Mme Schiappa et M. Hanouna,
vivent dans l'immédiateté, que restera-t-il de ce grand déballage dans quelques
mois : absolument rien ! Un sujet d'actualité en chassant un autre c'est bien
connu, sur fond d'amnésie collective...
En faisant un petit calcul rapide,
26 individus pèsent aujourd'hui autant que 3,8 milliards d'êtres humains, cela
veut dire que chacun de ces milliardaires pèse l'équivalent de 150 millions de
personnes, soit plus de deux fois la population d'un pays comme la France. Est-ce
rationnel ? En tout cas c'est libéral, capitaliste, à n'en pas douter... et
c'est même dit-on « démocratique »...
Tous les records d'inégalité des siècles passés ont été battus, même du temps de Charlemagne, des Germains ou des Vikings.
Cependant si de telles inégalités contemporaines pouvaient aboutir à la prospérité et la sérénité communes, après tout elles seraient justifiées ; or il n'en est rien.
Il n'y a qu'à lire n'importe quel ouvrage des siècles passés, d'Homère à Proust, pour voir que l'espèce humaine aujourd'hui, est incapable individuellement de créer la moindre oeuvre de génie intemporelle d'envergure, hormis peut-être Houellebecq à ma connaissance, mais qui se fait le témoin exclusif du nihilisme du temps présent porteur d'aucun motif d'espoir.
L'espèce humaine a donc en réalité régressé en matière de bien être, c'est-à-dire de sérénité spirituelle, prisonnière qu'elle est devenue de la temporalité immédiate, c'est-à-dire de l'instant, sans passé ni futur, puisqu'elle peut très bien envisager rationnellement sa disparition sans qu'elle soit capable le moins du monde d'y remédier.
Tous les records d'inégalité des siècles passés ont été battus, même du temps de Charlemagne, des Germains ou des Vikings.
Cependant si de telles inégalités contemporaines pouvaient aboutir à la prospérité et la sérénité communes, après tout elles seraient justifiées ; or il n'en est rien.
Il n'y a qu'à lire n'importe quel ouvrage des siècles passés, d'Homère à Proust, pour voir que l'espèce humaine aujourd'hui, est incapable individuellement de créer la moindre oeuvre de génie intemporelle d'envergure, hormis peut-être Houellebecq à ma connaissance, mais qui se fait le témoin exclusif du nihilisme du temps présent porteur d'aucun motif d'espoir.
L'espèce humaine a donc en réalité régressé en matière de bien être, c'est-à-dire de sérénité spirituelle, prisonnière qu'elle est devenue de la temporalité immédiate, c'est-à-dire de l'instant, sans passé ni futur, puisqu'elle peut très bien envisager rationnellement sa disparition sans qu'elle soit capable le moins du monde d'y remédier.
À mesure que croît le nombre
dépérit peut-être la qualité de l'espèce : et si Malthus avait eu raison en
opposition à l'idée smithienne d'un équilibre harmonieux et stable ? Enfin vous
voyez bien que dans le domaine spectaculaire du sport, les grands champions
sont obligés de se doper à outrance pour rester si longtemps à un tel niveau
d'excellence, comme Armstrong ; et ce n'est que la face visible de l'iceberg :
effectivement c'est tricherie et corruption à tous les étages, du sport à la
politique, de l'individu le plus obscur aux people, vous ne pouvez le nier...
Mais si tous les hommes sont désormais corrompus en raison d'une idéologie néfaste néolibérale qui pousse à la compétition de tous contre tous, qui de plus vertueux que lui pour remplacer Macron ? La réponse est peut-être : personne !
Mais si tous les hommes sont désormais corrompus en raison d'une idéologie néfaste néolibérale qui pousse à la compétition de tous contre tous, qui de plus vertueux que lui pour remplacer Macron ? La réponse est peut-être : personne !
Pour moi il ne s'agit que de
néodarwinisme, c'est-à-dire de l'application d'un théorie valide en ce qui
concerne la phylogénèse sur l'ontogénèse, alors même que le grand Darwin
reconnaissait lui-même que sa théorie n'avait rien à voir avec la morale, les
mœurs, la religion d'un peuple, qu'elle n'était applicable que sur le très long
terme et exclusivement sur l'évolution des espèces.
Pour sa part Darwin recommandait la sympathie entre les gens, peut-être à la manière des bouddhistes qui recommandent la compassion (Schopenhauer), là où l'on a instauré la guerre de tous contre tous et la dérégulation des mœurs, coutumes et religions, ou néodarwinisme qui fait que la méchanceté souvent gratuite dans les rapports humains « de base » a supplanté toute forme de bonté spontanée qui était pourtant commune par le passé, permettant d'obtenir la sérénité, comme condition indispensable de tout comportement créateur ayant toujours pour base, selon moi, l'idée d'un monde commun.
Nous vivons donc en réalité une gigantesque régression anthropologique, un tel phénomène que Heidegger qualifiait d'oubli de l'Être.
Après on peut s’accommoder du temps présent, on peut et on est même encouragé à essayer de s'y adapter : nous survivons certes, mais nous avons perdu l'essentiel...
Pour sa part Darwin recommandait la sympathie entre les gens, peut-être à la manière des bouddhistes qui recommandent la compassion (Schopenhauer), là où l'on a instauré la guerre de tous contre tous et la dérégulation des mœurs, coutumes et religions, ou néodarwinisme qui fait que la méchanceté souvent gratuite dans les rapports humains « de base » a supplanté toute forme de bonté spontanée qui était pourtant commune par le passé, permettant d'obtenir la sérénité, comme condition indispensable de tout comportement créateur ayant toujours pour base, selon moi, l'idée d'un monde commun.
Nous vivons donc en réalité une gigantesque régression anthropologique, un tel phénomène que Heidegger qualifiait d'oubli de l'Être.
Après on peut s’accommoder du temps présent, on peut et on est même encouragé à essayer de s'y adapter : nous survivons certes, mais nous avons perdu l'essentiel...










