine de cette domination. Cette domination participe d'un système dont nous sommes nous tous, individus, partie prenante dans notre façon de nous définir à autrui non plus selon un système de valeur intérieur, mais selon l'image de soi que nous essayons de vendre aux autres, par la séduction. Nous sommes tous à petite échelle, des clones en plus petits, de cette volonté de manipulation diffuse, nous sommes tous à petite échelle de petits manipulateurs, donc ne venons pas nous plaindre que le pouvoir nous manipule.
Une vrai révolution ne viendra pas par l'élection de Trump, ou autre, ou de Marine Le Pen en France, mais par un travail sur nous même, demandant que nous sortions de cette façon de nous définir par rapport à l'image que nous voulons renvoyer aux autres, mais par un système de valeurs que nous aurions intériorisé et que nous pourrions proposer aux autres dans notre relation avec eux. Pour ma part je préconise un retour aux sources du système catholique, mais quel parti politique proposerait une telle réforme archaïque des consciences (pour ma part j'ai opté pour le baptême) ? Ou alors un retour intransigeant aux valeur laïques de la république et de l'école républicaine, ce serait un moindre mal que se qui se passe aujourd'hui et le lavage de cerveau généralisé imposé par une volonté de manipulation diffuse, à laquelle peu ou prou nous participons tous, et qui pourrait expliquer bien des choses, dont les attentats sanglants sur le territoire français, qui sont l'expression d'un conflit d'intérêt entre les valeurs d'une volonté de manipulation diffuse et les valeurs directement héritées de l'islam. Les musulmans virulents ne sont pas de mauvaise foi et ont une démarche sincère au fond, ils se définissent ainsi : nous ne voulons pas nous laisser manipuler par les valeurs de l'Occident, et c'est bien une volonté diffuse de manipulation, qui semble caractériser aujourd'hui les valeurs de l'Occident.


L'image que l'on a de soi et que l'on renvoie aux autres


"Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément" : oui mais cela justifie-t-il pour autant que l'on s'exprime, à l'instar de la génération, je ne sais comment on l'appelle "x" ou "y", voire "z" (?), mais qu'y a-t-il après "z", l'abîme (?)... que j'appelle personnellement pour simplifier, la génération bobo pour l'opposer à celle des baby boomers... en langage twitter qui réduit la pensée, et qui est ce que le mac do est à la grande gastronomie. Je conçois que pour vous un effort de décorticage, donc un effort de pensée, soit une contrainte qui vous oblige à un effort douloureux. Non que j'estime avoir atteint au niveau de l'écriture, celui de la grande gastronomie, mais je fais l'effort en tout cas de livrer aux lecteurs de ce blog, une "pensée", ou au moins un début de réflexion, qui n'est pas au moins sur la forme, l'équivalent d'une mauvaise cuisine indigeste, représenté par l'exemple d'un sandwich qui sortirait d'une chaîne à consommer finalement... de la "merde", comme dirait feu Jean-Pierre Coffe... nommée Mac Do. Quoiqu'il en soit le système a bien réussi son coup, car nous sommes devenus tous collectivement des machines à consommer, à qui l'on donne à peine de quoi assouvir ses pulsions de consommation (car dans la consommation, il ne s'agit plus généralement d'un acte raisonnable, mais d'une pulsion de consommation), noyés dans un système où la culture ne fait plus lien entre ses membres, et ne permet plus l'expression d'une éventuelle révolte, contre un tel état de fait.
Je crois avoir bien cerné les donnés du problème actuel : alors qu'autrefois, avant l'âge de l'oligarchie néolibéraliste qui nous impose ses valeurs de manière délibérées (à la manière d'un complot ?), ou non (de manière inconsciente et non voulu de la part d'une personne particulière, qui serait alors diabolique, mais comme l'expression quand même d'une volonté de manipulation diffuse, de la part d'un système), les gens étaient structurés de l'intérieur par des valeurs qui leur venaient de l'école de la République ou du langage. Or désormais, les gens sont structurés de l'extérieur par l'image qu'ils renvoient aux autres, ils sont tributaires de cette image, et donc finalement du regard des autres sur eux. C'est pour cela qu'un phénomène comme la manipulation, que certains psys appelle "perversion narcissique", ne cesse de s'accroître et ne peut qu'exploser, puisque le commun des mortels ne se définit plus par rapport à des valeurs que nous n'avons plus, mais directement par rapport aux autres. Quand donc il ne parvient pas à obtenir l'image de lui même de la part de son prochain, qu'il trouverait conforme à son souhait, à son désir, alors il s'en prend à son prochain par la violence, pour arracher de lui cette adhésion, à l'image qu'il tente d'une certaine façon de lui vendre...
...Ainsi nous ne sommes plus structurés globalement par des valeurs, c'est-à-dire et il faut bien retenir cela car c'est le plus important, par le langage... mais par l'image que nous voulons montrer aux autres, et donc nous sommes structurés par des images, notamment le sacro saint" look", dont la naissance officielle remonte au début des années 80, mais dont il y avait eu de fortes prémisses dès les années 60, c'est-à-dire ce que j'appelle moi, l'avènement de la culture de masse. Ainsi cher anonyme vous tombez dans ce piège de vouloir m'attaquer car je ne corresponds pas à une image satisfaisante, de celui qui devrait s'exprimer d'une façon conforme sur un blog consacré à la politique, et aussi que par ma façon de m'exprimer je vous renvoie à une image de vous même, qui ne vous satisfait peut-être pas, et donc en somme vous avez la tentation de vouloir détruire ma propre image : c'est-ce que j'appelle le phénomène de la  perversion, "je te séduis, donc tu m'aimes, et au final je te détruis", même si vous n'avez rien fait pour que je vous aime, et vous n'avez rien fait non plus pour me séduire, ou alors juste me renvoyer à une époque de classicisme culturel qui correspond au XVIIème siècle en France, c'est-à-dire le grand siècle français, dont Boileau, fut l'une des figures emblématiques, époque de grandeur dont nous avons tous peut-être ici sur ce blog, la nostalgie... mais j'ai voulu par votre réaction particulière, généraliser le phénomène à l'ensemble de la société. La société actuelle est sous l'emprise du "serpent", du grand prédateur tapi (Tapie Bernard ?), et qui cherche à vous avaler... Pour l'instant cette emprise se fait de manière plus ou moins pacifique par le biais de la consommation, et quand je dis "avaler" c'est encore une métaphore, mais du moins sommes nous avalés symboliquement par la grande machine à produire et à consommer, qui ne cesse de tenter de nous séduire par des publicités abusives qui tentent de s'introduire jusque dans notre intimité. Et quand je dis intimité il ne s'agit pas seulement de notre foyer matériel, mais aussi et c'est bien plus grave, de notre conscience spirituelle, et nous sommes devenus les rouages insignifiants de cette grande machine à broyer les âmes. La dévoration de l'âme est aujourd'hui encore une métaphore et non pleinement une réalité, mais qui sait si demain, un régime totalitaire ne parviendra pas à s'imposer à des consciences démunies et détruites, dont le travail de sape a déjà été bien entamé par la société de consommation, toutes prêtes à recevoir de la part du pouvoir, un contrôle total.
Notez que de cette réflexion sur la façon de penser ou de ne plus penser de nos contemporains, je peux tirer tout un tas d'incidences politiques, mais c'est du particulier qu'il faut partir pour comprendre le général, comme le fit en son temps Nietzsche, et comme le fait souvent Emmanuel Mousset, se comportant en peintre des mœurs de son temps... donc je ne suis pas complètement hors du sujet qui nous occupe ici sur ce blog ; même si les apparence me donnent peut-être tort.
Voilà, j'ai essayé de faire le plus court possible et d'être bref, vous voyez je fais des efforts...

vendredi 18 novembre 2016

Le phénomène Macron ou l'incapacité des élites bobos à parvenir à maturité politique


J'ai compris Philippe, je raisonne encore comme si la France était un grand Etat souverain, à l'instar de ce que fut l'Allemagne nazie à la fin des années 30, je compare ce qui n'est pas comparable, et ainsi je participe de la propagande du néolibéralisme oligarchique, dont pratiquement tous les médias se sont faits le support, avec la mise au devant de la scène politique d'une curiosité comme le "phénomène Macron", qui n'a jamais été élu, qui a une toute petite expérience politique au sein du gouvernement, passage obligé effectivement, qui constituait une stratégie pour se faire connaitre du grand public. Tout cela ressemble a un montage "vite fait, mal fait", de nos petits oligarques amateurs. Je ne comprends pas comment Emmanuel qui par ailleurs fait preuve de probité intellectuelle, peut tomber dans un panneau aussi grossier, et se permettre de le comparer à Michel Rocard... Tout semble fait dans l'urgence et la panique, et ce que redoute par dessus tout peut-être notre oligarchie locale et hexagonale : l'arrivée au pouvoir du FN, qui pourrait tout remettre en question, dont l'immigration massive, qui est partie prenante du système de mise en concurrence des salariés entre eux, pour un nivellement vers le bas salarial, que vous appelez vous, Philippe, "dumping social", si je ne m'abuse.
Souvenons-nous, que la première intervention des pays coalisés sous bannière nord américaine, le fut à l'issue d'une propagande médiatique qui comparait abusivement Saddam Hussein à Hitler, et qui faisait l'analogie entre une non intervention, et l'esprit munichois. Nous étions alors tous collectivement en plein délire, et je me souviens que nombre de profs de philo à la Sorbonne, dont une prof dont j'étais proche par ailleurs, et que j'admirais et admire toujours, Elisabeth de Fontenay pour ne pas la nommer, elle-même proche d'Alain Finkielkraut, soutenaient cette guerre... pour l'anecdote, Balibar était contre, et bien isolé au sein de ses confrères sur ce point. Pour ce qui est de Finkielkraut, en soutenant cette guerre, il était ainsi incohérent avec sa pensée, car il ne faisait pas le lien entre "oligarchie néolibérale" (problème qui ne se posait pas alors, dans les années 90, en ces termes, que l'on aurait pu assimiler à une certaine forme d'antisémitisme masqué), destruction de l'école et intervention en Irak. Or effectivement tout est lié, et c'est faire preuve d'absence de probité intellectuelle ou de paresse dialectique, ce qui revient au même, que de ne pas faire le lien...
Je me souviens quand même que quelques autres étudiants et moi, nous étions plutôt contre cette guerre, et nous portions des badges avec écrit dessus "Quelle connerie la guerre", je ne me souviens plus dans quel camp était Emmanuel Mousset... il devait être pour l'intervention, puisqu'il se plante généralement dans ses prises de position politiques. Des badges dont je subodorais quand même l'esprit de manipulation, car ils avaient la forme de la petite main jaune de "touche pas à mon pote"... mais passons. Avec le recul, nous nous apercevons que cette intervention fut le prélude à une politique occidentale, de destruction systéméatique des Etats nation au Moyen Orient, qui a apporté le chaos que l'on voit aujourd'hui dans cette région du monde, et également le phénomène des migrants et des réfugiés de guerre ou non, très massif il faut l'avouer, beaucoup trop massif et inquiétant, et selon moi très dangereux à long terme pour les autochtones européens que nous sommes, et qui auront bientôt honte de se dire qu'ils sont "de souche" ; mais n'est-ce pas le but recherché, de la propagande médiatique, de nous faire toujours culpabiliser de nos racines ? Et cerise sur le gâteau, cela nous a apporté les attentats sanglants d'une ampleur inédite, sur le territoire français notamment.
Cela fait effectivement beaucoup pour que l'on ne considère pas l'option FN, comme une alternative très sérieuse, qui mérite la réflexion, et non l'ostracisation systématique, poussé par un réflexe bobo de rejet de la rupture... en dehors d'ailleurs de toute considération sur le physique de Marine Le Pen, ce que nous nous amusons peut-être trop souvent à faire sur ce blog. Pourquoi l'idéologie bobo se caractérise par un rejet de la rupture et la recherche de l'entre-soi idéologique ? Parce que les bobos sont encore des enfants dans leur tête, sous l'emprise de leurs parents "baby boomers", qui les ont tenu dans un état de dépendance affective à leurs idées, et surtout aux plaisirs qui en découlaient : sexe, argent et estime de soi ; c'est-à-dire in fine, les valeurs du néolibéralisme, dont seule une élite, parmi ces bobos élevés aux valeurs de l'antiracisme, tire son épingle du jeu. La génération des bobos, qui sont les enfants des "baby boomers", n'est jamais parvenu à maturité politiquement, il est probable qu'elle n'y parvienne jamais, et qu'elle demeure sous l'emprise idéologique des parents, comme l'illustre magistralement toute l'œuvre de Houellebecq, qui lui s'est émancipé idéologiquement et qui a délibéremment rejeté tout tabou, nos par cynisme, comme on le dit souvent, mais par réel dégoût du libéralisme qui a tout envahi, jusqu'à la vie intime des foules sentimentales... dont le tabou Le Pen, dont il a fait du réflexe de rejet systématique, une satire de l'esprit bobo, manipulé par les désormais gérontes de 68, mais qui furent sur les barricades quand il le fallait, ce qui leur donne, et continuera à leur donner jusqu'à leur mort, certainement, une  autorité indéniable, une caution morale et une influence sans limite sur l'idéologie bobo. Le bobo par définition n'a pas "tué" le père et ne pourra jamais le "tuer", demeurant à vie, sous influence...

Pour conclure, il est à noter que Marine Le Pen, est aussi une bobo au fond, qui a beaucoup souffert, certes, mais élevée avec des enfants bobos comme vous l'évoquez Philippe, et qui est parvenue à maturité politique.... à la différence de ses petits camarades, demeurés puceaux sur ce plan. Au point que l'on soit obligé de créer de toute pièce, une singularité politique artificielle comme le phénomène Macron, épaulé d'ailleurs par une femme/maman "baby boomer"... preuve si il en est, que Macron est bien un bobo immature sous influence des "baby boomer", par l'intermédiaire de sa femme.

jeudi 17 novembre 2016

En quoi l'esprit de rupture n'est-il pas conforme à l'idéologie bobo ?


En quoi le socialisme réformiste dont tu te réclames va-t-il rompre avec la logique néolibérale et les dégâts qu'elle engendre ? Il faut penser par esprit de logique, non "spirituellement" comme le fait Emmanuel, coupé de toute "logique du sens" (cf Deleuze). Le monde, l'esprit du monde a une logique qui est son caractère et son destin, ce qu'avaient bien compris certains penseurs, comme Deleuze par exemple, mais que je connais très mal, ou Hegel, que je connais aussi très mal, mais dont je connais les grandes orientations spirituelles. Je cite pour exemple dans la logique de destruction des 40 dernières années : destruction de l'école, destruction du monde du travail, délocalisations, mise en concurrence des salariés, déclassement redouté des "classes moyennes" ou petits bourgeois, enrichissement éhonté de la classe dominante, politique géostratégique de destruction des Etats nations au moyen Orient, donc boulevard laissé dans ces pays à l'islamisme, comme conséquence logique de la guerre exportée dans ces contrées lointaines, mais riches en pétrole et où prime la sécurité d'un tout petit Etat, mais qui fut construit sur les cendres du plus grand crime contre l'Humanité de l'Histoire, migrants économiques ou non, et réfugiés politiques ou non, fuyant vers l'Europe, attentats sanglants sur le sol européen, insécurité réelle et incivilités banalisées, voire émeutes urbaines, dans certains quartiers que l'on nomme, selon moi à juste titre, les territoires perdus de la République... et j'en passe et en oublie certainement. En quoi l'arrivée de Macron à la tête de l'Etat pourrait-il stopper cette hémorragie, et ne crois tu pas que le pays a besoin en réalité d'un électrochoc, d'un changement radical d'idéologie, d'une rupture définitive avec les valeurs du néolibéralisme ? Ce que les Américains ont eu le courage de faire par leur vote, même si, ne soyons pas naïfs, Trump ne mettra pas fin à l'idéologie néolibérale, quand bien même il a été porté par une aspiration populaire, à le faire. Trump n'y mettra pas fin, car il est lui-même le fruit de l'idéologie néolibérale et de l'oligarchie d'une part, il n'y mettra pas fin d'autre part, parce que les enjeux financiers sont bien trop colossaux et puissants, pour qu'un homme à lui tout seul, fut-il à la tête du pays le plus puissant du monde, y puisse quelque chose : espérons juste qu'il fasse au moins un peu, et qu'il ne retourne pas complètement sa veste en direction des intérêts des plus puissants et néglige le petit peuple des Etats-Unis. Mais la leçon à retenir du vote américain et qui est encourageante, est que le peuple a eu le courage de dire NON à ce lavage de cerveau généralisé des médias, poussant toujours à voter pour ceux qui défendent les intérêts des plus puissants. Je suis pour ma part partisan de cette rupture, de cet électrochoc, même si je ne peux me résoudre à me dire que mon choix, ne me laisse pas d'autre alternative que de voter FN, ce qui répugne à mes réflexes bobos d'origine, et même si j'ai été au fond excommunié par ma propre caste. De Gaulle, de Gaulle reviens je t'en supplie, ils sont devenus fous, tous !!! Juste pour répondre au commentaire précédent (cf blog d'Emmanuel Mousset), je pense que Bernard Maris, un très grand penseur que nous avons tragiquement perdu, est un nostalgique de l'époque des 30 glorieuses, et de de Gaulle au fond. C'est pour cela que je me retrouve complètement dans la lecture de Bernard Maris, que je conseille vivement aux lecteurs de ce blog. 

mardi 15 novembre 2016

Mélenchon et Macron, les deux faces d'un même Janus bifrons. Trump ? La rupture...


Pour ce qui est du pourquoi la plupart des gens choisissent l'idéologie d'extrême-droite plutôt que celle d'extrême gauche pour exprimer leur "colère" ? D'abord parce que l'idéologie d'extrême-droite se réclame d'être en rupture totale avec l'église spirituelle multiculturaliste du bien et du mal libertaire et d'inspiration économique néo libérale, et contrairement à l'idéologie d'"extrême-gauche", qui reste une idéologie sociologiquement bobo en France, au fond. Personnellement j'en connais qui se disent d'"extrême gauche", mais leur discours généreux parvient mal à masquer une pensée indigente et incohérente intellectuellement, d'inspiration libertaire idéologiquement et néolibérale dans la façon de se comporter, je m'explique...
Je commence par les sondages qui avaient majoritairement donné Clinton gagnante. Les sondages se faisaient par téléphone et en vis-à-vis avec un interlocuteur, quelques personnes, très peu, mais quand même suffisamment, n'osaient avouer leur préférence pour Trump, "politiquement incorrect" aux yeux de la doxa dominante. Par contre il y a un modèle prédictif des élections qui a toujours donné Trump gagnant et ne s'est pas trompé, c'était le sondage par internet, où le tabou de la censure idéologique tombait, car les gens n'avaient plus un interlocuteur en face d'eux ou par téléphone, pour les intimider malgré eux.
Moi je suis ontologiquement un bobo "excommunié" de l'église spirituelle multiculturaliste du bien et du mal, et donc de sa propre caste de bobo par les circonstances... Et par les temps qui courent d'intolérance intellectuelle diffuse, je sais que c'est absolument impardonnable, et que je ne mérite même pas qu'on dialogue avec moi. C'est à dire bonnes gens ne pensez pas, ou bien si, mais pensez comme Emmanuel Mousset votre gourou idéologique local d'inspiration néolibérale, qui vous incite à voter Macron le réformiste d'inspiration néolibérale... ou encore consommez la merde que l'idéologie néolibérale vous fourre dans la tête dans tous les médias, tous les jours...

...Avec localement dans un petit quartier de Toulouse, Flo. - que je vais prendre comme exemple paradigmatique de cette pensée bobo qui se dit d'"extrême-gauche" - comme gourou idéologique de la "pensée unique" bobo, tendance extrême-gauche, pour se donner une caution morale. Alors que dans les actes, il se comporte comme un "nouveau riche" de la doxa  dominante où ne compte in fine que l'argent et la réussite individuelle. Autrement pour Flo., que vous ne connaissez pas chers lecteurs de ce blog mais que je prends comme exemple paradigmatique de la "pensée" d'extrême gauche... "faites ce que je dis, mais pas ce que je fais" : c'est là, la contradiction à laquelle vient se heurter au fond toute pensée bobo, car c'est une pensée indigente, structurellement incohérente avec elle-même. Flo. et les membres de son "clan", qui refusent in fine toute réflexion, car les militants d"extrême gauche" fonctionnent toujours en groupes, en clans... préfèrent s'en remettre aux loisirs (drogues, multimédias, mode d'expression au format "twitter"), pour ce qui est de leur activité "intellectuelle", laissez-moi rire... et dans les actes suivent scrupuleusement les dogmes de l'idéologie libérale pour l'épanouissement personnel : sexe, argent et estime de soi... voire drogues récréatives pour certains... en bon libertaires bobos... Il ne s'agit pas, lecteurs de ce blog de vous influencer en quoique ce soit mais de vous secouer dans votre conformisme idéologique, qui je le répète est au fond d'inspiration néolibérale. Emmanuel et Flo., sont le même Janus bifrons, d'une même idéologie bobo, et les électeurs de Trump on dit NON à cette alternative qui en réalité n'en est pas une, ils ont dit NON à l'esprit de réforme social-libéral, qui structurellement s'intègre dans l'idéologie bobo. 
Mais ils ont dit OUI au changement de paradigme idéologique, ils ont dit OUI à la rupture avec 40 ans de montée des inégalité et de déclassement social de la classe moyenne, et de destruction idéologique de la petite bourgeoisie. Petite bourgeoisie en voie de déclassement et classe moyenne apeurée par l'immigration massive, c'est la même chose.
Encore une fois je n'incite personne à voter FN en France, mais je cherche vainement une offre politique néo gaulliste de gauche, et Montebourg je pense, ne fais pour l'instant pas le poids pour proposer une réelle alternative, ne rêvons pas !

lundi 14 novembre 2016

L'église spirituelle antiraciste de l'Europe occidentale


Il faudrait un Emmanuel Mousset derrière chaque citoyen, pour lui expliquer comment bien voter, selon un idéal et non pas une pulsion xénophobe. Pulsion xénophobe qui est injustifiable selon l'église multiculturaliste du bien et du mal spirituelle de nos contrées occidentales.
D'un autre côté, et loin des valeurs spirituelles préconisées par l'idéologie néolibérale au fond, il y a les faits : destruction de l'école, destruction du monde du travail, délocalisations, mise en concurrence des salariés, déclassement redouté des "classes moyennes" ou petits bourgeois, enrichissement éhonté de la classe dominante, politique géostratégique de destruction des Etats nations au moyen Orient, donc boulevard laissé dans ces pays à l'islamisme, comme conséquence logique de la guerre exportée dans ces contrées lointaines, mais riches en pétrole et où prime la sécurité d'un tout petit Etat, mais qui fut construit sur les cendres du plus grand crime contre l'humanité de l'Histoire, migrants économiques ou non et réfugiés politique ou non, fuyant vers l'Europe, attentats sanglants sur le sol européen, et j'en oublie peut-être... sans doute : ça fait quand même beaucoup que l'on ne peut pas réduire à une simple "pulsion xénophobe".
Mais Emmanuel est malin, il agite l'épouvantail du racisme, et comme l'antiracisme est l'idéologie dominante de l'église multiculturaliste du bien et du mal spirituelle de nos contrées occidentales... qui a remplacé la culture populaire ou l'éducation au sein des "classes moyennes"... il est certain de faire mouche, et de réveiller chez nos "catholiques zombies" locaux, un sentiment de mauvaise conscience...
Toutefois les électeurs du pays le plus puissant du monde sont passés outre les recommandations de notre ami philosophe... encore une fois il est mauvais joueur, mauvais perdant, il ne digère pas la victoire de Trump, c'est-à-dire la victoire de la "classe moyenne", de la petite bourgeoisie blanche et certainement encore majoritairement chrétienne aux Etats-Unis, craignant le déclassement : cause numéro un du vote Trump et non la xénophobie selon moi.
Mais peu importe, "à la guerre comme à la guerre", tous les arguments même ceux de la mauvaise foi, sont bons... et Emmanuel tient très à cœur son rôle de curé de l'église multiculturaliste du bien et du mal spirituelle de nos contrées occidentales. Reste à savoir pourquoi l'instinct profond d'Emmanuel le pousse à défendre les intérêts de l'oligarchie ? Mon hypothèse est que c'est parce qu'il est issu  d'un milieu défavorisé (je disais hier "Lumpenprolétariat", c'est peut-être un peu excessif), et que les élites intellectuelles ont toujours tendu la main aux faibles, c'est un résidu de mauvaise conscience issu de la religion catholique, en France, certainement... il a donc une dette envers elles... qui appartiennent à la classe dominante pour qui, par culture (les intellectuels) ou bien par calcul (la caste financière), la "classe moyenne", c'est-à-dire le "peuple" éduqué ou petite bourgeoisie, est l'ennemi à abattre et à faire disparaître au plus vite... pour que la petite machine néo libérale puisse continuer à tourner et à ronronner. Comme le dit très bien Philippe, au temps des techno-sciences et des robots... rois, on se passe très bien des gens...