mardi 16 juin 2020

Le discours de Macron du 14 juin 2020


Finkielkraut a dit récemment de la France ; « Défiée jusqu'à l'intérieur de ses frontières par des cultures hostiles » : comme du climat, le patronat s'en fout royalement. L'argent permettant d'échapper à l'enfer ainsi créé.
Accents gaulliens d'AF pour appeler à l'unité nationale et à la communauté de destin entre riches et pauvres, sous-entendu pourvu qu'ils soient au moins d'origine européenne. Je pense au contraire comme Hugo que le paradis des riches est fait de l’enfer des pauvres, qu’il s’agit donc de deux mondes ou réalités tout à fait inconciliables, bien plus qu’entre « races » antagonistes qui sont bien plus poreuses. 
J'ajouterai que la mondialisation constitue en réalité une internationale des riches (Attali a fait une synthèse de Marx qui va dans cette direction), un appauvrissement et une déculturation des peuples. On ne peut donc qu'adhérer, en idée en tout cas, au projet souverainiste d'Onfray qui oppose dans le mouvement qu’il a créé, « Front populaire », la France d'en haut à la France d'en bas.

L'immigration est à la fois une idéologie plutôt de gauche (l'internationalisme issu de Marx), et est une réalité plutôt de droite, c'est-à-dire du monde de l'argent. Bien qu'aujourd'hui droite et gauche ne signifient plus grand chose. Quand on voit que BHL se prétend à "gauche" notamment, alors qu'il n'hésite pas à demander le sacrifice des travailleurs (faire bosser coûte que coûte malgré la crise sanitaire) pour faire fonctionner le système. C'est l'oligarchie, le patronat, le libéralisme qui favorisent l'immigration, Marchais l'avait condamnée autrefois (mise en concurrence des travailleurs français avec une autre à moindre coût). Marchais était un brave type finalement comparé à Méluche. Désormais nous avons Mélenchon qui est islamo-gauchiste, étant l'idiot utile du capitalisme sans frontière finalement.

Même au temps des invasions barbares, il n'y avait pas autant de flux de populations, de réfugiés que sous notre système de mondialisation. La culture était ce qui permettait d'être plus attaché à un lieu qu'à la quête du profit : valeur d'usage contre valeur d'échange. La déculturation généralisée, c'est-à-dire le remplacement universel d'une culture d'usage par une culture exclusivement d'échange (c’est-à-dire qui nous éloigne précisément de l’universel), ou l'homogénéisation des modes de vie sous l'hégémonie de la culture US dominante est aussi un élément d'explication de ces flux intensifs, comparables à ceux de mouches attirées par la lumière ou la m... !

Pourquoi le gouvernement aurait-il peur des niches victimaires ? Jérôme Leroy ne va pas assez loin ; non seulement le libéralisme n'en a pas peur mais il les attise afin de diviser pour mieux régner, et de créer un appel d'air. N'oublions pas que le système capitaliste repose sur la destruction créatrice pour faire du profit. La destruction pure et simple, c'est peut-être le sort qui attend la partie de la population française qui est attachée à ses acquis sociaux que l'on détricote soigneusement depuis le début des années 80. Ce n'est effectivement pas la religion musulmane qui est remplaciste, mais le patronat.
Si une population était de nature à être moins demandeuse et pouvait mieux s'adapter à des conditions de travail toujours plus dures et exigeantes, on aurait aucun scrupule à la faire remplacer une population plus frileuse et demandeuse en matière du droit du travail. La compensation pourrait être quelques aides attribuées en priorité à ces nouvelles populations au départ (logements sociaux, assistance médicale gratuite etc.), et une reconnaissance victimaire exclusive.

Il est évident que Macron clive volontairement, qu'il a intérêt à favoriser la guerre de tous contre tous : c'est le projet d'un libéralisme où l'État s'en tiendrait à ses seules fonctions régaliennes, et où les décideurs économiques auraient encore bien plus de marges de manœuvre. Il ne s'agit donc pas d'un opportunisme en fonction des circonstances de la part de Macron, mais d'un projet mûrement réfléchi de nature machiavélique.
Macron est avant tout un banquier qui a le profil d’un pervers narcissique, c’est-à-dire d’un calculateur et d’un manipulateur.
Macron n'affiche qu'un opportunisme de façade, alors qu'au fond de lui il a le profil d'un calculateur et d'un manipulateur : ce qui veut dire que pratiquement tout ce qu'il dit est un tissu de mensonges, un simple moyen de séduction pour parvenir à ses fins.

Quelle sont ses fins ? Macron n'est que le continuateur de Thatcher qui avait bien expliqué qu'elle voulait détruire tout ce qui faisait société (déculturation généralisée), qu'il n'y avait de toute façon pas d'alternative. On en arrive donc logiquement à Bezos, l'homme le plus riche du monde qui se déclare libertarien donc quasiment anarchiste, voulant en finir avec toute forme d'État providence et de garde-fous. C'est aussi à terme je le pense le projet de Macron pour la France.

Les décideurs économiques ne font pas dans le sentimentalisme, s'il fallait détruire tout ce qui fait notre Histoire et notre mémoire pour y parvenir, ils n'auraient aucun scrupule à le faire, et même à les remplacer par une mémoire purement victimaire en direction des populations moins exigeantes et plus malléables économiquement. Tout ça malgré les propos de Macron assurant qu'on ne déplacera pas une virgule au roman national, destinés à rassurer les traditionnalistes ou les souverainistes comme Zemmour.



vendredi 12 juin 2020

Vers quel type d'Homme tend notre société ?



Moi : « Alain Minc notamment a une vision libérale de l’Homme, comme étant par essence métaphysiquement une canaille. Pour comprendre une telle conception de l’Homme qui remonte au XVIIIème siècle anglais, il faut se souvenir qu’à cette époque la société anglaise était composée d’une part non négligeable de soudards qui servaient de chair à canon dans les guerres en dentelles, et également de matière première de l’émigration vers les terres conquises par l’empire colonial anglais.
Ce type d’homme est bien décrit dans le film Barry Lyndon de Stanley Kubrick. Ainsi le libéralisme part d’une vision de l’homme comme étant une canaille qui ne pense qu'à son plaisir et à ses vices, pour fonder sa construction politique d’un marché mondialisé d'influence libérale.
Toute la construction politique du libéralisme dans laquelle nous vivons, est une construction très pessimiste qui n’a pas une bonne image de l’Homme du peuple, et qui considère effectivement que seule une élite éclairée peut avoir accès à la Raison.
On pourrait dire que transposée dans le monde d’aujourd’hui, une telle élite est celle qui profite le mieux du système, il s’agit certes des intellectuels bobos des centres métropolitains, mais aussi de la caste financière oligarchique qui brasse des milliards.
Il semblerait aujourd’hui que les élites comme le peuple soient de plus en plus affectés par ce symptôme (la perversion narcissique), ce qui peut laisser à penser que la société qui repose sur la destruction-créatrice et le darwinisme social s’acclimate fort bien de ce type d’Homme perverti, plutôt que de chercher à l’élever et le rendre plus vertueux.
Et le poulain de Minc et d’Attali, Macron, semble effectivement en être un, et un beau ! de pervers narcissique.
Comme le disait déjà Kant : « Le problème de la formation de l'État, si dur que ce soit à entendre, n'est pourtant pas insoluble, même s'il s'agissait d'un peuple de démons (pourvu qu'ils aient quelque intelligence). » »

Xavier : « Vous avez raison. C'est d'autant plus envisageable, qu'il est tout à fait possible d'imaginer que la foule n'a pas de problème à rétrécir au minimum commun les points communs qui la soudent. Si les pulsions animales constituent un seuil acceptable pour former la société, alors toute la société en finit par croire que ces éléments sont non seulement admissibles, mais même que ceux qui les incarnent le mieux sont les plus à même de la représenter. Julian Huxley le montre parfaitement dans l'Homme cet être Unique : son postulat de biologiste consiste à poser l'équation entre la sélection naturelle des meilleurs gènes de l'espèce vers laquelle doit tendre toute humanité et le système politique qui la construit. Si le capitalisme survit, selon lui, c'est alors une catastrophe naturaliste puisque le système uniformément réparti, notamment par l'homogénéisation des cultures et des alimentations, incitera à la reproduction des gènes les pires de l'humain, ceux qui favorisent la prédation financière plutôt que le travail. Alain Minc, qui ne cesse de répéter à l'envi que le capitalisme survivra, incarne ce parasitisme avec un talent émétique. »

Churchill était-il raciste ?



Moi : « Pourquoi le gouvernement aurait-il peur des niches victimaires ? Jérôme Leroy ne va pas assez loin, non seulement le libéralisme n'en a pas peur mais il les attise afin de diviser pour mieux régner. N'oublions pas que le système capitaliste repose sur la destruction créatrice pour faire du profit. La destruction pure et simple, c'est peut-être le sort qui attend la partie de la population française qui est attachée à ses acquis sociaux que l'on détricote soigneusement depuis le début des années 80. Ce n'est effectivement pas la religion musulmane qui est remplaciste, mais notre système qui repose sur la seule quête du profit. Si une population était de nature à être moins demandeuse et pouvait mieux s'adapter à des conditions de travail toujours plus cruelles et exigeantes, on aurait aucun scrupule à la faire remplacer une population plus frileuse et demandeuse en matière du droit du travail. La compensation pourrait être quelques aides attribuées en priorité à ces nouvelles populations au départ, et une reconnaissance victimaire exclusive.

Il est évident que Macron clive volontairement, qu'il a intérêt à favoriser la guerre de tous contre tous : c'est le projet d'un libéralisme où l'État s'en tiendrait à ses seules fonctions régaliennes, et où les décideurs économiques auraient encore bien plus de marges de manœuvre. Il ne s'agit donc pas d'un opportunisme en fonction des circonstances de la part de Macron, mais d'un projet mûrement réfléchi de nature machiavélique. Je pense que Macron n'y est pas pour grand-chose, c'est un banquier qui avait le bon profil, et il a été choisi pour faire le sale boulot de nettoyage.

Macron n'est que le continuateur de Thatcher qui avait bien expliqué qu'elle voulait détruire tout ce qui faisait société, qu'il n'y avait de toute façon pas d'alternative. On en arrive donc logiquement à Bezos, l'homme le plus riche du monde qui se déclare libertarien donc quasiment anarchiste, voulant en finir avec toute forme d'État providence et de garde-fous.
Les décideurs économiques ne font pas dans le sentimentalisme, s'il fallait détruire tout ce qui fait notre Histoire et notre mémoire pour y parvenir, ils n'auraient aucun scrupule à le faire, et même à les remplacer par une mémoire purement victimaire en direction des populations moins exigeantes et plus malléables économiquement. »

Balthazar : « Voilà l'exemple type de ces discours néo-marxistes délirants !
Ce n’est pas le capitalisme ni le néo-libéralisme qui explique Macron ! Ou bien votre théorie explique tout, c'est à dire qu'elle n'explique rien ! Ce néo-marxisme est en fait assez inquiétant car on ne sait pas au juste ce qu'il veut promouvoir ? Le néo-communisme ou le néo-national-SOCIALISME ? Je me pose des questions... »

Moi : « Vous dites que ce n'est pas le capitalisme ni le néo-libéralisme qui explique Macron, c'est quoi alors ? »

Balthazar : « Un coup d'état médiatico-judiciaire par exemple ! Si non, si l'on suit votre raisonnement, est-ce que Trump est anti-capitaliste et anti-libéral ? J'ai de gros doutes ! Donc votre théorie explique que Macron = Trump ! Ça ne me parait pas très probant...
Ce que je pourrais vous concéder, c'est que Macron appartient à un courant, celui de l'idéologie libérale-libertaire, que de nombreux chefs d'entreprise (des capitalistes dans votre vocabulaire) ont adopté depuis Mai 68, mais cela n'est qu'une idéologie parmi d'autres et le capitalisme n'a rien à y redire si cela permet la circulation du capital ! Mais de même que l'idéologie chinoise permet la même chose ! Donc ce n'est pas la critique du capitalisme qu'il faut faire mais la critique des idéologies qui contrairement à ce que pensait Marx, ne sont pas l'émanation de l'économie et de la lutte de classe ! Ce sont les conneries qui ont conduit le marxisme dans le mur de sa concrétisation politique ; alors ne recommençons pas... »

Moi : « Et pourquoi l'État providence et la France issue du conseil national de la résistance étaient-ils de si mauvaises choses ? »

Balthazar : « Je crois qu'on est d'accord mais il est évident que ce compromis gaullo-communiste n'était pas du tout une volonté de la part des deux de mettre fin au capitalisme (les communistes ont assez montré à de Gaulle qu'ils ne pensaient pas qu'il avait rompu avec le capitalisme !) ; au contraire, je crois que cela était une forme idéologique très intelligente (en tout cas à cette époque) du capitalisme et rien aujourd'hui nous interdit d'aller dans cette direction ! Ce n'est pas le capitalisme qui s'opposera à cela mais des idéologies de type libérale-libertaire que défend Macron ! Je n'arrête pas de répéter que contrairement à ce que nous raconte les marxistes et les ultra-libéraux, le capitalisme se moule dans le cadre de ce que nous lui imposons, nous les hommes ! Même si cela n'est pas facile... »

Moi : « Critiquer les idéologies au profit du libéralisme qui est une soi-disant philosophie selon moi, pleinement une philosophie selon vous, c'est déjà la tâche que se sont assignés les prétendus nouveaux philosophes comme BHL, Glucksmann, Bruckner, Finkielkraut un peu plus à la marge... non ? Ça fait maintenant 40 ans que ces philosophes au service de l'idéologie libérale-libertaire règnent en maître sur le débat d'idées français, avec le résultat que l'on voit aujourd'hui : une société asphyxiée par son endettement qui se délite de partout. Où les véritables forces vives de la nation, les soignants, les profs, les caissières que l'on a vu en première ligne, peinent à joindre les deux bouts.
Je ne vois pas comment le capitalisme pourrait revenir en arrière à une forme plus apaisée et redistributrice de développement, surtout avec la rivalité des pays asiatiques qui tirent le coût du travail vers le bas ? Le génie du capitalisme jusqu'ici est d'avoir su muter comme un virus virulent et nocif pour ne pas disparaître, et en France il a pris effectivement la forme du libéralisme libertaire.
L’antiracisme outrancier qui déboulonne les statues et qui voudrait imposer une dissolution de la mémoire collective française, n’est qu’une ruse de plus du capitalisme, son aspect libertaire pour ne pas disparaître. »

Balthazar : « Votre logique est vraiment curieuse car elle n'est qu'intellectuelle et ne se base pas sur la réalité du monde ! Donc vous assignez au capitalisme la responsabilité de nos problèmes (endettement, problèmes des soignants, des profs, etc.) sans vous rendre compte qu'il y a des tas de pays capitalistes dans le monde qui n'ont pas ces problèmes (en tout cas pas en si grand nombre !) ; vous faites comme si la politique n'avait aucune influence sur toutes les mauvaises décisions que notre pays a pris et qui expliquent ce désastre ! D'ailleurs votre exemple de de Gaulle montre bien que l'on peut prendre de bonnes décisions politiques et que cela n'a rien à voir avec le capitalisme ! Bref, je ne fais pas qu'une critique des idéologies, je fais surtout une critique de nos hommes politiques qui ont massacré notre pays ! Et à mon avis en n'étant pas assez capitaliste ! Parce que pour moi la force indépassable du capitalisme jusqu'à aujourd'hui, c'est son pragmatisme... »


Moi : « Vous aurez du mal à me convertir car le problème que pose à terme le capitalisme selon moi est qu'il part du postulat d'une croissance infinie dans un monde fini. C'est la destruction des espèces animales et de l'environnement qui assignera au capitalisme ses limites. Un capitalisme véritablement pragmatique devrait faire plus grand cas des limites environnementales et humaines.
Si la chasse au profit n'aveuglait pas tant de nos contemporains les choses pourraient être mieux faites. Il y a malheureusement un principe énoncé par Mandeville qui est à la base du capitalisme et qui est que le vice privé fait la vertu publique. Mandeville et dans sa lignée Smith ne disent pas que le mal est préférable au bien comme dans le sadisme, mais ils affirment que le mal peut se transformer en bien, qu'il est comme un pharmakon pouvant faire du bien à l'ensemble d'une collectivité (Smith évidemment ne le dit pas comme ça, car il a édulcoré la version de Mandeville qu'il avait lu pour la rendre "politiquement correcte").
Je pense que ce sont les mentalités, donc toute une anthropologie collective, qui a été affecté par les principes du capitalisme, et malheureusement pas dans le bon sens : explosion de la délinquance, familles atomisées, judiciarisation des rapports humains, perversion narcissique de masse, surenchère médicamenteuse etc...
Je pense aussi que le libéralisme d'un Diderot par exemple était plutôt vertueux, alors que celui de type anglo-saxon était vicieux dès ses prémices, pour gagner. Et c'est effectivement cette forme de libéralisme qui a triomphé dans le capitalisme. »

Balthazar : « Vous avez raison, je crois que nos positions ne sont pas conciliables car je crois à exactement le contraire de vous ; je pense qu'il n'y a que le capitalisme qui nous sortira du problème écologique, car il arrivera un moment (et nous n'en sommes plus loin) où il sera plus intéressant pour le capitalisme d'investir dans ce qui préserve la planète que dans ce qui la détruit (d'ailleurs aujourd'hui on sait que ce sont les régimes type chinois qui vont contribuer le plus aux problèmes de ce type) ! Et contrairement à vous je n'ai jamais cru à la bonne volonté humaine, je crois que cela est une utopie (de type religieuse) qui ne peut nous conduire qu'aux plus grandes tragédies humaines (et dieu sait que le communisme en fut une !) ; alors que le capitalisme, contrairement à ce que vous pensez, est vertueux car il ne prétend pas sauver le monde mais faire du profit, ce n'est pas une idéologie ; et par là même il contribue à l'amélioration des conditions de vie de tous (car on peut critiquer tout ce qu'on veut dans le capitalisme, mais on ne peut pas nier qu'il est beaucoup plus confortable de vivre dans n'importe quel pays capitaliste que dans un pays non capitaliste, faites-en l'expérience si vous n'êtes pas d'accord ! Je vous le conseille, vous verrez le statut des enseignants et des profs dans ces sociétés, malheureusement on a tendance à l'oublier) ; mais par contre, certaines idéologies économiques et politiques, comme par exemple le néo-libéralisme (qui est une invention très récente dans le monde !) sont effectivement des idéologies très dangereuses et qu'il faut absolument combattre !
Le capitalisme n'étant pas une morale peut se mettre à totalement déconner, mais c'est la fonction et l'honneur du politique de lui définir le cadre légal dans lequel il doit opérer et de le contraindre à le respecter ! C'est ce qu'ont toujours fait les nations depuis l'ère moderne et effectivement, si nous vivons une crise aujourd'hui, ce n'est pas celle du capitalisme mais bien celle des constructions politiques et juridiques comme la nation, et ça c'est une autre paire de manche de régler ce problème ! »

jeudi 28 mai 2020

Tout est désormais justifié sous l'impulsion funeste de Mandeville...

"Caïn ou Hitler en enfer", 1944, Georg Grosz (1893-1959).

Mince ! ça fait deux semaines que j'ai complètement déconnecté, je n'écris plus, ne lis plus, ne fais plus d'efforts, ras le bol ! Je suis moi-même partagé, je sais que tous les bobos sont globalement des pourris hypocrites, héritiers d'une idéologie libertaire qui visait la Libération dans les années 60/70 et qui a abouti à l'oppression des peuples.
Pourtant je sais que si je ne suis pas un bobo bourré de thunes et arrogant comme ma génitrice, ce n'est pas par choix mais incapacité intellectuelle comme elle me l'a toujours fait remarquer, en raison de mon histoire familiale pensais-je. Alors qu'il ne s'agissait pas de mon histoire familiale, bref qu'elle n'y était pour rien, mais que cela constituait selon elle le fruit de mon ressentiment et donc de ma jalousie criminelle en plus de ma limitation intellectuelle.

"Il n'y a que deux côtés de la barricade, et je ne crains pas de dire que j'ai choisi le camp du peuple contre le camp de ceux qui l'étranglent. » (Michel Onfray). Visiblement par leur combat antifasciste primaire et aveugle, beaucoup de ceux de ma génération et de plus jeunes ont choisi d'être les chiens de garde de leurs maïtres bobos qui roulent à trottinettes sur les pistes cyclables des grands centres urbains. Macron est ses sbires n'ont pas trop de soucis à se faire, les idiots utiles sont encore trop nombreux pour que le régime soit réellement inquiété !

Le contresens que fait selon moi Onfray c'est quand il oppose ce qu'il appelle des "souverainistes libertaires" à des "libéraux autoritaires". Je ne sais pas si les souverainistes sont libertaires, pas sûr du tout ! En tout cas les libéraux sont bien libertaires. Mais ce libertarisme est en réalité une façon subtile et perverse de monter les gens les uns contre les autres : droit des minorités contre toute vision universaliste.

Le droit des minorités fait en réalité le jeu du grand Capital : diviser pour mieux régner ! C'est cette compréhension qui a provoqué la mutation d'un capitalisme autoritaire et paternaliste de droite en un capitalisme libertaire de gauche et en même temps de droite, ou ni l'un ni l'autre, comme celui de Macron. Bien plus efficace et s'appuyant sur le conflit de toutes les minorités entre elles, bref favorisant constamment la guerre de tous contre tous et l'atomisation des familles. Si une telle stratégie peut se montrer efficace sur le court terme, ses conséquences pourraient s'avérer suicidaires sur le temps long...

Tout est désormais justifié sous l'impulsion funeste de Mandeville : le vol, le crime au sein des familles pourvu qu’il soit suffisamment discret, pourquoi pas même la pédophilie, la zoophilie (clin d’œil au dernier roman de Houellebecq), voire la nécrophilie ; et l'inconscience généralisée finalement encouragée pourvu que ça n'entrave pas et même que ça favorise la marche en avant de ce qui nous sert désormais de religion, le profit. 
Je n’appelle pas cette inconscience un sentiment naturel et noble, mais quelque chose de honteux et d’ignoble refoulé dans ce qu’il reste de conscience. Quelque chose d’ignoble comme la jalousie et la cupidité qui s’expriment constamment avec une extrême violence. Non en réalité c’est aujourd’hui plus la conscience qui est refoulée dans une explosion d’inconscience.

Ce que j'appelle le secteur public qui globalement est vertueux (écoles, hôpitaux, transports...), n'est pas le fruit de la « science » économique mais constitue une revendication populaire de bon sens et de décence, tout comme les congés payés, l'augmentation des salaires bas et moyens, et l'encadrement horaire du temps de travail. Mais les acteurs économiques voudraient bien sacrifier tous ces acquis sociaux sur l'autel de la compétitivité. 

Cependant le secteur public et le droit du travail n'ont cessé d'être humiliés et bafoués, avec une recrudescence depuis 40 ans de néolibéralisme (à partir des années 80), qui montre enfin sa vraie nature cynique (au sens ignoble du terme) voire sacrificielle pour les peuples. Surtout depuis que la chute du bloc soviétique ne l'oblige plus à offrir une vitrine de décence commune. Le système n’a été vertueux pour les peuples (et encore uniquement pour les peuples occidentaux !), que durant environ un peu plus de trente ans de 1945 au début des années 80.  
Il y a toujours une logique sacrificielle, mais qui exige le sang des peuples et des plus fragiles parmi eux, pour nourrir les appétits des riches.                              
                                                                                                 
Nietzsche a montré que le christianisme était un genre de complot du ressentiment contre l'aristocratie romaine ; de même l'idéologie libérale est un complot des riches, c’est-à-dire des pires d’entre nous, contre les peuples et la liberté de chacun. Comme le montre le confinement qui nous fait redécouvrir que nous sommes libres à condition de ne pas être inféodé au monde du travail et des loisirs tarifés.

Oui il y un véritable complot des riches contre le peuple, ayant des origines philosophiques donc métaphysiques, que ce soit en Europe ou aux États-Unis. Tous les pays dont « on » a réussi à se débarrasser de la population d'origine comme l'Amérique du Nord ou l'Australie étant des extensions de l'idéologie libérale européenne. Aujourd’hui il s’agit de se débarrasser des populations indigènes de l’Europe qui réclament encore trop de droits sociaux, pour les remplacer par une main d’œuvre à meilleur marché, pourquoi pas d’origine musulmane après tout (autre clin d’œil à Houellebecq) !
Ils nous "remplacent", mais ce n'est pas leur religion qui est remplaciste, c'est notre système néolibéral reposant sur la destruction créatrice. Après je ne nie pas que la religion musulmane en soit une de conquête, comme le montre Georges Bataille dans La part maudite.
Beaucoup pensent que l'identité musulmane vas se diluer dans la mondialisation, et la société de droit ouverte, je n'en crois rien. Mais peu importe au fond, même si cette identité finissait par se diluer, il n'empêche qu'il y aurait quand même une mutation ethnique et religieuse du visage de la France. Je sais qu'au nom de l'antiracisme et de l'antifascisme on peut s'en réjouir. Mais il s'agit quand même d'un processus de destruction créatrice à l'œuvre.

Pour Régis Debray d’ailleurs l’islamisation de la France est un fantasme et n’aura pas lieu. Il décrit la radicalisation de certains musulmans ou le retour à l’islam de beaucoup qui n’avaient plus la foi comme un processus de résilience qui se diluera dans l’américanisation, la puritanisation et la conversion généralisée de l’ensemble de la société française, à des valeurs protestantes de type anglo-saxon.

En Chine ou au Japon ce complot doit être plus superficiel car ils n’ont pas pleinement intégré notre idéologie libérale, ou alors seulement pour en tirer parti par sentiment de revanche, car ils n'ont peut-être pas totalement oublié ce que l'Occident leur a fait subir comme de devoir renoncer en partie à leurs traditions ancestrales par la force. On se souvient que ce sont les États-Unis qui ont obligé le Japon à s’ouvrir au commerce, par la guerre qui a finalement abouti à l’ère Meiji.

Bref Caïn le jaloux (car il s’agit bien de jalousie pour ce qu’il reste de sentiments humains) semble avoir définitivement triomphé d’Abel, qui n’a plus qu’à se retourner dans sa tombe de rage pendant que son frère criminel pavoise dans le monde des vivants.

Mon père est un grand taquin (comme Macron d’ailleurs !), il m’a donné ce prénom, Erwan, non pas par amour de la Bretagne mais pour enfermer ma mère dans ses origines ploucs, elle qui voulait tant être une parisienne (ce qu’elle est d’ailleurs devenue à force de volonté !). Il ne s’agissait pas par mon intermédiaire d’une exaltation des origines celtes. Après leur divorce, il voulait d'ailleurs lui faire un procès pour lui enlever le nom qu’il lui avait donné et qu’elle retrouve celui de ses origines dont il sait qu’elle a honte, Le Pabic !

Effectivement mon père m'a avoué juste avant qu'il me renie définitivement à 19 ans, qu'il détestait viscéralement les Bretons, qu'il trouvait que c'était le peuple le plus laid de la Terre, avec la complicité d'un ami à lui qui a ajouté que j'avais bien une tête de Breton !

Voilà le genre de petite festivité à laquelle adorait se livrer mon papa, devant des témoins complices et consentants. Car au départ, c'est bien lui qui a choisi mon prénom !

Quand je vois le dernier film de Pasolini, ça me console, ça me dit que j’ai au moins un ami qui me comprend, car cela me fait penser à l’ambiance délétère dans laquelle j’ai grandi avec des blocages inévitables de développement. Avec un père se croyant irrésistiblement drôle, jouant un mauvais tour à son fils et à sa femme, qu’il avait programmé avant même ma naissance.
Pour lui c’était juste une farce qu'il s’est réjoui de contempler, pour ma mère une cage dont elle s’est affranchie en ne s’occupant pas de moi (je faisais partie de sa cage !), et pour moi une tragédie qui continue. Après mon père a fondé sa vraie famille, plus « sérieusement », avec une progéniture dont il puisse être fier et se glorifier, avec des prénoms bien français.

dimanche 3 mai 2020

Zemmour est-il encore « chez lui » ?



Zemmour a été insulté, mais a-t-il été agressé ? De toute façon quand j'habitais dans les quartiers du 93 je ne me suis jamais fait cracher dessus ni véritablement insulter, sauf par de vrais fous certes d'origine maghrébine. Par contre un soir de victoire de l'équipe de foot algérienne, une bande d'encagoulés s'était mis en tête de retourner ma voiture alors que j'étais dedans (je m'en suis sorti in extremis !), sans doute pour fêter ça ! Quand on habite les quartiers ou même Paris on sait à quoi s'attendre, et c'est un miracle que pour l'instant Zemmour n'ait eu à déplorer que cette "agression" !

Les musulmans ne se comportent ni plus ni moins que comme des prédateurs vis-à-vis de territoires de plus en plus vastes, qu'ils vont peu à peu faire leurs. Et cela va s'aggraver au fur et à mesure que leur population va continuer à augmenter. Et cette population va continuer à augmenter arithmétiquement : flux migratoires intensifs et taux de natalité beaucoup plus élevé que les populations indigènes.

Mais les musulmans ne se comportent pas de manière plus prédatrice que les capitalistes, c'est-à-dire nous les Occidentaux de souche.
L'homme je le répète ne crée pas de richesses, c'est une illusion, il transforme des ressources déjà là ; il se comporte comme un parasite et un prédateur d'un pays de cocagne dont seuls les animaux respectent l'équilibre, et il détruit plus qu'il ne crée. Il exploite juste des richesses qui sont déjà là avec toujours plus de cupidité, en détruisant. Cupide que vous êtes ! La richesse ce n'est pas l'argent, c'est la terre, l'eau et surtout l'énergie du soleil. C’est ça la véritable richesse que nous avons tous en commun, notre horizon et notre seul héritage. Cette propriété n’a pas à appartenir à certains plus qu’à d’autres, car elle est commune.
Ce n'est pas pour leur trouver des excuses, mais les musulmans agissent peut-être ainsi par mimétisme de la virulence de notre instinct de propriété et d'accaparement.

Le besoin d'être proprétaire est commun aux capitalistes et aux musulmans, ce n'est juste qu'un instinct animal, comme un chien avec son os, je comprends cet instinct et il ne faudrait pas le contrarier. Cependant nous ne devrions avoir que l'usufruit des biens que nous "possédons", car nous ne sommes que de passage.
Nous sommes ontologiquement des locataires de la planète puisque notre condition se caractérise par la finitude, c'est une présomption de s'en croire les propriétaires comme des Bezos, Gates ou Zuckerberg etc. encore bien plus que les musulmans !

Zemmour est une victime par ricochet de notre propre rapacité, qui s'est manifestée par l'intermédiaire d'un musulman qui voulait lui faire comprendre qu'il était désormais dans son territoire et non plus Zemmour dans le sien.

Ce qui fait qu'un territoire est à quelqu'un, c'est malheureusement pour nous autres plus la démographie que l'économie. Je dis malheureusement, car nous sommes européens et nous faisons confiance à un dogme qui finira par nous détruire.
Il me semble qu'à ce jour rien n'est fait pour endiguer les flux migratoires d'origine musulmane, et que la propagande agit de façon toujours plus virulente à mesure que ces flux augmentent pour culpabiliser les indigènes que nous sommes. Tout comme Rome n'a finalement rien pu faire pour endiguer les flux de Germains eux-mêmes poussés par les Mongols. Sauf qu'à l'époque ces flux étaient bien plus lents que ceux actuels.
Rome a aussi été victime du remplacement de ses dieux paganistes par "ceux" du christianisme (la sainte trinité et la vierge Marie), de même nous sommes victimes de notre idolâtrie pour l'économie, qui est un genre de nouvelle religion contre les peuples qui nous détruit. Nietzsche a montré que le christianisme était un genre de complot du ressentiment contre l'aristocratie romaine, de même l'idéologie libérale anglo-saxonne est un complot contre les peuples et leur liberté.

Je n'ai pas dit qu’il fallait supprimer l’instinct de propriété, c'est un instinct vital de la nature humaine dont je ne préconise pas la suppression par ailleurs impossible. Mais pour lutter contre la rapacité de notre système économique et de ses prédateurs à cols blancs, je préconise une régulation plus forte des États et de la loi pour encadrer leurs excès souvent d'origine perverse.
Et par ailleurs je préconise l'usufruit des biens que nous "possédons" plutôt que la propriété, car nous ne sommes que de passage, cela les animaux n'en ont pas conscience.

On ne peut tout simplement pas assimiler de tels flots de populations, qui plus est d'origine musulmane quand on sait le ressentiment et la jalousie que ces populations ont pour l'Occident et sa réussite matérielle. Et ce qui fait système ce n'est plus depuis longtemps le triptyque de République mais les lois d'airain de l'économie.

Les lois contraignantes et remplacistes de l'économie reposent sur la libre circulation des personnes et des biens et la destruction créatrice en matière d'emplois, d'innovation, et de coût du travail ; elles favorisent donc les flux migratoires en quête du profit et se foutent de leurs origines. Le capitalisme est devenu le fer de lance de l'antiracisme et de la chasse à l'amalgame, pour faire du profit. Les foules sentimentales indigènes à qui l'on fait la leçon à longueur de journée, pensent qu'il s'agit de droits de l'homme et de morale alors qu'il ne s'agit que de cynisme. Le capitalisme est en réalité amoral voire immoral. En outre l'aspect libertaire de notre système libéral décourage les femmes indigènes de faire des enfants, et lui font préférer leur épanouissement personnel et leur émancipation par le travail.

Peut-être que les populations musulmanes y viendront aussi à l'épanouissement personnel et à l'émancipation de la femme, mais pour l'instant il y a un décalage qui joue démographiquement en défaveur des populations indigènes.













jeudi 23 avril 2020

La philosophie occidentale n'a rien d'un art de la sagesse


« Le dogme du tout marché, péché originel de l’Europe » depuis Mandeville et Smith. Et avant eux le dogme de la subjectivité cartésienne qui fonde le dogme du tout marché, en faisant de l’homme le maître et possesseur de la nature, bref son propriétaire exclusif !

Vouloir éradiquer le capitalisme sans vouloir éradiquer la propriété privée est impossible. Comment l'homme peut-il prétendre être propriétaire de la terre, ne serait-ce que d'une de ses parcelles ? À la rigueur il peut en revendiquer l'usufruit ; faut-il rappeler que nous sommes que de passage ?

Le système se définit lui-même comme amoral, mais il flirte souvent avec les limites de la légalité, voire de l'immoralité pour faire du profit. C’est pour cela que je parle d’une métaphysique capitaliste de l'individu-roi contre le bon sens. Mais tous les individus n'y sont pas rois, seuls le sont ceux qui considèrent que la loi et la morale ne vaut que pour les autres.

Il n'y a rien de tout ça dans la science, elle ne s'appuie pas sur les pires instincts et l'amoralité des scientifiques, « Science sans conscience n'est que ruine de l'âme » disait Rabelais. Cependant pour justifier leur système qui repose sur leur narcissisme et leurs pires instincts, les acteurs économiques présentent ce qui constitue en réalité un dogme qui les arrange, comme une science. Or cette « science » par définition est sans conscience.

En France on a aboli l'absolutisme, et ce fut sanglant. Ce n'était pas pour qu'il soit remplacé par une oligarchie encore bien plus inégalitaire que la royauté, avec des milliardaires qui possèdent à eux seuls l'équivalent du PIB annuel de certains pays européens.
Le problème n'est pas l'inégalité, les hommes ne sont pas égaux car il y a des grands, des petits, des laids, des beaux, mais les critères de la beauté changent comme les modes.
Le problème c'est la disproportion exponentielle entre misère et richesse.

Pour que les gens respectent leur environnement il faudrait qu'il y ait une croyance commune. Une telle conscience on n'en est pas encore là, mais les Aztèques l'avaient avec leur culte du Soleil, et ça pourrait advenir pour nos contemporains avec des cataclysmes toujours plus paroxystiques.
Ce système comporte des alternatives, comme par exemple un revenu universel de 2500 euros pour chacun par mois, à partir du moment où il vient au monde. 
L'idéal serait un monde sans argent, car c'est l'argent qui crée les plus grandes inégalités et le crime ! L'argent n'est pas une richesse c'est une illusion de richesse, comme le veau d'or, qui l'éloigne des vraies valeurs : le soleil, la terre, l'eau... Moïse avait pourtant mis en garde le peuple juif ! 
Je mets volontairement dieu en dehors de ce débat.

Après libre à chacun de travailler si ça lui chante, mais sans polluer la planète. Évidemment les milliardaires pourraient être mis à contribution pendant la transition vers un monde sans argent, pour une fois qu'ils serviraient à quelque chose ! Avec leur capital ils pourraient contribuer au paiement du revenu universel, et à recycler dans le monde du travail ou des loisirs, l'essentiel des forces de police qui seraient devenues inutiles. Sans argent et sans propriété privée, il y aurait considérablement moins de vols. C'est le système qui crée l'homme tel qu'il est et non l'inverse, car l'humanité est composée de plus de morts que de vivants. Ce système en Europe a des racines métaphysiques très profondes qui remontent au moins à Descartes et Bacon.

L'homme je le répète ne crée pas de richesses, c'est une illusion ; il se comporte comme un parasite et un prédateur d'un pays de cocagne dont seuls les animaux respectent l'équilibre, et il détruit plus qu'il ne crée. Il exploite juste des richesses qui sont déjà là avec toujours plus de cupidité, en détruisant. Cupide que vous êtes ! La richesse ce n'est pas l'argent, c'est la terre, l'eau et surtout l'énergie du soleil. C’est ça la véritable richesse que nous avons tous en commun, notre horizon et notre seul héritage. Cette propriété n’a pas à appartenir à certains plus qu’à d’autres, car elle est commune. 
Le besoin d'être proprétaire n'est juste qu'un instinct animal, comme un chien avec son os, je comprends cet instinct et il ne faudrait pas le contrarier. Cependant nous ne devrions avoir que l'usufruit des biens que nous "possédons", car nous ne sommes que de passage.
Nous sommes ontologiquement des locataires de la planète puisque notre condition se caractérise par la finitude, c'est une présomption de s'en croire les propriétaires comme des Bezos, Gates ou Zuckerberg etc.

En réalité il y a un bien commun, un genre de propriété, mais il nous faudrait accepter qu’il n’y ait pas de propriétaires. Cela demanderait une remise en question de toute la métaphysique cartésienne.

Il faudrait faire tout l'inverse de ce que la philosophie occidentale préconise pour l'espèce humaines : l'inciter au contraire de l'excès à la modération ; au contraire de la vitesse à ralentir ; au contraire de l'exploitation à outrance à dévoiler sans déflorer ; au contraire de la consommation à contempler... C'était tout l'objet de la philosophie antique qui a été remplacée par une métaphysique de la subjectivité. Une subjectivité qui place l'homme comme maître et possesseur de la nature sans aucune restriction, sans aucune limite, sans aucune sagesse.

J'en veux pour preuve que le sens commun aurait tendance à penser que les incendiaires et trafiquants de toxiques des banlieues coûtent cher à la France, pour des services problématiques. En réalité non, la philosophie occidentale se caractérise par son hybris et son absence de limites, s'ils sont tolérés c'est que le vol, les trafics, les destructions en tout genre rapportent plus qu'ils ne coûtent. Pensez aux entreprises de serruriers, de portes blindés, des BTP pour réparer les dégâts, des assurances, de l'industrie automobile pour les voitures brulées etc. Tous ces gens seraient au chômage sans les voleurs, les incendiaires, les trafiquants, bref la racaille. D'ailleurs tout cela Mandeville l'avait bien dit dans la Fable des abeilles : une société vertueuse ferait beaucoup moins de profits.
N'en déplaise aux vertueux et aux gens honnêtes, le néolibéralisme n'est pas fait pour eux. Il est fait pour la racaille ainsi que pour les vicieux et les pervers, ceux pour qui la morale et la loi ne s'applique qu'aux autres, c'est-à-dire aux névrosés qui s'abrutissent dans leur travail, la seule chose qu'il leur reste.

Il faut cependant distinguer la racaille des vicieux et des pervers qui nous dirigent, même s'ils ont beaucoup de choses en commun, dont les goûts esthétiques et le caractère pervers. Effectivement à la différence de la racaille souvent psychopathe et ne supportant pas la contrainte de la loi ; les pervers souvent narcissiques et propres sur eux, notamment comme Macron, ses émules et ses sbires, reconnaissent l'utilité de la morale et de la loi mais uniquement pour les autres...

Vous qui êtes des "sages", des "philosophes", des gens qui se prétendent "cultivés", vous êtes tout le contraire d'un sage antique.




Science sans conscience n'est que ruine de l'âme


La notion de complot est globale avec la mondialisation. Il y a un complot des riches (le commerce et la finance) contre les peuples, depuis les origines du libéralisme théorisées par quelques penseurs surtout anglo-saxons (Mandeville et Smith principalement) : il s'agit d'une véritable métaphysique qui a fait de la guerre contre les peuples et de leur sens commun son noyau théorique. C’est une métaphysique capitaliste contre la décence commune au nom de la « science » économique. Les peuples exsangues ne savent plus à quel saint se vouer ! Tout comme la métaphysique occidentale depuis Descartes est une guerre livrée au sens commun, pour la plus grande gloire de la science.

La différence avec la science est que la « science » économique s’appuie sur quelque chose de viscéral voire de bestial : l’égoïsme, la cupidité, le vice, l’instinct de propriété d’une minorité d’acteurs économique qui représentent la finance et le commerce. On appelle cela liberté, pour justifier cet instinct viscéral d’appropriation des meilleurs morceaux au sein d’une collectivité.
Hormis répéter religieusement ce qu'affirment les médias coalisés, « nous sommes le camp du bien c'est-à-dire la démocratie et l'intérêt général et tous les autres c'est le mal », je ne vois pas très bien sur quoi s'appuie l’argumentation du camp du bien. En réalité il n'y a aucune argumentation ni critères de validité correspondant à une démarche scientifique pour justifier une telle « science » économique, il y a juste un dogme.
Selon ce dogme, pas de création de richesses si l'on ne libère pas les pires instincts de prédation et d'appropriation des acteurs économiques. Évidemment une telle vérité est explicitement tue depuis les origines de la doctrine capitaliste, mais elle est là dans toute son évidence implicite.

Or non, considérer que la propriété privée c'est globalement le vol ne fait pas forcément de vous un meurtrier sanguinaire. Personnellement je suis absolument POUR l'usufruit, pour avoir la faculté d'exercer un droit de propriété sur un bien car il est nécessaire pour se structurer, mais encadré par la loi. Autrement dit la loi devrait avoir une fonction nécessaire de redistribution des richesses. 
Il devrait effectivement exister des lois contre tous les abus des prédateurs capitalistes selon moi, la liberté est l'alibi confortable pour ne pas légiférer. Et c'est même précisément tout le contraire que fait la loi : aujourd'hui elle punit avant tout les classes populaires, les gens décents ! Et pour bien en rajouter une couche dans l'ignominie contre la décence commune : elle est souple avec le délinquant financier ou la racaille et rigide avec l'honnête homme qui s'indigne (gilets jaunes).

Vouloir éradiquer le capitalisme sans vouloir éradiquer la propriété privée est impossible. Comment l'homme peut-il prétendre être propriétaire de la terre, ne serait-ce que d'une de ses parcelles? À la rigueur il peut en revendiquer l'usufruit ; faut-il rappeler que nous sommes que de passage ?

Le système se définit lui-même comme amoral, mais il flirte souvent avec les limites de la légalité, voire de l'immoralité pour faire du profit. C’est pour cela que je parle d’une métaphysique capitaliste de l'individu-roi contre le bon sens. Mais tous les individus n'y sont pas rois, seuls le sont ceux qui considèrent que la loi et la morale ne vaut que pour les autres.

Il n'y a rien de tout ça dans la science, elle ne s'appuie pas sur les pires instincts et l'amoralité des scientifiques, « Science sans conscience n'est que ruine de l'âme » disait Rabelais. Cependant pour justifier leur système qui repose sur leur narcissisme et leurs pires instincts, les acteurs économiques présentent ce qui constitue en réalité un dogme qui les arrange, comme une science. Or cette « science » par définition est sans conscience.




mercredi 22 avril 2020

Fin de la récré début juin !




Vraiment pas de quoi avoir la moindre trouille. C'est une petite grippette saisonnière qui ne tue que 1% des malades, dont la très grande majorité sont des personnes très âgées et très fragiles. Les enfants sont très peu contagieux et ne transmettent qu'exceptionnellement la maladie. Dans un mois la saison du virus sera passée, il n'y aura plus aucun risque, et je ne pense pas que la maladie réapparaisse un jour, le virus aura disparu pour toujours comme le H1N1. C'est l'hypothèse la plus crédible qu'a émis le docteur Raoult, je ne vois vraiment pas comment il pourrait se tromper, il est infaillible !
Sérieusement, c'est logique c'est tout, ça n’a rien de la méthode Coué. C'est une hypothèse qui se fonde sur l'observation de cas similaires.

Arrêtez avec toutes vos hypothèses farfelues et pessimistes, et remettez-vous au travail sans crainte, profitez de la vie, consommez surtout ; avec éventuellement un masque du 11 mai au 21 mai, date à laquelle le virus aura totalement disparu. Déjà le 11 mai, je vous fiche mon billet qu'il n'y aura plus que 10 morts par jour au grand maximum. Même pas peur, j'irai au boulot sans masque pour montrer l'exemple, avec une foi indéfectible en l'hypothèse du bon docteur Raoult.

Il faut aller beaucoup plus loin : il faut tout déconfiner dès le 11 mai et reprendre notre vie pleine de joie et de liberté, tout à fait comme avant. Rouvrir les bars et les restaurants, organiser de grandes fêtes populaires et collectives pour manifester notre joie d'avoir vaincu la maladie grâce à notre courage et notre sang froid ! Pour bien montrer à ce Covid qu'il ne nous fait pas peur, qu'il n'aura pas notre haine. Et d'ailleurs il y a très peu de risques car comme je le répète, et comme le clame le docteur Raoult triomphalement, cette maladie aura totalement disparu le 21 mai.

Je sais, il y en a qui vont avoir des regrets, pour une fois que l'on commençait à rigoler, que le système montrait des signes de faiblesse et que l'on pouvait commencer à envisager un petit début d'effritement. Eh bien non, faut pas rêver les gars, ce ne sera pas pour cette fois ! Va falloir reprendre le boulot et cette vie pleine de joie et de liberté, à la terrasse des cafés et à bécoter les demoiselles, que le monde entier nous envie.

Et voilà tout le monde fait un caca nerveux pour une maladie qui aura totalement disparu dans moins d'un mois ! Quelle bande de trouillards !

Les maladies virales respiratoires disparaissent, aussi soudainement qu'elles sont apparues, c'est étrange mais c'est comme ça et c'est très banal ! Il n'y aura que la panique et la peur qu'il faudra continuer à gérer pendant quelques mois encore, alors que la maladie aura totalement disparu.

Le pire est que je suis sérieux, je suis persuadé que cette maladie aura entièrement disparu début juin. Mais j'aurai peut-être des regrets car le système que le monde entier nous envie, est en réalité mortifère pour les populations.

Mais bon je peux aussi me tromper en reprenant à mon compte l'hypothèse du docteur Raoult...


vendredi 17 avril 2020

Les « divagations » du professeur Montagnier



La notion de complot est globale avec la mondialisation. Il y a un complot des riches (la finance) contre les peuples, depuis les origines du libéralisme théorisées par quelques penseurs surtout anglo-saxons (Mandeville et Smith principalement) : il s'agit d'une véritable métaphysique qui a fait de la guerre contre les peuples et de leur sens commun son noyau théorique. C’est une métaphysique capitaliste contre la décence commune au nom de la « science » économique. Les peuples exsangues ne savent plus à quel saint se vouer ! Tout comme la métaphysique occidentale depuis Descartes est une guerre livrée au sens commun, pour la plus grande gloire de la science.

La différence est que la « science » économique s’appuie sur quelque chose de viscéral : l’égoïsme, la cupidité, le vice, l’instinct de propriété d’une minorité d’acteurs économique qui représentent la finance et le commerce. On appelle cela liberté, pour justifier cet instinct viscéral d’appropriation au sein d’une démocratie.
Hormis répéter religieusement ce qu'affirment les médias coalisés, « nous sommes le camp du bien c'est-à-dire la démocratie et l'intérêt général et tous les autres c'est le mal », je ne vois pas très bien sur quoi s'appuie l’argumentation du camp du bien. En réalité il n'y a aucune argumentation ni critères de validité correspondant à une démarche scientifique pour justifier une telle « science » économique, il y a juste un dogme.
Dans les années 70 et au début des années 80, on censurait les contenus violents ou immoraux pouvant dépraver la jeunesse.
Aujourd'hui, en amont les médias veillent à salir la réputation de ceux qui expriment des opinions divergentes. Si cela ne suffit pas, désormais c'est le camp du bien qui censure les contenus divergents, qui s'éloignent trop de l'opinion qu'il est fortement conseillé d'adopter si l'on ne veut pas avoir d'ennuis avec la justice.

Or non, considérer que la propriété privée c'est globalement le vol ne fait pas forcément de vous un meurtrier sanguinaire. Personnellement je suis absolument POUR l'usufruit, pour avoir la prérogative d'exercer un droit de propriété sur un bien car il est nécessaire pour se structurer, mais encadré par la loi. Autrement dit la loi devrait avoir une fonction nécessaire de redistribution des richesses. 
Il devrait exister des lois contre tous les abus des prédateurs capitalistes selon moi, la liberté est l'alibi confortable pour ne pas légiférer. Et c'est même précisément tout le contraire que fait la loi : aujourd'hui elle punit avant tout les classes populaires ! Et pour bien en rajouter une couche dans l'ignominie contre la décence commune : elle est souple avec le délinquant financier et rigide avec l'honnête homme qui s'indigne (gilets jaunes).
Vouloir éradiquer le capitalisme sans vouloir éradiquer la propriété privée est impossible. Comment l'homme peut-il prétendre être propriétaire de la terre, ne serait-ce que d'une de ses parcelles? À la rigueur il peut en revendiquer l'usufruit ; faut-il rappeler que nous sommes que de passage ?

Voilà pourquoi le secteur privé ne devrait pas exister car il repose sur une injustice fondamentale et sur le vol ! Les échanges entre les hommes devraient exister selon une logique de don/contre don, plus conforme à sa nature, puisqu'elle existe chez toutes les tribus primitives. Le darwinisme social constitue une erreur d'interprétation de la théorie de Darwin en en faisant une projection sur les rapports sociaux.

J'affirme que Bezos, Zuckerberg ou Gates... ne sont que des voleurs qui se sont accaparés un bien qui ne leur appartient pas, mais appartient à une collectivité produisant ces richesses. Mais les richesses sont aujourd'hui très mal réparties.
Ces « voleurs » profitent juste de la perversion du système. Or dès les origines du capitalisme Mandeville avait bien pointé du doigt qu'il s'agissait selon lui d'un système machiavélique à mettre en place, sur le modèle du Prince de Machiavel, et que c'est seulement en raison d'une telle nature vicieuse absolument nécessaire, qu'il pouvait à ses yeux produire tant de richesses. Car un système vertueux, moins pervers et plus conforme au sens commun en produirait moins. 
Il s'agissait et il s'agit toujours d'inciter au vice et à la perversion les principaux acteurs économiques et les politiques qui leur sont subordonnés, comme si le mal n'était pas préférable au bien mais pouvait avoir des vertus thérapeutiques et de production de richesses. Cependant Mandeville ne pouvait pas prévoir qu'un tel système fondé sur la production intensive de « richesses » et la croissance, produirait en plus des dérèglements humains et des dérèglements environnementaux très préjudiciables. C'est seulement 300 ans après l'élaboration d'une telle doctrine que l'on peut en mesurer toutes les conséquences funestes.
On l'a vu pour le commerce de l'opium en Chine au XIXème siècles, faisant des ravages au sein de la population mais permettant de faire du profit. Cela on voudrait un peu l'oublier en Occident, tout comme les méfaits du colonialisme lorsqu'il s'agissait avant tout d'exploiter les ressources naturelles et les populations des colonies, avant de penser à leur mise en valeur, leur éducation et leurs soins (pourtant l'alibi du colonialisme).
Le système se définit lui-même comme amoral, mais il flirte souvent avec les limites de la légalité, voire de l'immoralité pour faire du profit. C’est pour cela que je parle d’une métaphysique capitaliste contre la décence commune. Le souverain bien pour un capitaliste ce n'est ni la santé, ni même le bonheur, mais le dogme de l'économie.
Il n'y a rien de tout ça dans la science, elle ne s'appuie pas sur les pires instincts et le vice des scientifiques. Cependant pour justifier leur système, les acteurs économiques présentent ce qui constitue en réalité un dogme qui les arrange, comme une science.

J'affirme aussi que notre civilisation est malade, en voie de décomposition avancée, et qu'elle n'est pas forcément plus « grandiose » que celle des Aztèques par exemple. Je vous répète que le sacrifice humain est la part maudite de cette civilisation d'Amérique, et que toute civilisation en a une. Ils ont eu au moins cette intuition que toute leur énergie leur venait du soleil, et qu'il fallait la dépenser avec cruauté pour lui rendre hommage. 
Ce que nous ne savons plus faire. Nous ne savons plus exprimer notre gratitude pour le nature qui nous a enfanté, par des sacrifices aux dieux. Ce que savaient encore faire les Grecs, mais avec moins de cruauté, pas par des sacrifices humains à grande échelle effectivement.

Il y avait un ordre et un équilibre qui était respecté aussi bien chez les Grecs paganistes que chez les Aztèques. Nous ne savons plus respecter cet équilibre, cet échange de bons procédés avec la nature sur le mode sacrificiel du don et du contre-don, et nous courons tous collectivement à notre perte aussi « grandiose » que soit notre civilisation. 
Même le christianisme avait cette intuition, il y avait un sacrifice, certes absurde comme le dénonce Nietzsche, mais tout de même un sacrifice basé sur la logique du don et du contre-don qui fondait la conscience.
Le pire est que nous en ayons une conscience intuitive, d'où l'angoisse contemporaine que génèrent les dérèglements humains et environnementaux qui s'accélèrent ; et la surconsommation médicamenteuse de tranquillisants, de somnifères et d'antidépresseurs, sans pouvoir aucunement freiner le processus mortifère à l’œuvre dans la métaphysique occidentale qui s'oppose à la Nature comme à sa pire ennemie, c'est-à-dire à notre propre nature… un peu comme dans un cauchemar.
Tout est désormais justifié sous l'impulsion funeste de la métaphysique de Descartes, puis de Mandeville : le vol, le crime au sein des familles pourvu qu’il soit suffisamment discret, pourquoi pas même la pédophilie, la zoophilie (clin d’œil à Houellebecq), voire la nécrophilie ; et l'inconscience généralisée finalement encouragée pourvu que ça n'entrave pas la marche en avant de ce qui nous sert de religion, le profit. 

Ce que j'appelle le secteur public qui globalement est vertueux (écoles, hôpitaux, transports...), n'est pas le fruit de la « science » économique mais constitue une revendication populaire de bon sens, tout comme les congés payés, l'augmentation des salaires bas et moyens, et l'encadrement horaire du temps de travail. Mais les acteurs économiques voudraient bien sacrifier tous ces acquis sociaux sur l'autel de la compétitivité. 
Cependant le secteur public et le droit du travail n'ont cessé d'être humiliés et bafoués, avec une recrudescence depuis 40 ans de néolibéralisme (à partir des années 80), qui montre enfin sa vraie nature cynique (au sens ignoble du terme) voire sacrificielle pour les peuples, depuis que la chute du bloc soviétique ne l'oblige plus à offrir une vitrine de décence commune. Le système n’a été vertueux pour les peuples (et encore uniquement pour les peuples occidentaux !), que durant environ un peu plus de trente ans de 1945 au début des années 80.  
Il y a toujours une logique sacrificielle, mais qui exige le sang des peuples et des plus fragiles parmi eux, pour nourrir les appétits des riches.                              
                                                                                                 
Nietzsche a montré que le christianisme était un genre de complot du ressentiment contre l'aristocratie romaine, de même l'idéologie libérale anglo-saxonne est un complot contre les peuples et leur liberté.
Oui il y un véritable complot des riches contre le peuple, ayant des origines philosophiques donc métaphysiques, que ce soit en Europe ou aux États-Unis. Tous les pays dont « on » a réussi à se débarrasser de la population d'origine comme l'Amérique du Nord ou l'Australie étant des extensions de l'idéologie européenne. En Chine cela doit être plus superficiel car ils n’ont pas pleinement intégré notre idéologie libérale, ou alors seulement pour en tirer parti par sentiment de revanche, car ils n'ont peut-être pas totalement oublié ce que l'Occident leur a fait subir comme de devoir renoncer en partie à leurs traditions ancestrales. 


Et quand il y a des types comme Montagnier ou Raoult qui se lèvent et qui dérangent l'establishment que les bobos parisiens représentent, ces derniers n'ont donc d'autre choix que de les tourner en ridicule pour les décrédibiliser, eux deux et beaucoup d'autres réprouvés du système. Les bobos avec barbe de trois jours soigneusement entretenue, eux, font partie intégrante du système et le défendront avec un acharnement difficile à soupçonner.

C'est juste une petite guerre d'influence entre les bobos arrogants de Paris et le reste de la communauté scientifique qui n'a pas voix au chapitre. On peut remettre en question ce petit monde politico-médiatique qui a beaucoup de privilèges, sans être un connard d'extrême-droite. On voit bien dans quel camp auraient été les bobos de Paris et des grandes métropoles en 1789.

mercredi 15 avril 2020

Le grand plongeon ou la revanche de l'Asie sur l'Occident...


Une fois la crise passée, on reprendra les bons réflexes : zéro solidarité, comme après 2008.

On fera la morale au peuple, lui demandant des sacrifices pour renflouer les banques au nom de valeurs collectives, éventuellement avec son épargne, et enrichir exponentiellement les "premiers de cordée" milliardaires, in fine par l'exploitation des travailleurs en son sein, condamnés à devenir de plus en plus pauvres. Tout cela au nom d'un système néolibéral qui depuis 40 ans fait tant de mal à l'humanité et à l'environnement, mais dont les jalons ont été posés il y a 300 ans par Mandeville et Adam Smith.
Jean Nouailhac et Charles Gave sont juste des libéraux parmi tant d'autres ! Ils ont la trouille que leur édifice si peu harmonieux et esthétique, si moche donc, si toxique pour la santé mentale des gens et la planète, se casse la gueule. Alors qu'il faudra bien qu'il se casse la gueule car ce n'est plus tenable anthropologiquement.

La morale individuelle dont il s'agit et qui exige désormais le sacrifice du peuple pour l'enrichissement économique d'une infime minorité, c'est celle des plus pervers, des pires d'entre nous, c'est-à-dire des prédateurs et des toxiques. Les premiers penseurs libéraux en soutenant idéologiquement cette classe de prédateurs pour faire vivre l'économie, pensaient enrichir la société en transformant le mal en bien : "le vice privé fait la vertu publique". Ce n’était pas un immoralisme d’inspiration sadienne postulant que le mal est préférable au bien, mais un pharmakon décrétant que le mal a des vertus thérapeutiques sur l’ensemble d’une société, surtout au niveau économique, et qu’il peut faire du bien à la collectivité.

Les croyants prient pour les capitalistes et les travailleurs ? Les capitalistes nous protègent tous ? Et les travailleurs nourrissent les croyants et les capitalistes ? Rien n'a changé depuis le Moyen-Âge ? Les capitalistes ont juste remplacé les seigneurs ? Sauf qu'en réalité il n'y a plus d'ordre ecclésiastique digne de ce nom, plus de gens qui prient pour les autres. Prions donc pour l'effondrement de ce système mortifère !

Tout ceci partait d'un bon sentiment : en finir avec la névrose et les guerres que suscitaient les religions avec leur morale dogmatique, source de bien des maladies de l'âme que Mandeville se proposait de soigner tel un psy, 200 ans avant l'invention de la psychanalyse par Freud.

Il faut croire que le remède était peut-être pire que le mal.

Effectivement nous vivons avec l’héritage laissé par la génération des baby-boomers qui a pleinement intégré puis diffusé les valeurs libérales à l’ensemble du monde : la mondialisation, tant économique que touristique ; après être passée par une très courte acmé idéaliste et collectiviste. Avec leur égoïsme, leur individualisme, leur rejet des valeurs traditionnelles, leur liberté sexuelle et pour beaucoup leur pédophilie, les baby-boomers avec leur appétit insatiable de jouissance et leur cynisme, ont détruit l'héritage matériel et même spirituel d’une civilisation, ainsi que la jeunesse de France, d'Europe, et même globalement du monde occidental dans ce qu'elle avait de pur et de désintéressé, et exploité sans vergogne le reste du monde et sa nature tant au niveau des ressources que touristiquement, dont l’Amazonie en voie de disparition alors qu’elle est le poumon du monde. Seul le monde asiatique s’est adapté et pourrait bien en ressortir vainqueur.

Même en France, il n’y a pas si longtemps, il existait des peuples magnifiques, riches d’un savoir complexe, d’une langue, et d’une expérience qui leur ont permis d’élaborer une culture, un ensemble de rites et de savoir-faire opérants. Ceux qui ont rejeté la Révolution française étaient certainement ceux qui avaient le plus d'intuition sur ce qui allait advenir. C’est cette pluralité culturelle de la France, source d’inspiration de bien des grands auteurs notamment de Victor Hugo, aujourd’hui disparue en 230 ans de processus républicain et en 40 ans de néolibéralisme forcené, qui faisait la richesse de la nation et de sa culture et que l’on voudrait aujourd’hui remplacer par un métissage forcé de la population.

Le virus c'est nous avec notre libéral-libertarisme qui est un individualisme égoïste d’inspiration largement freudienne et libertaire, stérile sans aucun héritage possible, tant au niveau matériel que des valeurs. Mais alors que la génération des baby-boomers semble avoir eu le choix et a choisi le vice en vieillissant alors qu'elle était globalement idéaliste dans sa jeunesse, nous n'avons plus d'autre choix que de faire se pérenniser un système mortifère, avec en toile de fond un effondrement généralisé du système que tous redoutent intuitivement et que personnellement je souhaite, bien évidemment en espérant une apocalypse salvatrice !

On le voit ce sont les Asiatiques qui en reprenant les armes du libéralisme, nous dament le pion grâce à leur discipline et morale collectives plus qu'individuelles. Je crois cependant que même pour eux la mondialisation constitue un sacrifice douloureux, le même que cela constitue pour les peuples d'Occident. Je ne parle pas des capitalistes pour qui leur bonheur vient de l'enfer qu'ils font endurer aux peuples.
C'est juste une guerre que les Chinois veulent remporter sur le terrain économique avec peut-être (hypothèse complotiste !) l'aide de la guerre bactériologique, alors que les Vietnamiens avaient montré le chemin contre les États-Unis sur le terrain militaire.


Oh merde ! Les Chinois réagissent à la nature prédatrice de l'Occident, ils ne se laissent pas faire comme les Indiens d'Amérique ! Ça fait chier, on avait déjà pas mal de problèmes avec nos « bicots » qui ne veulent pas se plier aux us et coutumes de l'Occident !
Le prix Nobel de médecine Luc Montagnier affirme que le coronavirus Sars-CoV-2 est un virus manipulé en laboratoire... Pire qu'un virus naturel isolé en laboratoire, il affirme qu'il s'agit d'une manipulation de la bande d'ADN d'un virus déjà existant avec des séquences de VIH. Évidemment tout le monde va s'empresser de le traiter de vieux gâteux !

Qui croit encore à la nature bienfaitrice du capitalisme et son évolution immanquable vers la justice, l'amour et la paix ? Qui croit encore à ces fadaises, sauf à faire preuve de la pire mauvaise foi possible !




J'appelle morale individuelle, le mouvement d'émancipation libéral initié par Mandeville : le vice privé fait la vertu publique. Dont Freud est un lointain héritier. Sinon les morales traditionnelles sont plutôt collectives et sociales. La majorité des gens du peuple, et certainement davantage les Asiatiques que les Occidentaux, ont encore ce genre de morale, comme la plupart des infirmières, des enseignants... qui travaillent pour l'intérêt commun. Tandis qu'une minorité de prédateurs s'est extraite de ce que Freud appelle cette « névrose collective » pour exploiter le reste de la population : ce sont les capitalistes, les « pires d'entre les hommes » selon Mandeville, les plus amoraux. Cette classe d'hommes n'est pas névrosée, elle aujourd'hui majoritairement perverse narcissique, comme l'est notre président lui-même, et elle a besoin de la morale et de la loi pour manipuler tout le reste de la population ; ce qui la distingue de la simple racaille bien qu'elle ait beaucoup de points communs avec elle. On pourrait dire que les capitalistes ont pris la place des aristocrates, sauf que ces derniers avaient le sens de l'honneur et le goût des belles choses, ce que n'ont pas les capitalistes modernes étant plus proches pour le goût et le caractère de ceux de la racaille.



Le peuple est donc plus ou moins resté fidèle à lui-même de l'ancien régime à l'ère libérale. C'est la classe d'hommes qui nous dirigent qui a changé, n'ayant plus rien d'aristocratique. Voilà ce que nous avons gagné avec la Révolution, d'être dominé par une classe d'hommes vulgaire et amorale voire même souvent immorale. Exactement le type d'homme qui a dominé toute mon enfance et mon adolescence.