samedi 12 mars 2022

Le souvenir qui hantait Einstein



"Non, je ne veux pas devenir président d'Israël : je devrais parfois dire aux Israéliens des choses inaudibles pour eux."

Einstein

Je ne crois pas au "camp du bien"

Comme le disait Einstein ou on a fait dire à Einstein, "tout est relatif", il n'y pas d'absolu même dans le crime. C'est sur cette notion d'absolu (dans le crime) que se fonde le "camp du bien" pour à son tour justifier d'autres crimes : regardez donc ce qui se passe en Israël, et sur ce point je rejoins donc Einstein dans sa citation sur l'État hébreu.

Sans doute un pacifiste convaincu, effaré par l'usage que l'on a pu faire de son invention. Bon si ce n'avait pas été lui, la bombe aurait été inventée quand même, et utilisée. Comme on dit on n'arrête pas le progrès !

"Il ne faut pas laisser l’exclusivité de l’arme nucléaire aux Nazis" ; Einstein est hanté par la question : jusqu’où les Etats-Unis laisseront-ils faire l’Allemagne d’Hitler ? C’est ainsi que le 2 août 1939, Einstein envoie une lettre au président des Etats-Unis, Roosevelt, afin de le persuader de mettre en œuvre un programme de développement d’une bombe nucléaire avant que les Allemands ne construisent la leur. Ce n’est que le 3 octobre que Roosevelt reçoit la lettre d’Einstein. Devant le peu de réaction, Einstein envoie une nouvelle lettre alarmante au président Roosevelt le 7 mars 1940. Ce n’est qu’en octobre 1941 – les Etats-Unis ne sont entrés dans la deuxième Guerre mondiale qu’en décembre 1941 – que Roosevelt donne son feu vert pour le lancement du programme nucléaire.

Einstein a été écarté du programme de développement des premières bombes nucléaires un peu parce qu’il était considéré par le FBI et les autorités militaires US comme un anti-fasciste prônant amitié et aide à l’URSS. Mais surtout parce que le FBI et les autorités militaires soupçonnaient, à juste titre, qu’Einstein ne voulait la Bombe US que pour une seule raison : ne pas permettre à Hitler de terroriser le monde entier avec sa Bombe à lui.

Bref Einstein n'aurait sans doute pas été d'accord pour qu'on expérimente "sa" bombe sur le Japon.

Mais il est vrai que vers la fin de sa vie Einstein a essayé de se dédouaner de ce souvenir qui le hantait :

"Vous êtes fier de vous ? Vous avez tué des millions de gens avec votre bombe atomique, et maintenant les Russes en ont une aussi, et je parie qu'ils vont bientôt faire sauter toute la planète... " La personne qui vient de se mettre ainsi en colère est une étudiante de l'université de Princeton. La personne qu'elle vient d'agresser est le professeur Einstein. Il a soixante et onze ans. Il est l'un des hommes les plus célèbres du monde. Et comme tous les hommes les plus célèbres, il l'est pour de mauvaises raisons. Parce qu'il a inventé la très complexe et lumineuse théorie de la relativité, on se contente de dire d'un air entendu : " Tout est relatif, comme dit Einstein ! " Parce que sa formule E = mc2 est à l'origine des recherches nucléaires, on le juge responsable de la destruction d'Hiroshima et de Nagasaki. Parce que la terreur nazie lui a fait abandonner son pacifisme forcené, on lui reproche d'avoir trahi l'humanité. Einstein ne se fâche pas. Il répond d'abord simplement à l'étudiante : " Ce n'est pas ma bombe, mademoiselle. "

Pour se justifier il commence à expliquer ses choix et à raconter sa vie, de la manière la plus honnête et exacte possible. La vie fantasque d'un génie. La vie difficile d'un savant juif apatride. La vie merveilleuse d'un éternel enfant en extase devant la beauté sublime de l'univers... Bref Einstein tente de se justifier en disant que selon lui, il incarne le bien.

C’est malheureusement un peu le conte de fée habituel du "camp du bien", suivant un processus que j’ai déjà expliqué et qui va expliquer la réélection de Macron, qui dans l'entre-deux-tours de sa première élection était allé au mémorial de la Shoah, pour influencer les électeurs et leur signaler qu'il était dans le "camp du bien" et son adversaire un "suppôt de satan". Maintenant on lui sert le "méchant" russe sur un plateau. Tout le boulot a été fait par Poutine. Macron est certainement tout comme Einstein, persuadé d'incarner le bien.

Pour vivre les gens ont besoin de "méchants" et de "gentils", et d’appartenir au camp des "gentils" : ils sont prêts à tuer pour ça, là est le paradoxe du "camp du bien"… Rien ne semble avoir changé depuis les guerres de religion !

Ce qui compte dans la vie c'est d'avoir bonne conscience, et alors on peut accomplir le bien, le mal, indifféremment... Cela n’enlève rien au fait qu’Einstein avait certainement un très haut degré éthique, à la différence de Macron, avant tout banquier et pur fruit du néolibéralisme occidental depuis 40 ans…


jeudi 10 mars 2022

Comment les réseaux sociaux sont devenus une arme contre Poutine


 

Les réseaux sociaux viennent combler un manque, car la nature a horreur du vide. Ce manque se nomme solitude et il est un avant-goût de fin du monde typiquement moderne, causé par la dissolution du lien traditionnel. Les réseaux sociaux donnent l'illusion de combler ce vide, mais la relation y est fondamentalement inauthentique car pauvre en monde. Ce qui donne sens à la relation, c'est d'abord un visage en face de soi, des attitudes, des intonations de voix, quelquefois même plus que ça : de la jouissance à condition qu'elle soit réciproque, sinon c'est de la perversion. Les réseaux sociaux peuvent constituer un complément à condition de ne pas être addictifs, et ne sauraient en aucune manière constituer une fin en soi, sauf à courir le risque de s'y perdre.

« C'est terrible, vous me rappelez tellement tous ces types qui ont fait la philo comme moi, devenus profs ou fonctionnaires ou politiciens ou heureusement décédés (je ne citerai pas de noms mais je n'en pense pas moins)... Dieu - s'il existe - nous garde des donneurs de leçons. »

Je pense effectivement à la différence des optimistes et des progressistes de tous poils que le meilleur n'est pas devant nous. Mais être pessimiste quant au progrès, et plus généralement sur la nature humaine, peut faire de vous un misanthrope mais certainement pas un donneur de leçons. Si j'étais un donneur de leçons je serais engagé pour la « démocratie », le camp du Bien, et contre Poutine. Or moi je ne suis engagé que contre la perversion - la non réciprocité de la jouissance - qui fonde nos sociétés d'abondance depuis la théorisation du libéralisme, puis du néolibéralisme - le précurseur en la matière étant Mandeville ; et où globalement dans toute relation il y a désormais un gagnant et un perdant, alors que traditionnellement elle était réciproque donc authentique. S'il y a bien une chose que je voudrais transgresser, c'est la transgression induite par le libéralisme elle-même.

C'est même ce déséquilibre dans la relation, cette non réciprocité entre riches et pauvres et où le pauvre est globalement chosifié par le riche, induit par le libéralisme, donc par notre folle quête de liberté en rupture avec la tradition, qui explique tous les déséquilibres de plus en plus paroxystiques dans les relations internationales, et notamment en Ukraine.

Les États-Unis de par leur position de force, leur immense richesse, sont selon moi le grand manipulateur dans la tragédie qui se joue en Ukraine, car au fond la Russie en comparaison est un État plutôt pauvre dont le PIB n'est même pas le dixième de celui de leur grand rival sur le plan nucléaire. La doxa contemporaine, et ils ont tous les donneurs de leçon avec elle, c'est plutôt que les pauvres sont coupables et qu'il faut les punir ; mais on ne le dit pas comme ça, on accuse les pauvres d'être des tyrans, des dictateurs, des salauds, des pauvres types, d'être mal dans leur peau, d'être des mauvais coucheurs, qui ne partagent pas l'exaltation collective pour le système CAPITALISTE, alors qu'on a tout fait pour qu'ils n'y parviennent pas. Ce que n'ont cessé de faire les États-Unis pour la Russie, plutôt que de l'aider à régler pacifiquement son développement et ses rapports avec ses voisins.

Encore une fois l'Amérique est perverse au sens où elle chosifie ses partenaire - et Macron s'en accommode très bien car c'est un soumis au fond (à la différence de De Gaulle) -, car il n'y a aucune réciprocité avec les Européens, et où elle cherche même à réduire à néant ses adversaires ou potentiels adversaires en instrumentalisant des petits comme l'Ukraine ou Taïwan contre eux, en les maintenant dans l'illusion qu'ils deviendront aussi prospères que l'Amérique. Or non, c'est l'Amérique qui entend continuer à tirer les ficelles le plus longtemps possible, selon elle pour toujours, grâce au pouvoir de l'argent pour chosifier ses partenaires et donc de la corruption pour les affaiblir.

« Le Plan Marshall a été refusé par l'URSS. »

Parce qu'ils ont leur fierté. Si l'Europe s'était tournée vers la Russie, lui avait tendu la main pour faire une grande Europe de l'Atlantique à l'Oural, voire jusqu'à Vladivostok, pour concurrencer l'impérialisme américain, nous n'en serions pas où nous en sommes aujourd'hui, et nous serions plus puissants que les États-Unis. 30 ans de gabegie, d'erreurs diplomatiques et stratégiques, de vassalité vis-à-vis de l'oncle Sam, depuis la chute du mur ! Et Macron est dans ce droit fil là de gabegie !

Zelensky, super-héros ukrainien au service de l'Amérique

 


Oui il est bien gentil le Zelensky, il est fort, et tout ça, on lui fait une pub d'enfer en Occident et son melon enfle tellement qu'il pense pouvoir faire concurrence à Poutine et abattre à lui tout seul l'ogre russe. Mais il pète beaucoup plus haut que son cul et fait fi du principe de réalité. Il pousse à l'escalade, sans doute directement galvanisé par les Américains en sous-main, et tous les médias occidentaux le relaient complaisamment. C'est la troisième guerre mondiale que vous voulez, plutôt que l'apaisement ? L'apaisement ce n'est pas Munich car Poutine n'est pas Hitler, et on semble même avoir oublié que les Soviétiques nous en ont libéré avec des sacrifices humains bien plus importants que ceux consentis par les Américains. La comparaison de Poutine à un dictateur fasciste expansionniste des années 30 est totalement anachronique.

C'est grave ce que l'on veut faire aux Russes, et inconscient. Poutine défend un vieil empire que les Américains cherchent à dépecer depuis 30 ans, ils jouent un jeu très dangereux et Poutine n'est que sur la défensive quand ils sont offensifs avec l'OTAN. C’est un jeu dangereux mais au final ils savent très bien que c’est l’Europe qui paiera la facture des sanctions, et pas eux

Poutine n'est pas expansionniste à la différence d'Hitler. Par contre les Américains veulent étendre leur hégémonie, ils n'ont pas de limites. Images et nouvelles technologies de la communication leur servent d'armes de destruction massive sur les consciences des citoyens rivés sur leurs smartphones et leurs écrans TV. La « démocratie » c'est du pipeau en régime d'oligarchie financière, c'est se payer de mots.

Vous croyez réellement que Poutine épie tous les Russes, leur interdit d'avoir une conscience, de penser par eux-mêmes ? C'est propagande contre propagande, et il y aurait beaucoup à dire sur l'Occident en ce domaine. Sauf que la fabrication du consentement dans nos contrées se fait plus insidieuse et subtile par le pouvoir de l'argent et de l'image, nous vivons dans des oligarchies financières. Franchement Macron, il est trop parfait, trop propre sur lui, pour être honnête... Et quand c'est trop beau pour être vrai c'est qu'il y a perversion. Je comprends que la majorité de nos concitoyens aient envie d'y croire, mais je n'y souscris pas.

Moi la « liberté » je veux bien, mais elle est où pour tous ceux qui peinent à finir leurs fins de mois et qui subissent l'esclavage salarié, l'ubérisation du travail ?

Zelensky c'est la vision romantique de la liberté recyclée par le néolibéralisme, que l'on vend aux foules sentimentales.

mercredi 9 mars 2022

Qui est Volodymyr Zelensky ?



Le Cyril Hanouna ukrainien c'est Volodymyr Zelensky. En occident certains intellectuels comme Pascal Bruckner et beaucoup d'autres lui vouent un véritable culte, en font un véritable héros, un Homme d'État de la stature de De Gaulle ou Churchill. On peut faire un parallèle avec le dernier roman de Houellebecq, où les Français élisent un clone de Cyril Hanouna à la présidentielle de 2027. Que faut-il en penser ? Progrès ou régression ?

Ces types qui sortent de nulle part, font des carrières TV fulgurantes, accèdent de plus en plus à des postes de pouvoir politique, sont des marionnettes aux mains des oligarques, sans aucun recul critique, sans aucune culture littéraire ou politique.

Ou alors c'est la nouvelle forme de politique qui n'a plus besoin d'une assise culturelle, intellectuelle, mais passe uniquement par l'image. Oui je crois que l'on va de plus en plus vers ça, et c'est déjà le cas aux États-Unis au moins depuis Ronald Reagan.

Coluche à la différence de tous nos comiques pétomanes 2.0 version Hanouna ou Zelensky, avait conscience qu'il serait incapable de gouverner, car ça implique trop de coups bas, mais il avait la grâce d'entretenir la flamme de l'espoir au sein du peuple par l'humour... ce dont sont incapables nos comiques pétomanes 2.0 qui se prennent tellement au sérieux qu'ils ne peuvent pas en faire preuve. Mais provoquer des guerres, en ayant été titillé par l'oncle Sam dans ce sens, ça oui ! Et Zelensky maintenant d'exciter les opinions publiques occidentales, et leurs dirigeants à lui fournir des armes, à l'escalade !

Comme dans une surenchère de « pétomanie » que se livrent les animateurs sur un plateau TV.

Qu'est-ce que l'âme d'un pays ?


 

Il n’y a pas de complot, il n’y a que la raison calculante et l’appât servant de boussole collective qui ont remplacé la raison pratique (Kant qui a les mains pures mais qui n’a pas de mains), ou alors c’est toute l’idéologie néolibérale qui est une forme de complot car de nouvelles élites se forment qui n’ont plus aucun idéal aristocratique, mais étant uniquement financières. Effectivement pour ce qui est de l’idéal aristocratique n’oublions pas qu’il est tiré en France de la légende arthurienne et qu’il s’agit d’une légende bretonne, Arthur était un roi breton qui combattait l’invasion des hordes germaniques composées des Angles et des Saxons sur l’antique terre de Bretagne à ne pas confondre avec l’Armorique.

Il y a trois grandes racines à la civilisation occidentale ; les Grecs c’est-à-dire la culture classique et la démocratie, le judéo-christianisme et son idéal de justice, d’égalité et de libre-arbitre, pour finir il y a le paganisme breton et ses légendes fondatrices de notre culture chevaleresques et de l’amour courtois, c’est-à-dire l’idéal aristocratique si cher aux yeux de Nietzsche. Idéal aristocratique en Europe qui est bien d'origine française encore selon Nietzsche et dont l'âge d'or se situe au XVIIème siècle.

Ce n’est pas pour rien que Duguesclin fut Breton, et à sa suite de grands écrivains romantiques tels que Chateaubriand et Victor Hugo pour ne citer que les plus fameux.

Bref, la France a bel et bien perdu son âme ! Alors que la Russie, non ! D'autant plus que l'Ukraine est le berceau de l'âme russe et partie intégrale de son histoire. C'est un peu comme si la Bretagne à l'époque de l'URSS avait réclamé son indépendance en tant que République populaire et son adhésion au pacte de Varsovie, comment aurait réagi la France, par la paix et la béatitude ?

Pas besoin d’être visionnaire pour comprendre qu’au-delà de la « démocratie » les Ukrainiens ont répondu à l’appel des sirènes occidentales, à savoir l’appât du gain, le consumérisme et l’individualisme… le doux marché !

Il faudra s’inquiéter lorsque les Russes ne voudront plus défendre leurs valeurs, contre celles pourries et décadentes de l’Occident.

Le bon (Macron), la brute (Poutine) et le truand (Zemmour)

 


Ce n'est pas une question de connerie ou non des réseaux sociaux que je désire mettre en évidence. Je constate juste qu'on sort d'un paradigme littéraire pour entrer dans un paradigme de l'image et de la communication. Tout se joue désormais sur ce terrain-là : la guerre, la politique, la culture, tout, et cela nous rend incapable de distance critique et complètement manichéen avec un camp du bien et un camp du mal très caricaturalement délimités. Je pense malheureusement que les réseaux sociaux participent de ce manichéisme caricatural, sinon des Américains ne les auraient pas inventés. Ils n'inventent globalement que des armes nouvelles destinées à asseoir leur hégémonie. Bon en même temps ça reste culturel, il s’agit juste d’une mutation culturelle. La culture passe par de nouveaux canaux, mais elle en perd aussi pas mal de sa substance parce que le médium c’est le message.

L'absence de réflexion critique rend globalement tout le monde con, et c'est sur un tel terreau culturel que doit s'exercer désormais la politique ; c'est véritablement tragique mais c'est dû aussi à l'essor des nouvelles technologies du numérique.

Je crois que cela rend globalement le monde encore plus violent, jusque dans l'intimité des gens et non plus seulement à l'échelle de nations qui s'affrontaient comme jadis : la société américaine est une société ultraviolente depuis au moins 40 ans qui s'exporte en Europe – il n’y a qu’à voir l’évolution du cinéma américain, de plus en plus sombre et cynique. Quant au « punch » de Reagan et Thatcher, ce n'est pas un modèle pour moi et je crois que l'Europe se serait bien passée d'une telle calamité.

Comme le dit Finkielkraut dans son dernier essai L'après-littérature, la littérature ne percute plus, elle ne fait plus sens dans un monde en pleine mutation culturelle, de l'image et de la communication. Le nouveau monde est binaire : il y a les bons et les méchants. Poutine est le salaud de service ; Macron est le bon blondinet pour qui les Français vont voter en masse !

Les couples mixtes de la publicité

 


Dans une démocratie digne de ce nom on ne laisserait pas une poignée d'oligarques milliardaires contrôler tous les médias, il ne suffit d'accoler à un régime politique l'étiquette de « démocratie » pour que cela en soit réellement une ! Depuis les années 80 nous sortons inexorablement des régimes démocratiques pour entrer dans des régimes oligarchiques libre-échangistes et dérégulateurs, cette mutation dure depuis 40 ans et elle se traduit notamment par la destruction des classes moyennes, quoiqu'il en coûte !

Les peuples des « démocraties » ont été soigneusement atomisés, lobotomisés, par une idéologie néolibérale depuis 40 ans. Comme le disait Thatcher il fallait détruire la société, la communauté, pour qu'il n'y ait plus que des individus isolés dont la seule boussole commune resterait l'appât du gain : vice privée, vertu publique. Les individus isolés se reconnaissent par l'image que les médias sous contrôle d'oligarques parfois corrompus et pédophiles, leur renvoient d'eux : par exemple la publicité qui nous renvoie une image de foyers français exclusivement composés de couples mixtes - je ne sais pas si vous avez remarqué !

Je ne suis pas sûr que tous les Français se reconnaissent dans cette image que l'on veut renvoyer d'eux, si chaque blanc désire s'accoupler à une noire ou une Arabe pour avoir des petits métis, et inversement, mais c'est bien l'image qu'on leur renvoie.

Cette image est-elle le fruit d'une délibération exercée par une communauté politique ? Nullement ! Elle est plutôt le fruit d'une concertation entre oligarques bien décidés à dissoudre les peuples, leur identité, leur culture, la communauté qu'ils pourraient former, et à noyer toute idée de communauté politique décidée à lutter contre les méfaits du cosmopolitisme financier, de l'oligarchisme, des fortunes qui dépassent toute commune mesure - fait inédit dans toute l'Histoire de l'humanité dont ont accouché les démocraties occidentales depuis la chute du mur.

Aujourd'hui les "démocraties" occidentales se transforment peu à peu en autre chose que des démocraties.

Et cette image bien prégnante de couples exclusivement mixtes, agit de toute façon comme un message subliminal, car elle est ressassée chaque jour dans les esprits et les consciences, si bien qu'elle finit par paraître naturelle, normale ; et c'est le contraire qui en vient à nous paraître anormal, voire raciste.

Mais tous les Français tiennent-ils vraiment à se dissoudre dans la mondialisation, le libre-échangisme dérégulé, l'ubérisation du travail, jusque dans leur intimité conjugale ? Affirmer le contraire est-ce forcément du racisme ? Les oligarques occidentaux par médias interposés sont des manipulateurs de consciences qui agitent constamment le chantage au racisme, au sexisme, à l'homophobie... que sais-je encore !

Il n'y a pas de complot à proprement parler, mais le néolibéralisme est déjà dans son corpus idéologique même une forme de complot contre les peuples, aujourd'hui par l'intermédiaire d'un wokisme exacerbé, une forme de complot contre toute idée de communauté politique, toute forme de bien commun, toute forme de Res publica. Je ne suis pas forcément contre le métissage, mais à condition que cela ne nous soit pas imposé de l'extérieur, l'amour ne se décrète pas par une propagande subliminale insidieuse et sournoise. La nature du couple doit regarder la conscience de chacun en son for intérieur, donc par un jugement de la conscience au plus profond de soi-même, et l'amour évidemment qui ne se décrète pas...

Le petit monde véreux des oligarques occidentaux

 


Poutine n'est pas un dictateur, un tyran, c'est éventuellement un despote éclairé, il est le père de sa nation et il incarne sa fonction, alors que l'Amérique vise à la morceler et l'affaiblir en micro-nations incohérentes comme en ex-Yougoslavie. Quant à Macaron, Micron... c'est un imposteur, bien plus dangereux pour la France que ne l'est Poutine pour la Russie. Les États-Unis de par leur position géostratégique, sont aujourd'hui pour nous tous à travers le monde ce que la Grande-Bretagne fut pour l'Europe du XVIIème au XIXème siècles, une nation clivante qui cherche à diviser le monde entier pour mieux régner ; Macron n'est qu'un pantin entre leurs mains.

Biden est également un pantin qui a été mis au pouvoir, peut-être parce qu'il ferme les yeux sur la pédophilie internationale. Certains oligarques occidentaux pensent qu’en violant des enfants, en bafouant leur innocence, en volant leurs âmes, ils vont vivre considérablement plus longtemps, ils se trompent. Epstein menaçait de révéler certaines vérités dérangeantes sur les arcanes du pouvoir occidental et du petit monde véreux des milliardaires occidentaux, l’affaire a été étouffée par son « suicide ».

On me dit : « Je précise que le droit de propriété n’appartient pas aux pillards voleurs cambrioleurs extorqueurs, donc pas aux oligarques post communistes. » ; comme si nos oligarques occidentaux n'étaient pas des pillards, voleurs, cambrioleurs, extorqueurs, tous les riches le sont. La réalité est comme un jeu de Monopoly auquel jouent des enfants, c'est un jeu pourri et capitaliste certes mais ça reste un jeu amusant, alors que dans la réalité certains s'enrichissent sans commune mesure et d'autres crèvent la dalle, sans aucune raison justifiable, pas plus de raison justifiable que dans le jeu du Monopoly ; la seule différence est que la réalité des pauvres est sordide, alors que pour un enfant qui perd cela reste un jeu innocent. Le droit de propriété est le seul droit que veulent défendre les libertariens de la Silicon Valley, comme par hasard ! et laisser tout le reste à la dérégulation la plus acharnée, on les appelle des anarchos-capitalistes. Ils veulent détruire tous les droits sociaux acquis, c'est aussi un des principes du wokisme : un nivellement par le bas ; tous à égalité tout en bas de l'échelle sociale face à l'ogre capitaliste et l'ubérisation du travail.

L'ogre russe


Le grand coupable, le croquemitaine dont on menace les petits enfants pour les faire obéir - c'est-à-dire voter pour Macron, c'est Poutine. D'ailleurs Macron s'adresse aux Français comme d'autres s'adressent à des enfants, avec le même ton doucereux. Poutine est en partie une création de l'Occident, le vilain petit canard, l'épouvantail, destiné à servir de repoussoir, à servir de camp du « mal », pendant que l'on se congratule d'appartenir au camp du « bien ». 

Le camp du bien n'existe pas, il n'y a que des intérêts ?

Oui mais la psychologie humaine a besoin de se raconter des histoires : Bettelheim, Psychanalyse des contes de fées. Elle a besoin d'un ogre terrifiant la part d'enfant qui sommeille en chacun de nous, pour se rassurer le soir quand Macron lui raconte une belle histoire, dans son lit bien au chaud… Parfois nos frayeurs ont pu donner vie à l’ogre, ou au Golem ! Mais attention, d'une part il ne faut pas faire l'amalgame entre Poutine et la Russie ; d'autre part Poutine parle à son peuple comme à des adultes - ce qui change de Macron.

Il est plus difficile de mentir à des adultes qu'à des individus qui sont maintenus artificiellement à l'état d'enfance, dans ce grand parc disneyen qu’est devenu l’Occident « démocrate ».

La Russie n'est pas une dictature, la Russie défend ses intérêts, son petit PIB comparable à celui de l'Espagne, face à l'impérialisme décérébrant américain, qui veut réduire la planète à un monde de décérébrés immatures et déracinés en complète contradiction avec ce qu'est la nature humaine : IDIOCRATIE.

Écoutez plutôt le discours très éclairant de Poutine, ça nous change des discours binaires, simplistes, débiles, manichéens des dirigeants et de la plupart des intellectuels occidentaux. Macron parle à des petits enfants qui croient aux contes de fées, voire à des décérébrés qui croient en Disneyland ; Poutine parle à des adultes ayant des valeurs fondées sur la famille, les droits de l'Homme à condition qu'ils ne soient pas en contradiction avec la nature humaine (comme le wokisme), et la patrie c'est-à-dire toute l'expérience des ancêtres - ce que nous avons oublié dans nos contrées.

Propagande contre propagande

 

D’un côté, vu de France, un dirigeant fabriqué comme un patchwork fait de bric et de broc, un cocktail assez improbable de gauche, de droite, du centre, un foutriquet fanfaron qui n’aime pas son peuple et en a peur, entouré d’oligarques très puissants et habiles qui contrôlent les médias mainstream et les sondage d’opinion, de nantis médiatisés et richissimes qui influencent l’opinion (tels Lapix ou Hanouna), ainsi que d’une cohorte de spécialistes choyés dont toutes les analyses sont biaisées. Quelques philosophes francs-tireurs s’extrayant du lot – souvent accusés de complotisme, capables encore de prendre quelque distance critique, tel Onfray qui s’en est fait une spécialité.

De l’autre côté, mais toujours vu de France, un dirigeant que l’on dit isolé donc acculé, ce qui le rend aussi dangereux qu’un ours blessé, entouré d’oligarques beaucoup moins puissants qu’en Occident, puisque les oligarques occidentaux peuvent pratiquement confisquer tous leurs biens et leur argent, la réciproque n’étant pas vraie. Au passage les oligarques occidentaux se comportent comme de vrais socialistes en confisquant les biens d’autres oligarques, mais 1) vont-ils les redistribuer à la collectivité ce qui serait socialiste ? 2) Vont-ils se les accaparer auquel cas ils seraient des voleurs ? 3) Ne peut-on pas aller encore plus loin en imaginant de confisquer tous les biens des oligarques occidentaux pour les redistribuer à la collectivité ?

Aurait-on pu imaginer lors de toutes les guerres illégitimes qu’ont menées les Américains partout à travers le monde sous couvert de l’OTAN, que l’on ait pu confisquer les biens de leurs milliardaires afin de faire pression sur la politique de leur gouvernement, malgré tous les crimes de guerre commis ? La réponse est clairement non ! La suprématie économique est donc de façon écrasante du côté occidental, ce qui lui permet de mener des actions tout à fait partiales conformes à ses intérêts et non à un idéal universel de paix et de justice ; puisqu’un idéal universel de paix et de justice serait de redistribution donc socialiste – hérité d’ailleurs du judéo-christianisme.

D’une façon plus habile que la propagande russe, l’information en Occident est tout aussi biaisée mais avec des moyens bien plus colossaux, ce qui fait ressembler la propagande russe à de l’amateurisme moquée pour cette raison par la fabrication du consentement occidentale bien plus sophistiquée.

Cependant la Russie c’est aussi un cœur, un peuple vivant, une âme, mais aussi des chars et une puissance de feu nucléaire à faire frémir le plus puissant des oligarques occidentaux. En Occident et plus particulièrement en France, c’est plutôt une raison calculante ou raison hypothétique (que dénonce Kant), donc intéressée, héritée du rationalisme cartésien, un peuple à l’agonie, déculturé, sous perfusion en voie de remplacement, une identité en déliquescence, une âme aux abonnés absents, l’appât du gain qui sert de boussole collective, enfin un sentimentalisme encore virulent, « foules sentimentales », instrumentalisé par le pouvoir pour obtenir des gains, une adhésion et des dons, susceptibles d’être médiatisés pour donner l’impression d’une communauté soudé et d’un élan collectif, et un retour sur investissement tout à fait narcissique pour les foules atomisées.